Grands et petits écrans

Grands et petits écrans #22 – spécial Mois Anglais

Vous l’aurez remarqué, si vous visité régulièrement ses pages, le rende-vous du vendredi “Grands et petits écrans” a disparu depuis quelques semaines. Avec la nouvelle formule du livret de bord du lundi où je partage aussi bien mes lectures que mes visionnages, je trouve ça un peu redondant. Néanmoins j’aime l’idée de cette rubrique, je la réserve donc à des fournées thématiques ou à l’instar du panier de manga, pour parler un peu plus des séries/films qui m’auront marqué.

Aujourd’hui, je vous propose donc une sélection thématique pour le mois anglais.

le mois anglais 2020

Séries TV

Affiche BroadchurchBroadchurch, saison 1 et 2

Résumé : Une petite communauté britannique devient le centre d’attention des médias après la mort d’un jeune garçon, révélant secrets et suspicions. (source : Sens Critique)

Mon avis : J’ai bien aimé les deux premières saisons. Dans la première, le de l’enquête sur le meurtre d’un garçon de 11 ans, le meilleur ami d’enquêtrice. L’enquête se déroule sur toute la saison, nous avons donc un seul crime, chaque épisode prend le temps d’explorer une piste, un suspect après l’autre, une bonne partie du village y passe. Dans la seconde saison, la série prend une allure différente puis qu’on suit de front deux intrigues, le procès du coupable de la première saison (un coupable que je n’avais pas vu venir, soit dit en passant) et une nouvelle enquête pour le duo d’enquêteurs. Une vieille affaire non résolue, une affaire qui tourmente d’inspecteur depuis un long moment. Encore une fois la victime est une enfant. J’ai beaucoup aimé cette seconde saison qui montre les personnages principaux dans toute leur faiblesse et leur force. Une bonne série policière, dans un esprit classique, avec des clichés de genre et une ambiance assez sombre, mais un jeu efficace et une enquête qui nous tient en halène.

Affiche Case File No. 221: KabukichoCase File No. 221 : Kabukicho

Résumé : Kabukicho, côté Est de Shinjuku, aussi appelé le « quartier-lumière », est le théâtre d’affaires sordides… C’est ici que se trouve un « bureau d’enquête » dirigé par Mme Hudson qui est composé de détectives uniques en leur genre, dont Sherlock, un génie amateur de Rakugo. L’histoire commence lorsqu’un meurtre mystérieux se produit ! (source : Manga news)

Mon avis : je n’ai pas encore terminé la série, mais j’aime beaucoup ce que j’en ai vu pour le moment. Une réinterprétation très originale du célébrissime Sherlock Holmes, on y  retrouve tous les personnages clé: Sherlock, Moriarty, Watson, Mme Hudson, Irene Adler, Mycroft… même les gamins des rues sont là ! Le tout transposé dans une uchronie japonaise. Mme Hudson est un travesti, tenancière d’un bar de nuit et d’une agence de détectives, Watson est toujours égale à lui même, mais Sherlock est un fan de rakugo : chaque affaire se termine donc avec lui en train de donner la résolution du crime sous forme de rakugo. Pour ceux qui ne connaissent pas, le rakugo est une forme de one-man-show traditionnel japonais, où l’acteur joue à lui seul plusieurs personnages, le tout assis sur un coussin en donnant vie par les gestes et les intonations à une histoire souvent humoristique. Dans la série on a même à faire à Jack l’Éventreur. Le tout dans une ambiance délirante, drôle et WTF. Je trouve cette série très drôle et agréable à regarder. Un Sherlock comme je n’en avais jamais vu.

