Archives mensuelles : avril 2012

Chihayafuru

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Anime des Studio Madhouse, réalisé en 2011.

25 épisodes de 22 minutes 

Titre original : ちはやふる (chihayafuru)

 

Synopsis :

C’est à l’école primaire que Chihaya découvre le plaisir de jouer au Karuta grâce à son camarade de classe Arata. À partir de ce jour, son rêve sera continuer à jouer avec ses deux meilleurs amis: Arata et Taichi jusqu’à obtenir le titre de Queen, titre décerné à la meilleure joueuse du Japon.

Arrivée au lycée, Chihaya, toujours passionné par le Karuta, va créer un club. Le premier défi sera de réussir à trouver 5 membres pour que le club devienne officiel, suivront alors de nombreuses compétitions et entraînements acharnés.

 

Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié cet anime. Tout d’abord parce qu’il permet de découvrir le Karuta, jeu de carte traditionnel devenu un véritable sport de compétition. Tout au long des épisodes on découvre beaucoup de choses sur ce jeu de cartes traditionnel : les règles, les origines, l’organisation des compétitions… Ce n’est pas suffisant pour savoir comment jouer (-_-)’ Mais assez pour éveiller ma curiosité (^_^) 

Autre point intéressant de la série : le réalisme dans la démarche d’entrainement et participation aux compétitions. Trop souvent dans les animes, et les manga en général, on trouve des héros qui progressent et réussissent trop aisément, laissant une impression de surhomme irréaliste. Ici rien de tout cela. Les héros et héroïnes ont certes des talents particuliers, mais cela ne suffit pas à devenir le meilleur du Japon en trois battement de cils. Tous devront faire des efforts et seront souvent confronté à la défaite, face à des joueurs plus fort, plus expérimenté ou plus endurants. Comme dans la vrai vie ! Ce n’est pas parce qu’on est fort, qu’on est le meilleur.

Peut-être le côté réaliste des compétitions et des effort que chacun doit fournir afin d’accomplir ses rêves, atteindre ses objectifs vient du fait que le manga d’origine est un josei, il s’adresse donc à un public plus mûr.

Par ailleurs, tout au long des 25 épisodes on ne s’ennuie pas, on ne se lasse pas. Ce qui est pas évidant étant donné le sujet. Les réalisateurs ont su donner à la série un très bon rythme, qui fait que, à chaque fin d’épisode on a envie de savoir comment les personnages vont évoluer. Loin d’avoir accompli leur rêve à la fin des 25 épisodes, on attends avec impatience la sortie d’une deuxième saison pour retrouver nos 5 héros et leur passion du Karuta.

Seul bémol : Dans les premiers épisodes un peu trop de larmes !! ça pleur à tout bouts de chant ! Des larmes de tristesse, des larmes de bonheur, des larmes de défaites, des larmes et encore des larmes !! C’est un peu agaçant. Mais petit à petit Chihaya, l’héroïne principale, apprend à maîtriser un peu mieux ses émotions et à retenir un peu plus ses larmes.

Opening :

Interprété par le groupe 99RadioService, retrouver le groupe sur MySpace

 

Le manga :

Cette série est tiré du josei éponyme de Suetsugu Yuki. La série est pré-publié dans la revue Be-love, revue spécialisé dans le josei de l’éditeur Kôdansha. Au Japon, les 17 premiers volumes ont été publié en album. La série est toujours en cours. Elle n’est pas licencié en France.

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Edit : le manga est maintenant disponible en France, il est publié par Pika depuis 2013

Fansub de la série en streaming sur Manga passion : Chihayafuru

Streaming et DDL sur Anime-Ultime : Chihayafuru

SITE OFFICIEL

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Le Karuta c’est quoi ?

Le Karuta est un sport/jeu de carte traditionnel japonais. Le mot karuta (かるた) vient du portugais « carta » qui signifie tout simplement carte.

Il existe plusieurs type de karuta. Je me cantonnerais ici à donner les principales caractéristique du Hyakunin isshu (百人一首), recueil de 100 poèmes. Celui utilisé dans l’anime.

