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Shelock en bulles

Pour le rendez-vous BD du mois British Mysteries j’vais envie de présenter quelques adaptation du célébrissime Sherlock Holms en bande dessiné.

On commence avec une bd franco-belge Baker Street, tome 1 : Sherlock Holmes n’a peur de rien.

Nicolas Barral et Pierre Veys nous proposent une version humoristique et parodié du célèbre  détective et son acolite. Plusieurs petites intrigues sont présentées dans ce tome et Sherlock cherche toujours une solution un peu trop compliquée ! Très susceptible Sherlock n’hésite pas a se venger sur le pauvre Watson incapable accepter la moindre humiliation.

J’ai trouvé cette bd plutôt amusante. J’en ai surtout apprécié le côté espiègle des personnages. Sherlock y est délicieusement insupportable (ne l’est-il pas toujours ?). Quand aux intrigues elle sont un peu trop légères. Il n’y a pas vraiment de mystère à résoudre dans cette bd, on est surtout là pour se moquer de nos deux héros. Sympathique donc, mais sans plus.

sur le site de l’éditeur

Poursuivons avec une autre série franco-belge du rayon jeunesse. Les Quatre de Baker Street de Olivier Legrand, Jean-Blaise Djian et David Etien. Cette série me faisait de l’œil depuis un moment. La série comte plusieurs tomes, j’ai lu les deux premier : L’affaire du Rideau bleu et Le dossier Raboukine.

Dans cette série, ce n’est pas tant le célèbre détective privé qui est à l’honneur, mais un petit groupe de mômes, ses franc-tireurs de Baker Street, ces gosses des rue que Holmes à l’habitue d’employer pour surveiller en tout discrétion ses cibles. Qui remarque des enfants des rues dans le Londres de cette fin XIX ? C’est parmi les mendiants, les prostitues et les ouvriers épris de boisson que ce faufilent les quatre de Baker Street, trois mômes et un chat. S’ils sont les petits yeux de Shelock, les gamins se retrouve à mener leur propres enquêtes. Dans le premier tome c’est la fiancé de Black Tom qui s’est fait enlever juste sous ses yeux. Hors de question de rester les bras croisé et comme Sherlock Holmes est absent faut bien mener l’enquête seuls. Dans le deuxième volet, les mômes de rues se retrouvent impliqué dans une histoire opposant la police secrète tsariste à des anarchistes venu chercher asile à Londres. Holmes étant sur le continent, les gamins vont devoir aider la belle Katia en attendant le retour du maître.

Le trio et leur chat sont très sympathiques. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs. Le trait est très expressif et l’ambiance du Londres de l’époque est bien rendue. Le trait n’est pas particulièrement original mais je le trouve très plaisant et ça colle parfaitement à l’ambiance du récit. Celui-ci est bien rythmé, entre enquête et camaraderie, on suit avec grand plaisir les aventures de la bande sur qui vient se poser le regard bienveillant du célèbre détective. Ce dernier, s’il est rare, est très bien rendu. On reconnais ça personnalité ainsi que celle de son fidèle Watson. Bref une très chouette bd que je suis ravie d’avoir découvert. Je lirais sans doute la suite.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi l’avis de Lou (tome 1, tome 2), de Hilde (tome 1 et tome 2) et Yvan

 tome 1

 tome 2

Je poursuis mon enquête avec une autre bd, adulte cette fois : L’Ultime défi de Sherlock Holmes de  Olivier Cotte et Jules Stromboni, d’après le roman de Michael Dibdin.

Graphiquement c’est assez spécial, autant le style que la coloration rappellent le bande dessinée de la fin XIX, début XX. Imitant le piètre résultat du papier journal jauni. Autant le dire tout de suite, je suis pas vraiment fan du rendu. Au début ça m’a même perturbé. Finalement, une fois entrée dans l’histoire, je n’ai plus trop prêté attention au dessin mais là encore j’étais plutôt déçue. Je ne connais pas le roman de Michael Debdin et je ne sais donc pas si c’est l’histoire crée par ce dernier ou l’adaptation qui en est ici faite qui ne m’a pas plu, mais j’ai eu un peu de mal avec l’intrigue. La narration n’est pas fluide du tout. Et je serais tenté de croire que c’est du à l’adaptation. Il y a des passages qui manquent de développement et ça gâchent un peu l’ensemble.

Mais j’oublie de vous faire un bref résumé de l’histoire ! Difficile de ne pas trop en dire, disons que Sherlock se retrouve à enquêter sur Jack l’Éventreur et qu’il soupçonne Moriarty d’être se dernier. Mais qui est réellement Moriarty ? Une idée de départ intéressant mais que j’ai trouvé très mal développé dans cette bd et qui ne m’a pas vraiment donné envie de découvrir le roman.

⇒ à lire aussi l’avis de Champi

Il y a une autre BD jeunesse inspirée de l’univers de Sherlock Holmes que j’avais bien aimé il y a quelques temps : Sherlock Fox de Du Yu et JD Morvan. Depuis je désespère de voir un jour la suite publiée ! Et je crois que c’est en vain que j’espère parce que depuis 2014 il ne se passe rien. Je l’avais pourtant trouvé chouette, étrange que la suite ne soit pas publié. Peut-être que ce titre n’a pas trouvé son public.

