Archives mensuelles : octobre 2013

Hiromitsu Agatsuma

J’ai déjà longuement parlé sur le blog du Tsugaru Shamisen, notamment avec l’excellent film d’animation Nitaboh ou encore avec le groupe Yoshida Brothers que j’aime beaucoup. Aujourd’hui je vais remettre ça avec un artiste contemporain de renommée mondiale, qui, tout comme les Yoshida Brothers, allie le tsugaru shamisen à la musique pop rock. Aujourd’hui je vais vous parler du beau Hiromitsu Agatsuma !

Parce que oui, en plus d’être un bon musicien, c’est aussi un bel homme! (dit-elle les étoiles dans les yeux, et pleins des petit cœur tout autour de la tête)

Jugez plutôt :

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Mais revenons à l’artiste.

Agatsume est né dans la préfecture de Ibaraki en 1973. Dès l’âge de six ans il commence l’apprentissage du Tsugaru Sahmisen et gagne son premier prix à 14 ans.

En 2001 il sort son premier disque Agatsuma sous le Label EMI Music.

j’en remet une… il est trop beau !

Discographie :

  • 2001 — Agatsuma
  • 2002 — Beams (Agatsuma 2)
  • 2002 — New Asia
  • 2002 — KoKoRo-Dozen Hearts
  • 2003 — Classics (Agatsuma 3)
  • 2003 — New Asia II
  • 2004 — Beyond
  • 2005 — Eien no Uta- Eternal Songs
  • 2006 — En
  • 2007 — Soufuu
  • 2008 — Agatsuma Plays Standards
  • 2010 – « The Best of »
  • 2010 – « Jukki »
  • 2012 – « Kusabi »

site officiel

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YouTube 

C’est bien beau tout ça, mais je n’en avais pas déjà parlé dans l’article général dédié au Tsugaru Shamisen?

Heu… si! Mais c’est pas grave, c’était il y a longtemps et aujourd’hui j’avais envie de regarder quelques unes de ses vidéos sur YouTube, alors autant partager ça avec vous ^-^

Divergente ~ T1

Voilà un livre que je m’attendais pas à lire. C’était un matin, 6h30, tout à coup je me rends compte que je n’ai rien prévu à lire pour le train. Je monte quatre à quatre les marches menant aux chambres et à ma bibliothèque. Une idée, vite ! Et là, j’entrevois, posé sur une marche, les deux tomes de Divergente. Roman dont A-chan m’a parlé avec beaucoup d’enthousiasme. Bien que son résumé m’ai spoilé toute l’intrigue, son enthousiasme a piqué ma curiosité. C’est décidé, je lui pique le tome 1.

Je connais déjà l’histoire, et pourtant, au bout de quelques pages je suis prise par le récit et je n’en décollerais pas avant la fin.

L’histoire :

Dans un futur post-apocalyptique, la société connait une nouvelle organisation. Les humains sont séparé en 5 factions : les Altruistes, les Audacieux, les Érudit, les Fraternels et les Sincères. Au sein de chaque faction une qualité humaine est érigé en mode de vie. Chez les Altruistes c’est le don de soi, chez les Audacieux le courage et ainsi de suite. Chaque faction occupe un rôle précis dans la société.

Béatrice est née chez les Altruistes, elle a 16 ans et va passer, comme tous ceux âgé de 16 ans, le test d’aptitude. Après le test chaque jeune va choisir dans quelle faction il passera le reste de sa vie. Mais voilà, le test de Béatrice ne se passe pas comme il aurait du. Elle est divergente. Une force mais aussi un danger pour elle.

Couverture de la vertion originale

L’histoire est très bien menée et l’écriture de Veronica Roth, dynamique, nous entraîne dans cet univers futuriste où très vite on se sent chez soi. Sans explications ennuyeuses, Roth sait créer un décor qui se dessine à coup de description rapides. On est dans le contexte, d’emblée, plongé dans la vie de l’héroïne. La narration à la première personne nous aide à nous identifier plus facilement à elle.

Tris à un fort caractère, une grande détermination et courage force le respect. Son côté ado en proie aux premiers émois amoureux me fait légèrement sourire, mais je n’oublie pas que le roman ne s’adresse pas à moi, mais à des jeunes filles de son âge qui sans doute connaissent les mêmes émotions.

