Archives du mot-clé Ono Natsume

Mangaka #1 : Ono Natsume/Basso

Cela fait un petit moment que je songeais à écrire quelques billets pour présenter mes mangaka préférés. Pas question de faire des biographies poussées, je suis pas douée pour ça et en plus j’y connais rien. Mais j’ai envie de parler de mes auteurs préférés et de faire un peu le tour de leur bibliographie. Alors, pour commencer quoi de mieux que Ono Natsume, ma mangaka préférées 😀

Elle est née en 1977. Elle travaille comme employée de bureau avant de se lancer comme mangaka en 2003 avec un web comic : La Quinta camera. Parallèlement à ses seinen, elle publie également des yaoi sous un autre nom de plume :  Basso. Je m’interroge sur l’intérêt de changer de nom quand on a un dessin aussi typé et immédiatement reconnaissable que le sien. O_o

En France elle est publié chez Kana, mais ces titre semblent n’attirer que peu de lecteurs ce qui réduit nos chances de voir ses derniers manga publié chez nous à l’ordre du rêve. T_T Quant à ses yaoi, aucun n’a été publié dans la langue de Molière. Aurons-nous la chance d’en voir un un jour ? J’espère 🙂 (mais j’y crois pas trop)

Je suis tombée en amour pour Ono Natsume et son alter-égo Basso. Il n’y a pas d’autres mots pour expliquer ce que je ressent. Je pourrais argumenter sur l’originalité de son trait ou encore sa façon de raconter des histoires, mais la vérité est qu’elle m’a touché et que maintenant je suis complètement éprise de son travail. Bien sûr qu’il y a de très bonne raison à ce que son travail m’aie touché, ce que je veux dire par là c’est que mon admiration pour Ono Natsume en tant que mangaka n’est pas de l’ordre du rationnel, c’est complètement affectif.

Gente

Le travail d’Ono Natsume est particulier et ne plait pas à tout le monde. Son dessin peu sembler au premier abord brouillons. Moi je l’aime beaucoup, je le trouve très original et plaisant. On peut distinguer 2 formes dans son travail, une très stylisée, celle qu’elle utilise dans Not simple ou Quinta camera. Les dessins de ses yaoi et de ses série telle que Gente et Goyô sont plus travaillés, plus réalistes. Si personnellement je préfère le dessin de Goyô à celui de Not Simple, ce dernier est également très efficace.

Quinta camera

Mais le dessin n’est pas la seule originalité d’Ono Natsume. Sa façon de raconter des histoires est aussi particulière. Ses manga ont un rythme très lent, ses personnages ont une nonchalence très particulière et passent plus de temps à réfléchir et à boire entre amis qu’à ce démener. Il ne se passe pas grand chose et même quand il se passé des choses, c’est raconté d’une façon très posée. “If we try to read her works quickly, we could get bored by her pace.” nous dit Khursten Santos dans son article. Et c’est tout à fait ça. Soit on rentre dans son rythme et on se prend au jeu. On devient le xème larron de la bande et on bois, mange et discute avec eux. Soit on s’ennuie à mourir. Moi je me sent chez moi avec ses personnages, je fait partie de la bande et je ne m’ennuie jamais.

à lire aussi :

Abonnez-vous au tableau Ono Natsume/Basso de Bidib sur Pinterest.

Bibliographie

Ses manga disponible en français

  

  

  

 


Autres manga en VO

Coppers

 

Danza

GB Park

Tesoro

 

Nigeru otoko

Tsuratsurawaraji – Bizen kumada-ke sankin Emaki

  

 

Acca 13-ku kansatsuka (en cours)

  

Futagashira

  


Les boys-love de Basso

  

 

Share

Shôjo : la meilleure mangaka

événement interblog organisé par le club shôjo : la semaine shôjo

quelle est la meilleure mangaka shôjo et pourquoi ?

Voilà une question à laquelle je pourrais répondre difficilement ! Avant de me lancer, j’ai fait un petit tour d’horizon concernant les shôjo que j’ai lu. Je n’arrive qu’à 39 volumes, 64 si j’inclue les josei, yaoi et yuri, quant rien que pour la catégorie seinen j’en ai lu plus de 170 (je me suis référée à ma liste sur Babelio, il manque des titres, notamment les scans, mais ça donne quand même une idée). J’estime donc ne pas avoir assez de recul pour pouvoir juger qui est la meilleure mangaka. D’autant plus que, en regardant de plus près ma liste, j’ai constaté que j’ai rarement lu plus d’un titre par mangaka. Comment juger du travail général d’une auteure sur un seul titre ?

