Archives mensuelles : août 2012

Suicide Island

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 Titre original : 自殺島 (jisatsutou)

Auteur : Mori Kôji (森恒二)

Nbr de volumes : 3 en VF / 7 au Japon (toujours en cours)

Éditeur VF : Kaze

Type : seinen

Synopsis :

Le nombre de suicides au Japon est si important que le gouvernement n’arrive plus à faire face au coût. C’est pourquoi, les multi-récidivistes, se voient proposer à l’hôpital une solution radicale. C’est ainsi que Sei accepte cette solution, croyant qu’il s’agit d’une euthanasie.

Alors qu’il se croit enfin mort, Sei se réveille sur une plage inconnue, à ses côté de nombreuses personnes, qui comme lui, croyaient avoir réussi à mettre fin à leur jours se réveillent.

Ils ont été abandonnés sur une île déserte, sans nourriture, sans rien. Pour survivre, il devront apprendre à se débrouiller seul. Face à cette situation certains tentent et réussissent un énième suicide. Les autres, abasourdis par l’incongru de la situation, vont tenter de survivre et finalement ils vont apprendre à vivre.

Ceci est le point de départ du nouveau manga de Mori Kôji. Sei, jeune homme incapable de s’intégrer, d’accepter sa médiocrité, devenue suicidaire après le suicide de la seule amie qu’il ai réussi à se faire, en est le personnages principal. A ses côté certains personnages secondaire ont leur importance : Kai, un jeune homme intelligent et mature que Sei a déjà rencontré dans un centre de thérapie; Ryô, un jeune homme charismatique , un leader naturel qui va calmer les esprit et conduire le groupe à la recherche d’eau ; Tomo, un jeune homme en apparence faible ; une jeune fille au nom inconnu et pour qui Sei a un faible…

Lire un extrait tome 1 : link

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Mon Avis :

L’idée me semblait très intéressante, c’est pourquoi j’ai décidé d’acheter le premier tome malgré un dessin qui ne me plaît pas vraiment.

Si le graphisme n’est pas très plaisant à mon goût, il a au moins le mérite d’être original et à nul autre pareil. Ce qui, faut l’avouer, est plutôt rare dans le manga. Finalement, on s’habitue sans peine au style de l’auteur et, à la fin de ce premier volume, j’en arrivais à aimer son dessin.

En revanche le premier tome m’a un peu déçu par ses dialogues et ses textes. Si l’idée est excellente, elle est assez mal exploitée. Les personnages tournent en rond, il y a des répétitions et les réflexions sont assez superficielles et redondantes. Vous me direz, vu la situation, qui ne tournerait pas en rond. Mais c’est plutôt dans les dialogues que j’ai trouvé trop de répétitions. Ceci-dit, j’ai eu envie d’aller plus loin car, avec une idée pareille on peut faire quelque chose de vraiment intéressant. Peut-être l’auteur avait besoin de s’approprier son sujet, mettre en place les personnages, avant de pousser plus loin la réflexion. Dans le bénéfice du doute, j’ai voulu donc donner une seconde chance à l’auteur. Cette fois je n’ai pas été déçue.

Le deuxième volume est plus intéressant. Il y a moins de répétitions, le dialogue (ou plutôt le monologue de Sei, puisque c’est principalement sur lui que se concentre l’histoire) est un peu plus poussé.  Sei décide de quitter le groupe pour accomplir sa propre quête initiatique qui lui permettra de s’affirmer, trouver sa place. Je ne dirais pas que ce tome est excellent. Mais il est plus sérieux, plus approfondi.

On est dans un seinen et il est question de suicide. Cependant, cela reste assez superficiel, les dialogues ne sont pas vraiment poussé et de seinen il n’y a que la gravité su sujet. Pas tellement le traitement. Pour un seinen, je trouve qu’il manque encore de maturité. Il nous parle du suicide comme le ferait un ado : ça a l’air tourmenté, mais ça ne pousse pas bien loin la réflexion. D’ailleurs, sur la fiche de Manga News il est écrit « âge conseillé : 16 + ». Certes il y a quelques cadavres… Mais je ne crois pas qu’il faille avoir 16 ans pour comprendre les dialogues, somme toute assez plat.

Malgré un texte pas toujours très travaillé, à la lecture de ses 2 tomes, on s’identifie aux héros, on se demande comment nous réagirions dans une situation similaire. On se pose pas mal de questions : Quelle importance accordons nous à nos petits problèmes? Ne nous laissons-nous pas emporter par des soucis qui finalement ne sont pas si graves ? Sans être suicidaire, à l’instar des héros de la série, nous avons tous des problèmes, parfois des complexes qui pourrissent nos existences. Ne leur accordons-nous pas trop d’importance ? Est-ce que toute cette pollution psychologique : la recherche du bonheur, la compétition, le besoin de reconnaissance… ne nous empêchent-t-elles pas de vraiment vivre ?

