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Ma petite bibliothèque chinoise

C’est un recueil de 3 petits albums des éditions Fei que je vais vous présenter aujourd’hui. Les 3 album sont regroupé dans un joli étui en carton :

Je vais vous les présenter dans notre ordre de lectures, choisit par Mimiko qui a sauté de joie en voyant le contenu de notre colis :

 Les têtards cherchent leur maman

illustration de Chen Quicao

texte de Lu Bing

Mais qui est la maman des petits têtards ? Le poisson rouge avec ses gros yeux ? Le crabe avec son ventre blanc ? Ou peut-être la tortue avec ses quatre pattes ?

Deux braves souris

illustrations de Zhu Yanling

texte de Lu Bing

C’était l’histoire de deux souris. L’une s’appelait Ronde Oreilles et l’autre, Queue Pointue. Elle se disaient toutes les deux : « C’est moi, c’est moi, la plus brave des braves ! « 

Les enfants sages

Illustrations de Tian Yuan

texte de Lu Bing

recueil de petites comptines à conter ou à chanter aux enfants sages et moins sages…

 

Bien que Mimiko ai passé l’age de se genre d’album à bientôt 9 ans, elle reste une passionné de livres et de la lecture avec maman. C’est trois petits livres l’ont tout de suite séduite par leur graphisme (3 titres, trois illustrateurs au trait très différent mais tous très plaisant) et par le titre du recueil : Ma petite bibliothèque chinoise. Depuis longtemps Mimiko est attiré par la culture chinoise.

Le premier, Les têtards cherchent leur maman, nous a beaucoup plus. J’ai beaucoup aimé les illustrations rappelant la peinture traditionnelle, terrain de prédilection de Chen Qiucao. Quant à l’histoire sous forme de recherche avec à chaque étape une nouvelle rencontre et une nouvelle piste pour trouver la maman fonctionne très bien, surtout pour les plus petit qui adorent la répétition.

La répétition est encore plus présente dans Deux braves souris où les petites souris surenchérisses à coup « la plus brave des braves des braves… » en inventant des situations bien peu crédibles pour montrer leur grand courage. Très classique dans sa forme cette petite histoire fonctionne très bien, avec une jolie petite chute (attendue pour les grand mais rigolote). Le dessin est très agréable avec une petite touche de nostalgie qui me rappelle les livres de mon enfance tout en ayant un style bien à lui.

Quant au dernier album il n’a pas trouvé grâce aux yeux de Mimiko. Le format une page un comptine de quelques lignes ne lui convenait pas. Elle se demandait où était l’histoire. Il y en a pas lui ai-je répondu et elle m’a planté là avec le livre dans la main. Celui-ci s’adresse à un public bien plus jeune, ou alors est-ce moi qui n’ai pas su rendre la musicalité des comptine pour l’intéresser assez ? C’est fort possible. J’ai en effet eu beaucoup de mal à les lire à haute voie, ne comprenant pas toujours moi même la musicalité de la phrase à première vue. Comme Mimiko j’ai moins accroché sur cet album qui n’offre pas de continuité d’une page à l’autre. En revanche j’ai trouvé les illustrations adorables, et sans le lire, je le trouve très beau à regarder.

Finalement un très joli recueil qui s’adresse à des enfants jeune mais pas trop, puisque les pages ne sont pas cartonnée et qu’elle devront être manipulé avec douceur. De belle illustrations aux styles variés et des histoires classiques qui fonctionnent bien. Si j’ai un reproche à faire à ces 3 albums c’est le choix de la typographie. J’aurais aimé quelques chose de plus typé dans le style des titres.

Merci aux éditions Fei pour cette découverte

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseTitre : Ma petite bibliothèque chinoise
Auteur : Lu Bing
Illustrateur : Chen Qiucao, Tian Yuan, Zhu Yanling
sorti le : 14/10/2016
Prix public : 15€
Pagination : 3 volumes de 32 pages, couleurs
Format : 137 x 140 mm cartonné
ISBN : 978-2-235966-254-2

sur le site de l’éditeur

Les 3 albums sont aussi vendu séparément


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Les Raisins sauvages, un joli conte aux éditions Fei

A peine arrivé à la maison, le livre à trouvé preneur ! Nous nous somme installé avec Mimiko et avons savoure ce très bel album des éditions Fei avec beaucoup de plaisir.

Il n’aura pas échappé à l’œil averti de la petite Mimiko une couverture originale avec une texture rugueuse. ça change un peu des couvertures lisses et brillantes. J’aime beaucoup l’effet que ça fait. Le rendu mat et artisanal s’accordent parfaitement aux couleurs et à l’ambiance des magnifiques illustrations de Wu Jinglu.

Tout en douceur et en rondeur, aux couleurs bleutées et délicates, les illustrations de Wu Jinglu (dont la première version date de 1985, ici c’est le dessin repris par l’illustrateur lui-même en 2012) ont un côté très vintage qui donne à l’album un léger parfum de nostalgie qui touchera surtout les parents. Mimiko en a aussi pleinement apprécié la beauté simple et touchante. Pour vous elle a choisir cette page qu’elle a tout particulièrement aimé.

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Très joliment illustré ce conte, Les Raisins sauvages, a été écrit par Ge Cuilin en 1956, puis revu et corrigé pour la nouvelle édition de 2012 (édition qui est traduite en français par les éditions Fei).