Mais bon… j’ai envie de jouer moi aussi 🙁 alors je vais faire semblant et tricher un peu 😉

Je vous propose donc ma sélection des meilleurs mangaka. J’ai choisi, pour ma part, de séparer les différents types de manga pour femme car ce qui fait un bon yaoi n’est pas forcement ce qui fait un bon shôjo. J’ai donc essayé, au vu de ma maigre expérience, de choisir une mangaka par catégorie et vais tenter d’expliquer pourquoi cette mangaka là et pas une autre.

J’espère ne pas être trop à côté de la plaque. Et vous invite à me laisser vos conseils et remarques.

Le shôjo :

Bref rappel de ce qu’est un shôjo pour les lecteurs de Ma petite Médiathèque non mangaphiles, et j’espère qu’il y en a 🙂

Le shôjo est un manga dont la cible principale est un public de jeune filles, disons l’âge des collégiennes/lycéennes pour faire simple. Le type de manga est déterminé par le magazine de prépublication dans lequel il est publié. Le genre peut varier énormément d’un shôjo à un autre. Tout d’abord en fonction du magazine dans lequel ils sont publiés, il y a des magazines très spécialisés offrant par exemple des récits fantastiques, ou exclusivement des romance, alors que d’autres magazines proposent des contenus variés… Bref dans le shôjo, comme dans tout les autres types de manga, on trouve de tout et pour tout les goût. Ce qui détermine un shôjo, n’est donc pas le genre d’histoire qui y sera raconté mais le public auquel il s’adresse. Je précise ce point car on a trop souvent tendance (ce que je faisais moi-même avant de connaître le club shôjo) à associer shôjo et romance lycéenne. Or comme on a su me le faire comprendre, si les sentiments jouent toujours un rôle important dans le shôjo, il y a des shôjo d’aventure, des shôjo fantastiques, des shôjo d’horreur même… enfin bref, en cherchant un peu on trouve vraiment de tout. En revanche, quand je jette un coup d’œil rapide au catalogue shôjo en librairie… j’ai pas l’impression que cette diversité y soit rendue.

Fin de la parenthèse !

La reine du shôjo manga

Dans cette catégorie j’ai choisi d’élire une mangaka que je connais à peine : Kaori Yuki

Et quand je dis que je la connais peu, c’est un euphémisme ! Je n’ai lu qu’un seul tome d’une seule série ! Il s’agit du premier tome de Ludwig Revolution dont j’ai brièvement parlé dans le petit panier de manga #7

Pourquoi elle ? Et ben c’est simple parce qu’à lecture de ce tome j’ai pensé que Kaori Yuki arrive à condenser tous les cliché du shôjo en un seul manga, tout en les détournant. Ce qui donne un résultat à la fois ultra kitsch et très original. Utiliser les canons du genre et les exacerber jusqu’à la parodie, offrant un manga à la fois plein de tragédie et d’humour, voilà qui est digne d’un maître. Et puisque on parle shôjo, je trouve que la couronne de la meilleure mangaka shôjo lui va très bien.

Si je l’ai choisie ce n’est pas forcement parce que Ludwig Revolution est le shôjo que j’ai le plus aimé, mais plutôt parce que c’est le shôjo le plus shôjo, au sens caricaturale du terme, qui m’ai plus. Elle en fait des tonne, mais c’est parfaitement assumé, c’est justement sa façon de détourner les codes du shôjo qui font que pour moi elle sort du lot.

Bien sûr ce choix devrait être conforté par quelques lectures complémentaires, à commencer par la suite de la série Ludwig Révolution que j’ai très envie de lire mais que je laisse traîner depuis un moment. D’autres titre m’ont été conseillé tel que Angel Sactuary, mais sur ce titre là j’ai quelques réticences, peut-être à cause de l’adaptation animé qui m’ai laissé un assez mauvais souvenir, ou peut-être à cause du thème de l’inceste qui apporte un côté trop kitsch et déjà maintes fois vu (j’aime pas les histoires d’inceste, ça m’énerve).

Le josei :

Petit rappel théorique pour les néophytes :

Le josei est un manga qui se destine à un public de jeune femmes adultes, à l’instar de sa sœur shôjo, le josei peut regrouper des manga très varié dont les genres n’ont rien de commun entre eux, la romance à l’eau de rose, la tranche de vie, le fantastique ou encore l’héroïc-fantasy… là encore il y a de tout et pour tout les goûts. En France, beaucoup de josei sont publié dans les collection seinen car leur thème et leur approche peuvent être très proche du seinen et que cela rend la lecture du catalogue plus claire pour le public français qui aurait peur de ne trouver que des récit romantique dans les manga à destination d’un public féminin. C’est bien connu, nous somme toutes des cruches qui ne intéressent qu’aux garçons et à comment leur faire plaisir…

La reine du josei :

Pour cette catégorie j’avais d’abord pensé à Yuuki Kodama, l’auteur de Kids on the slope parce que j’aime beaucoup ce dernier et la façon dont l’auteur met en scène les émotions de ses personnages, tout en finesse. Mais là encore, je n’ai lu que cette série, et pas tous les tomes. Difficile de juger un auteur sur une seule oeuvre…

Pourtant c’est une autre auteur, dont je n’ai lu qu’un manga, un one-shot, que j’ai décidé de sacrer reine du josei : Kyôko Okazaki.