La fin du deuxième volume, en revanche, m’a laissé assez perplexe. Je ne vais pas, ici, vous dévoiler le contenu, au risque de vous gâcher le plaisir. Mais, j’ai bien l’impression que cela va prendre la tournure d’un Lost-le retour et franchement, la tournure qu’à prix la série Lost était décevante, banale et sans intérêt. J’ai bien peur que Suicide Island, faute de pouvoir nous offrir des dialogues et une vraie réflexion sur la société moderne et ses dérives, va tomber dans le cliché et l’histoire mille fois traité.

Comme il n’est pas dans mes habitudes de juger sans avoir lu, j’attendrai de lire le troisième volet pour voir si oui ou non la tournure que prendra l’histoire va me plaire. Quant au quatrième tome, il sort en septembre.

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En me relisant je me dis que je suis peut-être un peu cruelle avec ce manga, qui somme toute est intéressant, très original. Et je regrette pas mon achat

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Perfect blue

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Long métrage (80 min.) réalisé par Satoshi Kon ((今 敏) en 1997 au studio Madhouse, d’après le roman de Yoshikazu Takenchi, adapté par Sadayuki Murai. Musique de Masahiro Ikumi.

Titre original : パーフェクトブルー

Thriller psychologique, interdit aux moins de 12 ans.

Synopsis :

perfect blue2Mima Kirigoe est une idole, chanteuse dans un groupe de J-pop, les CHAM. Alors que le groupe est en pleine ascension, Mima, suivant les conseils de son ménager, quitte le groupe pour entamer une nouvelle carrière comme actrice. Elle a obtenu un petit rôle dans une série télévisé.

Est-ce vraiment ce qu’elle souhaite ? N’a-t-elle pas toujours désiré chanter ? A-t-elle vraiment le choix ? La carrière d’une idole est sans avenir, on le lui a suffisamment répété. C’est pourquoi elle décide de suivre les conseilles du ménager et accepte un rôle qui risque de ternir son image d’idole à tout jamais. A fin de percer comme actrice elle accepte de tourner des scènes difficiles. Un choix difficile, car il lui sera ensuite impossible de revenir en arrière.

Ses fans la délaisseront, déçu par le tournant que prend sa carrière. Harcelée par l’un d’entre eux qui lui en veut d’avoir quitté la chanson, elle découvrira un site internet où sont retranscrit tout ses faits et gestes, dans les moindres détails. Troublée elle va suivre les publication du site où les propos deviendrons de plus en plus critiques, insultants.

Au même moments, certaines personnes de son entourage sont victimes d’agressions très violentes. Mima, incapable de faire face au stress de cette nouvelle carrière et déchirées par ses propres désirs, va peu à peu sombrer dans la schizophrénie.

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Bande annonce :

 

Mon avis :

Un film intéressant, très bien réalisé. Après les premières scènes on s’attend à une banale histoire de starlette harcelée par un fan dérangé, mais finalement on se retrouve dans un scénario bien plus complexe. J’ai été surprise par le dénuement de l’histoire, et ça, c’est toujours agréable (surtout que ça m’arrive rarement 🙂 ). Le scénario s’accompagne d’une violence assez dérangeante.

Je suis habitué aux animes violents où le sang gicle et coule à flots. Mais, voir du sang dans une scène où un improbable samouraï sort sept épées, les unes plus grosses que les autres, des replis de son léger kimono d’été n’a rien de bien impressionnant (si on a l’âge adéquat). Les scènes sont tellement irréalistes qu’elle peuvent tout au plus dégoûter. C’est une violence superficielle, gratuite qui est là pour défouler le spectateur, cela fait même parfois rire, tellement c’est grotesque. Dans Perfect blue on ne retrouve pas cette violence là, mais celle d’un véritable thriller psychologique, en version animé.

Il y a des scènes crues, cruelles tel qu’une tentative de viol, des meurtres féroces, des agressions d’une rare violence, le tout accompagné d’une perte de repères. Tout comme Mima qui n’arrive plus à savoir si elle est encore en vie, le spectateur voit ses certitudes du départ partir en miette. Il ne sait plus quoi croire, où se situe la limite entre réalité et délire schizophrène de l’héroïne. Satoshi Kon arrive à parfaitement nous faire resentir le stress et l’angoisse vécue par Mima. La violence des scènes est d’autant plus percutante, dérangeante, qu’elle est plausible.

On retrouve dans les autres films de Satoshi kon cette façon directe de montrer le côté sombre de la société. Cependant Perfect blue m’a paru plus dur que les autres. Si je me suis vraiment amusée en regardant Tokyo Godfathers, ici je n’ai pas du tout ris.

Autre aspect commun avec les autres oeuvres du réalisateur : la frontière floue entre rêve/hallucination et réalité, les deux univers s’entremêlent au point qu’on ne peut plus les dissocier. On le retrouve dans Paprika, Millenium actress et dans une moindre mesure dans Tokyo Godfathers aussi.