Les poèmes sont inscrit sur 100 cartes. La première partie du poème est écrite sur les cartes du lecteur (読み札/yomifuda). Le lecteur a pour unique rôle de lire les 100 cartes et ne participe pas à la compétition.

À chaque yomifuda, correspond une torifuda (取り札) ou carte à jouer, où est écrite la fin du poème. Ce sont celles-ci que les joueurs doivent prendre quand le lecteur lit les différents poèmes. Le but étant de récupérer ces cartes le plus vite possible.

Pour ce faire, il faut connaître les syllabes dominantes de chaque carte afin de les repérer au plus vite. En effet, certaines cartes commencent par les mêmes syllabes et ne pourront se distinguer les unes des autres qu’à partir de la deuxième, troisième ou quatrième syllabe. Ces syllabes donneront le nom de chaque carte.

Après avoir identifié les syllabes déterminantes pour chaque yomifuda, il faut savoir reconnaître la torifuda qui lui correspond et la repérer sur le terrain de jeu. Il n’est pas nécessaire de connaître les poèmes dans leur intégralité pour jouer.

On joue assis sur un tatami, les 2 joueurs se faisant face. Au début de la partie, les deux joueurs mélangent ensemble les 100 torifuda, face cachée. Puis il en choisissent 25 chacun et les disposent sur le terrain de jeu en respectant ces règles de bases :

            – d’une extrémité à l’autre le terrain fait 87 cm de long.

            – 1 cm doit séparer chaque rangé de carte

            – 3 cm séparent les terrains de jeu des 2 adversaires.

En dehors de ces règles, chaque joueur est libre de disposer comme il le souhaite ses carte. La disposition dépendra de sa façon de jouer.

Les 50 cartes qui n’apparaissent pas sur le terrain sont appelées cartes mortes. A la lecture de ces cartes mortes, les joueurs ne doivent pas toucher les cartes du terrain sous peine de commettre une faute.

Après avoir disposé les cartes, les joueurs disposent de 15 minutes pour les mémoriser. Au bout de ces 15 minutes, on salue son adversaire, puis le lecteur et le match commence. Celui qui n’a plus qu’une seule carte dans son jeu gagne la partie.

Voici, en gros, en quoi consiste le jeu. Maintenant, si vous voulez connaître plus en détail les règles du jeu, je vous invite à lire Les règles du karuta sur Japonpoko. Et pour ceux qui veulent aller encore plus loin : Débuter le karuta.

En attendant de vous y mettre, voici une vidéo d’un match :

En bas à gauche et à droite, un chiffre indique le nombre de cartes encore en jeu pour chaque joueur. Vous constaterez qu’avant de lire une carte, le lecteur prononce quelques vers d’introduction pendants lesquels les joueurs ne bougent pas.

 

