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Le voleur d’estampes

ImageSi vous fréquentez ce blog vous l’aurez sans doute remarqué, j’ai un faible pour la culture japonais, le manga et l’ukiyo-e. Quand on m’a proposé Le voleur d’estampes de Camille Moulin-Dupré j’ai sauté sur l’occasion avec beaucoup d’enthousiasme. Ce titre réunissais à lui seul plusieurs de mes centres d’intérêt. Il ne pouvait que me plaire ! Et je n’ai pas été déçue : mon premier coup de cœur bd/manga de l’année ! Merci aux édition Glénat de m’avoir fait découvrir ce titre.

Mais alors pourquoi avoir mis autant de temps à publier mon avis ? C’est simple, quand j’aime beaucoup un livre j’éprouve toujours des difficultés à en parler. Je ne veux pas me montrer trop enthousiaste de peur de fausser les avis de ceux qui liraient ma chronique avant le livre (moi j’ai tendance à être extrêmement critique vis à vis des livres ayant reçu de trop bonne critiques, mon esprit de contradiction sans doute).

Le voleur d’estampes est une courte série terminé en deux tomes dont le premier volet est paru en janvier dernier chez Glénat Manga dans sa collection seinen (la date de sortie du deuxième tome n’est pas encore annoncé). Pourtant son auteur, Camille Moulin Dupré est français. On pourrais donc classer cet ouvrage dans le global manga, ces bandes dessinées type manga produite hors Japon. Cependant le voleur d’estampes est si original dans sa forme que cette classification pourrait être assez réductrice. En effet, graphiquement, le voleur d’estampe ne ressemble pas du tout à un manga. Encore moins à une BD franco-belge. L’inspiration vient du monde de l’ukiyo-e, images du monde flottant, les estampes japonaises. Et oui, ce livre ressemble à un recueils d’estampes qui prendrais vie pour nous raconter une histoire romantico-fantastique dans le Japon de la fin de l’ère Edo (XIX siècle). On pense notamment aux livres illustrés de cette époque qui avait un grand succès et que l’on cite souvent comme l’un des ancêtres du manga moderne (Hokusai a illustré de nombreux ouvrages, mais ça c’est une autre histoire).

Kinkin Sensei Eiga no Yume Painted by Koikawa Harumachi 1775

C’est précisément ce graphisme très original qui m’a séduite. Mais le voleur d’estampes n’est pas qu’un exercice de style graphique. Il nous raconte aussi une histoire :

Nous sommes au Japon, l’ère Edo touche à sa fin. Le monde politique japonais est en crise. Alors qu’un général écarté du pouvoir revient en province avec sa fille, jeune aristocrate opiomane que tout ennuie, pour rasseoir son pouvoir sur ses terres avant de repartir à la conquête de la capitale, il se retrouve confronté à un voleur espiègle qui se moque de lui et de son armé dérobant des objets d’art dans les belles demeures des quartiers aisés. Le voleur qui n’était qu’un petit problème, devient le centre d’intérêt du général qui voit dans ses vols un insulte personnelle. Sa fille en revanche y voit une distraction et éprouve tout de suite une attirance pour ce voleur énigmatique. Mais qui est-il ? C’est un jeune homme qui ne se résout pas à quitter cette ville qui ne lui offre pas beaucoup d’opportunités, qui travaille le jour dans le restaurant de son père et qui la nuit devient un fantôme que personne n’arrête, lui aussi pour tromper l’ennui, car ce n’est pas la richesse qui l’intéresse, mais le plaisir de voler sans se faire prendre.

Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail

Deux jeunes gens qui s’ennuient et qui refusent ce que le destin leur réserve, un monde en crise qui perd ses repères… sous l’habit d’une lointaine époque c’est finalement une histoire très moderne que nous raconte Camille Moulin-Dupré. Une histoire intemporelle. Un classique aussi avec la rencontre de deux jeunes gens qui appartiennent à deux classes sociales que tout oppose mais qui pourtant partage de points communs à commencer par le fait de ne pas accepter leur réalité.

Manga de Hokusai – détail du tome 6

L’histoire à ce quelque chose de classique qui fait qu’elle ne surprend pas. Mais pour moi l’intérêt de ce titre ne réside pas tant dans ce qu’il raconte mais dans la forme que prend le récit. Le parti pris de dessiner comme sur une estampe est très surprenant, original et, je trouve, très bien réussi. On reconnait certaines estampes (ou morceaux d’estampes), on y retrouve toute l’ambiance qui se dégage des images du monde flottant et je me suis plu à scruter les détails des planches, la façon dont le poisson est posé sur l’étalage, comment les figurants sont disposé dans le décor, comment le décor est mis en scène, la perspective, cet oiseau dans cette position, un peigne, un poulpe… j’ai regardé chaque planche comme j’aurais regardé un recueil d’estampe prêtant presque plus d’attention aux détails qu’à l’histoire elle même qui dans ma lecture servait plus de liant que d’ingrédient principal. J’ai aimé retrouver quelques références, me dire « ah ça me rappelle telle estampe ». Malheureusement ma connaissance de l’estampe japonaise est insuffisant pour que ces références soit claires et transparentes à mes yeux mais il y avait un quelques chose de déjà vu très agréable, comme un jeu de piste.

Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail
Femme se poudrant le cou, Kitagawa UTAMARO (1753-1806)

En dehors de ce soucis du détails rappelant l’ambiance de l’ukiyo-e, l’ensemble est harmonieux et fonctionne assez bien avec un découpage des pages très varié allant de la double page silencieuse à la multiplications de cases disposées en spirale tel un jeu de l’oie. Cela donne un rythme très particulier au récit, parfois très lent, dans la contemplation, puis rapide et saccadé.

Le voleur d'estampe - ce détail occupe une page entière
Le voleur d’estampe – ce détail occupe une page entière
Small Bird on a Branch of Kaidozakura – Hiroshige – 1844

Une touche fantastique s’invite dans le récit faisant appel à la figure mythique du tengu. Est-ce du fantastique ou du fantasme ? Est-ce que le voleur cache quelques chose de mystérieux ou est-ce l’abus d’opium qui fait faire de drôles de rêves à la jeune femme ? Un doute persiste ce qui rajoute au côté mystérieux de l’intrusion du tengu.

Armor with the features of a tengu (tengu tōsei gusoku) Late Edo period, 1854
Le voleur d’estampes – quatrième de couverture

Un premier tome réussi, à mon humble avis. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. J’ai trouvé ça original et rafraîchissant. Très poétique. Ça change. Sans être passionnant par l’intrigue, il sort son épingle du jeu par une approche graphique peu ordinaire, à la fois plaisant (je trouve le dessin très joli, même s’il peut paraître peu expressif pour un manga) et instructive (faire découvrir l’ukiyo-e). Si l’amateur d’estampe y trouvera un clin d’œil sympa, celui qui ne s’est pas encore intéressé à cette forme d’art japonaise aura peut-être envie d’aller voir dans quel univers Camille Moulin-Dupré trouve son inspiration. Quand à moi, j’ai hâte de découvrir le deuxième et dernier tome.

Girl jumps form Kiyomizu-dera – Suzuki Harunobu (1750)
Le voleur d'estampes - détail
Le voleur d’estampes – détail

J’espère vous avoir donné envie de découvrir cet étonnant global manga. En tout cas je le conseille vivement à tous les amateurs d’estampes.

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Pour en savoir plus :

Camille Moulin-Dupré

Le voleur d’estampe est son premier livre. Avant il a travaillé dans l’animation et le jeu vidéo. Son court métrage Allons-y Alonzo réalisé en 2009 en hommage à Belmondo  a été sélectionné dans plusieurs festivals.

⇒ à lire : rencontre avec Camille Moulin-Dupré sur Animeland

⇒ son blog, sur twitter, sur facebook, sur vimeo

Le voleur et l’estampe from Camille Moulin-Dupré on Vimeo.

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Goyô

C’est avec plaisir que je vais à nouveau vous parler d’un manga d’Ono Natsume, l’une de mes mangaka favorites.

C’est par sa version animé, House of five leaves, que j’ai connu cette série. On me l’avait conseillé et, je me souviens avoir tiqué sur le dessin très particulier. Mais comme j’aime suivre les conseils avisés que l’on me donne, j’ai tenté le coup et je remercie vivement ceux qui à l’époque, m’en avaient parlé (qu’ils me pardonnent, je ne sais plus qui c’était). Dès les premiers épisodes j’étais tombée sous le charme de cette série très originale qui, plus que sur l’action, marquait par son ambiance particulière, servie d’ailleurs par une très bonne bande son.

Mais aujourd’hui, je ne suis pas là pour vous parler de la série animée ! Non, aujourd’hui je veux vous parler de l’oeuvre original : le seinen de Ono Natsume. Cette série en 8 tomes est publié par Kana dans sa collection Big kana. Ce manga de 2006 a d’abord été prépublié dans le magazine Gekkan Ikki.

goyo4

L’histoire commence avec un rônin peu ordinaire : Masa, un très grand jeune homme dont la taille impressionnante ne suffit pas à masquer sa timidité maladive. Masa ne supporte pas le regards des autres, et, bien que bon sabreur, il perd tous ses moyens dès qu’il se retrouve en public. Congédié par son daimyô, Masa est venu à Edo dans l’espoir de travailler comme garde du corps. Mais à cause de son caractère, il a bien du mal à garder un emploi. C’est alors que son chemin croise celui d’un voyou au charme envoûtant : Yaichi. Celui-ci cherche justement un garde du coups pour un coup. Après une première collaboration Yaichi tombe sous le charme maladroit de Masa et décide le le faire entrer dans sa bande, les Goyô. Masa, d’abord retissant à l’idée de commettre des crime, va très vite s’intégrer à la bande et se lier d’amitié avec les autres membres. La présence de Masa, naïf et spontané, va peu à peu influencer ses compagnons et changer la dynamique du groupe. Masa, de son côté, grâce à ses nouveaux amis et surtout à l’exemple de Yaichi, pour qui il a beaucoup d’admiration, va acquérir de l’assurance et devenir plus fort.

