Archives mensuelles : mars 2013

Le Salon du Livre Paris – J2

Après une soirée d’ouverture à la drôle d’ambiance où j’ai pu constater que, si on vaut manger et boire à un vernissage faut se servir comme un sauvage, parce que si vous attendez qu’on vous propose quelque chose, vous avez le temps de mourir de faim, j’ai attendu le samedi pour retourner au Salon.

Cette fois c’est seule que je m’y suis rendue. Et je ne me suis même pas perdue dans le métro ! Aucun portillon ne s’est bloqué, aurais-je réussi a exorciser la malédiction ? Ou tout simplement compris comment faire tourner cette machine infernale sans la bloquer… Quoi qu’il en soit, je suis arrivée Porte de Versaille, en un seul morceau et même pas stressée. C’était sans compter sur la foule qui s’amassait déjà devant les portes d’entrée qui venaient à peine de s’ouvrir. Désespérément je cherche une entrée « presse » (ah ! c’est trop la la classe d’avoir un badge presse!). finalement je découvre que « l’entrée presse » consister à gruger la queue au même portillon que tout les autres…

DSC09463J’ai encore un heure devant moi pour flâner seule, j’en profite pour retourner sur le stand de Nobi Nobi ! où je n’ai fait qu’un brève halte jeudi soir. Cette maison d’édition je ne la connais que de nom, mais elle me semble faite sur mesure pour Ma petite Médiathèque. De beaux albums jeunesse, venu du Japon, faut absolument que je m’y intéresse de plus prêt.

Choisir UN album était un sacré dilemme. Finalement, après de longues hésitations et discussions, j’ai fini par acheter 1000 vents, 1000 violoncelles. Le dessin est superbe et le violoncelle est mon instrument préféré… J’espère qu’il plaira à Mimi-chan et A-chan aussi. Il y avais bien d’autres livres qui me tentaient, mais j’ai pris sur moi. J’ai été raisonnable.

Un autres stand un peu plus loin me tend ses bras. Ce sont les Editions Fei. Discrètement je me glisse au côté d’une maman qui regarde, avec son fil, les album de Yaya. Attentive, j’écoute la promo que en fait la charmante femme derrière le stand. J’ai découvert Yaya pour la première fois l’année dernière au Festival d’Angoulême où dans une petite yourte on pouvait découvrir de nombreux dessins de la série et rencontrer les auteurs. Je ne les ai pas vu, ils était caché derrière une foule de fan… Mais l’histoire de cette série avait attiré mon attention. D’autant plus qu’il s’agit d’une période historique à laquelle je me suis intéressé de près, celle de la Chine occupée par le Japon dans les années 30. Le dessin tout en rondeur, très doux, aux allures myazakienne, semble contraster avec la dureté de l’époque et je suis très curieuse du resultat que cela peu donner. J’hésite, j’hésite… Mais c’est finalement le graphisme du Juge Bao qui aura raison de moi. La retenue étant de mise, je n’achète qu’un seul album. Je repart, mais non sans noter les références du magnifique recueil Au bord de l’Eau, une très belle idée cadeau pour ma cousine préférée.

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Il est déjà 11 heures passée, le moment de rejoindre Mackie. Le rendez-vous est devant le stand Ototo. Je le reconnais de loin, facile, il dépasse d’une tête la foule. Après les présentations en due et bonne uniforme, on rentre dans le vif du sujet. « ah! cette série est très bien… » « Moi j’ai acheté jeudi le premier tome de… » « blablabla… » On passe en revue presque tout le stand Ototo, chacun y allant de son petit commentaire perso. Au passage Mackie me fait la promotion de Samidare, qui, faut que je l’avoue, me donne la même impression que Spice & Wolf. Tout le monde en dit le plus grand bien, mais le dessin me laisse de marbre. Eh ! J’ai donné sa chance à Spice & Wolf (acheté sur ce même stand jeudi dernier), Samidare attendra !

DSC09464.JPGFini avec Ototo, direction les édition L’iroli (joli nom pour une maison d’édition). L’accueil est chaleureux. A tour de rôle chacun me présente une partie de leur travail. Je n’achète rien, mais je prends beaucoup de note. Tout ça m’a l’air très intéressant et quand les gens son sympa en plus, ça donne envie. Deux collection attirent plus particulièrement mon attention : des recueil de haïku trilingue (français, espagnol, anglais) et les recueil de micronouvelles ou haïbun (on m’explique qu’il s’ajit d’un texte en prose comprenant au moins un haïku). Ces dernier recueil m’intéressent car il s’agit des nouvelles ayant gagné le concours organisé chaque année sur un thème différent. Le Thème pour 2014 : Au fil de l’eau (link). Tandis que je discute avec Isabel Asunsolo, Hanniet Marc fait mon portrait (et celui de Mackie, que vous pouvez voir dans son compte-rendu de la journée de samedi) en quelques coup de crayon. Très ressemblant. J’adore. Mais je ne vous le montrerais pas aujourd’hui, j’ai pas de photo.