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Onmipotent Youth Society

J’ai découvert ce groupe de rock chinois en lisant l’article « Des groupes de rock qui chantent la grisaille » dans le Courrier international du mois de janvier (n°1106), qui consacré sa une à la jeunesse chinoise.
Dans cet extrait tiré d’un article du Yazhou Zhoukan (hebdomadaire de Hong kong), Zhang Tiezhi décrit le Omnipotent Youth Society comme le groupe de rock le plus populaire de Chine depuis 2 ans. Il ajoute :
Leur Musique, loins des sentier battus de la mode, combine vieux chants populaires, blues et rock. Leur succès tient à leur musique, ensorcelante, mais aussi aux textes de leur chansons, qui expriment la détresse et le spleen vertigineux d’un très grand nombre de jeune citadins […] ses chansons décrivent surtout la désolation et la triste banalité de la vie comme noyée dans la grisaille. « Noirceur », tel est le maître mot qui préside à leur sens de la vie.
Il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité ! A quoi ressemble donc ce rock qui exprime si bien la détresse de la jeunesse chinoise ? Curieuse de le savoir, j’ai fait quelques recherches et découvert une musique qui me touche.
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La voix du chanteur est très agréable, et j’avoue avoir un faible pour le chinois. Bien que je ne comprenne pas un mot, je trouve la sonorité de la langue très belle et j’aime l’écouter.
La musique est aussi très belle. Surtout inspiré par le rock alternatif des années 90, Omnipotent Youth Society nous offre de très belle mélodies.
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Le groupe est originaire de la ville de Shijiazhuang (石家庄), capitale de la province de Hebei, situé à 300 km au Sud de Beijing (Pékin). Travaillant avec des label indépendants, le groupe tourne dans toute la Chine ou il rencontre un public très enthousiaste.
Nom chinois du groupe : 万能青年旅店
Membres du groupe : Dong Yaqian (voix), Ji Geng (basse), Yang Yougeng (batterie), Shi Li (trompettiste)
Omnipotent Youth Society on Myspace
Vous pouvez également renconter le groupe lors d’un concert à Pékin sur noisey : SPECIAL ENGAGEMENTS 003: OMNIPOTENT YOUTH SOCIETY
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Et voici la vidéo du concert enregistré par Noisey !! Plus d’une heure de concert live ! Enjoy 🙂
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No.6

No.6 est un anime de 11 épisodes produite par les studios Bones en 2011. La série est tiré d’un light novel* éponyme d’Atsuko Asano, également adapté en manga.

 

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Synopsis :

Shion vit dans la cité No.6, une utopie où la pauvreté n’existe pas. la cité vous fourni tout ce dont vous avez besoin. Ayant des capacités intellectuelles hors du commun, Shion vit dans le cartier le plus luxueux de la ville et est sélectionné pour intégrer l’école d’élite. Mais un soir, il rencontre Nezumi, un jeune criminel en fuite. L’ayant aidé à s’échapper, Shion va se voir retirer tous ses privilèges. 4 ans plus tard, témoins d’étranges accidents, il sera confronté au terrible secret que cache cette ville trop parfaite.

Critique :

Un anime au graphisme classique mais très plaisant.
Malgré le côté clairement shônen-ai* de la relation entre les deux héros, la romance n’efface pas l’intrigue, qui est assez bien mené. Je regrette un peu la surenchère glauque vers la fin de la série. Bien que les scènes choquantes servent à appuyer l’évolution des personnages, elle manquent parfois d’explication pertinente. Mais, malgré une contextualisation pas assez travaillé, la série est très agréable.

Opening :

J’ai un petit faible pour l’oppening de l’anime : Spell, interprété par LAMA 

 

La série n’étant pas licencié en France, vous trouverez une fansub en streaming sur le site de Manga Passion : link

 

Site officiel de l’anime : link

 

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Le livre :

La light novel d’Asano compte au Japon 9 tomes. Les 5 premiers ont été traduits en français par Jean-Charles Vidal et publié par les Éditions du Rocher dans la collection jeunesse.

 

 


*light novel (ライトノベル) : type de roman japonais destiné à un public de jeune adultes. Il ne dépasse généralement pas les 40 à 50.000 signes et est souvent agrémenté d’illustrations. Tout comme le manga, il est généralement pré-publié dans des revue, par chapitre.

*shônen-ai (少年愛) : se réfère au manga et animes relatant des histoires d’amour entre deux jeunes hommes, n’ayant pas de caractère explicitement sexuel. Genre très populaire au Japon. Le terme n’est pas très utilisé au japon à cause d’une ancienne connotation négative. On lui préfère le terme anglais Boy’s Love (ボーイズラブ), abrégé BL.
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Il faudra

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Texte : Thierry Lenain

Illustrations : Olivier Tallec

 Editions Sarbacane, 2004

Perché sur son île, un enfant regarde le monde et se dit : « il faudra… »

 

C’est de loin que j’ai repéré la couverture, dissimulée parmi d’autres livres dans les bacs de la médiathèque. Je discutais avec une autre maman, tandis que nos enfants jouaient. Et là, mon oeil     a été attiré par un beau rouge. Tout à ma conversation, j’ai tenté d’ignorer l’appel du livre. Mais rien à faire. Les couleurs vives de la couverture me lançaient un terrible appel à la lecture. J’y tenais plus ! Sous le regard interloqué de ma compagne, je me lève et plonge dans les bacs pour en extraire ce livre.

