Archives du mot-clé Adrienne Yabouza

La patience du Baobab

Couverture La patience du Baobab« L’amour, c’est pas plus facile que le reste de la vie. C’est vérifiable à vingt ans ou plus, sous les tropiques comme  autour du cercle arctique. Pas parce que c’est chaud ici et froid là-bas. C’est à cause des bâtons dans les roues, sous toutes les latitudes. Trop gros ou trop maigre, ça peut être une cause de bâton dans les roues, comme trop intelligent, trop blanc, trop noir, trop zyeux bridés ou cheveux roux, blonds, crépus ; si en plus on compte les bâtons courbés ou à genoux dans l’ombre d’une religion, l’amour, c’est vraiment le parcours du combattant. »

La jeune et jolie Aïssatou nous raconte son histoire. Celle d’une Centrafricaine amoureuse d’un Français. Il s’agit donc maintenant de quitter Bangui pour la Bourgogne…

La Patience du Baobab est une roman de Adrienne Yabouza, sorti en janvier aux éditions de l’aube.

C’est grâce à la masse critique de Babelio que j’ai découvert ce roman. Je profite toujours de la masse critique pour sortir de mes lecture habituelle et de ce point de vue là je ne suis pas déçue. Je n’ai pratiquement jamais lu de littérature africaine, en dehors de quelques poèmes. C’est donc tout un univers qui m’est inconnu, tant du point de vue littéraire que culturel. Je ne suis jamais allée en Afrique et je ne sais de ce continent que ce que l’ont peut en voir à travers les média.

Du coup, je ne sais pas trop quoi penser de ce roman. Il y a certains aspects que j’ai beaucoup aimé, d’autres qui m’ont perturbé et l’histoire elle même ne me parle pas vraiment.

J’ai beaucoup aimé  certains passages qui offrent un regard à la fois critique et plein d’humour sur la société. Aïssatou, nous parle à la première personne, elle nous parle de sa vie, de ses amour, mais aussi de la société qui ne tourne pas rond. Du décalage entre les Blanc et les Africains, notamment dans le démarches administratives et j’ai trouvé cet aspect du livre agréable, intéressant et très plaisant à lire. Pour avoir un aprçu de son style je vous invite à lire les premières lignes du roman.

Ce qui m’a perturbé c’est la syntaxe. Écrit dans français aux influences Centre-Afrique, le texte est parfaitement compréhensible mais la structure des phrases est parfois différente de celle du français de France. Et la structure des phrases me donnait une impression d’un ton enfantin que je ne pense voulu, mais simplement du à une différence dans la langue. Du coup ça me mettais mal à l’aise car j’avais le sentiment de mal interpréter ou de louper quelques chose dans le texte.

Mais finalement ce qui m’a vraiment dérangé dans ce livre c’est l’histoire d’amour autour duquel se construit tout le roman. Je n’y ai pas crus un instant. L’héroïne a beau répéter qu’elle aime Rémi d’amour, moi je vois pas comment on peut tomber amoureux et décider de se marier pour la vie en seulement 3 jours. Enfin si, je vois, mais j’appelle pas ça de l’amour… L’amour, tel qu’on en parle ici c’est quelque chose qui me dépasse complètement. Leur histoire d’amour  ne m’a absolument pas ému, ni touché. Je suis resté de marbre, voire même j’étais agacé par leur amour qui pour moi n’était pas réaliste.

Une lecture en demi-teinte. Intéressant et agréable à lire mais qui ne m’a pas pris aux tripes.

sur le site de l’éditeur

⇒ sur Babelio

⇒ achetez sur Amazon

Share

Premières lignes #1 La patience du Baobab

La vie, c’est pas facile, les vivants savent ça et les morts n’ont pas oublié.La vie est probablement plus vivable si tu respires au-dessus du seuil de pauvreté, même si ceux qui ont la chemise, la cravate et la veste, et l’épiderme blanc, disent que l’argent ne fait pas le bonheur. Ils disent ça avec la langue bien droite, alors que toi, avec tes deux oreilles grandes ouvertes, tu entends. Entendre c’est gratuit, rire aussi. Bon, tu écoutes en toute impunité, tu comprends dix sur dix, et tu ris jaune de toutes tes dents sans rien payer.

Couverture La patience du baobab


Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures. Les premières lignes de La patience du Baobab d’Adrienne Yabouza m’ont donné envie de sauter le pas et de participer à ce rendez-vous.

Share