Films

Affiche Robin des boisRobin des bois

Résumé : Dans l’Angleterre du XIII° siècle, Robin et sa bande combattent la corruption. Ensemble, ils vont mener une révolte contre la cupidité de la royauté. (source : Sens Critique)

Mon avis : J’ai regardé ce film après avoir lu la chronique de FondantGrignotte. C’est un gros film d’action à l’américaine, mais il est efficace, ça fonctionne plutôt bien. Ce n’est pas tant l’histoire de Robin des Bois, caché dans ces bois, qui nous est racontée ici, mais plutôt Robin avant de devenir du bois. Comment il en est arrivé à devenir ce héros légendaire. On rencontre donc Robin au retour des croisades, Richard Coeur de Lion est mort et Robin tente de regagner l’Angleterre avec quelques compagnons d’infortune. Bien malgré lui il se retrouve mêlé à un complot royal, les Français veulent profiter de la mort de Richard pour envahir l’Angleterre, un espion se caché à la cour de Jean sans Terre. Celui-ci se montre un bien mauvais roi et Robin se retrouve à rendre la place d’un noble mort au combat. Tout ça pour finir quelques combats plus tard, comme bandit dans les bois. J’ai bien aimé le rythme du film et Marianne y est un personnage intéressant, loin d’être une donzelle en détresse, c’est une femme forte qui gère ses terres depuis le départ de son mari.

Documentaire

JRR Tolkien, des mots, des mondes

résumé :

Retour sur la vie de J. R. R. Tolkien, auteur méticuleux et obsessionnel du Seigneur des anneaux, à travers les différents langages qui ont donné vie à son univers. Avec Michael Lonsdale en récitant classieux.

Le succès phénoménal de l’œuvre de Tolkien ne repose pas sur un simple hasard. Dans ce documentaire, toute la psychologie d’un homme complexe se révèle, entre enfant rêveur et philologue méticuleux. En résulte une biographie délicate de la vie de l’auteur qui a fasciné des générations de lecteurs. Inspiré par les légendes anglo-saxonnes et les sagas nordiques, l’écrivain rêvait à des passés disparus où la dualité opposant le bien au mal primerait sur un système moderne qui ne lui convenait pas. Également professeur de langue, Tolkien, entre deux copies, a commencé à déverser sa nostalgie et ses aspirations dans une œuvre fleuve, préférant recréer de toutes pièces un univers à son image plutôt que de continuer à vivre dans celui qu’il devait subir.

Fantasy chirurgicale
C’est d’abord par ses différents langages que la Terre du Milieu s’est matérialisée. Linguiste et chercheur, Tolkien a développé un large panel de langues inventées, extrêmement codifiées et complexes, dont les diverses variations ont favorisé l’émergence d’une autre Histoire, avec ses légendes, personnages mythiques et bouleversements propres, menant du Hobbit à la trilogie du Seigneur des anneaux. Personne ne s’attendait au succès phénoménal de la saga, mais soixante ans après sa publication, l’univers de l’écrivain continue de faire rêver. Mieux, l’œuvre a servi de base à la propagation d’idées libertaires et contestataires dans les années 1960, tant la jeunesse voulait voir dans les forces des ténèbres de Tolkien la métaphore d’un système politique qu’ils jugent sclérosé. Un combat opposant la singularité de l’imagination à un système répressif qui reste d’actualité. Plus de quarante ans après sa mort, l’héritage de Tolkien continue à vivre à travers le travail de mémoire de ses lecteurs : jeux de rôles, mondes persistants sur le web, et créations inspirées de la saga… Un voyage au cœur d’une œuvre qui a marqué le genre littéraire de la fantasy, ponctué d’extraits lus avec douceur et maestria par Michael Lonsdale. (source : Arte.tv)

Mon avis : un documentaire très intéressant mettant l’accent sur le travail de linguiste de l’auteur.

Radio

Pour continuer sur la lancée de Tolkien

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Commentaires

rachel
27 juin 2020 à 02:40

Et bin de quoi vraiment nous occuper…vraiment…merci pour cette liste



28 juin 2020 à 06:18

Merci pour ces comptes-rendus ! De nouveau, je suis ravie que tu aies aimé ce “Robin des Bois”-là. Jamais vu “Broadchurch” mais on a absolument adoré “Good Omens” avec le même David Tennant, récemment. Quant aux podcasts sur Tolkien, je note et vais ajouter un lien vers ton billet à la suite de celui sur le film dont j’avais parlé. Bon dimanche !! 🙂



29 juin 2020 à 20:32

C’est vrai que c’est sympa aussi que ce soit juste thématique 😉
Je ne connaissais pas Case File No. 221 : Kabukicho, ça a l’air bien barré xD
Et merci pour les émissions radios de Tolkien, je vais essayer de me podcaster ça pour les trajets en voiture ^^



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