Après une pause déjeuner minipizza insipide, on attaque l’après-midi conférence. Et heureusement Mackie est là, beaucoup mieux informé que moi. Car j’ai eu beau feuilleter le programme j’y ai rien vu ou presque. 13h30 nous somme sur la scène numérique pour une conférence, dont le thème aurais du être la revue Garo mais qui, selon la rumeur, traitera de seinen… C’est ne sachant pas trop sur quoi cela va vraiment porter qu’on s’assoir au premier rang et, jetant un oeil derrière nous on se sent désolée à l’idée d’une salle bien vide. Si une conférence sur garo aurait sans doute était très intéressante. Les échanges autour du thème « le seinen, l’avenir du manga ? » n’est pas inintéressant. Comme d’autres l’ont fait remarquer, un amalgame est fait entre seinen au sens large et un certain type de seinen, plus mature, et manga d’auteur est fait. Mais enfin, on comprends très bien de quoi ils veulent parler. Le plus intéressant, à mes yeux, était de confronter l’approche très différente des deux éditeurs présents. On reviendra plus en détail sur le contenu des débats dans un futur billet.

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Stéphane Duval (Lézard Noir), Claude Leblanc (Zoom Japon), Rémi (BoDoï) et Sam Souibgui (Komikku)

La conférence est suivie d’une remise de prix organisé par Zoom Japon. Les gagants 2013 sont :

Côté manga :

 Les enfants de la mer publié chez Sarbacane.

Personne est là pour retirer le prix. Dommage, j’ai adoré ce manga, en tout cas le tome 1. Je n’ai toujours pas eu l’occasion de lire la suite.

Côté roman :

Pickpocket de Nakamura Fuminori publié aux Édition Philippe Piquier.

Éditeur et traductrice sont là pour recevoir le prix. Moi, je m’étale pas sur le sujet. Je n’ai pas lu le livre et je ne connais pas l’auteur.

Quartier libre jusqu’à 15h30. Mackie en profite pour me présenter du monde (ah! que c’est bien d’être accompagné d’un senpai!). C’est ainsi que je fait la connaissance de Rémi de BoDoï, dont j’ai l’habitude de lire les critiques manga (comme je pense que nous avons un peu près les même goût, ses critiques sont souvent déterminante pour ma liste « futur achat »). Plus loin sur le stand Ki-oon nous croisons Pazu. Mackie en bon senpai, insiste : faut vraiment que je m’inscrive sur Sama !

(Depuis, chose faite, grâce, d’ailleurs à Pazu en personne puisque au mot barbare « flux RSS » j’ai paniqué. Et oui, il me faut pas grand chose ^^)

De rencontre en rencontre, de stand en stand, séparé par la foule puis réunis à nouveau. Nous nous retrouvons, Tenger est là aussi, devant la Grande Scène à 15h30 pour la rencontre avec Fumyumi Soryo et Motohaki Hara, respectivement l’auteur et le consultant historique de  Cesare, publié chez Ki-oon.

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Vous vous souvenez du Monsieur japonais éhontement snobé le jeudi soir ? Et ben, c’était M. Motohaki Hara… no comment !

La rencontre avait quelque chose d’étrange. Les réponses étaient souvent à côté de la plaque, la communication via interprète semblait quelque peu brouillée. Mais somme toutes c’est sympa et comme je ne connais pas l’auteur, c’est toujours intéressant d’en savoir un peu plus.

Finie la conférence Mackie est accaparé par ses nombreuses connaissances, avec Tenger on en profite pour se défiler discretos, sinon il va encore me présenter plein de monde, j’arriverais pas à suivre ! Non plus sérieusement, je veux simplement faire un tour du côté des autres éditeurs, je sature un peu du manga square. Nous avions le secret espoir d’y trouver une foule moins dense. Qu’elle ne fut notre erreur ! Il ne fallu pas plus de 5 minutes pour que entraîné par la foule (et oui j’ai la chanson dans la tête depuis tout à l’heure) nous soyons séparé et perdue. Après une tentative veine de retrouver ma complice, j’abandonne. C’est sans espoir. J’erre seule. Je me fait refourguer un abonnement au Courrier international et c’est déjà l’heure du rendez-vous Inoue ! Ah ! Je vais pouvoir retrouver mes complices et… tout le monde arrive tard, on n’a des places qu’au fond et encore tous dispatché à droite et à gauche… Je ne sais pas si c’est la fatigue, la trop haute concentration d’être humain vivants, les hordes des fan… Mais franchement cette rencontre, j’ai eu du mal. Les réponses étaient téléphonées, nous n’avons rien après. Tout avais déjà été dit dans des interview bien plus intéressantes. Et surtout, SURTOUT les fan… My God !! Sont-il seulement au courant que depuis Slam dunk Inoue a une vie ? Non parce que, je sais pas, depuis il a fait des truc vachement bien, comme Real par exemple… Non, on en parle à peine. Seul Slam dunk existe. Enfin, heureusement qu’Inoue a beaucoup de prestance et qu’en plus il est beau gosse, au moins en en profite. Quant aux questions, je sais pas, un problème d’incompatibilité d’onde sonore. J’ai rien capté. Je n’entendais que les réponses. On ce fait passer le mot : « il faut regarder un reportage passé sur CNN » ça sera bien plus instructif. (Désolé Mackie, je retrouve pas le lien)

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Moi j’en peux plus ! J’ai ma dose. Je quite le salon, heureuse mais épuisée.

