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Premières lignes #12 – 11 Novembre

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui je vous propose de découvrir les premières lignes d’un roman jeunesse : 11 novembre de Paul Dowswell. En réalité je vous propose les premières lignes des trois premiers chapitres car elle montrent comment se structure tout le roman et c’est ce qui m’a donné envie de le lire.

Chapitre 1

Mardi 11 novembre 1918, 2 heures du matin.

A proximité du front allemand.

Alex Mayer dormait, la tête appuyée sur une écharpe de laine noire pressée contre la fenêtre du compartiment. Bercé par le rythme régulier des roues sur les rails, il avait réussi, au terme d’un voyage cauchemardesque depuis Berlin, à sombrer dans un sommeil bien plus profond que celui des nuit précédentes.

[…]

Chapitre 2

2 heures du matin.

A proximité du front britannique.

William Franklin sentit la terre trembler sous ses pieds. Il ne s’agissait pas des secousses irrégulières d’un bombardement d’artillerie, ni du martèlement rythmé d’une longue colonne de fantassins en marche, mais un grondement profond et sonore… de ceux que seul un gros vehicule blindé pouvait produire.

[…]

Chpitre 3

2 heures du matin.

Base aérienne des l’Américan Air Service.

Eddie Hertz dormait sur un luxueux matelas de plumes dans une ferme de Prouvy, près de la frontière belge. Tris semaines auparavant, son escadron avait avancé depuis Doullens, et il s’habituait très bien à son nouvel environnement.


challenge WWI

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Premières lignes #11 – Insoumises

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine je partage avec vous les premières lignes d’un recueil de nouvelles que je viens de terminer et que j’ai beaucoup aimé.

J’aime écouter, mais j’ignore si je une bonne conseillère. J’écoute beaucoup. Je fais mienne la voix d’autrui, je fais miennes ses histoires. Et, dans la quasi-jouissance de l’écoute, je sèche les yeux – non les miens, mais ceux de celle qui raconte. Et, quand une larme mienne se fait plus rapide que le geste de ma main et court sur mon visage, je laisse mes larmes vivre.

Je confesse ensuite à celle qui me raconte que oui, je suis émue par cette histoire que je n’ai jamais entendue et que je n’aurais jamais imaginée pour quelqu’un.

Ainsi, ces histoires ne sont pas entièrement miennes, mais elles m’appartiennent presque, dans la mesure où, parfois, elles se (con)fondent avec la mienne.

J’invente ? Oui, j’invente, sans l moindre pudeur. Eh bien quoi, les histoires ne sont-elles pas inventées ?  Même les vraies, quand elles sont racontées. Je mets au défi quiconque de relater fidèlement un événement passé. Entre le fait et la narration du fait, quelque chose se perd. Il faut combler  l’omission. Car le réel vécu est compromis. Et lorsque l’on écrit, le compromis (ou le non-compromis) entre le vécu et l’écrit creuse encore plus le fossé.

J’affirme que, en rapportant ces histoires, je poursuis l’acte prémédité de tracer un écrit-vie.

Couverture Insoumises

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Premières lignes #10 – Le feuilleton d’Hermès

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

La dernière fois je vous ai partagé les premières lignes du Feuilleton de Thésée, un très beau et bon livre que nous avions lu l’année dernière avec Mimiko. Cette année nous nous sommes lancé dans la lecture d’un deuxième livre de la même série : Le Feuilleton d’Hermès de Murielle Szac (illustré par Jean-Emanuel Duvivier) aux éditions bayard jeunesse.

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Le soleil se levait à peine quand Hermès sortit du ventre de sa mère. Il s’étira, bâilla et sauta aussitôt sur ses pieds. Puis il courut à l’entrée de la grotte où il venait de naître, pour admirer le monde. « Comme c’est beau ! », murmura-t-il.

C’était une bien étrange naissance. Avait-on jamais vu un enfant qui, aussitôt né, se mette à marcher et à parler ? Mais cet enfant-là vivait au pays des dieux. Cet enfant-là vivait au commencement du monde. En des temps mystérieux, où tout était possible.