Ce manga, plus que sur l’action, attarde sur la dynamique du groupe, les liens qui unissent les personnages entre eux, leurs caractères, leurs histoires… Tout est dans l’ambiance, les discussions subtiles, les échanges de regards. Les activités des Goyô ne sont là que prétexte pour la véritable histoire : celle de l’amitié entre Masa et ses nouveaux compagnon qui voit le jour et l’aide à affronter un avenir incertain, loin de ses idéaux.

Les personnages sont touchants. Chacun d’entre eux à un charme particulier, sauf peut-être le jeune Ginta, dernière recrue des Goyô qui manque, je trouve, de charisme.

Si au début on ne peut qu’être envoûte par le charme mystérieux de Yaichi et éprouver quelques tendresses face à la maladresse de Masa, en refermant le dernier tome j’étais carrément amoureuse de Masa ! Alors que Yaichi devient de plus en plus sombre et taciturne, à partir du tome 6 Masa gagne et assurance pour finalement devenir, au dernier tome, un homme très séduisant, prêt à tout pour ses amis. Il se montre d’ailleurs très protecteur envers Yaichi qu’il continue de protéger malgré tout. Les personnages évoluent énormément au fil de la série et c’est ce qui est particulièrement agréable.

Goyô tome 1 et 8

Le dessin très original de Ono Natsume peut surprendre au début, surtout si on a l’habitude des manga stéréotypés, mais pour peu qu’on en oublie ses à priori, on se laisse rapidement emporter par son trait original. Dans Goyô, on voit d’ailleurs le dessin beaucoup évoluer, à l’instar des personnages à qui il donne vie. Au début de la série, les visages sont peu expressif, arborant toujours les mêmes mimiques, les mêmes regards. Peu à peu le dessin se fait plus stylisé, notamment pour ce qui est de la représentation des personnages en deuxième plan, mais aussi plus expressif. Le dôshin, Tachibana, a particulièrement changé. Si au début il est assez quelconque, il arbore un visage félin immédiatement reconnaissable à partir du tome 5 ou 6.

La série dans son ensemble est très agréable. Pourtant, le tome 4 se relève être le moins bon de tous. Ou du moins celui qui m’a le moins touché. J’ai beaucoup aimé les tomes 6 et 8.

Une série que je recommande à tous ceux qui aiment lire des manga originaux.

Mais attention, si le dessin et loin du stéréotype du manga mainstream, l’histoire et les personnages ont, malgré leur originalité apparente, quelque chose de très typique. D’ailleurs, bien que Goyô soit un seinen, on y retrouve une certaine dynamique propre au yaoi, notamment dans la relation qui lie Masa a Yaichi. Il n’est pas ici question de relation homosexuelle, loin de là ! Yaichi est un homme à femme. Mais, la façon dont leur relation est traité, ou exprimé, à quelque chose de yaoisant. Où alors ces mon imagination perverse qui me joue des tours 🙂 Enfin, mon hypothèse n’est pas complètement absurde quand on sait que Ono Natsume à également écrit des yaoi sous le nom de plume de Basso.

Si vous ne connaissez pas encore cette série, filez vite en chercher le premier tome. Si vous l’avaez déjà lu, dites-moi ce que vous en pensez 🙂

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Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi

Ah ! ça fait du bien des vacances ! J’ai enfin le temps de regarder quelques animes. C’est que ça commençait à me manquer !

Histoire de ne pas trop être désorientée, je reprends avec un genre que je connais bien : histoires fantastiques et chasseur de démons s’inspirant du folklore japonais. Aujourd’hui se sera Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi, une série des studios Bones.

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Synopsis :

Edo, ère Tenpô. Ryûdô Yukiatsu, samouraï devenu vagabond, se fait enrôler dans le Bansha Aratamesho, un groupe bien étrange qui, sous les ordre de Ogasawara, débarrasse la ville des Yôi (妖夷), sorte des démons qui s’en prennent aux humains. Ryûdô Yukiatsu possède le pouvoir d’extraire le ayagami de toute chose, autrement dit il peut extraire le vrai nom des chose (sinogramme les représentant) et s’en servir.