Pour conclure je dirais que c’est un très bon film mais âmes sensibles s’abstenir.

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Ouanji

Magnifique album jeunesse de Adrien Chapuis publié par les éditions du Rocher dans la collection Lo Païs d’Enfance (2005).

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L’histoire :

Ouanji, un petit panda, vit seul dans une clairière abandonnée. Souffrant de solitude, il rêve de pouvoir voler comme les oiseaux qu’il voit passer. Un jour il décide de s’envoler. Mais, il a beau essayer, il tombe toujours avec fracas. La situation risque de devenir dangereuse. Brizcoli, le colibri, part d’avertir le Grand Conseil des Sages. Celui-ci décide d’envoyer Lonkou le héron voir ce qui se passe. Ouanji va alors jouer de la flute au héron qui, transporté par la musique, va comprendre les sentiments du panda et décider le lui faire connaître l’expérience du vol.

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J’ai complètement craqué pour ce petit panda !! Les dessins sont magnifiques. Différentes textures, trames et couleurs se mélanges harmonieusement pour nous offrir de superbes illustrations. Ce que je préfère ce sont les croquis du panda tellement kawaii ! ! (oups! pardon, tellement mignon ^-^)

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Plus d’image sur le site de l’auteur, ici : link

L’histoire, bien qu’elle ne soit pas particulièrement originale, est jolie et très agréable. Elle complète parfaitement les illustrations qui, à elles seules, valent le détour. Un superbe album à mettre entre les main de tout les petits, et leur aîné fan de panda, comme moi (^_^)

En tout cas, moi, je me régale à chaque fois. Je regrette même que Mimi ne le choisisse pas plus souvent.

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Le Chaman et la mère de l’océan, une légende inuit

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Voici ma dernière acquisition. Alors que j’étais à « la grande ville » j’en profitais pour faire du shopping (comprendre « faire le tour des librairies » ). je cherchais un cadeau pour ma plus jeune sœur…

Dans une librairie ?!

Ben… c’est que… c’est chouette les livres, non ? Je finirais bien par en trouver un qu’elle lira (à force)

Donc, je flânais quand je suis tombé sur ce magnifique album. A ma sœur j’ai pris un très joli livre sur les chevaux (sa passion) mais je n’ai pas pu résister à la tentation d’acheter Le chaman et la mère de l’océan pour ma petite dernière.

Mais…  Mimi-chan n’a que 4 ans !!

Hein… quoi… oui, bon, c’est écrit à partir de 8 ans… mais je peux quand-même pas dire que j’ai acheté ce livre pour moi !

Revenons-en au livre : Les dessins sont magnifiques, surtout le portait du chaman en couverture. J’avoue que c’est ce qui m’a séduite de suite.

L’histoire raconte une aventure vécue par « grand-père du père de la mère » du narrateur, un homme « mi-prêtre, mi-sorcier, un grand chaman ». Cette année là, le gibier et les poissons se sont fait très rares. Chasseurs et pêcheurs, le ventre vide, viennent rendre visite au chaman pour qu’il les aide. Pour ce faire, le chaman part « en rêve au pays des esprits ». Accompagné de ses esprits tutélaires, il part à la rencontre de « la déesse Sedna, Mère des animaux. Celle qui vit en bas au plus profond des flots. » Celle-ci est en colère car les mauvaises actions des humains salissent ça maison. Le chaman réussi à calmer la déesse qui fait revenir gibier et poissons. Mais elle demande en retour que, malgré l’abondance d’animaux, les chasseurs ne se contentes que d’un phoque
par jour pendant 3 jours.

Une très jolie légende qui nous apprend le respect de la nature, le mérite de se modérer, tel les chasseurs qui ne doivent prélever que ce dont ils ont besoin, sans chercher à s’enrichir au dépend de la nature. Faudrait faire lire ce livre à pas mal d’adultes…. Mais là, c’est un autre débat.

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Il est vrai que le vocabulaire est un peu trop élaboré pour Mimi, néanmoins elle m’a écouté jusqu’au bout, demandent parfois que je lui reexplique les images avec des mots plus simple. Ayant vu (et revu)  L’enfant qui voulait être un ours dernièrement, elle a aimé retrouver dans ce livre l’ambiance de la banquise.

