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Premières lignes #18 – La Romance de l’ogre Yosipovitch

Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

C’est mon impressionnante PAL roman jeunesse que j’ai encore une fois pioché les premières lignes que je vais partager avec vous aujourd’hui. J’ai pioché au hasard est c’est La Romance de l’ogre Yosipovitch qui est ressorti. Et c’est à l’occasion de ce rendez-vous que je découvre ses premières lignes. Et, ma foi, ça me donne très envie de le placer tout en haut de la PAL, peut-être même de le glisser directement dans mon sac, pour mon prochain trajet en train. (Quand on me demande pourquoi j’habite si loin de mon lieu de travail, je réponds toujours : « mais pour pouvoir lire dans le train ! Comment ferais-je, sinon, pour trouver du temps pour lire ? XD ).

Revenons à nos moutons ! La romance de l’ogre Yosipovitch est un roman jeunesse écrit par Matthieu Sylvander et illustré par Anaïs Vaugelade, publié par l’école des loisirs dans la collection neuf.

Préambule : Les Noires Forêts de l’Oural

Les Noires Forêts de l’Oural, là-bas, aux confins de la Sibérie éternelle, sont profondes, sinistres, et très mal fréquentées. Les rares explorateurs à en être revenu prétendent, au fil de leurs livres et de leurs conférences, qu’elles sont habitées par des créatures monstrueuses. C’est très vrai, même si ces pseudo-explorateurs sont probablement des vrais imposteurs. On ne revient pas des Noires Forêts de l’Oural

Ça ne vous donne pas envie ? Moi j’adore se ton décalé, j’ai hâte de découvrir la suite.

⇒ Retrouvez toutes nos premières lignes chez Ma lecturothèque

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Premières lignes #17 – Les Amazones

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Cette semaine j’ai décidé de partager avec vous les premières lignes d’une de mes lectures en cours : Les Amazones de AdrienneMayor (éditions La Découverte).

Couverture The Amazons: Lives & Legends of Warrior Women across the Ancient World

Prologue
Atalante, l’Amazone grecque

Le roi Iasos ne voulant que des fils, il abandonna sa fille dans les montagnes accidentées d’Arcadie, dans le sur de la Grèce, où elle était condamnée à une mort certaine. Cependant, une mère ourse pris soin du bébé. Des chasseurs trouvèrent l’enfant sauvage et l’appelèrent Atalante. Tarzan femelle, Atalente était d’instinct une athlète et une chasseresse. Capable de se débrouiller toute seule, elle « n’avait rien de féminin ou de tendre », se battait comme une ourse et pouvait distancer n’importe quel homme ou animal à la course. Elle aimait se battre et sa force lui assura la victoire à la lutte sur le héros Pélée. Garçon manqué intrépide, le plus grand bonheur de ce personnage mythologique était de vagabonder, seul, dans la forêt, armé de son arc et de sa lance. Le monde sauvage dans lequel Atalante vivait n’était pas sans dangers, mais quand deux centaures malveillants tentèrent de la violer, elle les transperça de ses flèches.

J’ai découvert la légende d’Atalante dans ce livre et je l’ai beaucoup aimé, je vais bientôt en reparler.

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Premières lignes #16 – Le petit prisonnier

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Cette semaine, c’est dans la bibliothèque de Mimiko que je suis allé piocher un petit roman pour partager ses premières lignes : le petit prisonnier de Jean-Marc Pitte.

Elle a lu ce livre en CM1. J’avais été étonné par le choix du thème, franchement pas très gai. Finalement Mimiko a vraiment accroché à ce livre qui lui avait été offert par la maîtresse.

Dans ce livre il est question d’esclavage de nos jours. Le héros est un petit esclave qui réussit à s’enfuir et redevenir enfin livre. Un thème difficile, mais un livre très bien fait, agréable à lire, prenant, avec un héros attachant. Mimiko a beaucoup aimé.