Pourquoi elle ? Tout d’abord parce que son manga River’s edge m’a fait fort impression. C’est un de ses josei que les éditeurs français nous présentent comme un seinen. Et, à ne rien savoir, on y croirais car en effet ce récit s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes. C’est avec beaucoup de justesse qu’elle y décrit le désarroi de l’adolescence. Et son dessin très stylisé est loin du canon du manga pour femme avec profusion de fleurs et yeux brillants. Kyôko Okazaki nous propose un manga asexué, si j’ose dire, car il n’y a, à mon sens, aucune exaspération de virilité ou de féminité, comme on peut trouver dans de nombreux titres. Elle propose un récit neutre, montrant des adolescents et leur mal-être. La neutralité du manga, illustre parfaitement les difficulté d’identification sexuelle qu’on peut éprouver à cet âge là. Bref c’est un manga, mature, intéressant, bien construit, loin des romances tragico-dramatique qu’on associe trop souvent au manga pour femmes.

Mais si j’ai choisit Kyôko Okazaki, ce n’est pas seulement parce que j’ai aimé son manga. C’est aussi parce qu’elle est l’une des fondatrices du josei. Il était donc tout naturel de lui réserver cette place d’honneur.

Comme pour la reine du shôjo, mon jugement à besoin d’être étoffé par de nouvelles lectures et je reviendrais sans doute plus tard sur cette auteur emblématique du manga pour femmes adultes.

Le yaoi :

petite rappel théorique pour néophyte (oui, j’y teins 😉 )

le yaoi est un sous-genre de shôjo qui met en scène des romances entre garçons. Il s’adresse donc, avant tout, à un public de femme et non à un public gay. Né du dojinshi (fanzine) le yaoi permet une plus grand liberté que le shôjo classique. Dans la société japonaise où la femme occupe encore un rôle social inférieur à l’homme, les récit mettant en scène des homme permettent aux jeunes filles de s’identifier à des personnages jouissant de plus de liberté qu’elle. De yaoi il y en a avec tous les thèmes possibles et imaginables : de la simple tranche de vie au récit fantastique, des nouvelles de quelques pages à peine à de longues séries… on trouve là encore du manga pour tout les goût. De même on trouve du yaoi très soft où les amants n’échanges guère plus que de doux baisés, au yaoi hard core faisant pâlir les les publics les plus avertis, du sexe ostentatoire, de la violence, du trash… Là encore en en trouve pour tous les degrés de perversion.

La reine du yaoi :

Qui sacrer reine du yaoi ? mmm… difficile à dire… Contrairement aux autres catégories, j’ai lu pas mal de titres. Le problème c’est que une très grande majorité des titres que j’ai lu, ce sont des scans, traduits par des fan et lu sans prêter attention ni à leur titre ni à leur auteur. Une bonne majorité de ses titres m’ont d’ailleurs marqué au point qu’il m’est arrivé de relire plusieurs fois les même sans m’en rendre compte de suite. C’est dire à quel point les yaoi en question étaient remarquables… Mes lectures “officielle”, j’entends par la de manga papier publié en France, sont peut nombreuses.

Par ailleurs je ne sais pas répondre à la question “c’est quoi un bon yaoi?” Question incontournable pour savoir qui fait les meilleurs yaoi. Je ne sais pas pourquoi j’aime le yaoi, qu’est-ce que j’y trouve qui me manque ailleurs.

Ce serais trop compliqué et trop long de tenter de répondre à ces questions aujourd’hui (d’autant que ce n’est pas le propos ici). Donc, faisant fi de ces questions fondamentales, je vais tenter de designer une reine du yaoi, peut-être pas parce qu’elle est fait les meilleurs yaoi, mais parce qu’elle fait quelque chose de différent, d’original, à la croisé des chemin.

En effet j’aime lire du yaoi classique, j’en bouffe des tonnes mais c’est un peut comme si je mangeais des chips. Je prends plaisir mais c’est pas pour autant que cela figurerais dans la liste de mes plats préférés. Le yaoi c’est un peu mon fast-food du manga, j’y vais pas pour manger gastronomique, mais j’adore ça.

Mais ici j’avais envie de faire ressortir des auteurs qui n’épousent pas parfaitement les canon du type de manga qu’elle représentent mais plutôt des auteurs qui s’en affranchissent et qui proposent des œuvres originales et s’adressant à un public plus large que leur cible de départ. C’est pourquoi j’ai choisit pour le yaoi deux auteurs très particulière. J’en ai choisi deux car, pour l’une d’entre-elle, les yaoi qu’elle a écris ne sont pas publié en France. Commençons par cette dernière : Basso.

