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Noragami


Noragami

ノラガミ

2014

12 épisodes

Studio Bones

réalisateur : Tamura Kotaro

site officiel

anime non licencié en France

 

L’anime est tiré du shônen manga éponyme de Adachi Toka, commencé en 2010. Il compte 10 tomes et est toujours en cours de publication (non licencié en France maintenant si, voire mon avis sur le tome 1).

Synopsis :

Yato, dieu mineur de la guerre, rêve de devenir un jour un grand dieu populaire, adoré de tous. Mais pour cela il faut de l’argent ! Alors, à l’aide de son arme spirituelle, il exauce tous les vœux pour seulement 500 yen. Mais fatiguée par cette vie de vagabonds son arme spirituelle le quitte et il se retrouve à devoir recherché un chat perdu pour gagner de quoi manger. En recherchant ce chat, il manque de se faire renverser. Hiyori, une jeune lycéenne, le remarque et vient à son secours en se faisant renverser à sa place. Mais voilà, dans l’accident son âme se détache de son corps. Dès lors, son âme, devenue mi-ayakashi, quittera son corps aux moments les plus inopportuns, laissant son corps profondément endormi gésir au coin de la rue. Elle demandera alors à Yato de l’aider à retrouver sa forme normale, souhait que Yato s’empresse d’accepter. Petit problème : il n’a aucune idée de comment faire ! C’est ainsi que Hiyori va se trouver mêlée aux aventures de cet étrange dieu.

Au menu aventure et action, combats contre ayakashi en tout genre, beaucoup d’humour, mais aussi du sentiment et un soupçon de tragédie.

Mon avis :

Ce que m’a tout de suite séduit dans les premiers épisodes de l’anime c’est son humour et le personnage de Yato, dieu clochard porté sur l’alcool aux rêves irréalisables. Il est très drôle, décalé et attendrissant. Le personnages de Hiyori est intéressant aussi. On n’a pas à faire à l’habituelle godiche qu’il faut sans cesse sauver et qui ne sait que chialer. Bon… Hiyori aussi il faut la sauver, et puis elle est innocente, gentille, naïve, pleine de bonne volonté… bref c’est une héroïne de manga ! Mais elle a quelque chose de plus, une personnalité forte, sans être une des héroïnes gueulardes qui tapent d’abord et réfléchissent après. Elle est pleine de tendresse et naïve, surtout quand il est question de sentiment amoureux, mais elle a une réflexion mature et son courage se manifeste surtout dans les décisions qu’elle prends plus que dans les risques ou la bagarre. Ce n’est encore qu’une jeune fille, mais on sent qu’elle peut devenir une femme forte, pas une midinette. Elle est aussi attachante et bien moins caricaturale que de nombreuses héroïnes d’anime tout en restant très classique comme personnage.

Le personnage de Yukine, nouvelle arme spirituelle que Yato prends à son service après quelques épisodes aurait pu être touchant lui aussi, mais ce n’est pas si bien réussi. Yukine est un adolescent dont le sort fut tragique, mais ses réactions, bien que compréhensibles et plutôt réaliste pour un ado, le rendent plus agaçant que touchant. Hiyori se montre bien plus mature que lui.

Au fils des épisodes, le côté humoristique laisse place à plus d’action, puis plus de tragédie. Les larmes commencent à couler et c’est Hiyori qui devient d’abord le héros qui sauve, puis la jouvencelle qu’il faut sauver. cette dernière partie et sans conteste la moins intéressante de toute l’anime. Tout d’abord pour son manque d’originalité : le méchant super-fort-boss final qui menace la belle au cœur pur et sans défense. Le héros beau et fort qui est prêt à mourir pour la sauver… sortez les violons, les cymbales et toutes l’orchestre, c’est du lourd. Oui, un peu trop lourd justement. Alors que l’anime se distinguais par des héros sortant un peu de l’ordinaire, on retombe dans du très classique où tout les personnages ont perdu leur attrait premier. Mais heureusement pour nous cette phase n’est pas trop longue et l’anime se termine avant de nous avoir assommé de banalité.

En conclusion une anime très sympa, court et dynamique, avec de bons personnages qui savent sortir de l’ordinaire tout en restant classique. C’est pas inoubliable mais j’ai pris beaucoup de plaisir à le regarder.

Opening:

Hello Sleepwalkers

Ending :

Tia

-_-_-_-_-

Le coin des curieux

Ayakashi, ça va faire mal !

Nous avons déjà vu apparaitre les ayakashi avec l’anime Mononoke (si vous ne l’avez pas encore vu, remédiez immédiatement à cet impaire !) et Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi.