Merci Mackie d’avoir si bien prix soin d’une kôhai (^_^)

Plus de photo ? C’est par ici => Album Facebook

Salon du livre Paris – tribulations de Bidib à la capitale

On est VIP ou on ne l’est pas ! Et c’est avec mes gros sabots que je suis allée à cette soirée d’ouverture.

Le voyage a bien commencé. J’avais négocié pour partir plus tôt du bureau et me voilà dans le TGV La Rochelle-Paris de 11h29. Une fois installée je me dis : « tiens, je vais envoyer un texto à Tenger pour lui dire que je suis bien dans le tr… »

Put***, il est où mon téléphone ? J’étais pourtant sure de l’avoir en partant !

J’ai eu beau fouiller mon sac à plusieurs reprises, arpenter le wagon à 4 pattes, on sais jamais… Rien n’y a fait. Pas de téléphone.

Mon téléphooooneeee…. bouaaaaa!!! Le beau Black Berry qu’on venait à peine de me donner, avec les photos de mes gosses dedans et… et… MON TELEPHOOONE !

Non, c’est pas comme si j’allais à Paris, dans un salon plein de gens, où je dois rencontrer des personnes que je n’ai jamais vu et dont je n’ai que le prénom et le numéro de téléphone !

Panique pas ! Tu vas pas laisser un téléphone te gacher ton week-end ! Ce n’est qu’un téléphone

La méthode Coué à marché et je suis restée zen, dégoûtée mais zen. Quelques heures plus tard (La Rochelle – Poitiers, le TGV le plus lent de France) j’étais à Montparnasse. Tenger est là, nous nous somme retrouvées sans besoin du téléphone (ouff). Métro, RER, les portails qui bloquent (la malédiction du métro me poursuit, à chaque fois j’ai droit), on arrive chez elle, je dépose mon barda et c’est reparti : métro, RER…

Porte de Versaille ! On y est ! Et même en avance ! J’avais jamais mis les pieds, là bas…

Enfin on entre. J’ai fait une fausse manip en envoyant le billet à Tenger, qui, ne se rendant compte de rien à imprimé le mauvais truc. Le gar de la sécurité qui veut absolument que j’avance et moi qui veut à tout pris récupérer ma Tenger. La foule qui tente de nous séparer, le gar de la sécurité qui fait peur… On se serais cru dans un film. Enfin une âme charitable qui tend une invite à Tenger (peut-être voulait-il seulement qu’on avance, mais, merci Monsieur !)

Nous y somme ! Je ne commettrais pas mon passage à l’accueil… Si, je commente :

Avec mes gros sabots j’avais l’air d’un con… ma mère…

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Vieille paysanne à la ville

Peut-être aurais-je du ramener un fromage de chèvre de ma Gâtine profonde, ça aurais eu l’air plus authentique…

Enfin, il parait que avant moi personne n’a demandé : « alors, ça se passe comment ? »

J’ai eu envie de répondre aux charmantes demoiselles de l’accueil et de l’espace presse qui m’ont regardé comme si je débarqué de la planète mars, que si la seule réponse possible est « démerde toi » (pas en ces termes, ça va de soi), elle sont payé pour quoi faire ? Non parce que moi, pauvre provinciale inculte, j’avais cru que c’était pour aider les gens perdu comme moi…

Je sent les rires moqueur de Tenger, devenue parisienne (elle dément) et habituée du Salon du Livre dans mon dos.

Bon ok ! Je me démerde. Au moins j’ai un plan…

En attendant 18h, pour la visite guidée (vous en saurez plus dans un prochain billet), on en profite pour se faire l’expo Garo entre nous tant qu’il n’y a personne. Et il y a vraiment personne. On en a bien profite.

Visite du manga square. Halte au stand Ototo/Taifu. Tenger s’éloigne effrayée par tant de « truc de fille« . Moi, depuis le temps que je zieute quelques titre de leur catalogue, je décide de passer à l’acte. Et quel honneur ! La première vente du salon c’est moi ! (Je ne doute pas que de nombreuses autres suivront). Moi je repart satisfaite, avec mon portefeuille qui me réprimande et Tenger qui se moque.