Ah! je vous avez dit que j’allais tricher !

Certains se demandent peut-être pourquoi je parle de tricher… Et ben pour ceux qui ne connaîtrait pas Basso, il s’agit en réalité du nom de plume qu’utilise une mangaka que j’aime beaucoup pour écrire des yaoi. Basso n’est autre que Ono Natsume, dont 3 seinen ont été publiés en France par Kana : Goyô, Gente et Ristorante Paradiso.

Mais Ono Natsume écrit aussi du yaoi. Et oui, beaucoup de mangaka passent par là pour se faire connaitre. Et si j’aime les yaoi de Basso c’est parce qu’on y retrouve la même ambiance que dans ces seinen. La seule chose qui change c’est le fait qu’il y ai des hommes qui s’aiment (ou qui couchent ensemble).

Moi j’aime Ono Natsume et toutes les occasions sont bonnes pour parler d’elle ! Si on m’avait demandais qui étaient les meilleurs mangaka de seinen, je l’aurais cité également. Curieusement, elle n’a pas eu beaucoup de succès en France et j’ai bien peur que ces yaoi ne voit jamais le jour en version française. Pour les polyglotte, sachez que certains de ses manga sont disponibles en anglais (voir Natsume Ono/ Basso – Editions étrangères chez a-yin). Sinon il y a les scans…. (mais chut ! j’ai rien dit !).

Gan sfortunatoLes yaoi de Basso sont donc assez loin de stéréotype graphique du genre. Son dessin est très particulier. Quant aux récits, ils sont assez contemplatifs, du moins une large majorité de ceux que j’ai lu. Ce sont des brefs instantanés dans le quotidien de ses personnages, parfois avec des notes d’inattendu parfois, simple routine. On observe ses hommes boire leur café, rencontrer le voisin, échanger des regards (ou plus, cela dépends des récits). En cela la structure de ses boys-love est très “yaoi” au sens premier du terme. Yaoi est l’anagramme de “YamA nashi, Ochi nashi, Imi nashi” qui signifie “pas de climax [dans la narration], pas de chute [au récit], pas de sens [à l’histoire]”. Et le yaoi de Basso c’est tout à fait ça. Il ne se passe rien, elle ne nous raconte rien. Je trouve donc qu’elle mérite tout à fait un place sur ce podium puisque elle propose des yaoi qui épousent les codes du genre tout en affichant une ambiance et un dessin original rappelant l’univers du seinen/josei tranche de vie plus sérieux.

Comme les yaoi de Basso ne sont pas disponibles en France je vais désigner une autre mangaka dont le style est d’ailleurs proche de celui de Basso : est em. Tout comme Basso, est em propose des yaoi à la fois très ancré dans la tradition du dojinshi avec des histoires qui ne racontent pas forcement quelques chose, des récits assez décousus où il plus à voir qu’à comprendre. Et, comme Basso encore, est em a un dessin très particulier et original, qui se distingue de la production de masse. Ses récits mettent également l’accent sur l’ambiance, plus que sur la trame.

Je pense que si l’on aime le travaille de l’une, on appréciera le travaille de l’autre.

Actuellement un seul de ses manga est disponible en France : Tango, publié par les Editions H. Il y a toujours les éditions étrangères ou le scan… (voir est em – les Editions étrangères chez a-yin)

Pour le yuri, je ne désignerais aucune reine puisque je n’ai lu en tout et pour tout qu’un seul manga (Candy). Je veux bien tricher un peu, mais il y a des limites 🙂

Nous en arrivons donc à la fin de cet article qui décernait la couronne de la meilleurs mangaka dans les différentes catégories de manga pour femme.

Le bonus

La fin ? Non, pas encore !! Avant de vous quitter, je vais vous parler d’une dernière mangaka : Kiriko Nananan.

Je lui décerne une mention spécial pour son travail très original, son dessin délicat et son cadrage unique. Cependant le contenu de ses récits, que ce soit des  seinen ou des josei, trop accès sur l’introspection et les tourments sentimentaux, ne me touchent pas particulièrement.

Mais tout de même ! On ne peut pas parler des meilleurs mangaka de shôjo sans citer Kiriko Nananan !

Parmi ses manga publié en France, j’ai lu Blue (un seinen) et Fragments d’amour (recueil regroupant des récit paru dans différentes revues).

Voilà ! C’est la fin !

Sore jaa mata !

-_-_-_-_-_-_-

La semaine shôjo chez mes camarades :

 

anime manga aggregator sama Sama It!

Share

Goyô

C’est avec plaisir que je vais à nouveau vous parler d’un manga d’Ono Natsume, l’une de mes mangaka favorites.