C’est l’histoire d’une petite fille qui a la mort de ses parents voit sa méchante tante s’accaparer la ferme familiale. La petite fille devient alors la gardeuse d’oies. Mais la beauté des yeux de la petite fille attise la haine de la tante qui a mis au monde une petite fille aveugle. Folle de rage la tante brûle les yeux de la petite gardeuse d’oie qui part dans la montagne chercher le raisin sauvage capable de redonner la vue.

Là elle rencontre le dieu de la montagne qui attendri par son histoire lui offre de rester auprès de lui mais la petite fille, aussi bonne que courageuse, préfère rentrer chez elle et partager le raisin sauvage avec d’autres aveugles.

Une jolie histoire avec une morale simple mais juste, la générosité et l’altruisme de la petite fille seront récompensé de la plus belle des façon. Et là Mimiko a été surprise ! La tante qui était si méchante change grâce à la bonté de la petite gardeuse d’oie. « Mais d’habitude les méchant on les chasse ou ils meurent » me dit-elle, habituée aux contes traditionnels. C’est vrai que la méchante marâtre de blanche neige meure (dans d’atroces souffrances selon certaines version). Mais ici point de châtiment, ce que nous offre Ge Cuilin c’est une rédemption. Touché par la bonté de sa nièce, la tante se métamorphose. Et c’est un message peut-être un peu naïf mais en tout cas très positif que nous est transmis. Soyons bons, soyons généreux et peut-être le monde changera autour de nous.

Bref c’est un très jolis conte, simple et efficace, au texte assez court, magnifiquement illustré par un dessin classique et doux. Un album très charmant qui trouvera une place de choix dans notre étagère de contes et légendes.

en librairie depuis le 6 mai

album jeunesse à partir de 4 ans

lire un extrait sur le site de l’éditeur

Milles merci aux éditions Fei pour cette lecture.


9/20
9/20
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Le Juge Bao & le phoenix de jade

J’ai acheté ce premier tome il y a 2 ans au salon du livre. Puis je l’ai posé là et je l’ai oublié… C’est au moment de préparer nos lectures communes avec l’équipe de K.BD que le titre est remonté à la surface de mon interminable PAL. Je m’étais dit que je pourrais lire quelques autres tomes avant de me lancer dans la rédaction de ce petit billet, mais finalement non ! Non pas que je ne souhaite pas lire la suite mais… mon billet risque de ne pas voir le jour avant 2 ans.

Trêve de bavardage, entrons dans le vif du sujet ! Qu’ai-je pensé de ce “global manhua” franco-chinois ?

 

Le juge Bao est un personnage mythique ayant réellement existé au XI siècle. Sa réputation d’homme de lois à la vertu irréprochable fit de lui un mythe inspirant de nombreuses adaptations. Patrick Marty (scénario) et Chongrui Nie (dessin) nous livrent ici là leur sous forme de manhua au graphisme et au format traditionnel, parue aux Editions Fei.

 

Dans la Chine du XI siècle, sous le règne de la des Song du Nord (960-1126), le juge Bao arpente les différentes provinces de l’empire pour lutter contre la corruption des notables. Son impartialité en fait un juge impitoyable. Les coupables, riches ou pauvres, influents ou non, seront châtiés avec la même sévérité.

Le juge Bao est aidé dans sa tache par son escorte : Zhan Zhao, son garde du corps, Bao Xing, son page, Gongsun Ce son assistant et une petite troupe d’une vingtaine de soldats. Une belle brochette de personnages avec lesquels on commence à faire connaissance dans ce premier tome. La personnalité très forte du juge, sa droiture le rendent intéressant sans pour autant effacer les personnages secondaires qui sont savamment mis en valeur par un scénario bien équilibré où la stratégie et la ruse laissent aussi un peu de place à l’action notamment par l’intermédiaire de Zhan Zhao, le garde du corps au grand cœur. Le juge lui-même n’hésite pas à se mettre dans des situations difficiles pour découvrir la vérité.

Un scénario digne d’un bon roman policier, qui tiens la route, avec pas beaucoup de suspens mais une intrigue relativement complexe.

Qu’en est-il du dessin ? Le dessin est la première chose qui m’aie attiré vers de titre. Les grands kakemono qui décoraient le stand de l’éditeurs m’avaient attiré de loin. Le style rappelant les vieilles gravures s’accorde très bien avec l’ambiance médiévale du récit. Cependant il y a quelque chose qui m’a beaucoup gêné à la lecture : le dessin est très figé, il ne rends pas du tout le mouvement. Les personnages sont comme cueillis le geste resté en suspend, bloqué dans l’immobilité de la planche. Si en regardant planche par planche la chose ne m’avait pas sauté aux yeux, en lisant l’histoire j’ai éprouvé une étrange sensation, comme un décalage entre l’image et le dialogue. Je ne sais pas si j’arrive à bien explique mon ressenti. Un dessin, par définition est toujours figé. Mais certains illustrateurs arrivent à donner une impression de mouvement à leurs dessins. Ici c’est tout le contraire, le personnages sont comme photographié les bras en l’air et leur geste est arrêté net. Cela donne une drôle d’impression. Cela casse le rythme de la lecture.

En dehors de cet aspect figé, je trouve le dessin très beau. On dirait que la matière est enlevée comme quand on sculpte un bois pour la gravure, plutôt que la feuille blanche noircie par le pinceau. C’est très original.

 

En conclusion ce premier tome m’a plu par son intrigue et ses personnages. J’ai été impressionnée par le dessin beau et original, même s’il manque de fluidité. La série fait 6 tomes, je me laisserais tenter à l’occasion par la suite.

A lire aussi les avis de Mo’ et Yvan

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