Publié aux Editions du Sorbier (2007) : link

Texte de Chantal Nguyen

Illustration de Pierre Droal

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Kids on the slope

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Titre original : 坂道のアポロン (Sakamichi no Apollon)

Auteur du manga (josei) : Yuri Kodama

Réalisateur : Shinichi Watanabe (渡辺 信一郎)  (Cowboy bebop, Samourai Champloo…)

Bande originale : Yoko Kanno (Coboy bebop…)

Chara design : Nobuteru Yuki

Studio : MAPPA/ Tezuka productions

Année : 2012

Durée : 12 épisodes de 25 minutes

Site officiel en anglais : link

Site officiel en japonais : link

C’est Dybex qui possède la licence en France, visionnage gratuit et légal sur Dailymotion : 

 

 

 

 

 

 

 

Merci Dybex !!!  (^_^)

 

Résumé :

Kaoru Nishimi est un garçon studieux et très timide. A cause du travail de son père, il doit déménager à Yokosuka chez son oncle. Il n’a jamais réussi à se lier d’amitié avec ses camarades de classe, et quand on lui adresse la parole il est prix d’angoisse. Jusqu’à ce qu’il rencontre Sentarô Kawabuchi, un jeune élève bagarreur.

Peu à peu Kaoru s’ouvre, en compagnie de Sentaro et Ritsuko, il découvrira l’amitié et l’amour. Sen va lui faire découvrir le jazz, ils construiront leur amitié autour de la musique, se retrouvant chaque soir dans la cave du magasin de disques du père de Ritsuko pour un bœuf.

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Personnages :

Kids-on-the-slope---kaoru.jpgKaoru Nishida (西見薫) : très bon élève, il déménage souvent à cause du travail de son père et sa grande timidité l’empêche de se lier d’amitié avec les gens de son âge. Bon pianiste, il a étudié la musique classique et va découvrir le jazz grâce à Sentarô. Au côté de  Sen et Ritsuko, il va changer, s’ouvrir aux autres.

kids on the slope - sentarôSentarô Kawabuchi (川渕 千太郎) : jeune homme turbulent , bagarreur et mauvais élève, il n’a qu’une passion : la batterie et le jazz. Contre toutes attente, il va s’attacher à Kaoru et l’entraîner avec lui dans l’univers de la musique jazz.

kids-on-the-slope---Ritsuko.jpgRitsuko Mukae : Amie d’enfance de Sentarô, dont elle est depuis toujours secrètement amoureuse. Heureuse de voir Sentarô se lier avec quelqu’un, elle va se rapprocher de Kaoru qui tombera amoureux d’elle. Élève sérieuse et déléguée de classe, elle ne sera pas insensible au charme de Kaoru, se qui sèmera le trouble dans son esprit.

kids-on-the-slope---junichi.jpgJunichi Katsuragi (桂木淳一) : Bon trompettiste, et ami de Sentarô. Se dernier le considère comme un grand frère, un modèle. Il part étudier à Tokyo où il s’embarquera dans un mouvement politique d’extrême gauche qui va bouleverser sa vie.

Kids-on-the-slope---Yurika.jpgYurika Fukahori (深堀百合香) : jeune lycéenne d’une grande beauté, elle séduira Sentarô, avant de tomber éperdument amoureuse de Junichi.

Tsutomu Mikae (迎 勉) : père de Ritsuko et propriétaire du magasin de musique où Sen et Kaoru se rendent chaque jour pour jouer. Contrebassiste amateur, il jouera souvent avec les deux lycéens.

Mon avis :

Superbe !! Une des meilleurs animes de l’année. Franchement, j’ai adoré cette série. Une très bonne ambiance, un graphisme agréable et original, des personnages attachant et réalistes et de la bonne musique.

Amateur d’action, de cris, pouvoirs et grosse poitrines s’abstenir. L’ambiance de Kids on the slope est très réaliste. On suit les trois héros dans leur quotidien au lycée, et le soir dans la cave du magasin de musique. On écoute leur bœufs, on vit leur interrogations, leur problèmes de famille, leurs premiers amours…

le chara design est très bon, la personnalité des personnages très bien construite. Il sont tous très attachant, mêmes les personnages secondaires. En arrière fond, des fait de société de la fin des années 60 tel que l’activisme d’extrême gauche dans le milieu étudiant, rajoutent une touche de sérieux et de profondeur à l’anime.

Une histoire d’amitié et d’amour sur fond de jazz, un anime sur adolescence intelligent. Un vrai régal. Je conseille cette série à tous ceux qui, de temps à autres, veulent un anime réaliste, mature. Si vous avez aimé La colline aux coquelicots , vous devriez aimer cette série. Le style graphique et le scénario sont très différents mais on y retrouve la même époque et le même réalisme dans les relations d’amour et amitié entre les personnages.

Maintenant, j’aimerais découvrir le manga, qui a remporté le prix Shôgakukan en 2011. Malheureusement, il n’est pas encore licencié en France. En attendant une version française, je me contenterais d’un scan trad en anglais (^_^)

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Le coin des curieux :

Le manga :

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Shôjo ou josei? La catégorie de ce manga change selon les sources. A en juger par la maturité des personnages et du traitement de leurs relation dans l’anime, je dirais qu’il s’agit plutôt d’un josei, bien que l’histoire soit ambianté dans un lycée, sujet typique du shôjo.