C’est par sa version animé, House of five leaves, que j’ai connu cette série. On me l’avait conseillé et, je me souviens avoir tiqué sur le dessin très particulier. Mais comme j’aime suivre les conseils avisés que l’on me donne, j’ai tenté le coup et je remercie vivement ceux qui à l’époque, m’en avaient parlé (qu’ils me pardonnent, je ne sais plus qui c’était). Dès les premiers épisodes j’étais tombée sous le charme de cette série très originale qui, plus que sur l’action, marquait par son ambiance particulière, servie d’ailleurs par une très bonne bande son.

Mais aujourd’hui, je ne suis pas là pour vous parler de la série animée ! Non, aujourd’hui je veux vous parler de l’oeuvre original : le seinen de Ono Natsume. Cette série en 8 tomes est publié par Kana dans sa collection Big kana. Ce manga de 2006 a d’abord été prépublié dans le magazine Gekkan Ikki.

goyo4

L’histoire commence avec un rônin peu ordinaire : Masa, un très grand jeune homme dont la taille impressionnante ne suffit pas à masquer sa timidité maladive. Masa ne supporte pas le regards des autres, et, bien que bon sabreur, il perd tous ses moyens dès qu’il se retrouve en public. Congédié par son daimyô, Masa est venu à Edo dans l’espoir de travailler comme garde du corps. Mais à cause de son caractère, il a bien du mal à garder un emploi. C’est alors que son chemin croise celui d’un voyou au charme envoûtant : Yaichi. Celui-ci cherche justement un garde du coups pour un coup. Après une première collaboration Yaichi tombe sous le charme maladroit de Masa et décide le le faire entrer dans sa bande, les Goyô. Masa, d’abord retissant à l’idée de commettre des crime, va très vite s’intégrer à la bande et se lier d’amitié avec les autres membres. La présence de Masa, naïf et spontané, va peu à peu influencer ses compagnons et changer la dynamique du groupe. Masa, de son côté, grâce à ses nouveaux amis et surtout à l’exemple de Yaichi, pour qui il a beaucoup d’admiration, va acquérir de l’assurance et devenir plus fort.

Ce manga, plus que sur l’action, attarde sur la dynamique du groupe, les liens qui unissent les personnages entre eux, leurs caractères, leurs histoires… Tout est dans l’ambiance, les discussions subtiles, les échanges de regards. Les activités des Goyô ne sont là que prétexte pour la véritable histoire : celle de l’amitié entre Masa et ses nouveaux compagnon qui voit le jour et l’aide à affronter un avenir incertain, loin de ses idéaux.

Les personnages sont touchants. Chacun d’entre eux à un charme particulier, sauf peut-être le jeune Ginta, dernière recrue des Goyô qui manque, je trouve, de charisme.

Si au début on ne peut qu’être envoûte par le charme mystérieux de Yaichi et éprouver quelques tendresses face à la maladresse de Masa, en refermant le dernier tome j’étais carrément amoureuse de Masa ! Alors que Yaichi devient de plus en plus sombre et taciturne, à partir du tome 6 Masa gagne et assurance pour finalement devenir, au dernier tome, un homme très séduisant, prêt à tout pour ses amis. Il se montre d’ailleurs très protecteur envers Yaichi qu’il continue de protéger malgré tout. Les personnages évoluent énormément au fil de la série et c’est ce qui est particulièrement agréable.

Goyô tome 1 et 8

Le dessin très original de Ono Natsume peut surprendre au début, surtout si on a l’habitude des manga stéréotypés, mais pour peu qu’on en oublie ses à priori, on se laisse rapidement emporter par son trait original. Dans Goyô, on voit d’ailleurs le dessin beaucoup évoluer, à l’instar des personnages à qui il donne vie. Au début de la série, les visages sont peu expressif, arborant toujours les mêmes mimiques, les mêmes regards. Peu à peu le dessin se fait plus stylisé, notamment pour ce qui est de la représentation des personnages en deuxième plan, mais aussi plus expressif. Le dôshin, Tachibana, a particulièrement changé. Si au début il est assez quelconque, il arbore un visage félin immédiatement reconnaissable à partir du tome 5 ou 6.

La série dans son ensemble est très agréable. Pourtant, le tome 4 se relève être le moins bon de tous. Ou du moins celui qui m’a le moins touché. J’ai beaucoup aimé les tomes 6 et 8.

Une série que je recommande à tous ceux qui aiment lire des manga originaux.

Mais attention, si le dessin et loin du stéréotype du manga mainstream, l’histoire et les personnages ont, malgré leur originalité apparente, quelque chose de très typique. D’ailleurs, bien que Goyô soit un seinen, on y retrouve une certaine dynamique propre au yaoi, notamment dans la relation qui lie Masa a Yaichi. Il n’est pas ici question de relation homosexuelle, loin de là ! Yaichi est un homme à femme. Mais, la façon dont leur relation est traité, ou exprimé, à quelque chose de yaoisant. Où alors ces mon imagination perverse qui me joue des tours 🙂 Enfin, mon hypothèse n’est pas complètement absurde quand on sait que Ono Natsume à également écrit des yaoi sous le nom de plume de Basso.