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler les ayashi (奇士). La troupe est formée de Ogasawara Hôzaburô, leur chef, jeune samouraï ayant étudié les sciences occidentales et luttant pour le réhabilitation du Rangaku. Edo Genbatsu, prêtre shinto à l’allure féminine. Abi, guerrier des montagnes. Saizô, jeune fille d’un directeur de théâtre travestie en garçon pouvant exécuter une danse divine. Et enfin, dernier à être recruté, Ryûdô Yukiatsu, vagabond de plus de 40 ans doté d’un grand pouvoir (et des superbes yeux).

tenpou.jpg

La série fait 25 épisodes et je les ai enchaînés assez rapidement. Chaque épisode se terminant sur un moment de suspense, difficile de décrocher et d’aller se coucher. L’ensemble est pourtant assez répétitif : un nouveau yôi apparaît, les ayashi arrivent, tentent de le détruire et c’est bien sûr Yukiatsu qui réussi à le tuer. C’est un peu près la trame de tous les épisodes ce qui fait que… on évite tout de même les nuits blanches car on finirait par s’ennuyer à tout regarder d’un coup.

Evidemment, à côté de cette trame principale, on a un développement qui nous permet de mieux connaitre les personnages et leur passé, ainsi que celui de plusieurs personnages secondaires dont une jouant un très grand rôle : Atoru, jeune fille aztèque ayant le pouvoir de créer des yôi.

Dans son ensemble la série est bien construite alliant scènes d’action, humour et émotion. Le côté émotion aurait cependant mérité un meilleur traitement, à force de voir Atoru pleurer, elle commençait à me gonfler et la scène finale (enfin avant épilogue)… bref, on retombe toujours sur les mêmes choses et ici ça marche pas terrible. Ce qui est sympa c’est le caractère des différents personnages, et les combats contre les monstres. L’idée d’extraire le vrai nom des choses et de le transformer en pouvoir est intéressante. Ce n’est pas la première fois que je la voie mais c’est bien exploité. Et si on aime les kanji (petit clin d’œil à Lili) c’est intéressant de voir que les sinogrammes qu’il extrait ont une forme archaïque. Heureusement Ogasawara est là, avec son petit carnet, pour nous traduire, expliquer et montrer le kanji moderne qui en découle.

Graphiquement je l’ai trouvé très sympa, j’aime beaucoup le dessin des yeux que je trouve expressif et charmant, surtout ceux du beau Yukiatsu <3 Et oui, j’ai craqué ! Pour une fois que le héro n’est pas un jeune éphèbe, faut bien que j’en profite ; )

Pour conclure une anime bien sympa. Qui ne me laissera pas un souvenir impérissable mais qui m’a fait passer un bon moment tout en émoustillant ma curiosité.


Fiche technique:

Titre original : 天保異聞 妖奇士

Studio : Bones

Année de production : 2006

Réalisateur : Hiroshi Nishikiori (Jyu Oh Sei)

Idée originale et Scénario : Aikawa Shô (Fullmetal alchimiste)

Chara design : Kawamoto Toshihiro (Cowboy Bebop, Wolf’s rain)

Musique : Otani Ko

Site officiel

Anime non licencié en France, pour une fansub voire ici

Opening 2 de Captain Straydum:

La série a été adapté en manga par Ninagawa Yaeko, à en juger par la couverture, je préfère le chara design original, le personnage sur la couverture manque de personnalité.

 ghost-slayers-ayashi.jpg


Le coin des curieux :

Et oui, dans cet anime il y a matière à émoustiller ma curiosité ! A commencer par les yôi.

Youi :

J’ai l’habitude des créatures mythologiques japonaises et pourtant je ne cesse d’en découvrir. Il y a les youkai qu’on a pu voir dans Natsume no yuujinchou, les mononoke et ayakashi dans Mononoke, les mouryou dans Mouryou no hako et voilà que maintenant on me parle de youi, des soit disant démons qui peuplent les terres japonaise.

Que sont donc ces démons ? Et ben à vrai dire, je n’ai pas trouvé grand chose à ce sujet. Au fait j’ai rien trouvé du tout, si ce n’est la façon dont ça s’écrit sur wikipedia : 妖夷

Faute de trouver autre chose je me suis alors concentré sur ces deux kanji :

妖 (you) est le même sinogramme que l’on trouve dans youkai, peut se traduire par « attractif ». Se kanji peut aussi se lire ayakashi.

