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Shion no ou

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas parlé d’anime ! Ces derniers temps j’ai du mal à trouver une série qui me convienne. J’avais remarqué ce titre lors de sa sortie en manga (King of shôgi). Mais je l’ai laissé de côté jusqu’à récemment. Fatigué de la lecture, j’avais envie de regarder une série et je me suis souvenue de ce titre. Bonne pioche !

L’histoire :

Shion, jeune fille de 13 ans, est une surdoué du shôgi, jeu d’échec japonais. Elle devient professionnel, mais, avec sa promotion, son douloureux passé resurgit. Alors qu’elle n’était âgée que de 4 ans, ses parents ont été assassinés devant elle. Depuis elle a perdu l’usage de la parole. Adopté par son maître de shôgi, elle a grandi entouré d’amour. Mais ses douloureux souvenir resurgissent à cause des menasses qu’elle reçoit. Le meurtrier de ses parents est toujours en liberté. Alors que Shion s’apprête à livrer bataille sur l’échiquier (ou plutôt le shôgiban) lors d’un tournois ouvert à tous, les inspecteurs de polices poursuivent leur enquête pour retrouver le meurtrier.

Mon avis :

22 épisodes pour découvrir que j’avais tout compris à l’épisode 2 ! Enfin… pendant un moment ils ont tout de même réussi à me faire douter de mes conclusions hâtives. En tout cas, cela n’a pas gâché mon plaisir.

En bon anime de sport, les parties de shôgi prennent des allures de véritables terrains de guerre où affrontent de puissants stratèges. La tension des match est très bien rendue. Et j’avais beau ne rien y comprendre, je suivait avec passion le déroulement des parties. Mais l’anime ne s’arrête pas au sport lui même, il réussi un bon mélange entre entrigue sportive et intrigue policière. On suit l’enquête. Et on découvre peu à peu le passé douloureux de Shion. Mais qui est le meurtrier ? Pourquoi a-t-il tué ses parents ? La question que l’on se pose c’est surtout pourquoi.

Ce n’est pas le mystère du sciècle tous les indices sont donné et avec un peu de déduction on comprends tout. Le qui, le comment et le pourquoi. Mais celà reste amusant de voir les différents personnages arriver à ces conclusions. D’épier leur réactions.

Les épisodes ont un bon rythme et on les enchaîne avec plaisir, sans se lasser, sans temps morts. Les personnages sont intéressants et le graphisme plutôt agréable, sauf peut-être pour le personnage principal, Shion, qui a des drôles de proportions. Ses yeux sont trop grands. Mais peut-être, privé de parole, ses yeux sont devenu sa façon de pouvoir s’exprimer c’est pourquoi ils sont si grands.

Une bonne série, excellente façon de découvrir le shôgi. Si cela ne ma pas vraiment donné envie de m’y mettre (les règles ont l’air vraiment trop compliquées pour moi) j’ai néanmoins été ravie d’en apprendre plus sur ce jeu et sur son organisation au Japon.

Le Staff :

titre original :  しおんの王

Réalisateur : Kawase Toshifumi (Ueki no Housoku, Tenjou Tenge)

Chara designer : Numata Seya

Musique : Yamashita Kosuke (Chihayafuru, Ozuma)

Studio : Studio Deen

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Le coin des curieux :

Le manga  etc. :

Avant d’être une série animé, Shion no Ou est un manga dessiné par Jiro Ando et écrit par Masaru Katori. Le manga est disponible en français chez Pika, dans la collection seinen, sous le titre King of Shôgi. La série est terminé en 8 volumes. Elle fut prépublié dans la revue Gekkan Afternoon de 2004 à 2008.

Personnellement je n’ai pas lu le manga et le dessin de Ando n’est pas vraiment pour me plaire. Ceci dit, la critique parue chez Paoru.fr donne envie 🙂

Avec l’adaptation en anime en 2008, Shion no ou, a aussi eu droit à son jeu vidéo pour nintendo DS.

Le shôgi, c’est quoi ?