Si vous ne connaissez pas encore cette série, filez vite en chercher le premier tome. Si vous l’avaez déjà lu, dites-moi ce que vous en pensez 🙂

tous les livres sur Babelio.com
tous les livres sur Babelio.com
tous les livres sur Babelio.com
tous les livres sur Babelio.com
tous les livres sur Babelio.com
tous les livres sur Babelio.com
tous les livres sur Babelio.com
tous les livres sur Babelio.com
Share

Petit panier de manga # 6

Me revoilà pour un panier de manga bien garni. Au menu des samouraïs sanglants, des cyborg en guerre, des kamikazes et pour un peu de douceur, on terminera avec un dessert pris à la Casetta dell’orso. Bref un panier très seinen.

Laissez vos impressions et vos conseil lectures ; )


Le Sabre de Shibito – T1 et 2 :

Voilà un seinen qui tâche ! Du sang, des têtes découpées, des membres arrachés, des marionnettes d’os et de chair… Vous l’aurez compris, ce manga est plutôt gore. A ne pas mettre entre toutes les mains ! Si on aime le genre, c’est pas inintéressant. Mais commençons par le résumé.

Résumé:

Un apothicaire ambulant se trouve bien malgré lui attaché à Shibito Saezuki, le dernier descendant d’un clan décimé, mort puis ramenée à la vie par son père grâce à la magie noire. Kinzô, l’apothicaire, se voit chargé de la lourde tache d’enseigner à Shibito la vie dans un monde qu’il a quité 100 ans plus tôt. Mais Shibito n’a pas encore retrouvé toute son humanité et, pour l’heure, il n’est qu’un redoutable guerrier tuant tout ce qui se trouve sur son chemin, menaçant même le pauvre Kinzô. Une rencontre va éveiller quelque chose en lui. Retrouverai-t-il son humanité ?

Mon avis :

Comme je le disais plus haut, on a là un manga plutôt sanglant, aucun détail ne nous est épargné, j’en ai parfois grimacé de dégoût. Pourtant l’ambiantation en pleine guerre féodale est sympa. De même, le mystère qui plane autour de Shibito donne envie de poursuivre la lecture et découvrir ce qu’il va devenir. Un manga pas extraordinaire mais avec lequel j’ai passe un bon moment. Je m’attendais à franchement pire !

Côté dessin, le style m’a rappelé celui de Tôme Kai dans Kuro gane.

Le Sabre de Shibito

Titre VO : しびとの剣

Dessin : Missile Kakurai

Scénario : Hideyuki Kikuchi

2002

Type : seinen

Genre : aventure, fantastique, samouraïs

Éditeur VO : Getôsha

Éditeur VF : 12 bis

Nombre de volumes : 8 (terminé) Commercialisation stoppée


Metal Brain 109 – T1 et 3

Pas de bol, sur une série en 3 tomes, il m’en manque un T_T

Résumé :

Dans un futur où les cyborgs sont aussi nombreux que les humains, ceux-ci ont prix les armes pour gagner leur liberté. Alors que Gun se promène à Freeland avec ses parents une attaque de cyborgs     éclate et il se retrouve pris entre deux feux. La famille de Gun se retrouve alors au premier plan d’une guerre opposant les humains au front de libération des cyborgs : le metal brain. Un conflit dans le quel les cyborgs feront plus preuve de plus d’humanité que les hommes.

Mon avis:

Et ben, moi j’ai bien aimé ! Bon, il me manque le tome du milieu et c’est bien dommage, surtout qu’à cause de cela j’ai bien moins accroché à la conclusion, même si j’ai réussi à suivre le cours de l’histoire.

C’est bien dessiné. Un dessin classique et pas particulièrement original rappelant celui de Hôjô Tsukasa, mais très bien réalisé, surtout dans le tome 1 où l’auteur s’applique plus. Certaines planche du troisième tome m’ont paru bâclé, le dessin y est moins chiadé, plus stylisé.

Quant à l’histoire, elle n’est pas spécialement originale, surtout pour les adepte de la SF en tout genre (un de mes péché mignons) mais le scénario est bien mené. La guerre opposant les cyborgs     aux humain est chargé d’une bonne intensité dramatique et émotionnelle avec des cyborgs qui se montrent bien souvent plus humains que les hommes qu’il combattent. Certaines scènes sont particulièrement percutante comme par exemple le père de Gun qui tue sous les yeux de son fils le cyborg qui vient tout juste de sauver la vie de Gun.