Dans Noragami, les ayakashi sont des esprits malveillants nés des émotions négatives des êtres humains. Ces émotions négatives se condensent et prennent vie. L’ayakashi ainsi né va à son tour influencer les humains et laisser ses émotions négatives l’envahir et lui faire perdre le contrôle, le faire passer de l’autre côté de la barrière. Leur forme varie, mais leurs intentions sont toujours mauvaises.

téléchargement (1) téléchargement

Plus généralement, le mot ayakashi, désigne les yokai (esprit divers et varié appartenant au folklore japonais) qui apparaissent au bord de l’eau. Les ayakashi sont aussi appellé mononoke. Je n’ai pas vraiment réussi à saisir la différence exacte entre un mononoke, un ayakashi, un yokai ou encore un youi (voir Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi). J’ai le sentiments que plusieurs nom peuvent désigner une même sorte d’esprit et qu’inversement divers types d’esprit peuvent se regrouper sous un même nom. C’est un peu confus, va falloir que j’approfondisse.

Caché ce dieu que je ne serais voir

Ce qui est amusant aussi, dans cet anime, c’est de côtoyer quelques uns des dieux du panthéon japonais.

Tenjin

TenjinTenjin (天神) est le dieu shinto des lettre et des études. Ce dieu est assimilé à Sugawara no Michizane, lettré et poète de l’ère Heian, mort de désespoir après avoir été accusé de trahison contre l’empereur. Juste après sa mort, la capitale fut frappé par de violents orages. On attribua alors ces événement à l’esprit de Michizane en colère. L’empereur, pour apaiser son esprit, rétablit son nom et fit construire un temple afin qu’il y soit vénéré sous le nom de Tenjin, dieu du ciel. D’abord considéré comme un dieu des catastrophes naturelles, on le considérera comme patron des érudits durant la période Edo puisque, de son vivant, Michizane était connu pour son talent de poète. Il est coutume, de nos jours, d’aller prier au temple de Tenjin avant les résultats d’examens.

On associe à Tenjin le prunier (ume) et le taureau.

Le Tenjin de l’anime reste très proche de son modèle.

Sugawara no Michizane par Kikuchi Yôsai

(sources : Kami)

Bishamon

BishamonBishamon (毘沙門) est une divinité bouddhique appelé Vaiśravaṇa en sanskrit. Bishamon est une des 4 divinité des horizons, dieux protecteurs de la loi bouddhique. Il est le roi protecteur du nord. Au Japon il est considéré comme le dieu des guerriers et est assimilé à l’un des trois kami shinto de la guerre, il est aussi appelé Tamon.

Bishamon fait partie des 7 divinités du Bonheur (七福神). Celle-ci arrivent à la nouvelle année pour distribuer des présents aux personnes méritantes. Les sept divinités du bonheur sont souvent représentées sur Takarabune , le navire aux trésors.

Contrairement à Tenjin, ici Bishamon n’a presque plus rien de son modèle si ce n’est qu’elle (parce que dans l’anime Bishamon devient une femme, super sexy en plus) est une grande guerrière.

Bishamon au temple de Tôdai-ji

(source : Vaiśravaṇa)

Ebisu :

KofukoEbisu est le dieu des pêcheurs, des marchands et de la prospérité. C’est aussi un des sept dieux du bonheur.

Dans l’anime Kofuko, déesse de la pauvreté, se fait passer pour lui, mais n’attire que la disgrâce atours d’elle.

statue de Ebisu à Kensen-numa

anime manga aggregator sama Sama It!

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Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi

Ah ! ça fait du bien des vacances ! J’ai enfin le temps de regarder quelques animes. C’est que ça commençait à me manquer !

Histoire de ne pas trop être désorientée, je reprends avec un genre que je connais bien : histoires fantastiques et chasseur de démons s’inspirant du folklore japonais. Aujourd’hui se sera Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi, une série des studios Bones.

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Synopsis :

Edo, ère Tenpô. Ryûdô Yukiatsu, samouraï devenu vagabond, se fait enrôler dans le Bansha Aratamesho, un groupe bien étrange qui, sous les ordre de Ogasawara, débarrasse la ville des Yôi (妖夷), sorte des démons qui s’en prennent aux humains. Ryûdô Yukiatsu possède le pouvoir d’extraire le ayagami de toute chose, autrement dit il peut extraire le vrai nom des chose (sinogramme les représentant) et s’en servir.