On parle de jeu et à ce stade vous vous demandez peut-être ce qu’est le shôgi exactement. Voici quelques info pour les plus curieux 😉

Le shôgi (将棋) est un jeu de société traditionnel japonais s’apparentant aux échecs. Deux joueurs s’affrontent sur un plateau de jeu, le shôgiban, dans le but de prendre le roi de l’adversaire. Les joueurs jouent chacun leur tour, en déplaçant leur pièces ou en parachutant une pièce prise sur le plateau. Chaque pièce a un mouvement préci. Quand une pièce s’arrête sur une case occupé, la pièce de l’adversaire est capturé et déposé à côté du plateau. Contrairement au jeu d’échec, les pièces prises peuvent être parachuté sur le plateau à tout moment. Le jeu s’arrête quand le roi de l’un des deux joueurs est échec et mat ou que, sentant la défaite inéluctable, l’un des adversaires abandonne et avoue vaincu.

Très populaire au Japon (on le voix d’ailleurs souvent apparaître au détour d’une page ou d’une scène dans les manga/anime) le jeu est peu rependu en France. Il existe pourtant une fédération du Shôgi française et si vous voulais en savoir plus sur ce jeu, je vous invite à visiter leur site.

shôgiban - shion no ou

anime manga aggregator sama Sama It!

Sekai-ichi Hatsukoi

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui on va parler yaoi ! Jeunes âmes sensibles passé votre chemin.

… non, en fait c’est pas vraiment la peine, c’est bien du boys love, mais avec Sekai-ichi Hatsukoi on est dans du soft. Pas vraiment de quoi choquer les âmes sensibles dans cet anime plutôt fleur bleu.

Commençons pas le commencement. L’histoire. Du classique, rien de bien original dans cette intrigue qui tourne autour d’un couple principal : Onodera et Takano.

Les deux hommes se sont rencontré au lycée et sont sorti ensemble quelques mois. Mais, à cause d’un gros malentendu, Onodera a subitement disparu laissant Takano profondément blasé. Onodera aussi, qui, à l’époque s’est senti rejeté, est devenu un homme blasé, incapable de tomber amoureux.

Dix ans plus tard, Onodera intègre une nouvelle maison d’édition, il avait demandé le département littérature mais se retrouve au département shôjo manga. Une autre mauvaise nouvelle l’attend : le chef du département n’est autre que Takano, ce premier amour qu’il tente d’oublier depuis 10 ans. Celui-ci est toujours amoureux de lui et a bien l’intention de séduire Onodera à nouveau. Onodera, de son côté, veut à tout prix éviter une relation intime avec lui.

 

Comme dans la plupart des yaoi, il n’y a que des personnages masculin et, bien sûr, tous sont gay. Enfin, non, il y a ceux qui disent qu’il ne le sont pas mais qui tombent quand même amoureux d’un autre homme. Bref, il n’y a que des hommes qui aiment des hommes dans tout le département shôjo manga. Ainsi, après le couple principal Onodera/Takano, on voit fleurir d’autres amours masculines.

Il y a d’abord Yoshino Chiaki, mangaka, et Hatori Yoshiyuki, éditeur. Les deux hommes sont amis d’enfance. Yoshino est particulièrement naïf et ne voit rien des sentiments que Hatori éprouve pour lui. Puis, une fois que Hatori a fait sa déclaration, Yoshino ne voit rien aux sentiments qu’éprouve pour lui son meilleur ami Yuu. Et se retrouve pris au piège dans un triangle amoureux dont il ne capte rien du tout. Il est tellement naïf que c’est agaçant. A se demander comment un mec qui écrit des histoires romantiques toute la journée ne voit rien dans la vrai vie… Bref ce couple est on ne peut plus classique. Un cliché maintes fois revu dans le yaoi avec un uke ultra naïf et un seme taciturne, toujours sérieux.

Le troisième (et dernier de la première saison) couple est composé par Kisa Shôta, éditeur de 30 ans assumant parfaitement son homosexualité, et Yukina Kô, jeune vendeur au département shôjo d’une librairie où Kisa a l’habitude de se rendre. Tout commence par Kisa qui craque pour le beau visage de Yukina. Il en est tout déboussolé. Et quand le beau gosse l’embrasse dans un café. Pouf! Par magie, l’homo plein d’assurance qu’il était se transforme en un collégien fébrile et hésitant T_T Et oui, encore plus cliché que le précédent couple.

