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PLUS GROS que le ventre

C’est un nouvel album des éditions Frimoüsse que je vous présente aujourd’hui : PLUS GROS que le ventre, de Michael Escoffier et Amandine Piu.

C’est l’histoire, très drôle, d’un gros monstre qui veut tout dévorer. D’abord, il mange toutes les pommes, puis toutes les feuilles, tous les arbres, toutes les vaches… Quand il ne reste plus rien à manger qu’aperçoit-il ? Le lecteur ! Attention ! Cache toi, il va te dévorer ! Il s’approche, il s’approche, on en aurait peur tellement il est près, toutes dents dehors. Mais… il a trop mangé et… Surprise 😉

Aucun texte alternatif disponible.

Un dessin épuré, mignon et drôle. Une histoire très simple, amusante et efficace, avec un soupçon de frisson pour les plus petits et beaucoup d’humour. Un très bel album. Mimiko, qui a largement passé l’âge, l’a aussi trouvé très drôle. Surtout la dernière page.

Merci aux éditions Frimüsse pour cette découverte.


 

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La Leçon

Aujourd’hui, je vous reviens avec un nouvel album des éditions Frimoüsse : La leçon.

Son austère et inquiétante couverture a titillé ma curiosité. Quelle leçon un si terrifiant loup va-t-il nous donner ?

C’est l’histoire d’un homme qui vit dans la forêt. La bête a encore dévoré ses poules. Il est furieux. Il sort son fusil, des pièges… Il est bien décidé à se débarrasser de la bête une bonne fois pour toutes. Mais, tout à sa colère, il ne voit pas le piège se refermer sur sa jambe. Le voici pris à son propre piège, au sens littéral du terme. Gisant dans une mare de sang. Il voit la bête l’observer. Ça y est son heure est venue. Mais la bête ne le dévore pas.

-pourquoi ne m’as-tu pas dévoré ? Pourquoi me venir en aide ?

-si je te tue, je mourrai aussi, dit la bête. Sans tes poules, je ne survivrai pas à l’hiver.

L’homme sera alors confronté à un choix : sauver sa peau ou tuer la bête. Quelle décision va-t-il prendre ? À vous d’interpréter.

J’ai trouvé cet album très sombre, et assez inquiétant. Mais j’ai été touché par sa morale. Au lieu de se battre contre la nature pour la domestiquer, l’homme doit apprendre à composer avec. L’homme n’a pas tort de vouloir protéger ses poules, mais tuer la bête est-ce la bonne solution ? La bête n’a-t-elle pas le droit de vivre dans cette forêt, elle aussi ?

J’étais, je l’avoue, un peu inquiète par la noirceur du récit. Les images, à l’instar du texte sont tout sauf gaie. Mais ce fut finalement une très belle surprise. Pour moi comme pour Mimiko, qui se croyait trop grande pour ce livre. Je l’ai lu à haute voix et la première surprise fut d’y trouver un texte très facile à déclamer, fluide, simple et poétique à la fois. C’est important pour moi qui ai souvent des difficultés à lire à haute voix. La seconde surprise fut de voir Mimiko qui, dans un premier temps, faisait mine de ne pas s’intéresser au livre, s’approcher puis se pencher au-dessus des pages. Elle a été comme happée par ce récit dont la tension est vraiment palpable. Le texte est très court, mais en peu de mots l’auteur arrive à faire monter le suspens. Mimiko écoutait, inquiète.

La fin est ouverte. J’avoue ne pas totalement comprendre ce choix. Pourquoi laisser cette fin ouverte, surtout après un récit ayant ainsi fait monter la pression. Les jeunes lecteurs aiment se rassurer à la fin d’un récit. Surtout un récit qui fait un peu peur. Ici l’auteur ne dit pas clairement le choix que l’homme va faire et j’ai senti que je devais moi-même finir l’histoire pour rassurer Mimiko. En voyant la dernière image cela me semblait, à moi, évident, mais pour elle ce n’était pas assez clair et ne pas savoir l’inquiétait.

Avec Dino lune, que je vous avais présenté la semaine dernière, nous avions un album simple et gai, coloré et absurde. Ici, c’est tout le contraire, des couleurs sombres, une histoire inquiétante et une morale à méditer. Bien que diamétralement opposé, j’ai trouvé les deux albums très réussis.

La leçon s’adressant à des enfants plus grands, plus grand même que la brièveté du texte ne le laisse supposé, puisque, j’ai pu le constater moi-même, Mimiko du haut de ses 9 ans a été captivé par cette histoire. Et nous avons pu discuter un peu de la morale.


La leçon 

Michaël Escoffier

Kris Di Giacomo

Frimoüsse

collection la Question (l’Album philo)

2017


 

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L’histoire de la petite fourmi qui voulait déplacer des montagnes

Et bien que dire si ce n’est que les grands esprits se rencontrent ! Quand Mimiko m’a tendu ce livre j’ai toute de suite repensé à tous le bien qu’en disait lasardine dans La ronde des post-it ! Ce n’est pas la première fois que je remarque que Mimiko et lasardine partagent les même goût 🙂

L’histoire :

Une petite fille demande une histoire à sa mère, celle -ci fatiguée, refuse dans un premier temps, mais au bout du troisième « s’il te plaît ! » elle craque. elle commence alors l’histoire de la petite fourmi qui voulais déplacer des montagne. Sauf que la petite fille ne va pas la laisser raconter son histoire, elle a de bien meilleures idées peuplées  de méchants dragons, féroces crocodiles et ptérodactyles.

Un coup de cœur pour lasardine. Mimiko adore. Et moi ? Et ben moi j’ai été charmé par les dessins imitant le trait d’une enfant, j’ai aimé cette petite fille pétillante de vie, avec une bouche plus grande qu’elle et qui ne se tait jamais ! J’ai aimé la fin, tendre et drôle. Et surtout j’ai aimé cette histoire à la fois courte, drôle et très réaliste. Oui réaliste ! Ok les ptérodactyles qui attaquent des docteurs ça n’existe pas, mais les petites filles avec les idées folles plein la tête il y en a plein et celle de cette histoire sonne drôlement vraie.

Un très jolie lecture, rapide et agréable. Merci Mimiko. Merci lasardine. 🙂

L’album est en grand forma, les pages sont épaisses et résistante pour contrer les attaques des petites mains pressées.

logoalbums2014
13/20
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