Le monsieur (à qui évidemment je n’ai pas demandé son nom, trop stupide, ou trop timide, c’est au choix, que je suis) était très sympa. Sur le stand un gar (dont l’identité restera pour moi un mystère, encore) parle de sa prochaine chronique qui va sortir. Ils discutes, les deux M. X, de Spice & Wolf. Le gar a l’air emballé, il a mis la note maximale…

C’est pas bien d’écouter au portes, je sais… Si j’avais été moins timide, j’aurais pris part à la conversation, mais, que voulez-vous, plus facile à dire que à faire… J’écoute.

Tout le monde en parle bien de ce manga, moi il me tente pas vraiment. Enfin je l’entends dire (M. X2) que c’est beaucoup mieux que la version animé. Ting! (alarme qui retenti dans mon cerveau). Finalement je devrais peut-être lui donner ça chance à cette série… J’ai craqué et ai ajouté le tome 1 à ma liste. Et j’ai même pas le nom du gar pour lui en vouloir si j’aime pas T-T

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Faut vraiment que j’apprenne à parler aux gens. Je passe à coté de très intéressantes discussions sur des thèmes qui me passionnent…

On continue la visite du salon, du manga square. Plusieurs haltes chez Ki-oon. Leur stand est superbe. Le plus beau, avec plusieurs planches et peintures de Cesare. Si le titre avait attiré mon attention sur la toile, l’expo à eu raison de moi et j’ai acheté le tome 1. La nana à la caisse m’assure que j’ai fait un très bon choix. On verra ça.

Là je croise même des japonais qui me causent. J’ai rien compris. Je sourie bêtement faisant des courbettes de la tête, je n’ose pas les dévisager pour ne pas être impolie et je m’en vais.

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Ce n’est qu’une fois dans mon lit que je me dit que c’était peut-être l’auteur et que je l’ai complètement snobé. Bibib-power !

On flâne, on se fait phagocyter par la foule. On esquive, on s’échappe… on est rattrapé. Mais qui diable c’est cette célébrité qui bloque le passage avec cet agglomération de corps humains compactes autour. Non mais, on aimerais bien visiter le salon, nous…

Nous n’auront jamais le fin mot de l’histoire. Qui était là ? Mystère, et on s’en fout. Nous en préfère les allées dégagées ou l’on peut, à loisir, profiter des étalage de livres. Ce qui, d’ailleurs, à ma grande surprise, fait un peu tache dans le décor. Les gens qui sont là, surtout à partir de 19 heures, semblent plus absorbé par leurs coupes de champagne (ou autre truc à bulles) et leur rencontres mondaines que par les livres et les expo auxquelles ils bloquent l’accès. Le sommum fut un stand de je ne sais plus quel editeur où une bande de « belles personnes » fume.

Fume ? Mais c’est pas interdit ?! Non là vraiment je sature. Le bruit, la foule, les « belles personnes« … On a notre dose, on reviendra demain, peut-etre qu’il aura plus de gens intéressé par les livres…

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Moi, au milieu des belles personnes, je ressemblais à ça !

Tenger c’était plutot ça :

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« Mo’ li ammazzo tutti ! »

Avant de partir, un traducteur passionné aura tout de même réussi à me refourguer un livre de contes écossais, écris fin XIX. Lui, j’ai son nom ! Si j’aime pas, je vais pouvoir me plaindre ^^

Suite des aventures de Bidib à la capitale dans le prochain épisode.

Romance d’Outre-Tombe

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One-shot de Natsuki Sumeragi regroupant 3 contes :

L’histoire du Temple Shuzen (après l’histoire originale de Kidô Okamoto) :

La fille d’un sculpteur de masques rêve d’entrer au service d’un noble. Son rêve se réalise quand le Shogun Yori-ié Minamoto l’amène avec lui. Mais le rêve sera de courte durée, le Shogun, victime de complot, connaîtra une fin tragique.

L’ogre de Sôzudono :

Le frère cadet d’un dignitaire de la cour utilise une légende locale qui prétend qu’un ogre vit à Suzudono pour assassiner son frère aîné et hériter de son poste. Mais le fils de ce dernier n’est pas dupe.

Romance d’outre-tombe (d’après Liang Sha-bo et Zhu Ying-tai) :

Ying-tai, jeune fille de bonne famille veut partir étudier, mais cela est impossible pour une femme. Sa ténacité finira par convaincre son père de la laisser partir, déguisée en homme, mais pour un an seulement. A l’école elle se liera d’amitié avec un jeune homme. Leur amitié va se muer en amour, mais ce n’est pas ce que la famille de Ying-tai avait prévu pour elle.

De la romance oui, mais d’outre-tombe…

 Le dessin de Natsuki Sumeragi est superbe. Elle nous amène dans le Japon des « samouraïs de l’Est », à la cours de Heian et même dans la Chine des Tang. Un voyage réussi. Les histoires sont classiques, mais très bien réalisées. C’est beau, émouvant et même terrifiant (l’histoire de Yori-ié est vraiment terrible!).