Les scènes d’humour sont assez grotesque et pas particulièrement réussies mais ont le mérite de détendre un peu l’atmosphère. Comme toujours dans la SF on a en fond une critique de la société, bien que cela reste assez superficiel.

Sur Manga News, le premier tome a reçu des critiques très vives que je ne partage pas. Si ce n’est pas un chef d’oeuvre, je trouve que ce titre ne mérite pas d’être ainsi dénigré. J’ai lu bien pire et ayant reçu un bien meilleur accueil (cf Akyhabara@deep dont je vous ai parlé dans  Petit panier de manga (4), là franchement c’était à gerber, et je suis plutôt bon public !).

Bref, un ‘tit mahwa qui se laisse très bien lire, pour les adeptes du cyber-punk.

– Nous autres, les robots, nous ne nous intéressons pas à l’argent. Si jamais les humains nous surprennent à en faire usage, nous sommes bons pour l’exécution.

– Mais pourquoi ?

– Parce que c’est la seule chose au monde qui peut rendre l’homme dépendant. Les humains règnent en maître sur tout, y compris les cyborgs. Mais ils restent malgré tout esclaves de l’argent.

Metal brain 109

Auteur : Kim Jun Bum

2002

Type : Sonyun manhwa

Genre : SF, action

Editeur VF : Tokebi

Nombre de volumes : 3 (terminé)

commercialisation stoppée)


Zéro pour l’éternité – T1 :

On passe aux choses sérieuses avec un manga qui parle histoire contemporaine, et plus précisément de la deuxième guerre mondiale et des kamikazes, ces soldat japonais qui se lançaient dans des attaques suicides à la fin de la deuxième guerre.

Résumé :

Kentarô Saeki est un jeune désœuvré. Sa sœur, lui propose un travail bien étrange : enquêter sur leur grand-père mort durant la deuxième guerre mondiale comme kamikaze.

Mon avis :

Un premier album très réussi. Un dessin classique, pas franchement remarquable, mais bien exécuté. Une histoire qui se met petit à petit en place faisant le lien entre la génération actuelle et celle du grand-père qui a vécu la guerre. A travers leur recherches , frère et sœur veulent mieux comprendre leur grand-père, et, par extension, comprendre quelles étaient les motivations des kamikaze. L’entrée en matière est progressive, on en apprends un peu sur le grand-père mais plus sur l’un des ses camarades, soldat dans la même unité. On en apprends plus sur le contexte de la vie quotidienne dans le Japon des années 30 40. C’est intéressant et agréable à lire, même si, artistiquement le manga n’a rien d’extraordinaire.

Zéro pour l’éternité

Titre VO : 永遠の0

Auteur : Souichi Sumoto, d’apprès le roman de Naoki Hiyakuta

2010

Type : seinen

Genre : historique, tranche de vie

Editeur VO : Futabasha

Editeur VF : Delcourt – collection Ginkgo

Nombre de volumes : 3/5 (terminé au Japon)


Gente – T1 :

Envie d’un restaurant tenu par des gentlemen ? Envie de beaux mecs pas comme les autres? Retrouvez l’équipe de Ristorante Paradiso dans Gente !

Résumé : 

Dans ce premier tome on découvre comment le patron en est arrivé à ouvrir un restaurant ou ne travailles que des hommes de la cinquantaine portant des lunettes : La casetta dell’orso. On en apprends également plus sur le quotidiens des différents membres du staff et du restaurant.

Mon avis :

J’ai aimé Ristorante Paradiso, je retrouve ici le même plaisir. Un dessin très original que j’apprécie de plus en plus à mesure que je me familiarise avec le travail d’Ono Natsume. Un ambiance feutré, des personnages attachants, des petits moment de vie… Ono Natsume compte parmi mes mangaka favoris ! Je déguste ses manga comme on boit un bon verre de vin.

Gente

Titre VO : GENTE – リストランテの人々

Auteur : Ono Natsume

2007

Type : seinen

Genre : tranche de vie

Editeur VO : Ohta Shuppan

Editeur VF : Kana, collection Big Kana

Nombre de volumes : 3/3 (terminé)

Share

Ristorante Paradiso

One-shot de Ono Natsume, ce seinen pré-publié en 2006 dans le mangashi  Manga Erotics F, de l’éditeur Ohta Shuppan, est disponible en français dans la collection  Big Kana.

ristorante-paradisio-kana

Résumé :

Nicoletta a 21 ans et décide de se rendre à Rome pour révéler son existence au mari de sa mère qui ignore que cette dernière a un enfant d’un précédent mariage. Nicoletta ne peut pas pardonner à sa mère de l’avoir laissé à la garde de ses grand-parents et de ne s’être jamais occupée d’elle. Elle est prêté à se venger mais quand elle découvre le restaurant Casetta dell’orso et Laurent, le patron, elle hésite. Elle laisse une chance à sa mère, un sursis. Elle fait pression sur cette dernière afin d’intégrer la cuisine du restaurant comme apprenti y voyant là une chance de se lancer dans la vie active, mais surtout pour se rapprocher de Claudio, serveur doux et gentil, d’âge mûr. Serait-elle amoureuse ?

ristorante-paradiso 00007

Claudio

L’anime :

Ristorante Paradiso est aussi un anime. Série TV de 11 épisodes de 22 minutes sortie en 2009, réalisé par Kase Mitsuko et le studio David Production.