 

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#lecturedusoir #mythologie #litteraturejeunesse #bookgram

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Premières lignes #9 – Le feuilleton de Thésée

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui j’ai choisi les premières lignes d’un livre que j’aime beaucoup et que nous avons lu l’année dernière avec Mimiko en guise de lecture du soir : le feuilleton de Thésées de Murielle Szac et illustré par Rémi Saillard.

Le soleil se levait à peine, quand Thésée se faufila hors du palais de Pitthée, son grand-père. Il portait ses sandales à la main, mais ses pieds nus sautaient de pierre en pierre comme s’ils avaient été chaussés. L’enfant se dépêchait pour arriver au sommet de la falaise avant qu’il ne fasse jour. En quelques minutes, il atteignit son but : dominer la mer.

Couverture Le feuilleton de Thésée


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premières lignes #8 – Sauveur et Fils

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine j’ai choisit de partager les première ligne de ma nouvelle lecture. Enfin je prends le temps de commencer la série Sauveur et Fils de Marie-Aude Murail (école des loisirs). ça fait un petit moment qu’elle m’attend tout en haut de mal pal, mais mes dernières lectures m’ont pris plus de temps que prévu. A l’heure ou je partage ses ligne, je ne connais de ce roman que ces quelques ligne et la très bonne réputation qui le précède. J’espère qu’il sera à la hauteur de sa réputation. Ce premières lignes en tout cas me donnent envie de poursuivre la lecture.

semaine du 19 au 25 janvier 2015

Sauveur ouvrit la porte de la salle d’attente en douceur. Si les gens n’étaient pas prévenus, ils avaient un moment de surprise en l’apercevant.

-Madame Dutilleux ?

Madame Dutilleux arrondit les yeux et Margaux baissa les siens.

-Nous avons rendez-vous. Je suis Sauveur Saint-Yves. C’est par ici.

Il désigna son cabinet de consultation de l’autre côté du couloir puis s’efaça. En passant devant lui, madame Dutilleux, la quarantaine, menue dans son jean slim, resserra la ceinture de sa veste en cuir. Margaux, 14 ans, s’enrobant ou se dérobant dans sa doudoune, laissa flotter son écharpe de laine et ses long cheveux.

Sauveur captait tous les signaux qu’envoient les corps, surtout à ce moment très intense de la première fois. Les quelques pas de Margaux et de sa mère pénétrant sur son territoires lui firent sentir l’hostilité de l’une et la méfiance de l’autre.

-Où on se met ? dit Margaux, la voix rogue.

-Vous choisissez… Mais vous me laissez mon fauteuil.

Sauveur avait la voix caressante de Nat King Cole chantant : « Unforgettable, that’s what you are… » Madame Dutilleux piqua des fesses sur un bord de canapé et se tint assise, de dos raide et les main à plat sur ses cuisses serrées. Margaux lâcha son sac à dos et s’affala à l’autre extrémité du canapé, un bras dans le vide et son écharpe balayant le parquet. Ni l’une ni l’autre ne s’étaient attendue à un interlocuteur noir de 1.90 mètre, plutôt décontracté dans son costume sans cravate.

-Vous êtes docteur ? s’étonna naïvement madame Dutilleux

Couverture Sauveur et fils, tome 1

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premières lignes #7 – la combe aux Loups

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Ma dernière participation remonte à pratiquement un mois. Je suis pas très régulière, mais c’est un rendez-vous que j’aime bien parce que ça permet de donner un aperçu des roman plus concret qu’un simple résumé. Ce sont souvent les premières lignes qui nous donnent envie de lire un roman une fois passé l’étape de la couverture et la quatrième de couverture.

Pour cette semaine j’ai choisi un livre que je commence à peine mais qui a de très bonne premières ligne. Le genre de première page qui te donne vraiment envie de lire la suite.

L’année de mes douze ans, j’ai appris à mentir.

Je ne parle pas ici de petites histoires que les enfants inventent. Je parle de vrais mensonges, nourris par de vraies peurs, je parle de choses que j’ai dites et faites et qui m’ont arrachée à la vie que j’avais toujours connues pour me précipiter dans une nouvelle vie.

C’est à l’automne 1943 que mon existence, jusque-là paisible, s’est mise à tourbillonner, non seulement à cause de la guerre qui avait entraîné le monde entier dans la violence et les hurlements, mais à cause de la fille au cœur noir qui arriva dans nos collines et changea tout.