Une lecture très agréable qui ouvre une porte vers la culture classique japonaise et chinoise et donne envie d’en savoir plus. Le dessin, à l’instar des histoires, est très classique. Cependant il est très beau, très doux, les visages androgynes et les tenues sont d’une très grande élégance. Si la première et la dernières histoires s’inspirent de récits existant, l’ogre de Sôzudono est une création de Natsumi Sumeragi et je la trouve très bien construite. Bien que très courte, la chute est excellente.

La première lecture de ce manga (il y a longtemps, alors que je découvrait à peine les manga) ne m’avait pas spécialement marqué. J’en gardais un souvenir assez vague. A la relecture, je l’ai beaucoup plus apprécié et ai très envie de découvrir les autres manga de l’auteur.

natsuki_sumeragi.jpgNatsuki Sumeragi



Le coin des curieux :

L’histoire du temple Shuzen :

Ici la mangaka s’inspire directement d’une pièce de kabuki : Shuzenji monogatari (修善寺物語). Cette pièce, écrite en 1908, eu un grand succès et fit connaître son auteur, Kidô Okamoto (岡本 綺堂) (1872-1939) qui, par la suite écrivit de nombreuses pièces de kabuki mais également des roman policier. Il est connu pour sa série Les enquêtes de l’inspecteur Hanshishi, ambienté dans le Japon féodal d’Edo.

De cet auteur très prolifique, les Éditions Philippe Picquier, proposent Fantômes et kimonos et Fantômes et samouraïs. Pour en savoir plus, aller sur le site de l’éditeur : link

La pièce de Kidô, Shuzenji monogatari, s’inspire à son tour de la vie de Minamoto Yoriie (源 頼家(1182-1204), deuxième shogun du bakufu de Kamakura. Celui-ci avait été envoyé en exil au Temple de Shuzen ou il fut assassiné en 1204, alors qu’il n’était âgé que de 22 ans. Le meurtre fut commandité par son propre grand-père qui usurpa le pouvoir de shogun. Dans le musé du Temple (toujours existant de nos jour) on peut voir un masque qui, selon la légende, représente le visage de Yoriie déformé par la mort, il fut empoisonné.

Yoriie-s-mask.jpgMasque de Minamoto Yoriie

Sources : Shuzenji Temple

Furari, le cartographe qui marche

furari - vue de Edo

Avec Furari, on retrouve Taniguchi tel qu’on le connaît. Un homme marche et regarde autour de lui. Ici c’est un géomètre cartographe qui arpente les rues d’Edo. Il compte ses pas pour mesurer les distances et, chemin faisant, il observe les paysages, fait des rencontres, s’identifie aux animaux qu’il croise et tente de voir le monde à travers leurs yeux l’espace d’un instant.

Furari n’est pas une surprise, on y retrouve des thèmes que l’auteur traite ailleurs. Tout de suite on pense à Le Promeneur, qui, de façon différente nous montre les rues de la même ville, devenue depuis Tokyo. Les deux marchers, s’ils ne partagent pas la même époque, ni le même but, ont en commun la capacité de s’émerveiller des petits détails que le paysage urbain leur offre.

Furari signifie « au gré du vent », nous c’est au gré des pages qu’on découvre la ville d’Edo et le mode de vie de l’époque. Ce qui ajoute un plus pas inintéressant au lecteurs curieux de l’histoire japonaise. On y découvres des paysages qui rappellent les estampes Ukiyo-e et tout particulièrement celles de Hiroshige.

                 furari - le milan  Hiroshige-Utagawa-Sun

Dans le Milan dessiné par Taniguchi on reconnais tout de suite celui de Hiroshige (Cents Vue de Edo)

Plus loin on voit également des renards qui me rappellent une autre estampe de Hiroshige.

Autre pan de la culture japonaise que ce manga nous fait approcher : la poésie et plus particulièrement les haiku. Avec notre cartographe marcheur, nous faisons la connaissance d’un jeune poète du nom de Issa. Issa est un célèbre poète japonais (1763-1828). Ici Taniguchi le met en scène alors qu’il n’est pas encore connu. Les deux hommes parleront poésie, puis, ensemble ils s’interrogeront sur le mode de vie des poètes, qui eux aussi marchent, voyageant pour faire connaître leur art.

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Si la rencontre avec Issa est très intéressante, celle avec un vieux cerisier, une libellule, ou un pêcheur ne le sont pas moins. A chaque chapitre une nouvelle marche, une nouvelle rencontre.

Un manga comme Taniguchi sait les faire, tout en poésie, rempli de petits riens, un vrai plaisir à lire.

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Titre VO : ふらり

Auteur : Jirô Taniguchi

Éditeur VF : Casterman, collection écriture

Éditeur VO : Kôdansha

Prépublication : Morning

Année : 2010

Type : seinen

Salon du Livre Paris

salon du livre paris

Cette année j’irais au  Salon du Livre Paris. I’m happy, mon premier salon, en vrai. Avec des gens…

AAAHHH !! Mais il va y avoir tout plein de gens !!! Panique pas ça va aller, les gens, ça mord pas. On respire un grand coup, on rase les mur et on adopte la technique de l’homme invisible, ça va aller.

