Totto-chan, la petite fille à la fenêtre

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Totto-chan, la petite fille à la fenêtre

窓ぎわのトットちゃん

Testuko Kuroyanagi (黒柳 徹子)

1981

traduit par Olivier Magnani

2006 pour la traduction française

 

Résumé :

Totto-chan est virée de l’école primaire dès les premiers jours. Après son renvoi, elle intégrera l’école Tomoe dirigée par un pédagogue pas comme les autres : M. Sôsuke Kobayashi. L’école Tomoe est à nulle autre pareille, avec d’anciens wagons pour salles de classe, M. Kobayashi y propose un enseignement alternatif loin du Japon militariste des années 40. Alors que la guerre fait rage, M. Kobayashi préserve l’insouciance de l’enfance dans cette école où Totto-chan, la petite peste, trouve vite sa place et découvre le goût d’apprendre.

 

Mon avis :

Au début de ma lecture j’étais très enthousiaste. Le thème des systèmes d’éducation alternatifs m’intéresse depuis de nombreuses années, l’idée de lire un témoignage sous forme de roman me plaisait et j’avais entendu dire beaucoup de bien de ce livre.

Les premières pages répondaient à mes attentes. L’écriture particulière de Kurayanagi nous plonge dans l’univers d’une petite fille de 6 ans et nous fait voir le monde par ses yeux d’enfant. Les phrases sont courtes, simples. L’émotion passe instantanément. Avec Totto-chan on découvre cette école particulière où la fillette atterri après avoir été écarté de l’enseignement classique. Avec Totto-chan on découvre la pédagogie de M. Kobayashi, le directeur de l’école, mais…

Voilà ! Il y a un mais ! Si j’ai trouvé les premiers chapitres très agréables à lire, mon enthousiasme retombait au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture. Ce que je voulais, moi, c’est en apprendre d’avantage sur les méthode éducatives appliquées à Tomoe. Au lieu de cela j’ai eu droit à une succession d’anecdotes insignifiantes sur l’enfance d’une petite fille, fort sympatrique cette petite fille, certes, mais sa vie quotidienne n’en est pas moins inintéressante. L’ennui a commencé à l’installer dès la moitié du roman. Puis, à l’ennui est venu se substituer l’agacement. Le style d’écriture faussement enfantin que j’avais trouvé amusant dans les premières pages commençait franchement à me taper sur le système. Chaque chapitre se termine par un paragraphe qui nous dit à quel point M. Kobayashi était un bon pédagogue. Pourquoi ? Ne somme-nous pas capable de le comprendre par nous-même en lisant l’exemple qui vient tout juste de nous être donné ? Cette répétition d’éloges à fini par me rendre la fin du livre de plus en plus détestable. Non seulement c’est répétitif et cela n’apporte rien de plus au récit, mais surtout cela me donnait le sentiment que l’auteur prends ses lecteurs pour des enfants des 6 ans, incapable de comprendre l’intérêt des méthodes éducatives de M. Kobayashi. Alors je m’interroge : à qui s’adresse ce livre ? A des enfants ou à des adultes ? Quelque soit la réponse, j’ai été franchement déçu par ce livre qui avait pourtant si bien commencé. Il aurait gagné à être réduit de moitié.

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