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler les ayashi (奇士). La troupe est formée de Ogasawara Hôzaburô, leur chef, jeune samouraï ayant étudié les sciences occidentales et luttant pour le réhabilitation du Rangaku. Edo Genbatsu, prêtre shinto à l’allure féminine. Abi, guerrier des montagnes. Saizô, jeune fille d’un directeur de théâtre travestie en garçon pouvant exécuter une danse divine. Et enfin, dernier à être recruté, Ryûdô Yukiatsu, vagabond de plus de 40 ans doté d’un grand pouvoir (et des superbes yeux).

tenpou.jpg

La série fait 25 épisodes et je les ai enchaînés assez rapidement. Chaque épisode se terminant sur un moment de suspense, difficile de décrocher et d’aller se coucher. L’ensemble est pourtant assez répétitif : un nouveau yôi apparaît, les ayashi arrivent, tentent de le détruire et c’est bien sûr Yukiatsu qui réussi à le tuer. C’est un peu près la trame de tous les épisodes ce qui fait que… on évite tout de même les nuits blanches car on finirait par s’ennuyer à tout regarder d’un coup.

Evidemment, à côté de cette trame principale, on a un développement qui nous permet de mieux connaitre les personnages et leur passé, ainsi que celui de plusieurs personnages secondaires dont une jouant un très grand rôle : Atoru, jeune fille aztèque ayant le pouvoir de créer des yôi.

Dans son ensemble la série est bien construite alliant scènes d’action, humour et émotion. Le côté émotion aurait cependant mérité un meilleur traitement, à force de voir Atoru pleurer, elle commençait à me gonfler et la scène finale (enfin avant épilogue)… bref, on retombe toujours sur les mêmes choses et ici ça marche pas terrible. Ce qui est sympa c’est le caractère des différents personnages, et les combats contre les monstres. L’idée d’extraire le vrai nom des choses et de le transformer en pouvoir est intéressante. Ce n’est pas la première fois que je la voie mais c’est bien exploité. Et si on aime les kanji (petit clin d’œil à Lili) c’est intéressant de voir que les sinogrammes qu’il extrait ont une forme archaïque. Heureusement Ogasawara est là, avec son petit carnet, pour nous traduire, expliquer et montrer le kanji moderne qui en découle.

Graphiquement je l’ai trouvé très sympa, j’aime beaucoup le dessin des yeux que je trouve expressif et charmant, surtout ceux du beau Yukiatsu <3 Et oui, j’ai craqué ! Pour une fois que le héro n’est pas un jeune éphèbe, faut bien que j’en profite ; )

Pour conclure une anime bien sympa. Qui ne me laissera pas un souvenir impérissable mais qui m’a fait passer un bon moment tout en émoustillant ma curiosité.


Fiche technique:

Titre original : 天保異聞 妖奇士

Studio : Bones

Année de production : 2006

Réalisateur : Hiroshi Nishikiori (Jyu Oh Sei)

Idée originale et Scénario : Aikawa Shô (Fullmetal alchimiste)

Chara design : Kawamoto Toshihiro (Cowboy Bebop, Wolf’s rain)

Musique : Otani Ko

Site officiel

Anime non licencié en France, pour une fansub voire ici

Opening 2 de Captain Straydum:

La série a été adapté en manga par Ninagawa Yaeko, à en juger par la couverture, je préfère le chara design original, le personnage sur la couverture manque de personnalité.

 ghost-slayers-ayashi.jpg


Le coin des curieux :

Et oui, dans cet anime il y a matière à émoustiller ma curiosité ! A commencer par les yôi.

Youi :

J’ai l’habitude des créatures mythologiques japonaises et pourtant je ne cesse d’en découvrir. Il y a les youkai qu’on a pu voir dans Natsume no yuujinchou, les mononoke et ayakashi dans Mononoke, les mouryou dans Mouryou no hako et voilà que maintenant on me parle de youi, des soit disant démons qui peuplent les terres japonaise.

Que sont donc ces démons ? Et ben à vrai dire, je n’ai pas trouvé grand chose à ce sujet. Au fait j’ai rien trouvé du tout, si ce n’est la façon dont ça s’écrit sur wikipedia : 妖夷

Faute de trouver autre chose je me suis alors concentré sur ces deux kanji :

妖 (you) est le même sinogramme que l’on trouve dans youkai, peut se traduire par « attractif ». Se kanji peut aussi se lire ayakashi.