L’équilibre entre action, sentiments et introspection est harmonieux, pas un seul instant je ne me suis ennuyé. Je m’en étonne d’autant plus que je sais déjà ce qui va se passer (y compris dans le tome 2). Je me suis laissé prendre au jeu, et  plus que sur ce qui va se passer, je me concentre sur comment Tris va réagir, éprouvant excitation et curiosité, enchaînant page après page sans même y penser. Et me voilà déjà à la fin ! Tant de choses se sont passé depuis le test d’aptitude de Béatrice, et tant d’autres l’attendent. Moi, en refermant le livre, je n’avais qu’une idée en tête : lire la suite.

Divergente, tome 1

Veronica Roth

Nathan

2012

Veronica Roth

Mon panda

Ce livre c’est un coup de cœur ! J’adore les dessins qui sont à la fois très simple et vraiment jolis.

« Mon Panda est parti.

Mon Panda a disparu.

Mon Panda n’est plus là. Qui sait quoi de mon Panda ?

Qui a vu mon Panda ?

Qui a pris mon Panda ? Il est où mon Panda ? »

Au fil des pages, on cherche le Panda en émettant des hypothèses parfois très farfelue

« Est-ce qu’il est allé voir de l’autre côté de la lune ? »

Chaque hypothèse est illustré par un très jolis dessin noir et blanc dont seul quelques élément sont coloré, et très coloré, avec des motifs rappelant de beaux tissus. Les dessins sont très stylisé, mais expressifs et très tendres. Un panda vraiment très mignon ! (J’adore les panda !)

Quant au texte il est simple et poétique. Le côté répétitifs plait au plus jeunes. Mimiko l’avait quasiment après par cœur. Et le fait de chercher le panda lui a beaucoup plus. Chaque hypothèse étant formulé sous forme de question elle me donnait une réponse selon qu’elle estimait l’hypothèse bonne ou pas. Un livre avec lequel elle a beaucoup interagit et qui l’a beaucoup amusé. Un livre qu’elle se plait également à lire toute seule.

Bref un très joli livre qui nous a ravis toutes les deux. J’ai bien envie d’aller voir les autres livres de Chiaki Miyamoto (autant que j’en ai vu un autre avec des Panda, chez Nobi Nobi !).

Mon Panda

Ramona Badescu et Chiaki Miyamoto

Belem éditions

2006

Manga et traduction

Dans le numéro d’été de Animeland (n° 193) j’ai lu un petit article intéressant sur les traducteurs de manga. La traduction est un sujet qui m’intéresse beaucoup et souvent, en lisant des œuvres étrangères, qu’il s’agisse de romans ou de bande dessinées, je m’interroge sur les difficulté qu’à pu rencontrer le traducteur et à quel point l’oeuvre originale à du être adapté… Je profite donc de l’occasion qui m’est offerte par cet article publié dans Animeland pour revenir sur un thème fort intéressant.

L’article ne s’intéresse pas du tout au côté travail de traduction, qualité ou parti pris sur la traduction de tel ou tel aspect du manga. Il se concentre essentiellement sur les conditions de travail des traducteurs et leur statut aux yeux de la loi. Ainsi j’ai découvert que le droit français considère les traducteurs comme des auteurs et qu’à ce titres il sont protégé par les règles de droit d’auteur. Ce qui implique, entre autre que leur nom doit figurer sur les ouvrages. Ce point m’interpelle, car le nom du traducteur est toujours visible sur un roman, mais dans un manga, faut le chercher, et encore, parfois il n’est mentionné nulle part ! Ce fait m’avait particulièrement marqué quand j’ai lu le premier tome des  Vacances de Jésus et Bouddha. S’agissant d’un manga humoristique dont le texte est essentiellement basé sur les jeux de mots, le traduire n’a pas du être une mince affaire. J’ai tout de suite voulu savoir qui en était l’auteur. Et après avoir bien cherché partout je n’ai trouvé qu’une petite ligne ou le nom du ou des traducteurs n’était même pas cité. Seul la maison d’édition y été nommé. J’ai trouvé cela étrange. Au vue de ce que nous dit Olivier Fallaix dans son article « Les traducteurs de manga » je trouve cela encore plus étrange.

Je ne reviendrais pas ici sur l’aspect de la rémunération des traducteur de manga, pour cela je vous invite à lire l’article publié par Animeland. En revanche, je vais vous donner quelques liens vers d’autres articles qui parlent de la traduction de manga :

tout d’abord une intéressante interview réalisé par Mackie-senpai :

Les interviews du newbie : Vincent Zouzoulkovsky, traducteur de mangas 

Autre inteview fort intéressante (et je sais maintenant qui se cahce dérière l’adaptation des Vacances de Jésus et Bouddha) à lire sur Journal du Japon :

Comment traduire un manga ? Entretien avec Fabien Vautrin 

Un entretien d’une traductrice réalisé en 2005 par Mang’Arte :

Misato Kakizaki, traductrice

 

Et pour finir quelques vidéos : Sahé Cibot, traductrice de Nana et l’enregistrement d’un débat très intéressant sur la Traduction, adaptation et lettrage des manga mené à Angoulême en 2011

Je suis traductrice de manga

Je suis traductrice de manga (2)

 

 

Ma nouvelle petite Médiathèque

Octobre c’est le mois des déménagements !