Oui bon, je vous cache pas que la foule, ça m’angoisse, mais je suis super contente d’aller à ce salon, en plus je serais en bonne compagnie, Tenger vient avec moi. On va voir plein de truc, des livres, et puis des livres. Si c’est pas beau ça !

Et comme je suis sympa, mon bonheur je le partage (enfin c’est surtout l’équipe du Salon du Livre qui est sympa ^^) et je vous propose un petit concours pour gagner des places.

5 place pour le Salon du Livre Paris à gagner !

Bon, ok, je m’y prends super à la bourre, mais en ce moment… nouveau taf, nouvelle organisation, bla bla bla… je suis un peu débordée. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais (^_^)

Alors, un petit concours, ça vous dit ?

Comment participer ? C’est très simple : vous m’envoyez un message privé avec les réponses aux 5 questions qui suivent. Les 5 premiers à avoir tout juste seront les heureux gagnant.

Allez c’est parti !

1 – Que signifie le mot « seinen » ?

2- Qui est l’auteur de L’homme sans talent ?

3- Quel est le sport pratiqué par les protagonistes de l’anime Chihayafuru ?

4- Quel film d’animation japonais nous raconte comment est né le style musical traditionnel Tsugaru Shamisen ?

5- Qui a écrit le roman Larmes de Princesse ?

Toutes les réponses sont sur Ma petite Médiathèque !

Pour vous aider :

Vous avez trouvé ? Envoyez moi un mail, et n’oubliez pas de laisser un commentaire.

Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez aussi aimer la page Facebook du blog (même si ça ne vous apportera aucun point supplémentaire) (^_^)

Le viandier de Polpette, Une BD qui donne faim !

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Polpette était cuisinier à l’armée. La guerre finie il cherche sa voie et atterrit au Coq Vert, le château-auberge du Comte Fausto. Polpette y deviendra cuisinier et ami de ce dernier. Alors que les jours paisibles se suivent, on annonce la visite du père de Fausto, M. le Comte de Scaramanda. Panique à bord ! Que vient-il faire dans ce coin reculé après tant d’années sans nouvelles ?

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Ce n’est pas l’action qui fait l’attrait de ce titre qui est, somme toute assez tranquille. Son originalité réside dans les recettes qui viennent se mêler au récit (et que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt, l’eau à la bouche).

Dans ce premier tome, on découvre Polpette, un personnage intéressant que l’on a envie de connaître mieux, et la joyeuse bande du Coq Vert. Le dessin de Neel Julien (auteur de Lou !) est simple et stylisé, plutôt agréable. Quant à Olivier Milhaud, il signe ici son premier scénario. Et c’est pas mal. Je me demande s’il n’a pas des origines italiennes… Pourquoi je dis ça ? Je sais pas, un parfum dans la cuisine, les noms aux des sonorité italiennes… Polpette le premier ! « Boulette de viande », pas mal comme nom pour un cuisinier.

En lisant cette BD, conseillée par A-chan, je n’avais qu’une envie : essayer les différentes recettes ! Et, c’est sûr, je vais le faire ^^

Merci A-chan. Une lecture très agréable.

Pour en lire un extrait : c’est sur BD Gest’

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T’choupi va à l’école

Cet article fait écho à la chronique que Hérisson nous proposait dans le Challenge Je lis aussi des albums 2013. Avec Tchoupi et Herisson, il était question de chiffres et de lettres. Les Tchoupi de Mimi-chan tournant autour du thème de la rentrée à l’école.

Tchoupi rentre à l'école  Tchoupi à l'école

 Tchupi est grand maintenant et il va aller à l’école. Au début, il a un peu peur mais on fait tellement de choses intéressantes qu’il ne voit pas le temps passer.

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 Mimi-chan a reçu ces deux albums dans une petite mallette alors qu’elle entrait à peine à l’école maternelle. Un cadeau de sa tata qui lui aura bien fait plaisir. Un an plus tard on les lit encore régulièrement.

l’un des albums, Tchoupi à l’école, intègre des images au texte ce qui permet aux petits de faire semblant de lire avec papa ou maman, et de comprendre le mécanisme de la lecture. Depuis, Mimi-chan me demande de montrer du doigt les mots que je prononce. Et si j’oublie de mettre en marche le « curseur », gare à moi ! Elle suit attentivement mon doigt qui défile sous les mots et j’ai pas intérêt à en oublier un.