Le petit Prisonnier

CHAPITRE 1

Je me suis réveillé encore plus tôt que d’habitude, ce matin. C’est à cause du chat. Il est de nouveau venu se servir dans les casseroles que je n’ai pas eu la force de laver hier soir. C’est un chat très laid, très vieux et très pelé. Dans les endroits où il lui reste encore des poils, sa couleur est indéfinissable, couleur poussière. D’ordinaire, ce chat a peur de tout. Il a pris beaucoup de coups. Alors il n’entre dans la cuisine que quand elle est vide… ou quand j’y suis seul. Il ne semble pas avoir peur de moi. Peut-être parce qu’il sait que j’ai pris beaucoup de coups aussi. Peut-être parce qu’il a compris, dans sa tête de chat galeux, que je ne suis personne.

sur le site de Lire c’est partir

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Premières lignes #15 – Gulliver Voyage à Lilliput

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Cette semaine, j’ai choisi un classique : Gulliver – Voyage à Lilliput de Jonathan Swift, dans la version abrégé récemment sortie aux éditions l’école des loisir.

Chapitre I

l’auteur fournit quelques renseignements sur sa naissance, sa famille et les premiers motifs qui le portèrent à voyager. Il fait naufrage et parvient à la nage dans le pays de Lilliput. On l’enchaîne et on le transporte à l’intérieur des terres.

Mon père avait un petit bien dans le comté de Nottingham. J’étais le troisième de ses cinq fils. Quand j’eu quatorze ans, il m’envoya au collège Emmanuel, à Cambridge, où pendant trois années, j’étudiai avec application. Ma pension étant trop lourde, on me mit ensuite en apprentissage, à Londres, chez M. James Bates, chirurgien célèbre, auprès de qui je demeurais quatre ans. De temps en temps, mon père m’envoyait un peu d’argent, et je l’employais à étudier la navigation, ainsi que diverses connaissances mathématiques nécessaires à ce qui se proposent de voyager sur mer, car je prévoyais que telle serait tôt ou tard ma destinée.

Couverture Le voyage à Lilliput

Ce premier paragraphe ne m’a guère donné envie, je m’attendais à m’ennuyer. Finalement c’est plutôt une agréable surprise. Enfin, heureusement quand même que c’est une version abrégée !

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Premières lignes #14 – La fille sans nom

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Aujourd’hui j’ai choisi de partager avec vous les premières lignes d’un roman que je commence à peine. Je ne sais pas encore ce que je penserais de cette lecture. Mais j’ai adoré le chapitre d’introduction !

Couverture La fille sans nom

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Une ombre sur l’eau

La rue est sombre et silencieuse.

Je n’ai pas l’habitude d’être dehors à cette heure là.

Il est quatre heure du matin. La ville est déserte, c’est l’heure des chats, des chauves-souris…

Et des fugueuses.

Parce que c’est ce que je suis. Une fugueuse. Je viens de m’enfuir de la maison.

Je dois être complètement dingue.

Ou désespérée.

Sans doute les deux.

Quitter ma maison, ma chambre, mon lit, ma couette chaude, pour quoi déjà ?

Pour donner une leçon à mes parents. Parce que la communication n’est plus possible entre nous. J’ai beau parler, j’ai l’impression d’être face à un mur. Deux murs, même. Béton d’un côté, brique de l’autre. On s’y écorche les phalanges, mais rien ne bouge. C’est toujours les murs qui gagnent, quelle que soit la force de nos coups.

La Fille sans nom, Maëlle Fierpied, l’école des loisirs.

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Premières lignes #13 – Au Revoir Là-haut

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas pris le temps de partager avec vous quelques premières lignes. Ma chronique sur le roman de Pierre Lamaitre : Au revoir Là-haut prévue pour demain matin, m’a donné envie de reprendre ce rendez-vous pour vous partager le début de ce roman que j’ai beaucoup aimé (mais ça je vous en parle demain !)

NOVEMBRE 1918

1

Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bien-tôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas mal de scepticisme les rumeurs annonçant un armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu’à la propagande du début qui soutenait, par exemple, que les balles des boches étaient tellement molles qu’elle s’écrasait comme des poires blettes sur les uniformes, faisant hurler de rire les régiments français. En quatre an Albert en avait vu un paquet, des types mort de rire en recevant des balles allemandes.

Couverture Au revoir là-haut

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Premières lignes #12 – 11 Novembre

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui je vous propose de découvrir les premières lignes d’un roman jeunesse : 11 novembre de Paul Dowswell. En réalité je vous propose les premières lignes des trois premiers chapitres car elle montrent comment se structure tout le roman et c’est ce qui m’a donné envie de le lire.

Chapitre 1

Mardi 11 novembre 1918, 2 heures du matin.

A proximité du front allemand.