Quoi qu’il en soit, le manga de Yuri Kodama Sacamichi no Apollon n’est, malheureusement, pas encore licencié en France.

Edit : le manga est maintenant licencié chez Kazé

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Opening et ending :

L’opening, « Sakamichi no melody » est interprété par Yuki :

 

L’ending, « Altair » est de Motohiro Hata :

 

Personnellement je n’aime pas trop ces deux morceau et je trouve dommage qu’il n’aient pas fait un opening un peu plus jazz pour coller à l’ambiance de l’anime. Mais bon, on peut pas tout avoir. l’anime est bon, l’opening pas terrible.

 

Du jazz :

Mais du jazz il y en a, à chaque épisode. D’ailleurs, chaque épisode porte le nom d’un morceau de jazz. Pour les amateurs (et la culture G), voici un peu de musique  (^_^)

(le choix des versions n’a rien à voir avec l’anime et est due un peu au hasard)

 

1 – Moanin

 

2 – Summertime

 

3 – Someday my prince will come

 

4 – But not for me

 

5 – Lullaby of Birdland

 

6 – You Don’t Know What Love Is

 

7 – Now’s The Time

 

8 – These Foolish Things

 

9 – Love Me or Leave Me

 

10 – In A Sentimental Mood

 

11 – Left Alone

 

12 –  All Blues

 

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Le manga, enfant de la bombe ? de J-M Bouissou

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Aujourd’hui je vais vous parler d’un article, paru dans le numéro spécial de l’Histoire (n°333) : Le Japon des samouraïs aux manga.

Si je vous conseille la lecture de toute la revue, très intéressante, c’est plus particulièrement de l’article de Jean-Marie Bouissou que je vais vous parler ici.

Dans cette article de 4 pages, intitulé « Le manga, enfant de la bombe? » Bouissou revient rapidement sur les ancêtres du manga : rouleau peints, estampes, théâtre kabiki, kibyoshi (roman populaires de l’époque Edo, rencontre avec les techniques occidentales…)

Pour Bouissou, comme pour beaucoup de ses confrères, le manga moderne naît avec Tezuka et la parution de sa Nouvelle Ile au trésor en 1947. Avec Tezuka, les manga adopterons des scénario beaucoup plus long et des techniques de dessins inspirées du cinéma.

A l’instar des autres mangaka de sa génération, Tezuka était trop jeune pour participer à la guerre mais assez vieux pour être profondément marqué par la bombe atomique et la défaite du pays. C’est au traumatisme laissé par la bombe atomique que, selon Bouissou, le manga moderne doit son intensité dramatique et une complexité supérieur à celle des comix américains ou BD franco-belges.

Le manga moderne se fonde sur 4 piliers :

 – le scénario fondateur : dans un monde détruit par les adultes, un groupe d’enfant/ado survis grâce à leur complicité et leur optimisme.

– le mecha : les robot piloté par des adolescents doivent protéger le Japon ou le monde contre des extraterrestres ou un autre ennemi.

– le kagaku boken (aventure scientifique) ou la science joue un rôle quasi sacré.

– et enfin des leçon de vie complexe et une atmosphère dramatique, résultat d’un mélange de regret du passé et de passion du progrès.

Le manga va alors évoluer avec son lectorat : les baby-boomers, fidélisant ainsi son lectorat, les baby-boomers continueront à lire des manga toute leur vie. Naît alors le seinen manga qui a pour cible les jeunes adultes.

C’est à cette époque que l’univers du manga se segmente, d’abord par tranche d’âge du lecteur, puis par genre : manga de sport, science-fiction, manga historique….

Ensuite Bouissou fait un bref panorama du marché du manga actuel.

Je vous ai fait ici un résumé très sommaire de son article. je vous invite à en lire la version original qui, non seulement est intéressant mais également agréable à lire. Malheureusement, le n°333 de l’Histoire est épuisé, mais vous pouvez retrouver l’article dans Le Japon, Des Samouraïs à Fukushima l’Histoire,  livre de la collection Pluriel de Fayard (2011).

Jean-Marie Bouissou :

Directeur de recherche au CERI (Science-Po), il est spécialiste du Japon où il a vécu de 1975 à 1990. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le Japon. Il est également l’auteur de Manga. Histoire et univers de la bande dessinée japonaise (Philippe Picquier, 2010).

Fondateur de Manga Network

Pour en savoir plus sur l’histoire du manga,  je vous renvois à l’article Le Manga et sa bibliographie (le livre de Bouissou n’y figure malheureusement pas, je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire)

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Cinderella boy

cinderella boy

Auteur du manga  : Monkey Punch

Réalisateur : Tsuneo Tominaga

Chara design : Toshihashi Kobayashi

Studio : Magic Bus

Année de production : 2003

Durée : 13 épisodes de 25 minutes

Résumé :

Ramna et Rella Cindy ont crée un agence de détectives privé à Kirin Town, mégapole du crime quelque part en Asie. Ramna, toujours fauché, préférerait se contentes de petites affaires sans danger, mais son exubérante collègue, fille d’une riche famille, cherche toujours l’action et les sensations fortes.