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Quant à moi, pour être tout à fait honnête, je déteste lire Tchupi. Je trouve ça inintéressant au possible et je n’aime pas vraiment le dessin, qui d’ailleurs est assez différents d’un album à un autre. Cela parle du quotidien des enfants et ils aiment retrouver tout ce qui leur est familier. Pour moi ça manque de fantaisie et je m’ennuie. Mais force est de constater que Mimi-chan adore. Et puis ça se lit super vite, alors c’est idéal pour les soir où on n’est pas vraiment motivé.

logoalbums2  Challenge Je lis aussi des albums 2013

L’enfant qui voulait être un ours

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Titre original : Drengen der Ville Vaere Bjorn

Réalisé par Jannick Hastrup

Scénario : Bert Haller, Michel fessler

Musique : Bruno Coulais

Co-production Franco-danoise

2002

 durée : 1h18

Résumé :

Une ourse polaire perd son enfant sur la banquise. pour la consoler l’ours enlève un bébé humain et lui offre. La maman ourse va s’attacher à cet étrange bébé sans fourrure et l’élève comme son fils. Le petit homme grandira comme un ours, mais un jour ses véritables parents le retrouvent et en font un être humain. Malgré les efforts de ses parents, l’enfant ne se sent pas chez lui. Au fond de son cœur il est encore un ours blanc. Il ira voir l’esprit de la montagne pour que celui-ci lui permette de devenir un véritable ours.

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Mon avis :

C’est sur une vieille K7 (et oui, il y en a qui ont encore cet appareil archaïque qui permet de lire les VHS) enregistrée par une amie que j’ai découvert ce film il y a quelques années. Je suis tout de suite tombée sous son charme, et quand je suis tombé par hasard sur le DVD, je n’ai pas hésité un instant. Ce DVD a rejoint la vidéothèque de Mimi-chan qui en a bien profité. Si en ce moment elle n’a plus d’yeux que pour  Brendan, on regarde encore régulièrement L’enfant qui voulait être un ours.

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Je trouve l’histoire très belle. Dure, triste parfois, mais drôle aussi avec ce petit homme qui fait un bien étrange ourson et le corbeau qui lui sert de compagnon de jeu. Une histoire émouvante qui se fini bien. Un beau conte. Une quête initiatique qui amènera le héros à devenir ce qu’il veut être en dépit de ceux que les autres désirent (son père) ou de ce que la nature avait initialement prévu pour lui (être un être humain). Le héros fera preuve de courage et de persévérance. Il trouvera dans la nature des alliés qui l’aiderons à surmonter les épreuves et se transformer enfin en ce qu’il est dans son cœur : un ours.

Mais il n’y a pas que l’histoire qui m’a plu. Le graphisme est très agréable avec un décor façon aquarelle très sobre rendant les paysages arctique avec poésie, des personnages simples mais très expressifs. La bande originale du film est excellente avec des influences de musiques inuit et quelques chants traditionnels. Un vrai régal pour les oreilles, ce qui n’est pas un luxe quand on a à faire avec une Mini accro qui regarde en boucle ses films préférés. A noter que la BO est signé Bruno Coulais, compositeur à l’origine de la musique de Brendan et le Secret de Kells dont j’ai déjà parlé deux fois (ici et ici).

Aujourd’hui, bien que j’ai fini par connaître ce film par cœur, je le regarde toujours avec autant de plaisir et je suis la premier à le proposer à Mimi-chan.

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River’s edge

C’est suite à un appel lancé sur la page facebook de Ma petite Médiathèque dans lequel je demandais quelques conseils concernant des lectures shôjo que j’ai lu River’s edge.

Quel est le rapport entre le shôjo et River’s edge ? A vraie dire il y en a aucun, ou presque. La conversation est passé du shôjo au josei et du josei à Okazaki Kyokô qu’on m’a présenté comme « la mère du josei ». Une mangaka a connaître.

Du coup, ben je suis allée voir ce qu’elle avait écrit, parmi ses titres, le résumé de celui-ci m’a intrigué et en plus, je l’ai trouvé d’occaz. Ni une, ni deux j’ai commandé et deux jours plus tard je faisait la connaissance de Okazaki Kyokô (enfin, de son travail).

Une fois le manga chez moi, en l’ajoutant à ma collection sur Manga News, j’ai découvert qu’il s’agit d’un seinen. J’ai cru un instant que pour mon objectif « découverte du manga pour femme » c’est raté, mais finalement c’est bien un josei qui a été intégré à la collection Seinen de l’éditeur français.

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Résumé :

3 adolescents qui n’ont rien en commun vont se retrouver réuni par un étrange secret : la découverte d’un cadavre sur les berges de la rivière derrière le lycée. Ces trois adolescents sont confronté à la dureté de la vie chacun d’une façon différente, chacun doit faire face à ses propres difficultés. La complicité que crée le partage de ce secret leur offre un moment de répit.

Ce que j’en pense :

Le dessin est pas joli, je dirais même plus, il est moche. Très simple, stylisé, peu soigné… Et j’avoie que ça m’a un peu rebouté quand on m’a parlé de cette mangaka. Mais on m’avait assuré que les histoires valent vraiment le coup, j’ai fait confiance et passé le cap de cette première impression négative. Et j’ai bien fait. Parce que c’est pas joli mais le style de Okazaki Kyokô se marie très bien avec le scénario de ce manga. A l’instar de son coup de crayon, les personnages sont des ados brouillons, pas fini et pas très jolis jolis.