夷 (i)  signifie barbares

Tenger me propose une autre écriture : 妖異, mot utilisé comme synonyme de youkai. On y retrouve 妖 suivi cette fois du kanji 異 qui signifie étrange, bizarre. Ce qui colle bien avec leur nature. J’ai d’ailleurs retrouvé ce mon dans le dictionnaire en ligne Denshi Jisho ou l’on nous donne comme traduction « mysterious occurrence » (pour voir le détail des kanji cliquer ici)

ayakashi-ayashi-5594.jpg

Ayashi :

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler ayashi : 奇士

士 (shi) signifie samouraï, quant au caractère 奇 (aya) signifie étrange. Un nom bien trouvé pour ses guerriers de l’étrange qui chassent et pourchassent démons en tout genre. Et, chose amusante, que je vois pour la première fois : les mangent ! Et oui, ces messieurs-dames raffolent de la chair de youi. Une fois le youi détruit celui-ci se transforme en un gros tas de chair dont les ayashi s’empressent de faire ragoût et sushi. La viande de youi aurait, semble-t-il, un goût exquis effaçant toute nourriture terrestre.

ayashi.jpg

Kawanabe Kyôsai :

kawanabe-kyosai.jpgPersonnage secondaire, le jeune peintre apparaît un peu comme témoin des exploits de nos héros (et soupirant de la belle Atoru). En réalité Kawanabe Kyôsai est un artiste ayant réellement existé. Il est né en 1831 et mort en 1889, peu après la restauration Meiji.

Durant les troubles du Bakumatsu, il se fait un nom en tant que caricaturiste et est même arrêté plusieurs fois par les autorités shogunales. Il est également connu pour ses desseins s’inspirant du folklore japonais.

Ici il n’est encore qu’un jeune apprenti.

Pour voir quelques une de ses peintures cliquez ICI

Ere Tenpô et rangaku :

L’ère Tenpô va de 1830 à 1844. L’anime se déroule durant la 14ème année de l’ère Tenpô, autrement dit la dernière.

Le pays est déjà divisé entre ceux qui veulent assurer l’isolationnisme du Japon et ceux qui veulent ouvrir le pays aux sciences venues d’ailleurs et au commence international.

Ogasawara veut faire reconnait l’utilité du Rangaku. Le rangaku c’est l’étude des sciences occidentales permis par les échanges avec les hollandais, seul à pouvoir commercer avec le Japon durant la période Edo.

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Le loup de Hinata

Ce manga m’a été conseillé suite à mon article  Quand l’anime nous parle d’histoire (1). Dans ce premier volet, en effet, je m’intéressais à la période du Bakumatsu et de la Restauration Meiji. A cette époque le Japon en fini avec le système féodal basé sur le pouvoir du Shôgun et des Daimyo, et se modernise.

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C’est justement à la période Bakumatsu que se déroule le récit du manga Le loup de Hinata. Ce manga raconte le genèse du  Shinsengumi, milice en charge de la protection de Kyoto et qui prit part activement au conflit qui opposa les partisans de l’Empereur aux partisans du Shôgun lors de la guerre civile qui divise l’élite du pays à la fin du XIX siècle. Dans Le loup de Hinata, il est pas encore question du Shinsengumi, mais on y découvre comment le capitaine et le vice capitaine de ce dernier en sont venu à diriger cette célèbre milice.

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Le récit commence à l’an 3 de l’ère Bunkyû (1863), les samouraï du Rôshigumi se rendent à Kyoto où le Shôgun a été appelé par l’Empereur. Leur mission est d’assurer la protection du Shôgun durant son séjour dans la capitale impériale. S’en suivent de nombreuses intrigues politiques, alliances et conflits internes. Kondo et Hijikata, tous deux d’origine paysanne, voient en cette période trouble une opportunité pour devenir des hommes importants. Quand le Shôgun quitte Kyoto pour retourner à Edo, ces derniers, avec d’autres rônin, décident de rester sur Kyoto. Leur milice, le Seishû Rôshi gumi, sera dirigé par Serizawa et Kondo. Seulement la vision de ce que doit être un samouraï et la façon de diriger la milice des deux hommes diverge de plus en plus. Serizawa devient à obstacle aux ambitions de Kondo et Hijikata, qui ont une vision très idéaliste du samouraï.

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À ceux qui cherchent des manga d’action, avec de vaillant samouraï brandissant leur katana dans des combat sanglants…. je déconseille ce titre. Ce n’est pas que le sang ne coule pas, mais on voit plus souvent les « vaillants samouraïs » boire et courir la gueuse que combattre. Il y a bien plus d’alcool que de sang, plus d’intrigues politiques que d’action. Et là, se pose le deuxième problème, comment suivre les enjeux de ce qui se joue quand on ne connais pas l’histoire du Japon et plus particulièrement les événements qui s’y déroulent au XIX siècle ? Et bien, moi qui ai un peu étudié la période, j’ai eu beaucoup de mal à m’y retrouver. On rencontre une profusion de personnages historiques dont je me souvenais vaguement du nom, mais de là à tous comprendre… Après, on peut aussi le lire comme s’il s’agissait d’une pure fiction, sans s’intéresser au côté historique. Mais là, le manga risque de se révéler un peu ennuyeux par son manque d’action.