Mon instinct ne ma pas trompé. La couverture est magnifique. Un enfant, simplement crayonné, à peine colorié de quelques taches de rouge, jette un petit regard au lecteur, assis sur ce que, j’apprendrais plus tard , est son île.

Le motif de la couverture me rappel les tissus d’Europe de l’est, ces châles rouges à fleures que j’ai tant vu sur les épaules de ma mère…

Sans hésiter un instant, j’ajoute ce livre à la pile de bouquins à ramener à la maison.

Les illustrations sont toutes très belles. J’ai beaucoup aimé l’effet de mélange : peinture et crayons, couleurs et noir & blanc…

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Le texte je l’ai trouvé un peu mièvre, à vrai dire. Cependant j’ai vraiment apprécié la chute. Alors que le texte ne me paraissais pas très original, la chute ma surpris et fait changé d’avis sur l’ensemble qui, du coup, prend une autre valeur.

Un très beau livre. Mais qui, je dois l’avouer, a eu bien plus de succès avec moi qu’avec ma fille.

Sur le site des éditions Sarbacane : link

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Les douze manteaux de maman

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Magnifique album de Marie Sellier, illustré par Nathalie Novi, aux Éditions Le baron perché.

Ce livre nous ressemble, à nous les mamans. Personnellement, je me suis reconnue dans nombreux des manteaux décrit par les petits textes poétiques et amusants. Les illustration sont très belle et nous entraîne dans la rêverie.

Un des douze manteaux de maman : 

Son manteau d’ombre

a un grand col de brume.

Quand elle le porte, tout s’assombrit.

Les oiseaux ne chantent plus,

le ciel devient gris.

Il n’y a rien d’autre à faire

qu’attendre que ça passe.

Lien vers les éditions le baron perché : link

Nathalie Novi, site officiel : link

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Le vieux fou de dessin

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François Place
aux éditions Folio Junior
Collection Drôle d’aventure
1997
Résumé :
Le jeune Tojiro est un petit vendeur ambulant qui distribue ses gâteaux de riz dans les rues d’Edo. Parmi ses clients il compte un vieux peintre qui lui achète toujours quelques gâteau. Un jour, celui-ci va proposer à Tojiro de le prendre comme commis. Chaque matin il travaillera dans son atelier. En échange, il lui apprendra à lire et écrire. Le vieux peintre n’est autre qu’Hokusaï, le grand maître d’estampes japonaises.
Tout au long de ce court roman pour enfant on découvre les secrets de la fabrication des estampes : on visite l’atelier du graveur, on découvre des anecdotes sur la vie et l’oeuvre du grand maître… et la vie dans les rue d’Edo à la fin du 19° siècle.
Mon avis :
Le langage est très simple, le roman s’adresse aux enfants à partir de 9 ans. Les chapitres sont très cour. Idéal pour les jeunes qui se passionnent pour le Japon et sa culture. Un façon amusante d’en apprendre plus sur Hokusaï et l’art de l’estampe japonaise. Les dessins de François Place, illustrent à la perfection ce récit, transmettant l’ambiance des estampes de l’époque. On y apprends un peu de vocabulaire, de technique, de l’histoire de l’art…
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Conseil dispensé par le vieux peintre à son disciple :
Apprends à regarder en silence, si tu ne veux pas que le bruit chasse devant tes yeux la beauté des choses fragiles…
Un bon conseil pour les petit et les grand !
Le livre à été réédite en 1999. Retrouvez-le sur le site de Gallimard Jeunesse, Folio Junior

Et pour admirer le travail du grand maître, rendez-vous sur le site Bnf – l’estampe japonaise :
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