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Angélique ~by Yomu-Chan & Bidib

By Yomu-chan

Les éditions Casterman ont contacté « le grand patron » de Ma petite Médiathèque pour nous proposer de lire en avant-première le premier tome de Angélique et d’en écrire une chronique.

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Angélique est une adaptation par Olivier Milhaud et Dara en global manga des romans (apparemment très connus , merde je ne les ai pas lu..) de Anne Golon. Auteur qui au moment d’écrire ses livres avait pour projet de créer un personnage féminin qui incarnerait à la fois la femme du XVII° siècle et la femme dite moderne. Voyons comment cela a été traduit en manga.

Mais avant tout un petit synopsis s’impose:

L’histoire commence en 1646 dans une pièce éclairé par le feu de cheminée où l’on fait connaissance avec Angélique, tous ses frères et  sœurs et sa nourrice . Cette dernière est en train de leur raconter la terrible histoire de Gilles de Retz. Puis on commence à suivre le quotidien de cette petite Angélique, fille de baron insouciante et pleine de courage.

Que dire de ce manga ? … Je viens juste d’en finir la lecture et je reste perplexe. Je ne saurais dire si j’ai aimé ou non. Le dessin est sympa, bien que un peu trop « rondouillard » des fois, en effet le graphisme des personnages est parfois en décalage avec la situation, mais cela reste agréable à regarder dans l’ensemble. J’aime beaucoup le design de Angélique lorsqu’elle est petite, cela la rend encore plus attachante.

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Je trouve que dans son ensemble le manga est trop « flou ». Que ce soit dû à la mise en page avec le découpage des cases ou aux dialogues, j’ai une vague sensation de « pas fini ». Ce que je veux dire c’est que l’on sent que l’histoire part d’un univers très riche mais qu’ici seulement une infime partie nous est montrée. Je me suis d’abord dit que c’est le passage roman/manga qui veut ça, seulement je n’ai pas lu les romans alors pourquoi aurais-je l’impression qu’il manque quelque chose ? Les personnages me paraissent trop superficiel ou alors ils sont trop « profonds » et on ne comprend plus ce que veulent dire leurs expressions et quel est le message que veulent nous faire passer les auteurs.

Et puis il me reste quand même ce sentiment dérangeant d’attente. C’est quelque chose que je déteste particulièrement quand je lis ou regarde un film : l’attente. L’attente du début de l’histoire, quand est-ce que l’action commence, quel est l’objectif du bouquin ?! Là, tout au long du livre j’ai attendu que « ça commence ». Les situations initiales c’est bien, oui il nous faut des scènes d’expositions mais bon… Je ne ferait pas plus de reproche parce que ce genre de défaut est un des « syndrome du tome 1 ». C’est vrai on peut avoir des séries avec des premiers tomes passionnants et pleins d’adrénaline mais dont la suite s’épuise très vite. Et à l’inverse des premiers tomes longs au démarrage mais dont la suite envoie du lourd. C’est pour cela que je reste indécise, j’attends de voir ce que nous réservent les prochains tomes avant de me prononcer .

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 Le mot du « grand patron » :

Quand j’ai été contactée pour lire ce « manga français » j’ai été bien évidemment flattée, mais je me suis tout d’abord demandée s’il correspondait à mes lectures, s’il était susceptible de me plaire. Angélique  je connaissais de nom, j’avoue n’avoir lu aucun des romans, ni vu aucune des nombreuses adaptations. L’idée que je m’en faisais était quelque chose de très romantique, trop pour me plaire peut-être. Finalement, après avoir lu la fiche de présentation de cet album, j’ai pensé qu’il pourrait plaire à Yomu-chan, friande de shôjo d’aventure fantastique et épique tel que La Fleur du Millénaire mettant en scène des héroïnes fortes (ou pas) dans un univers inspiré du moyen-âge. Alors pourquoi pas une héroïne française dans un décor renaissance ? Je lui ai donc proposé une lecture commune.