Alex Mayer dormait, la tête appuyée sur une écharpe de laine noire pressée contre la fenêtre du compartiment. Bercé par le rythme régulier des roues sur les rails, il avait réussi, au terme d’un voyage cauchemardesque depuis Berlin, à sombrer dans un sommeil bien plus profond que celui des nuit précédentes.

[…]

Chapitre 2

2 heures du matin.

A proximité du front britannique.

William Franklin sentit la terre trembler sous ses pieds. Il ne s’agissait pas des secousses irrégulières d’un bombardement d’artillerie, ni du martèlement rythmé d’une longue colonne de fantassins en marche, mais un grondement profond et sonore… de ceux que seul un gros vehicule blindé pouvait produire.

[…]

Chpitre 3

2 heures du matin.

Base aérienne des l’Américan Air Service.

Eddie Hertz dormait sur un luxueux matelas de plumes dans une ferme de Prouvy, près de la frontière belge. Tris semaines auparavant, son escadron avait avancé depuis Doullens, et il s’habituait très bien à son nouvel environnement.


challenge WWI

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Premières lignes #11 – Insoumises

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine je partage avec vous les premières lignes d’un recueil de nouvelles que je viens de terminer et que j’ai beaucoup aimé.

J’aime écouter, mais j’ignore si je une bonne conseillère. J’écoute beaucoup. Je fais mienne la voix d’autrui, je fais miennes ses histoires. Et, dans la quasi-jouissance de l’écoute, je sèche les yeux – non les miens, mais ceux de celle qui raconte. Et, quand une larme mienne se fait plus rapide que le geste de ma main et court sur mon visage, je laisse mes larmes vivre.

Je confesse ensuite à celle qui me raconte que oui, je suis émue par cette histoire que je n’ai jamais entendue et que je n’aurais jamais imaginée pour quelqu’un.

Ainsi, ces histoires ne sont pas entièrement miennes, mais elles m’appartiennent presque, dans la mesure où, parfois, elles se (con)fondent avec la mienne.

J’invente ? Oui, j’invente, sans l moindre pudeur. Eh bien quoi, les histoires ne sont-elles pas inventées ?  Même les vraies, quand elles sont racontées. Je mets au défi quiconque de relater fidèlement un événement passé. Entre le fait et la narration du fait, quelque chose se perd. Il faut combler  l’omission. Car le réel vécu est compromis. Et lorsque l’on écrit, le compromis (ou le non-compromis) entre le vécu et l’écrit creuse encore plus le fossé.

J’affirme que, en rapportant ces histoires, je poursuis l’acte prémédité de tracer un écrit-vie.

Couverture Insoumises

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Premières lignes #10 – Le feuilleton d’Hermès

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La dernière fois je vous ai partagé les premières lignes du Feuilleton de Thésée, un très beau et bon livre que nous avions lu l’année dernière avec Mimiko. Cette année nous nous sommes lancé dans la lecture d’un deuxième livre de la même série : Le Feuilleton d’Hermès de Murielle Szac (illustré par Jean-Emanuel Duvivier) aux éditions bayard jeunesse.

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Le soleil se levait à peine quand Hermès sortit du ventre de sa mère. Il s’étira, bâilla et sauta aussitôt sur ses pieds. Puis il courut à l’entrée de la grotte où il venait de naître, pour admirer le monde. « Comme c’est beau ! », murmura-t-il.

C’était une bien étrange naissance. Avait-on jamais vu un enfant qui, aussitôt né, se mette à marcher et à parler ? Mais cet enfant-là vivait au pays des dieux. Cet enfant-là vivait au commencement du monde. En des temps mystérieux, où tout était possible.

 

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#lecturedusoir #mythologie #litteraturejeunesse #bookgram

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Premières lignes #9 – Le feuilleton de Thésée

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Aujourd’hui j’ai choisi les premières lignes d’un livre que j’aime beaucoup et que nous avons lu l’année dernière avec Mimiko en guise de lecture du soir : le feuilleton de Thésées de Murielle Szac et illustré par Rémi Saillard.

Le soleil se levait à peine, quand Thésée se faufila hors du palais de Pitthée, son grand-père. Il portait ses sandales à la main, mais ses pieds nus sautaient de pierre en pierre comme s’ils avaient été chaussés. L’enfant se dépêchait pour arriver au sommet de la falaise avant qu’il ne fasse jour. En quelques minutes, il atteignit son but : dominer la mer.

Couverture Le feuilleton de Thésée


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