Dans River’s edge pas d’héroïnes candides aux grands yeux brillants, mais des filles paumées qui couchent, qui fument, il y en a même qui vomissent après chaque repas.
Pas de jeunes lycéens courageux défendant de nobles valeurs de camaraderie non plus. Non, ici, il y a des garçons violents qui prennent plaisir à tabasser leur camarade et Yamada, le souffre douleur, qui reçoit des coups sans rien dire, un petit copain qui couche avec la meilleur amie de sa copine… Que du joli monde ! River’s edge nous décrit des jeunes dont le mal de vivre sonne sans doute plus vraie que ces romance où le courage et la perseverance l’importent toujours. Ici pas de nobles valeurs, pas de héros ou de héroïnes.

Dans le lycée que Okazaki nous décrit, on n’a pas vraiment envie d’y aller. Elle ne nous fait pas regretter notre jeunesse non-plus. En cela je la trouve juste. Car oui, l’adolescence c’est pas tout rose, c’est pas toujours facile et pour certains c’est carrément dur. Les personnage que la mangaka nous donne à voir sont plausibles. Ils sont mal dans leur peau, ils sont pressés de passer à autre chose, ils veulent être ailleurs.

River’s edge n’est pas pour autant un triste tableau noir. S’il nous montre des personnages en mal de vivre, il est aussi plein d’espoir car ces même personnages sont plus fort qu’il n’y parait et on sait qu’ils vont s’en sortir. Ils suffit de tenir bon, encore un peu, et de grandir.

Et au final, il ne reste rien de cette première impression que le dessin de Okazaki peut laisser au début, on fini même par l’aimer. D’ailleurs, chose étrange, le trait m’était familier, cela me faisait vaguement penser quelques chose que j’aurais déjà lu, mais je n’arrive pas à savoir de quoi il s’agit. En tout cas c’est le premier manga de Okazaki Kyokô que je lis. A la réflexion, l’ambiance de River’s edge me rappelle  Déviances de Tôme Kei, qui bien que moins violent, montre des ados tout aussi désabusé. Dans le dessin aussi on trouve quelque chose de similaire.

Petite anecdote : en cherchant des infos sur le net je suis tombé sur un film américain de 1986 qui s’intitule River’s edge et où il est question d’ados et d’un cadavre sur les rives d’une rivière. L’histoire du film n’a en elle même rien à voir avec celle de Okazaki, mais je trouve que cela fait beaucoup de coïncidences pour un simple hasard, non ?

 

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Titre VO : リバーズ・エッジ

Auteur : Okazaki Kyokô (岡崎京子)

Publication au Japon : Takarajimasha – 1994

Editeur Fr : Casterman, collection Sakka

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=> Carolus en parle aussi et c’est sur le Furum du Club Shôjo que ça se passe.


Vous avez des conseils, des suggestions ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ou un message sur la page Facebook de Ma petite Médiathèque.

L’autre bout du monde

On retourne au Japon avec ce nouvel album jeunesse qui n’est pas pour autant japonais. L’autre bout du monde était un album tout désigné pour Mimi-chan.

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Au moment de se coucher, Victoire demande à sa maman de lui raconter une histoire. Celle-ci va lui parler d’un petit garçon qui habite

 A l’autre bout du monde, de l’autre côté de la Terre
qui est toute ronde […] dans un joli pays qui a pour nom le Japon.

 Au fil des pages, la maman compare les scènes du quotidien d’un pays et de l’autre : le bain, le couché, le repas…

Ah ! La page du repas ! Celle-là, c’est la préféré de Mimi-chan, qui, immanquablement frémit de joie et d’inquiétude. Pourquoi le petit garçon n’est pas sur une chaise, comme Victoire (l’héroïne)et Mimi-chan ? C’est ainsi que l’on mange au Japon, assis sur un coussin devant une table basse. « Moi aussi, je veux manger comme ça ! » s’exclame, enthousiaste, la petite Mimi.

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Ah! Si seulement, ma chérie… Moi aussi je rêve secrètement de supprimer chaise et table haute de ma salle à manger… Les chat ne font pas de chien, c’est là une certitude.

L’autre bout du monde est un joli album qui permet aux enfants de découvrir un mode de vie différent du leur, leur ouvre les yeux sur le monde et plus particulièrement sur le Japon. Les illustrations de Ye Xin sont très jolie et douces avec leurs couleurs pastel. Et, même si ça fait un peu vieillot (publié en 1987), c’est très agréable à regarder. Le texte de Michèle Kahn, en revanche, est parfois drôlement tourné et pas très fluide. Les phrases sont simples mais l’ensemble n’est pas toujours très clair. Les différents tableaux (repas, bain…) n’étant pas relié entre eux, on se sent un peu perdu.

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