 Mon avis :

C’est par le biais de l’anime Ristorante paradiso que j’ai pour la première fois fait la connaissance d’Ono Natsume, de son univers et son dessin. J’avais, à l’époque, beaucoup aimé cette série par son originalité et l’ambiance qui s’en dégage. Quelques temps plus tard je découvrais un autre anime tiré d’un de ses manga que j’avais aimé plus encore. Pourtant, ce n’est que récemment que j’ai fini par sauter le pas et m’acheter ses manga. Faut dire que j’aime qu’il y ai un part de mystère dans ce que je lis, ayant vu la série, j’avais peur de m’ennuyer.

Suffisamment de temps est passé entre le moment où j’ai vu l’anime et celui ou j’ai lu le manga. Si je connaissez déjà l’histoire, j’étais ravie de retrouver les personnages qui m’avaient plu et aussi découvrir, pour de vrai cette fois, le travail de la mangaka.

Son dessin est très original et bien différent du dessin typique du manga avec les grand yeux et tout ça. Les traits de Ono Natsume semblent brouillon et la première fois j’ai trouvé ça un peu moche. Finalement, la surprise passé, je me rends compte que plus je lis ses manga plus j’aime son dessin, ses traits confus et l’air un peu perdu, dans le vague de ses personnages, leur nonchalance. Ce qui me marque dans les manga d’Ono  c’est l’ambiance un peu décalé qu’elle nous propose.

Mais revenons à Ristorante Paradiso. Ce que j’aime de ce manga c’est tout d’abord son originalité. On a une jeune femme qui se cherche et qui va vivre ses premiers émois amoureux. Un thème somme toute très banal, qu’Ono exploite à merveille en nous surprenant. Les « beaux gosses » ne sont pas ici des bishonen imberbes mais des hommes, des vrais, des vieux. Ils ont des rides, des lunettes et des cheveux gris. Ils sont mariés, divorcés et même grand-pères. Mais cela ne les prive pas de charme et c’est grâce à leur air de gentleman et la bonne cuisine que le restaurant Casetta dell’orso attire autant de clientes. Elles aussi pour la plupart d’âge mûr.

Et Nicoletta dans tout ça ? La jeune femme va trouver sa voie, la cuisine, mais aussi découvrir les émois d’un premier amour. Lucide, elle se demande si ce qu’elle éprouve pour Claudio, beaucoup plus âgé qu’elle, c’est bien de l’amour. Comment sait-on qu’on est amoureux ?

En dehors de cette romance hors des sentiers battus, ce manga propose une relation mère/fille intéressante. Olga est une très mauvaise mère. Elle a laissé son enfant pour pouvoir se remarier. Pourtant elle est une femme touchante qui réussi a nous séduire et a séduire sa fille devenue femme. Si leur relation n’a quasiment pas existé quand Nicoletta était enfant, elles apprennent à se connaître, à se comprendre et même à s’apprécier. L’évolution de leur relation est intéressante, touchante et positive.

De tout le manga se dégage une ambiance très positive, douce-amère, avec son lot de difficultés, de moment de tendresse et de joie. Ono Natsume sait rendre ses personnages vivant. Ce n’est pourtant pas sans fantaisie, l’auteur ajoute des petites touches d’humour décalé comme la lubie d’Olga qui craque complètement pour les hommes d’âge mûr à lunette, et pour son plus grand plaisir, le port des lunettes est obligatoire pour le personnel du restaurant.

Un one-shot très réussi, offrant une belle palette de personnages touchant que l’on a envie de suivre un peu plus longtemps. Et ça tombe bien ! Pour reprendre les personnages de Ristorante Paradiso, Ono Natsume a écrit en 2007 une série en 3 tomes intitulé Gente (également disponible chez Kig Kana).

ristorante-paradiso.jpg

Fiche Ristorante paradiso sur le forum du Club Shôjo

Fiche Ristorante paradiso sur Manga-News

Plus d’images sur Tumblr (ça me donne envie de m’en créer un)

Envie d’avoir un autre avis ? Vous pouvez lire ce qu’en pense Lulu (Le café) ici. A lire également l’avis de Rémi I. sur BoDoï.

J’espère qu’avec tout ça j’ai réussi à vous donner envie, parce que c’est une très bon manga qui vaut vraiment le coup !

Share