Alors qu’il sont sur une enquête périlleuse, ils seront victime d’un accident. En se réveillant quelques jours plus tard, il découvriront que cet accident a bouleversé leur vie au delà de l’imaginable : désormais ils partagent le même corps. Toutes les 24 heures, à minuit, leur apparence et leur personnalité s’échangent, ils ne gardent aucun souvenir de ce que l’autre à vécu durant les dernières 24 heures. Pour découvrir ce qui leur est arrivé, il devront travailler, en alternance, sur des enquêtes de plus en plus dangereuses.

Mon avis :

Le chara design m’a  tout de suite fait penser à Lupin, et pour cause, je découvert par la suite que les deux sont du même auteur : Monkey Punch. Mais si cette ressemblance est particulièrement frappante sur la jaquette du DVD, on la ressent de moins en moins en visionnant les épisodes.

Graphiquement mon avis est assez mitigé. Le chara design n’est pas excellent, notamment pour le personnage de Rella Cindy  qu’on a affublé d’une énorme poitrine et de jupes beaucoup trop courtes. Vous me direz, c’est pas la seule. Oui, c’est vrai. Mais même si les poitrines disproportionnée et les jupes trop courtes ne sont pas ma tasse de thé, ce qui m’a dérangé avec le personnage de Cindy ce n’est pas qu’elle soit trop sexy, mais plutôt qu’elle soit mal dessiné. Je ne pouvait m’empêcher dans certaines scènes de penser « est-ce que le dessinateur a déjà vu le corps d’une femme ? ». Ramna est beaucoup plus agréable à regarder (le dessinateur sait à quoi ressemble le corps d’une homme).

Les décors sont un peu particulier aussi, un mélange de graphisme vieillot (anime est pourtant de 2003, mais ça me rappelle les dessins animés de mon enfance) et une ambiance futuriste (voitures sur coussins d’air…).

L’histoire en revanche est assez originale. Le fait que les deux héros partagent le même corps et que, à l’instar de Cendrillon, ils changent d’apparence aux 12 coups de minuit, crée des situations très amusante. Les deux personnages sont plutôt sympa. On suit avec plaisir leurs aventures. Il y a de l’humour, de l’action, on passe un bon moment sans besoin de réfléchir.

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La série a été distribué en VOSTFR par Mabell (la société à déposé le bilan en 2010)

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Opening : « Cinderella boy » interprété par domino88

 

Ending : « End of Eden » interprété par Takako

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Kwaïdan

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Film de Masaki Kobayashi (1964)

Prix spécial du jury – Festival de Cannes 1965

Titre original : 怪談 (Kaidan)

Scénario : Yôko Mizuki, d’après le recueil de kaidan (histoires de fantômes japonaise) écrit par le poète irelandais Lafcadio Hearn (1850-1904) et publié peu avant sa mort sous le nom de Kwaïdan ou Histoires et études des choses étranges. Ce recueil regroupe différentes histoires du folklore japonais.

Musique : Tôru Takemitsu

La version intégrale dure 188 minutes et est composé de 4 histoires différentes. Jugé trop long pour  la sortie en salle, c’est une version raccourcie qui fut mise en circulation. Dans cette version il manque le deuxième conte.

La version intégrale est disponible en DVD (vostfr) chez Wild Side Video : link

Synopsis :

Les cheveux noirs

Un samouraï devenu pauvre, abandonne sa femme et part chercher fortune en se remariant à la fille d’un homme riche. Tourmenté par le souvenir de sa première femme, il va revenir dans son ancienne maison plusieurs années après l’avoir quittée.

La femmes de neiges :

Un nuit de tempête 2 boucherons rencontrent une terrifiante femme qui tue le plus vieux et consent à laisser le jeune en vie à condition qu’il ne raconte jamais cette histoire à personne. Des années plus tard, alors qu’il est avec sa charmante épouse, il en oublie sa promesse.

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Hoïchi sans oreilles :

Là où eu lieu naguère la bataille de Dan-no-Ura opposant les Genji aux Heiké, vit un jeune moine aveugle. Joueur de biwa, son tallent pour raconter l’épopée des Heiké (Heike Monogatari) est si grand qu’il attire l’attention des fantômes du clan déchu.

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Dans un bol de thé :

Un samouraï aperçoit le reflet d’un homme dans le bol d’eau qu’il s’apprête à boire. Pour ne pas montrer sa peur le samouraï boit l’eau. Le soir, alors qu’il est de garde, l’homme dont il a aperçu le reflet apparaît devant lui.