Si moi je change de ville, Ma petite Médiathèque migre aussi, pour aller sur WordPress.

Le problème c’est que… ça va me prendre du temps de tout transférer. En attendant de retrouver ici l’intégralité des article publié, je vais vite vous en proposer des nouveaux !

 

Bienvenue dans Ma nouvelle petite Médiathèque !

Library wars

La meilleure façon de parler à son père

Quand j’ai vu ce petit album j’ai tout de fuite pensé à Mimiko et son papa. Je leur ai offert et, je me suis pas trompée. Tout le monde c’est bien amusé. Mimiko, mais aussi papa et maman : )

« Ce livre va t’apprendre tout ce que tu dois savoir sur ce grand homme de ta vie : ton père ! »

S’ensuivent des tas de petit conseil pour s’assurer de ne pas mettre les père en colère. Le livre est assez long et comprends 8 chapitres:

  1. Les pères, mode d’emploi
  2. Les deux côté des pères
  3. Ce que les pères aiment
  4. Ce que les pères n’aiment pas
  5. Comment les pères énervent leur enfants
  6. Comment les enfants énervent leur père
  7. Le pouvoir d’un père

Tout lire d’un coup peu être long et redondant, mais un petit chapitre par ci par là c’est très amusant. Et plein de bon sens. Les conseils donné sont somme toute anodin (ne pas mentir, écouter, travailler…) mais donné avec beaucoup d’humour.

« Conseil de fils :

Si tu veaux du soda pendant le dîner ou si tu as besoin d’aller sur internet, demande d’abord à ton père.

Malheureusement, la plupart du temps, les pères laissent les mères prendre les décisions. »

Les illustrations de Kei Acedera sont très simples stylisé et humoristiques, à la façon de strip humoristiques. Noir et blanc et orange.

La meilleure façon de parler à son père

Titre original : How to tolk to Dads

par Alec Greven

illustrations par Kei Acedera

2008 (2010 pour l’édition française)

De La Martinière Jeunesse

Sekai-ichi Hatsukoi

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui on va parler yaoi ! Jeunes âmes sensibles passé votre chemin.

… non, en fait c’est pas vraiment la peine, c’est bien du boys love, mais avec Sekai-ichi Hatsukoi on est dans du soft. Pas vraiment de quoi choquer les âmes sensibles dans cet anime plutôt fleur bleu.

Commençons pas le commencement. L’histoire. Du classique, rien de bien original dans cette intrigue qui tourne autour d’un couple principal : Onodera et Takano.

Les deux hommes se sont rencontré au lycée et sont sorti ensemble quelques mois. Mais, à cause d’un gros malentendu, Onodera a subitement disparu laissant Takano profondément blasé. Onodera aussi, qui, à l’époque s’est senti rejeté, est devenu un homme blasé, incapable de tomber amoureux.

Dix ans plus tard, Onodera intègre une nouvelle maison d’édition, il avait demandé le département littérature mais se retrouve au département shôjo manga. Une autre mauvaise nouvelle l’attend : le chef du département n’est autre que Takano, ce premier amour qu’il tente d’oublier depuis 10 ans. Celui-ci est toujours amoureux de lui et a bien l’intention de séduire Onodera à nouveau. Onodera, de son côté, veut à tout prix éviter une relation intime avec lui.

 

Comme dans la plupart des yaoi, il n’y a que des personnages masculin et, bien sûr, tous sont gay. Enfin, non, il y a ceux qui disent qu’il ne le sont pas mais qui tombent quand même amoureux d’un autre homme. Bref, il n’y a que des hommes qui aiment des hommes dans tout le département shôjo manga. Ainsi, après le couple principal Onodera/Takano, on voit fleurir d’autres amours masculines.

Il y a d’abord Yoshino Chiaki, mangaka, et Hatori Yoshiyuki, éditeur. Les deux hommes sont amis d’enfance. Yoshino est particulièrement naïf et ne voit rien des sentiments que Hatori éprouve pour lui. Puis, une fois que Hatori a fait sa déclaration, Yoshino ne voit rien aux sentiments qu’éprouve pour lui son meilleur ami Yuu. Et se retrouve pris au piège dans un triangle amoureux dont il ne capte rien du tout. Il est tellement naïf que c’est agaçant. A se demander comment un mec qui écrit des histoires romantiques toute la journée ne voit rien dans la vrai vie… Bref ce couple est on ne peut plus classique. Un cliché maintes fois revu dans le yaoi avec un uke ultra naïf et un seme taciturne, toujours sérieux.