Quelques mots sur la forme : le dessins m’a tout de suite fait penser à un shôjo. La profusion de beaux gosses et les traits efféminé de Hijikata, les décors à peine esquissé, les gros plan sur les personnages sont autant de caractéristique que l’on retrouve traditionnellement dans le dessin shôjo et contrastent avec l’environnement purement masculin et viril des samouraïs, ainsi qu’avec l’intrigue politique. Si bien qu’on ne sait pas trop comment on doit prendre ce récit : sérieusement ou à la légère.

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Pour revenir sur le dessin, je l’ai trouvé plutôt joli et agréable à l’œil, mais un peu trop « classique », trop typé bishônen (parfait pour du yaoi). Un peu de bishônen n’est pas pour me déplaire, mais, comme je disais plus haut, cela cadre assez mal avec le sujet, ou plutôt avec la façon dont le sujet est traité ici, puisque Shinsengumi rime souvent avec bishônen. Je pense notamment à l’anime Hakuoki.

Pour conclure je dirais que Le loup de Hinata est un manga assez agréable mais je comprends aisément que sa commercialisation ai été stoppé, car pour le public français il est assez peu intéressant. Ou plutôt il doit intéresser fort peu de personne. Pour ma part, je ne le conseillerais qu’au passionné d’histoire japonaise.

Fiche technique :

Titre VO :  ひなたの狼

Auteur : Saitô Misaki

type : seinen

genre : historique, samouraï (chambara)

année : 2004

nombre de volumes : 5/5 série terminée (commercialisation stoppée)

Editeur VO : Gentôsha

Prépublié dans : Comic Birz

Editeur VF : Kami

Traducteur : Thomas Guillemin

Les éditions Kami ont depuis fermé leurs portes, mais on peut encore trouver leurs mangas d’occasion. Quant à l’auteur, Saitô Misaki, deux autres de ses manga sont traduits en français : Taimashin, le carnet de l’exorciste (au dessin seulement) et Drog-on, deux seinen.

Pour la petite anecdote, l’auteur à aussi écrit un yaoi : Ultra panic. Bien évidemment il n’est pas licencié en France et je n’ai pas non plus trouvé de scan.

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Furari, le cartographe qui marche

furari - vue de Edo

Avec Furari, on retrouve Taniguchi tel qu’on le connaît. Un homme marche et regarde autour de lui. Ici c’est un géomètre cartographe qui arpente les rues d’Edo. Il compte ses pas pour mesurer les distances et, chemin faisant, il observe les paysages, fait des rencontres, s’identifie aux animaux qu’il croise et tente de voir le monde à travers leurs yeux l’espace d’un instant.

Furari n’est pas une surprise, on y retrouve des thèmes que l’auteur traite ailleurs. Tout de suite on pense à Le Promeneur, qui, de façon différente nous montre les rues de la même ville, devenue depuis Tokyo. Les deux marchers, s’ils ne partagent pas la même époque, ni le même but, ont en commun la capacité de s’émerveiller des petits détails que le paysage urbain leur offre.

Furari signifie « au gré du vent », nous c’est au gré des pages qu’on découvre la ville d’Edo et le mode de vie de l’époque. Ce qui ajoute un plus pas inintéressant au lecteurs curieux de l’histoire japonaise. On y découvres des paysages qui rappellent les estampes Ukiyo-e et tout particulièrement celles de Hiroshige.

                 furari - le milan  Hiroshige-Utagawa-Sun

Dans le Milan dessiné par Taniguchi on reconnais tout de suite celui de Hiroshige (Cents Vue de Edo)

Plus loin on voit également des renards qui me rappellent une autre estampe de Hiroshige.

Autre pan de la culture japonaise que ce manga nous fait approcher : la poésie et plus particulièrement les haiku. Avec notre cartographe marcheur, nous faisons la connaissance d’un jeune poète du nom de Issa. Issa est un célèbre poète japonais (1763-1828). Ici Taniguchi le met en scène alors qu’il n’est pas encore connu. Les deux hommes parleront poésie, puis, ensemble ils s’interrogeront sur le mode de vie des poètes, qui eux aussi marchent, voyageant pour faire connaître leur art.

 furari-copie-1.jpg

Si la rencontre avec Issa est très intéressante, celle avec un vieux cerisier, une libellule, ou un pêcheur ne le sont pas moins. A chaque chapitre une nouvelle marche, une nouvelle rencontre.