Mon avis :

Pour être tout à fait honnête, après 5-10 minutes de film je me suis demandé pourquoi est-ce que je regardais ça. La réponse se trouve à l’arrière de la jaquette du DVD :

Kwaïdan est un monument du cinéma fantastique signé Masaki Kobayashi, un des plus grands esthètes du cinéma japonais.

Si on s’intéresse au cinéma japonais, on se doit de regarder quelques classiques, non? Et puis c’est tout de même le prix spécial du Jury du Festival de Cannes de 1965 !

Donc, quoi qu’il arrive, j’étais résolue à voir ce film. Je vérifie la durée… Quoi ?! 3h !! Pourquoi? (T_T) Allez, courage !

J’ai tenu bon et ai regardé les 3h de film dans leur version intégrale et bizarrement j’ai aimé. Je dis bizarrement parce que, tout du long, je ne remarquait que les détails déplaisant. Mais, une fois le film fini, je ne regrettais pas de l’avoir vu.

Des 4 histoires je n’ai pas aimé la première. Le jeu des acteurs est trop théâtral : longues poses lors des dialogues, postures figées, regard au loin (ta femme est prostré à tes pied, mec, pourquoi tu regarde la porte ?)… Mais également l’histoire elle même, sans parler des cheveux noir en eux-même dont l’effet n’est pas très bien réussi. Mais bon, faut remettre le tout dans son conteste, c’est un film des années 60, on peut pas trop demander au niveau réalisme et effets spéciaux. Bon, ok. Mais là, je me suis tout de même dit, si les 3 heures sont comme ça, pauvre de moi !

La deuxième histoire commence. Tempête de neige et… ciel peint ? Je regarde mieux. Oui, oui c’est bien ça, le ciel est une peinture. Étrange, surprenant, mais intéressant… La musique, stridente, dont le but est sans doute de faire monter le suspens et rendre la scène angoissante, est si désagréable à l’oreille que franchement on ne sent pas vraiment l’angoisse monter, mais plutôt la douleur. Là encore ça demande un peu de volonté pour rester devant son écran. Mais, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, la scène « angoissante » se termine et la  musique se calme. Finalement cette deuxième histoire est pas mal. Et le jeu des acteurs beaucoup plus agréable.

Troisième histoire. Ah! Là, c’est vraiment intéressant ! L’histoire en elle même est bien tournée, avec un scénario intéressant : des fantômes qui veulent encore et encore écouter le chant de leur défaite. Et les procédés de réalisation sont remarquables. Finalement je ne regrette plus du tout de m’être accroché. La voix du compteur narre la bataille de Dan-no-Ura alors que la caméra défile au dessus d’une fresque épique ou d’une teinture brodée. Puis prise de vue réelle, la mer, les vagues… Encore la peinture. Enfin des acteurs. Un moine aveugle. Celui-ci suivra sans le savoir un  fantôme et chantera chaque nuit pour  l’empereur Antoku et le clan Heiké. On voit alors la court majestueuse se transformer sous nos yeux en groupe de fantômes transpercées de flèches. Leurs métamorphose au fur à mesure du chant est impressionnante. Le musicien, aveugle, ignore tout de ce qui l’entoure.

La dernière histoire, c’est pas mal, mais il n’y a là rien de bien particulier à noter.

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5cm per second

5cm-per-second.jpgFilm d’animation de de Makoto Shinkai, sorti en 2007.Un production de Comix wave films, avec au chara-design Nishimura Takayo, musique de Tenmon.

Tire original : 秒速5センチメートル (Byōsoku Go Senchimētoru)

La version française est disponible en DVD chez Kaze : link

site officiel

Synopsis :

Le film se divise en 3 parties, chacune d’entre elles à pour personnage principal le jeune Takaki Toono  sur trois périodes différentes de sa vie.

L’histoire débute avec l’essence des cerisiers. Takaki a 13 ans et il entretiens une correspondance avec une ancienne camarade de classe dont il était très proche, Akari. Alors qu’il va bientôt déménager très loin, il décide de prendre le train pour la revoir au moins une fois avant de partir.

La deuxième partie : Cosmonaute Takaki est au lycée. Dans la dernière partie, 5cm per second, Takaki, jeune adulte vit de nouveau a Tokyo. Les années passent mais il n’arrive pas à oublier son premier amour.

Critique :

A l’arière de la jaquette du DVD on peut lire:

Un retour au sources pour celui que l’on nomme le nouveau Miyazaki. […]

« Avec ce film, Makoto Shinkai devient l’espoir mondial de l’animation »

Rien que ?!  Avec des critiques pareilles on ne peut que s’attendre à quelque chose d’extraordinaire !

En effet, le film est très bien réalisé. Des décours d’un réalisme époustouflant, de très belles couleurs, une belle mise en scène, des très beau plan, une musique en harmonie avec l’image… De ce côté là, rien à dire. C’est parfait.