Le troisième (et dernier de la première saison) couple est composé par Kisa Shôta, éditeur de 30 ans assumant parfaitement son homosexualité, et Yukina Kô, jeune vendeur au département shôjo d’une librairie où Kisa a l’habitude de se rendre. Tout commence par Kisa qui craque pour le beau visage de Yukina. Il en est tout déboussolé. Et quand le beau gosse l’embrasse dans un café. Pouf! Par magie, l’homo plein d’assurance qu’il était se transforme en un collégien fébrile et hésitant T_T Et oui, encore plus cliché que le précédent couple.

Dans les saison suivante de nouvelles jolies fleures écloront dans le champ des amours de la maison d’édition. Mais, je ne vais pas tous les énumérer ici.

Vous l’aurais compris, cet anime ne brille pas par son originalité. En tout cas pour ce qui est des relations humaines. Les couples sont très cliché, tous comme les personnages qui ont des caractères et des comportements stéréotypé. Le stéréotype va jusqu’à se retrouver dans le graphisme, les seme font tous une tête de plus que les uke qui, eux,  se doivent d’être petits, mignons, hésitant, gêné, rougissant et à qui ont doit toujours force la main. Même Onodera, qui a un sale caractère et n’hésite pas a se rebiffer contre ses supérieurs et tout particulièrement contre Takano, fini toujours par rougir et se laisser entraîner malgré lui.

Autre cliché très employé dans la série : la jalousie. La confiance ne semble pas tellement de mise ici, et les malentendu sont monnaie courante.

Par ailleurs, on se trouve en présence d’adultes, déjà intégré au monde du travail. On pourrait s’attendre alors à une certaine maturité des personnages et une psychologie travaillé. Mais ici tous ces grands garçons se comportent comme de jeunes adolescents en proie au bouleversement hormonal. La psychologie… il y en a. On se cesse de faire des incursions dans l’esprit de ces hommes qui hésitent, qui se cherchent. Sauf que leur réflexion est aussi resté au stade du lycée. C’est bien normal de se poser des questions, surtout quand on découvre qu’on est amoureux de quelqu’un du même sexe. Mais là, j’ai pas trouvé leur comportement ou leur questionnement mature pour deux sous. Et tout cela tourne en rond, n’avance guerre. Au bout de plusieurs épisodes les personnages sont toujours en proie aux même doutes.

Là vous commençais peut-être à vous demander pourquoi diable je prends autant de temps pour vous parler d’une série que je n’ai pas aimé ?

La réponse est simple : j’ai aimé cette série. J’ai regardé les deux saison et les OAV, tout ça en à peine 3 jours : )

Mais pourquoi ?

C’est cliché à mourir, c’est vrai. Mais c’est quand même très marrant. Il y a beaucoup d’humour. Les gag marchent bien, on s’amuse et on ne se prends pas la tête. C’est frais, c’est léger, ça fait du bien de se mettre en mode girly et de se détendre.

Mais l’humour n’est pas le seul atout de cette série qui brille par son ambiantation. En effet toute la série se déroule dans une maison d’édition et plus particulièrement au sein du département shôjo manga. Contrairement à beaucoup de série où l’on ne voit jamais (ou presque) travailler les personnages, ici le travail occupe une place centrale. On en apprends autant sur le métier d’éditeur et sur le processus de publication des manga que sur les sentiment personnels des personnages. Et ça c’est très intéressant. On sent bien la tension et le stress qu’implique chaque mois la sortie de la revue. Le speed du bouclage, les difficulté de dernière minute, les relations entre mangaka et éditeur… Tout le côté professionnel est très réaliste et vient contrebalancer les personnalités trop puériles des personnages.

Un mot sur le graphisme qui, en revanche, lui est plutôt original. Je ne le trouve pas particulièrement beau, mais il a le mérite des nous offrir quelque chose de différent. Les visages sont plutôt anguleux et les corps longilignes. Le chara design semble d’ailleurs accentuer le côté anguleux, déjà présent dans le travail de la mangaka. On a des explosions de lumières brillantes, fleurs et autres kitchtitudes emprunté au shôjo, mais cela cadre bien avec le contexte et est souvent utilisé dans un but d’autodérision. Parce que oui, c’est kitch, mais c’est pleinement assumé et détourné. Toutes ses fleurs et lumières sont là plus pour nous faire rire que pour nous faire rêver ou soupirer.