Dans les saison suivante de nouvelles jolies fleures écloront dans le champ des amours de la maison d’édition. Mais, je ne vais pas tous les énumérer ici.

Vous l’aurais compris, cet anime ne brille pas par son originalité. En tout cas pour ce qui est des relations humaines. Les couples sont très cliché, tous comme les personnages qui ont des caractères et des comportements stéréotypé. Le stéréotype va jusqu’à se retrouver dans le graphisme, les seme font tous une tête de plus que les uke qui, eux,  se doivent d’être petits, mignons, hésitant, gêné, rougissant et à qui ont doit toujours force la main. Même Onodera, qui a un sale caractère et n’hésite pas a se rebiffer contre ses supérieurs et tout particulièrement contre Takano, fini toujours par rougir et se laisser entraîner malgré lui.

Autre cliché très employé dans la série : la jalousie. La confiance ne semble pas tellement de mise ici, et les malentendu sont monnaie courante.

Par ailleurs, on se trouve en présence d’adultes, déjà intégré au monde du travail. On pourrait s’attendre alors à une certaine maturité des personnages et une psychologie travaillé. Mais ici tous ces grands garçons se comportent comme de jeunes adolescents en proie au bouleversement hormonal. La psychologie… il y en a. On se cesse de faire des incursions dans l’esprit de ces hommes qui hésitent, qui se cherchent. Sauf que leur réflexion est aussi resté au stade du lycée. C’est bien normal de se poser des questions, surtout quand on découvre qu’on est amoureux de quelqu’un du même sexe. Mais là, j’ai pas trouvé leur comportement ou leur questionnement mature pour deux sous. Et tout cela tourne en rond, n’avance guerre. Au bout de plusieurs épisodes les personnages sont toujours en proie aux même doutes.

Là vous commençais peut-être à vous demander pourquoi diable je prends autant de temps pour vous parler d’une série que je n’ai pas aimé ?

La réponse est simple : j’ai aimé cette série. J’ai regardé les deux saison et les OAV, tout ça en à peine 3 jours : )

Mais pourquoi ?

C’est cliché à mourir, c’est vrai. Mais c’est quand même très marrant. Il y a beaucoup d’humour. Les gag marchent bien, on s’amuse et on ne se prends pas la tête. C’est frais, c’est léger, ça fait du bien de se mettre en mode girly et de se détendre.

Mais l’humour n’est pas le seul atout de cette série qui brille par son ambiantation. En effet toute la série se déroule dans une maison d’édition et plus particulièrement au sein du département shôjo manga. Contrairement à beaucoup de série où l’on ne voit jamais (ou presque) travailler les personnages, ici le travail occupe une place centrale. On en apprends autant sur le métier d’éditeur et sur le processus de publication des manga que sur les sentiment personnels des personnages. Et ça c’est très intéressant. On sent bien la tension et le stress qu’implique chaque mois la sortie de la revue. Le speed du bouclage, les difficulté de dernière minute, les relations entre mangaka et éditeur… Tout le côté professionnel est très réaliste et vient contrebalancer les personnalités trop puériles des personnages.

Un mot sur le graphisme qui, en revanche, lui est plutôt original. Je ne le trouve pas particulièrement beau, mais il a le mérite des nous offrir quelque chose de différent. Les visages sont plutôt anguleux et les corps longilignes. Le chara design semble d’ailleurs accentuer le côté anguleux, déjà présent dans le travail de la mangaka. On a des explosions de lumières brillantes, fleurs et autres kitchtitudes emprunté au shôjo, mais cela cadre bien avec le contexte et est souvent utilisé dans un but d’autodérision. Parce que oui, c’est kitch, mais c’est pleinement assumé et détourné. Toutes ses fleurs et lumières sont là plus pour nous faire rire que pour nous faire rêver ou soupirer.

Pour finir, une petite fiche technique :

Titre original世界一初恋 
Réalisateur : Kon Chiaki
Studio : Studio Deen
année de production : 2011
Idée original : manga éponyme de Nakamura Shungiku
Chara design : Kikuchi Yoko
Nombre d’épisodes : 2 saison de 12 épisodes chacune + 2 OAV
Ni la série, ni le manga ne sont licencié en France.