En revanche, côté histoire… Je n’ai pas vraiment été emballé par ce film. Et qualifier le réalisateur de « nouveau Miyazaki » me semble un peu excessif. Si Miyazaki fait un très bon travail graphique, la plupart de ses histoires sont vraiment intéressantes.

J’ai trouvé que ce film avait beaucoup de lenteur. Bon, c’est sensé être un « moment de poésie » mais il y a des moment ou cela devient un peu trop lent. Même l’intonation des voix des personnages est un peu molle, soporifique. Franchement je me suis demandée si j’allais regarder le film jusqu’au bout. Ce qui m’a fait persévérer c’est sa qualité graphique. Quant au scénario, même après avoir vu tout le film je n’ai pas vraiment pu l’apprécier. Ce n’est pas qu’un problème de lenteur. C’est l’essence même de l’histoire que je n’ai pas apprécié. Passer à côté d’une vie pour un baiser échangé à 13 ans, je trouve que cela n’a pas de sens. Peut-être ne suis-je pas assez romantique. Peut-être n’ai-je pas su entrer dans l’état d’esprit des personnages… Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé au scénario un côté mièvre qui gâche le plaisir d’une si belle réalisation graphique.

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Ippo ~ la rage de vaincre

ippo_01.jpg

Titre original : はじめの一歩 (Hajime no Ippo)

Auteur : George Morikawa (森川ジョージ )

Prépublication : Les aventures de Ippo ont commencé en 1990, prépublié dans le magazine Weekly Shônen de Kôdansha

Editeur français : Kurokawa

L’éditeur français a choisi de publier cette série de plus de 100 tomes (au Japon) et toujours en cours en 3 saison. 48 volumes sont disponibles en fraçais :

Saison 1 : Ippo ~ la rage de vaincre 30 volumes

Saison 2 : Ippo ~ Destins de boxeurs 16 volumes

Saison 3 : Ippo ~ défense suprême 2 volumes (en cours)

Résumé :

Ippo Makunouchi est un jeune lycéen gentil et introverti. Il est harcelé régulièrement par une bande de voyous. Un jour, alors qu’il est en train de se faire battre, un jeune homme intervient et fait fuir ses agresseurs. Impressionné par le jeune boxeur, Ippo va le suivre et lui demander d’intégrer le club de boxe. Takamura va alors lui lancer un défi : s’il arrive à attrapper avec ses poing 10 feuilles tombant d’un arbre il l’amènera au club. Pour réussir, Ippo a une semaine.

Après avoir réussi le défi et intégré le club de boxe, Ippo va s’entraîner avec acharnement et passion. Son nouveau rêve : devenir boxeur professionnel. A travers la boxe, Ippo va s’épanouir, changer, prendre de l’assurance.

Ainsi commence cette série qui suivra l’évolution de Ippo dans le monde de la boxe.

 

Mon avis :

Ainsi résumé, le manga ne me tenterait guère. De plus, je n’ai aucun intérêt pour la boxe… Mais alors que je cherchait un manga sur les arts martiaux, on me conseillait Hajime no Ippo. Ayant vu les 3 premiers tomes à la médiathèque, j’y jetais un œil distrait. Le dessin ne m’inspirait pas. Mais j’était prévenue : « les dessins sont spéciaux, mais l’histoire est excellente ». Je me suis laissé convaincre et ai emprunté les 3 tomes.

Et là, je dit : MERCI ! Oui, merci de m’avoir convaincu d’aller plus loin que cette première impression, car ce manga est vraiment bon.

Le dessin est basique, très caricatural (et pour les premiers tomes un peu vieillot) mais il sert parfaitement l’histoire. Dès qu’on est plongé dans la lecture, on oublie le côté « moche ». Le dessin un peu grotesque vient contrebalancer les scènes de combat très violentes et dramatiques.

Si le scénario est assez basique, un grand classique du shônen de sport : un gars faible qui veut devenir fort et qui va mettre toute son énergie débordante dans un entrainement acharné. Mais il est très bien construit. Malgré quelques côté exagéré, Ippo suit un véritable entrainement sportif, pas de ultra-techniques sorties d’on ne sait où capables de déraciner des arbres dans Ippo. Mais des footing à vous filer la nausée, des pompes, des frappes… et encore de la course, des pompes, des frappes… Si notre héros a des prédispositions pour la boxe, l’auteur le fait bien souffrir avant qu’il ne puisse gagner son premier combat.

Un peu de réalisme dans ce monde de super pouvoirs !

Bon, vu comme ça, ça vous donne peu-être encore moins envie ? Et pourtant !! Hajime no Ippo est très drôle. Le héros est très attachant. Et après avoir fini ces 3 premiers tomes, je ne peux pas m’imaginer en rester là !

Faut que j’aille trouver mon gentil voisin pour lui subtiliser discrètement la suite (^_^)

PS : ne vous fiez pas au dessin des couvertures, il est encore plus moche que le reste (-_-)’

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