Un manga comme Taniguchi sait les faire, tout en poésie, rempli de petits riens, un vrai plaisir à lire.

furari.jpg

Titre VO : ふらり

Auteur : Jirô Taniguchi

Éditeur VF : Casterman, collection écriture

Éditeur VO : Kôdansha

Prépublication : Morning

Année : 2010

Type : seinen

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Nitaboh

Nitaboh est un long métrage d’animation réalisé par Akio Nishizawa (西澤 昭男), dans les studio de WAO! World, en 2004.
Titre original : 仁太坊-津軽三味線始祖外聞 (Nitaboh tsugaru shamisen shiso gaibun)
Nitaboh.png
Synopsis:
Le film s’inspire de la biographie de Nitaboh, personnage historique japonais, écrite par Daijo Kazuo.
Nitaboh (仁太坊), de son vrai nom Akimoto Nitarô (秋元仁太郎), vecu entre 1857 et 1928. Né à la fin de l’ère Edo, il grandira durant la restauration Meiji (1868 – 1912), époque de grands bouleversements sociaux-économique au Japon.
préfecture d'Aomori
Nitaboh est originaire de Kanagi (金木), village de la région de Tsugaru. Le Tsugaru se situé dans l’actuelle préfécture de Aomori (青森県), à l’extrême nord de l’île de Honshû (本州), île principale de l’archipel japonais.
Fils de pêcheur, il devient aveugle après avoir contracté une infection. Passionné par la musique, il apprend le shamisen (三味線) avec l’aide d’une musicienne ambulante de passage à Kanagi. Après le départ le la musicienne, il continue d’étudier et de perfectionner seul son art.
La vie ne sera pas tendre avec le petit Nitarô, mais, grâce à ses ami et à son shamisen, il affrontera les adversité avec courage. Il vivra en pratiquant le kadotsuke (門付け) : jouer à la porte des maison jusqu’à obtenir de la nourriture ou un peu d’argent. Au fil du temps il met au point un style musical particulier, plus rythmé et énergique que celui pratiqué par les moines ambulants de la région (membres de la guilde de musiciens aveugle Toudou, dissoute au moment de la restauration Meiji). Le style musical de Nitaboh prendra le nom de Tsugaru Shamisen (津軽三味線).
Solo de Nitaboh :
Petite page de lexique proposé par le site officiel du film : link

Côté technique :
Directeur d’animation / charadesign : Junichi Takaoka
Directeur musical : Makoto Kuriya
Au shamisen : Hiromitsu Agatsuma
Au chant : Yae
Directeur graphique en chef : Hiroshi Kugimiya
Mise en scène : Yasuhiro Geshi
Directeur artistique : Tadashi Kudo
Plus d’info sur le site officiel du Film : Nitaboh
  Edit : le film est désormais disponible en DVD chez Asiexpo

Mon avis :
Je ne pouvait qu’aimer ce film, moi qui écoute des heures durant le tsugaru shamisen ! La musique y est superbe. De nombreux morceaux de shamisen, de styles différents : les moines ambulants, la joueuse de shamisen qui devint le professeur du petit Nitarô, puis Nitarô lui même dont le style progresse et évolue tout au long du film… De la flûte aussi ! Un joueur de shakuachi (flûte en bambou traditionnelle) ambulant fait une brève apparition, et c’est un enchantement pour les oreilles !
Parmi les nombreux morceau qui peuplent le film, il y a bien-sûr le solo de Nitaboh dont j’ai poste la vidéo plus haut, superbe! Il est précédé par un morceau joué par un moine, très beau aussi. Puis, j’avoue avoir un petit faible pour cette chanson accompagnée au shamisen. C’est la chanson qui séduira le petit Nitarô et le décidera a vouloir apprendre le shamisen. Dans l’histoire c’est Tamana qui interprète se morceau, elle deviendra le professeur de Nitarô. Côté coulisse, c’est Yae qui prête sa magnifique voix à Tamana le temps de la chanson.
Au delà de la musique, ce film est très intéressant par le contexte historique qu’il nous montre. Si la vie de Nitaboh en est le sujet principal, on peut voir en filigrane les important bouleversement sociaux que vit le Japon pendant les année de la Restauration Meiji. Si Nitaboh adapte la musique qu’il a appris pour en faire son style propre, toute la société de l’époque doit s’adapter aux changement et trouver un nouvel équilibre. Nous somme dans une petite ville, au nord de Honshû, bien loin d’Edo à peine devenue Tokyo. Si la plupart des habitants semblent ne pas trop se soucier de ces changement, on sent qu’ils sont là et que la société est sur le point d’évoluer.
S’il n’est pas rare de voire les différentes époques historiques du Japon mise en scène dans l’anime, c’est souvent très romancé et librement inspiré de fait réel. Ici, le film s’inspire de la biographie écrite Daijo Kazuo, qui est aussi romancée, mais dans le but était de rendre la véritable vie de Nitaboh. Akio Nishizawa a également un souci d’authenticité dans la réalisation de ce film, il a en effet retravaillé le scénario plusieurs fois à fin de le rendre le plus réaliste possible.
Le film est, par ailleurs, très bien réalisé, avec un graphisme très agréable et une bonne animation. Ce souci d’authenticité que Nishizawa accorde a son scénario se retrouve également dans le dessin, notamment des décors et dans l’animation; 7000 dessins ont servi pour réaliser la dernière scène du solo de Nitaboh (voir vidéo plus haut), les dessinateurs ont suivi les mouvement des main de Hiromitsu Agatsuma afin de rendre au mieux la gestuelle du musicien dans leur dessin.
L’histoire est également très émouvante. Le sort n’est pas tendre avec le petit Nitarô. Mais il ne se laisse pas abattre et survit à toutes les adversité. Nishizawa réussi à nous transmettre la force de ce personnage. Et même à dépasser l’histoire pour nous transmettre un message qui peut s’appliquer à nos vie actuelles : garder espoir, rester fort et s’adapter, tout comme Nitaboh, chercher à toujours s’améliorer, se dépasser. Message déjà vus dans nombreuses anime, j’en convient, mais qui passe, ici, très bien. On ressort de ce film ému et revigoré, les oreilles pleine de belles musique. Pour un premier film je dirais que c’est une superbe réussite.