Ici l’influence de Sherlock est très lointaine, mais on la retrouve tout de même dans le titre 😉 Disons que ce n’est pas lui qui mène l’enquête mais un inspecteur à qui l’on a donné le sobriquet de Sherlock Fox puisqu’il partage avec le célèbre détective un certain talent.

ma chronique

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Challenge un max de BD en 2018 British mysteries 2016_2.jpg petit bac

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Sherlock Fox – pour les enfants, vraiment ?

c’est au rayon bd jeunesse que je suis tombé sur le tome 1 de Sherlock Fox (série prévue en trois tomes et dont le tome 1 date de 2014, aux éditions Glénat) avec Du Yu au dessin et JD Morvan au scénario. Il se trouve que nous venions d’emprunter les dvd de la série animé Sherlock Holmes (celle réalisé par un certain Hayao Miyazaki ) du coup je me suis dit qu’après avoir visionné la version chien de Sherlock, lire la version renard ça pouvait être sympa. Et puis, j’aimais bien la couverture :

Finalement, dès les premières pages on apprends qu’on n’a pas à faire au fameux Sherlock Holmes mais à Ney Quitsu, un renard commissaire de police surnommé Shelock Fox. (Vous avez bien sûr remarqué le jeu de mot sur le nom du personnage… moi il m’a fallu deux minutes pour percuter -_-‘ je trouvais ça un peu bizarre comme nom… XD).

Quand j’ai compris qu’il ne s’agissais pas de Sherlock Holmes j’étais déjà séduite par le dessin de Du Yu (que je découvre avec ce titre) et je n’y ai pas vraiment prêté attention. Je me suis laissé porter par le récit, dans ce monde peuplé d’animaux, ou Ney Quitsu nous assène de bonne paroles pleine de morale et de bon sens toute en menant ses enquêtes.

Peut-être la façon de faire passer le message manque de subtilité (elle en manque cruellement je dirais) mais cela colle assez bien à ce personnage un peu hautain, qui se place au dessus des autres par son grand sens de la morale et de la justice.

Je m’appelle Ney Quitsu.

Je suis commissaire de police.

Et je suis un renard.

Je sais ce que vous allez me dire : c’est un  lieu commun. Il m’a vallu le surnom de « Sherlock Fox ».

Le renard est connu pour être rusé, vif, beau parleur… tout ce qu’il faut pour être un bon enquêteur.

Mais faites attention, les lieux communs sont les meilleurs amis du racisme.

Et le racisme n’est pas une opinion… Mais un délit.

Le ton est donné depuis le début. Quitsu va nous faire la morale. Mais c’est plutôt une bonne morale : égalité, respect de la lois, ne pas laisser l’instinct animal gouverner ses actes, etc.

Le récit commence avec le dénuement d’une enquête. Ney Quitsu dévoile le coupable de l’affaire sur laquelle il enquêtait devant un parterre de suspect et nous raconte comment il l’a démasqué. On découvre à travers son récit la société dans laquelle évoluent les personnages. Une société d’animaux qui après des siècles de dur labeur ont réussi a bannir l’instinct animal afin de tous vivre en bonne entente.

A peine cette enquête banale conclue, Ney Quitsu se voit attribuer une nouvelle enquête beaucoup plus sensible : un cadavre est retrouvé. Et ce qui a causé la mort pourrait être le pire des tabou : de la zoophagie !

J’ai piqué cette bd chez les enfants avec en tête l’idée de la faire lire à Mimiko, mais… le ton y est vraiment pas pour des enfants de son âge. En dehors du crime de zoophagie que l’ont peut aisément assimiler au cannibalisme, c’est le ton générale du récit qui m’a un peu surpris. Comme cette scène dans les bois entre un lapin et une jument que je me voyais pas du tout expliquer à ma fille :

Tu me sens ?

Ma cherie, tu me sens ?

Je… … je t’aime

Mais ce n’est pas se que je te demande…

Oui, mais c’est la vérité

Tu ne veux pas me répondre

Ce n’est pas ça, mais…

Ou encore le discours de notre cher Quitsu qui traverse les bas fond

Mais la réussite la plus extraordinaire… c’est que nous avons su mettre fin à la sexualité dans le seul but de la reproduction.

Certains, encore aujourd’hui, trouvent cela d’une perversion hors du commun.

Pour ma part, je le vois comme la victoire ultime de la raison sur la passion.

Vous êtes sur que c’est bien une bd pour enfants ? Ou c’est moi qui suis prude ? XD

Bien que j’attendrais un ou deux ans avant de mettre (enfin remettre) cette bd dans les mains de Mimiko, moi j’ai passé tout de même un très agréable moment de lecture. La morale trop ostentatoire de Quitsu m’a surprise, comme le ton plus mature que ce que j’attendais, mais l’ensemble fonctionne très bien. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs, l’ambiance générale et la façon de raconter l’histoire. A la fin, j’avais envie de lire la suite. Dommage qu’elle ne soit pas encore sortie.

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sur le site de l’éditeur

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