夷 (i)  signifie barbares

Tenger me propose une autre écriture : 妖異, mot utilisé comme synonyme de youkai. On y retrouve 妖 suivi cette fois du kanji 異 qui signifie étrange, bizarre. Ce qui colle bien avec leur nature. J’ai d’ailleurs retrouvé ce mon dans le dictionnaire en ligne Denshi Jisho ou l’on nous donne comme traduction « mysterious occurrence » (pour voir le détail des kanji cliquer ici)

ayakashi-ayashi-5594.jpg

Ayashi :

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler ayashi : 奇士

士 (shi) signifie samouraï, quant au caractère 奇 (aya) signifie étrange. Un nom bien trouvé pour ses guerriers de l’étrange qui chassent et pourchassent démons en tout genre. Et, chose amusante, que je vois pour la première fois : les mangent ! Et oui, ces messieurs-dames raffolent de la chair de youi. Une fois le youi détruit celui-ci se transforme en un gros tas de chair dont les ayashi s’empressent de faire ragoût et sushi. La viande de youi aurait, semble-t-il, un goût exquis effaçant toute nourriture terrestre.

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Kawanabe Kyôsai :

kawanabe-kyosai.jpgPersonnage secondaire, le jeune peintre apparaît un peu comme témoin des exploits de nos héros (et soupirant de la belle Atoru). En réalité Kawanabe Kyôsai est un artiste ayant réellement existé. Il est né en 1831 et mort en 1889, peu après la restauration Meiji.

Durant les troubles du Bakumatsu, il se fait un nom en tant que caricaturiste et est même arrêté plusieurs fois par les autorités shogunales. Il est également connu pour ses desseins s’inspirant du folklore japonais.

Ici il n’est encore qu’un jeune apprenti.

Pour voir quelques une de ses peintures cliquez ICI

Ere Tenpô et rangaku :

L’ère Tenpô va de 1830 à 1844. L’anime se déroule durant la 14ème année de l’ère Tenpô, autrement dit la dernière.

Le pays est déjà divisé entre ceux qui veulent assurer l’isolationnisme du Japon et ceux qui veulent ouvrir le pays aux sciences venues d’ailleurs et au commence international.

Ogasawara veut faire reconnait l’utilité du Rangaku. Le rangaku c’est l’étude des sciences occidentales permis par les échanges avec les hollandais, seul à pouvoir commercer avec le Japon durant la période Edo.

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No.6

No.6 est un anime de 11 épisodes produite par les studios Bones en 2011. La série est tiré d’un light novel* éponyme d’Atsuko Asano, également adapté en manga.

 

No.6.jpg

Synopsis :

Shion vit dans la cité No.6, une utopie où la pauvreté n’existe pas. la cité vous fourni tout ce dont vous avez besoin. Ayant des capacités intellectuelles hors du commun, Shion vit dans le cartier le plus luxueux de la ville et est sélectionné pour intégrer l’école d’élite. Mais un soir, il rencontre Nezumi, un jeune criminel en fuite. L’ayant aidé à s’échapper, Shion va se voir retirer tous ses privilèges. 4 ans plus tard, témoins d’étranges accidents, il sera confronté au terrible secret que cache cette ville trop parfaite.

Critique :

Un anime au graphisme classique mais très plaisant.
Malgré le côté clairement shônen-ai* de la relation entre les deux héros, la romance n’efface pas l’intrigue, qui est assez bien mené. Je regrette un peu la surenchère glauque vers la fin de la série. Bien que les scènes choquantes servent à appuyer l’évolution des personnages, elle manquent parfois d’explication pertinente. Mais, malgré une contextualisation pas assez travaillé, la série est très agréable.

Opening :

J’ai un petit faible pour l’oppening de l’anime : Spell, interprété par LAMA 

 

La série n’étant pas licencié en France, vous trouverez une fansub en streaming sur le site de Manga Passion : link

 

Site officiel de l’anime : link

 

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Le livre :

La light novel d’Asano compte au Japon 9 tomes. Les 5 premiers ont été traduits en français par Jean-Charles Vidal et publié par les Éditions du Rocher dans la collection jeunesse.

 

 


*light novel (ライトノベル) : type de roman japonais destiné à un public de jeune adultes. Il ne dépasse généralement pas les 40 à 50.000 signes et est souvent agrémenté d’illustrations. Tout comme le manga, il est généralement pré-publié dans des revue, par chapitre.

*shônen-ai (少年愛) : se réfère au manga et animes relatant des histoires d’amour entre deux jeunes hommes, n’ayant pas de caractère explicitement sexuel. Genre très populaire au Japon. Le terme n’est pas très utilisé au japon à cause d’une ancienne connotation négative. On lui préfère le terme anglais Boy’s Love (ボーイズラブ), abrégé BL.
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