Pour finir, une petite fiche technique :

Titre original世界一初恋 
Réalisateur : Kon Chiaki
Studio : Studio Deen
année de production : 2011
Idée original : manga éponyme de Nakamura Shungiku
Chara design : Kikuchi Yoko
Nombre d’épisodes : 2 saison de 12 épisodes chacune + 2 OAV
Ni la série, ni le manga ne sont licencié en France.

Petite Histoire de la Lune et du Soleil

Pour rendre familiers les jeunes enfants à la démarche scientifique

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pourquoi des fois on voit la lune et des fois on ne la vois pas ?

Pourquoi il n’y a pas de soleil la nuit?

Pourquoi je peux pas regarder le soleil?

Pourquoi…

Les enfants ont toujours un tas de questions et parfois il nous prennent au dépourvu. Comment expliquer tout ça…

Et ben voilà, j’ai la solution ! En tout cas pour ce qui est des questions concernant la lune et le soleil 🙂

Ce livre allie une petite histoire mignonne, garçon qui va déménager de l’autre côté de la planète et qui s’inquiète de savoir si le soleil et la lune seront aussi de la partie, avec des explication tout ce qu’il y a de plus scientifique (mais à la porté des plus petits) sur le soleil, la lune, le système solaire. De quoi satisfaire la soif de savoir de plus curieuses jeunes pousses.

« Quand j’étais petit, je croyais vraiment en l’existence d’une lune grosse et ronde comme un melon qui se faisait grignoter chaque jour une tranche… »

C’est avec ces mots du jeune Nicolas que commence l’aventure. Alors qu’il s’inquiète à propos du déménagement, au moment de s’endormis, voilà que Nicolas prend son envole et part loin au-dessus de la maison, loin au-dessus de la terre jusqu’à ce qu’elle devienne une grosse balle bleu. Là il va rencontrer la lune et le soleil. Il va en profiter pour leur poser tout un tas de question. Le soleil et la lune vont lui apprendre où se trouve la lune et le soleil, pourquoi le ciel est bleu, pourquoi la lune change de forme, etc…

Une petite aventure astronomique qui a enchanté mes deux filles. Un livre que je garde précieusement. L’histoire est amusante, captive leur attention et me permet d’expliquer des choses que je n’aurais pas trop su expliquer simplement. Les illustration de Philibert sont douce et mignonnes et ajoutent une touche de tendresse à cette histoire.

Petite Histoire de la Lune et du Soleil

Sous la direction scientifique de Jacques Guarinos

Illustré par Philibert

Le Sablier Editions

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Les mots de Pika # héliogabalique

Les mots de Pika : une nouvelle collaboration sur Ma petite Médiathèque. Tenger avait partagé ici un article sur le Théâtre Noh, c’est autour de Pika de faire son apparition sur le blog. Sa spécialité, dénicher des mots « bizarres » et s’amuser à les comprendre. Sa tombe bien, depuis un moment déjà je réfléchissait à la création d’une petite rubrique de vocabulaire. Grâce à Pika, j’espère qu’elle sera riche.

Le mot d’aujourd’hui, c’est moi qui l’ai choisi. Héliogabalique. J’ai trouvé ce mot dans une nouvelle d’Edgar Allan Poe, traduite par Charles Baudelaire : William Wilson.

Dans le texte :

D’une perversité relativement ordinaire, j’ai passé, par une enjambée de géant, à des énormité plus qu’héliogabaliques.

J’ai demandé autour de moi, personne ne voyait ce que cela pouvait bien dire, le dictionnaire qu’on me prêtait ne m’était d’aucun secours, puis… j’oubliais. Voilà que ce matin je retrouve mon recueil de nouvelles Le Chat noir et je pose la question à Pika. Ni une, ni deux, j’ai ma réponse.

Le mot héliogabalique n’existe pas. C’est un mot invité par Baudelaire (ou Poe, je ne connais pas la version originale du texte) à partir du nom d’un empereur romain : Héliogabale, autrement appelé Varius. Un méchant, me dit-elle. Sans doute le mot est utilisé dans le sans de méchant, sanguinaire.

La définition n’est pas très précise mais elle colle bien au contexte. Conclusion : si vous voulez lire Edgar Allan Poe faut connaitre ses empereurs romain !

Connaissiez-vous le mot héliogabalique ? ça va pas être facile à ressortir dans la conversation : )

à bientôt avec un nouveau mot de Pika

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