Et puis aussi ce qui m’a donné très envie de découvrir cet album, c’est le nom du scénariste, Olivier Milhaud, dont j’avais adoré Le Viandier de Polpette.

En commençant la lecture d’Angélique  je m’attendais donc à une aventure épique dont le héros serait une jeune femme. Finalement ce n’est pas du tout ce que j’ai lu. Ce premier tome me fait plus l’impression d’une tranche-de-vie au XVII siècle dans une famille noble désargentée. Il n’y a pas le côté aventure auquel je m’attendais. Si cela semble avoir frustré Yomu-chan qui durant tout le premier tome attendait de voir l’histoire démarrer, j’ai été moins gênée. Dans ce premier tome il ne se passe pas grand chose. On découvre Angélique et sa famille, son univers, son mode de vie. Ce qui m’a plu c’est le fait de côtoyer un personnage très français. De plus la scène se déroule dans ma région et c’est amusant de voir nommer des lieux que je connais bien, tout comme des faits historiques dont je ne garde que de vagues souvenirs des cours d’histoire du collège.

Comme Yomu-chan j’ai parfois trouvé que les personnages étaient traités trop à la légère, peut-être que les chapitres sont trop courts ou pas toujours en relations les uns avec les autres. On peut en effet se demander où les auteurs veulent en venir en regardant l’ensemble, certains personnages semblent important à leur apparition et disparaissent du récit aussi tôt (c’est le cas d’un peu près tout les garçons qui tournent autour de la petite Angélique). Mais j’ai plutôt lu chaque chapitre indépendamment des autres, comme des petits instantanés de l’enfance d’Angélique nous permettant de faire connaissance avec elle et son univers.

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Le dessin n’est pas désagréable, même si moi aussi je le trouve un peu trop rond. Il rend les personnages touchants et représente bien le côté « enfance » de ce premier tome. Ce qui m’a amusé c’est aussi ce contraste entre un design très manga et une histoire très française qui marche assez bien.

En conclusion j’ai trouvé ce premier tome agréable sans pour autant être emballé par l’histoire. Je me demande si la suite gardera cet aspect tranche-de-vie où s’il y aura plus d’action et plus d’unité entre les chapitres.

Un joli premier tome qui a eu le mérite de ma faire connaître Angélique. Il ne me reste plus qu’à découvrir le roman 🙂

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Angélique

d’après le roman de Anne Golon

Scénario Olivier Milhaud

Dessin Dara

Casterman

sortie prévue 8 avril 2015

Merci aux éditions Casterman pour cette lecture

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Le viandier de Polpette, Une BD qui donne faim !

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Polpette était cuisinier à l’armée. La guerre finie il cherche sa voie et atterrit au Coq Vert, le château-auberge du Comte Fausto. Polpette y deviendra cuisinier et ami de ce dernier. Alors que les jours paisibles se suivent, on annonce la visite du père de Fausto, M. le Comte de Scaramanda. Panique à bord ! Que vient-il faire dans ce coin reculé après tant d’années sans nouvelles ?

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Ce n’est pas l’action qui fait l’attrait de ce titre qui est, somme toute assez tranquille. Son originalité réside dans les recettes qui viennent se mêler au récit (et que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt, l’eau à la bouche).

Dans ce premier tome, on découvre Polpette, un personnage intéressant que l’on a envie de connaître mieux, et la joyeuse bande du Coq Vert. Le dessin de Neel Julien (auteur de Lou !) est simple et stylisé, plutôt agréable. Quant à Olivier Milhaud, il signe ici son premier scénario. Et c’est pas mal. Je me demande s’il n’a pas des origines italiennes… Pourquoi je dis ça ? Je sais pas, un parfum dans la cuisine, les noms aux des sonorité italiennes… Polpette le premier ! « Boulette de viande », pas mal comme nom pour un cuisinier.

En lisant cette BD, conseillée par A-chan, je n’avais qu’une envie : essayer les différentes recettes ! Et, c’est sûr, je vais le faire ^^

Merci A-chan. Une lecture très agréable.

Pour en lire un extrait : c’est sur BD Gest’

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