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Premières lignes #6 – Le Bonhomme de Neige

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

J’ai choisi de partager les premières lignes du thriller Le Bonhomme de neige, histoire de vous donner un aperçu du roman que je vous proposais de gagner cette semaine. Pour participer au concours, c’est ici.

Place aux premières lignes :

C’était le jour où la neige arriva. Il était onze heures du matin lorsque d’énormes flocons jaillirent sans prévenir d’un ciel incolore et s’abattirent sur les champs, les jardins et les pelouses  du Romerike, à la manière d’une armada  du lointain espace. À deux heures, les chasse-neige étaient à pied d’oeuvre à Lillestrøm, et à deux heures et demie, tandis que Sara Kvinesland  roulait lentement, précautionneusement, au volant de sa Toyota Corolla  SR5, entre les villas de Kolloveien, la neige de novembre s’étendait tel un édredon sur le paysage ondoyant.

Couverture Inspecteur Harry Hole, tome 07 : Le Bonhomme de neige

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Premières lignes #5 – Le dernier loup-garou

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui je vous propose les premières lignes du roman que je viens juste de commencer : le dernier loup-garou de Glen Duncan. Je n’ai lu qu’une quarantaines de pages et je ne sais pas encore quoi penser du roman. Mais les premières lignes m’avaient donné envie :

« C’est officiel, dit Harley. Ils ont tué le Berlinois il y a deux nuits. Tu es le dernier. » Un silence, puis : « je suis désolé ».

Hier soir. Dans la bibliothèque de l’étage, chez lui, à Earl’s Court. Il se tenait légèrement penché en avant, crispé, entre la cheminée de pierre et le canapé sang-de-bœuf. J’occupais le fauteuil près de la fenêtre, un verre de Macallan de quarante-cinq ans d’âge et une Camel filtre à la main, les yeux fixés sur la nuit londonienne où la neige tombait dru. Parfum de mandarine, de cuir et de pin en combustion. Les quarante-huit heures écoulées n’avaient pas complètement dissipé l’engourdissement de la Malédiction : le loup s’attarde toujours dans les poignets et les épaules. Malgré ce que je venais d’entendre, je me disais : Je vais demander à Madeline de me masser ; huile de jasmin tiède et main magnolia aux ongles démesurés que je n’aime pas – que je n’aimerai jamais.

Couverture Le Dernier loup-garou

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Premières lignes #4 – Ecrire une chronique de Christine Berrou

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures. Aujourd’hui ce ne sera pas les premières lignes d’un roman, mais d’un manuel pratique que je suis en train de lire : écrire une chronique presse, radio, télé web de Christine Berrou publié par Eyrolles dans la collection  Les Atelier d’Ecriture.

Couverture Ecrire une chronique presse, radio, télé, webCher lectueur, chère lectrice, je vous remercie de ce que vous venez de faire, à savoir ouvrir mon livre et en lire les premières lignes. C’est un geste qui se perd, et rien que pour ça, veuillez trouver ci-joint un bisous en onomatopée, le voici : smack.

J’ai trouvé cette façon de commencer plutôt amusante. Ce n’est pas tout les jours qu’on commence un livre avec un bisous en pièce jointe. 😀

La suite du livre est plaisante aussi, mais j’attends de l’avoir fini pour vous en parler d’avantage.

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Premières lignes #3 – Agatha Raisin and the Quiche of Death

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures. Aujourd’hui je vous propose les premières lignes du tome 1 d’Agatha Raisin que j’ai commencé ce weekend à l’occasion du Marathon de lecture British Mysteries .

Couverture Agatha Raisin and the first two tantalising casesMrs AgathaRaisin sat behind her newly cleared desk in her office in south Molton Street in Mayfair. From the outer office came the hum voices and the clink of glasses as the staff prepared to say farewell to her.

For Agatha was taking early retirement. She had built up the public relations firm over long hard years of work. She had come a long way fromher working-class background in Birmingham. She had survived an unfortunate marriage and had come out of it, separeted and battered in spirit, but determinated to succeed in life. All her business efforts were to one end, the realization of a dream – a cottage in the Costwolds.

A Touch of England: Cotswold Cottage
source image : A Touch of England: Cotswold Cottage

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