Akio Nishizawa :
Né en 1942 à Tokyo, il étudie la littérature à l’Université de Kyoto. En 1977 il fonde ce qui deviendra la fondation WAO Corporation, réseau d’écoles privée et entreprises d’enseignement.
Après avoir longtemps travaillé dans l’éducation. Il fonde en 2000 un studio d’animation, le Wao World Co. Grâce au quel il pourra concrétiser son rêve d’enfant : devenir réalisateur. Il écrit lui même les scénario des film qu’il réalise.
Nitaboh est le premiers film tout public produit par ses studio. Ce film, de nature pédagogique, obtient le soutien du Ministère de l’éducation japonais. Présenté au Festival international de la bande-dessinée et de l’animation de Séoul (SICAF) en 2006, le film remporte le grand prix.
En 2007 il réalise La Chorale (Furusato – Japan) qui est présenté au Festival du film Asiatique de Lyon ou il remporte le premier prix dans 2 catégorie.
 Dispo en DVD chez Kaze
Son troisième film sort en 2009 : Symphony in Agust, également présenté au festival de Lyon où il remporte le 2ème prix.
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Kazemakase Tsukikage Ran

kazemakase.jpg

Kazemakase Tsukikage Ran est un anime des studios Madhouse Production, réalisé par Daichi Akitarou en 2000. La série compte 13 épisodes de 24 minutes.

Synopsis:

Deux femmes voyagent seules à travers le Japon de la fin de l’ère Edo. Leur chemins se croisent et se recroisent au tours de quelques bouteilles de saké.

Chaque épisode est une nouvelle petites aventure

Personnages principaux:

tsukikage-2.jpgTsukikage Ran est une femme ronin, très
belle et extraimemnet douée avec son sabre. Par desous tout elle aime sa liberté et le saké. D’une nature froide et distante, elle ne se laisse pas facilement surprendre et ne perd son calme
que si elle n’as plus de saké. Toujours fauchée, trop feignante pour travailler, elle compte sur son amie pour payer l’addition. Malgré son apparent mauvais caractère, elle finit toujours par
défendre la justice.

myao 1Myao  est une jeune femme adepte du Nekotekken (poing
du chat), école d’art martiaux chinois. Elle est très naïve, voire un carrement idiote, mais a un grand coeurs, et prends toujours la défence des faibles. Dès sa première rencotre avec
Tsukikage Ran, elle s’enquiche de cette dernière avec qui elle aime voyager même si cela veut dire… toujours paye les note de restaurant.

Critique :

Le graphisme de cette série, bien réalisé, n’offre rien d’original. Ce que j’aime dans cette série c’est surtout l’ambiance un peu décalé, ses antihéroïnes toujours en quête de saké. Le ton y est
facilement moralisateur, toujours à défendre les faibles, la justice… mais ça ne manque pas d’humour. De plus, les femme qui n’ont pas besoin d’être sauvées par des hommes sont assez rares dans
les animes pour qu’on s’y attarde un peu. En résumé : c’est un bon anime, agrèable et très court (seulement 13 épisodes) se qui me convient tout à fait (j’ai horreur
des animes fleuves avec leur 300 épisodes).

Opening : « Kazemakase » chanson enka interprété par Akemi Misawa

 

J’avoue que j’ai un faible pour cet opening , ça sonne un peu vieillot, mais ça met tout de suite dans l’ambiance de
l’anime, décalé et nonchalant.

La série n’est pas licencié en France, vous pouvez voir une fansub des 13 épisodes en streaming sur manga passion

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