Archives mensuelles : novembre 2013

Le clan des Tengu

Aujourd’hui je vais vous parler d’un manga hors du commun : le clan des Tengu de Iô Kuroda.

Résumé :

Shinobu, ressemble à n’importe quelle fille de 20 ans, pourtant elle est une Tengu. Recueillie par le Maître alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille, elle est devenue apprentie Tengu. Avec le Maître elle vagabonde dans les rue de Tokyo, cherchant sa nourriture dans les poubelles. La gloire des Tengu est bien loin…

– Il fut un temps où les Tengu qui vivaient dans les montagnes étaient redoutés et respectés par les hommes d’ici-bas et il n’y avait rien qu’il ne pouvait obtenir.

– oui… autrefois.

Alors que l’immeuble où elle passait la nuit prend feu, Shinobu se retrouve chez elle. Elle frappe à la porte, appelle son frère, mais découvre, horrifié qu’une poupée de boue à pris sa place.

Tu n’es plus chez toi dans ta maison… et nous ne somme plus chez nous dans cette ville. Mais ce ciel est à nous… et désormais il est à toi aussi. Tu es devenue un membre à part entière de notre clan.

C’est ainsi que commence cette série. Pendant les 4 tomes, nous suivons Shinobu qui cherche où est sa place, le Maître, qui veut crée un pays des Tengu pour leur redonner la gloire d’an-temps et d’autres Tengu qui croiseront leur chemin.

Mon avis :

Le dessin aux traits sombres est à la fois stylisé et très expressif. Si au premier abord les planches semblent trop chargé, on s’habitue très vite. A mesure que j’avancé dans ma lecture, je trouvais le dessin de Iô Kuroda de plus en plus beau. Très loin du dessins stéréotypé du manga. On a là quelque chose de très original.

Le scénario est aussi original. L’histoire commence autour d’un cercle réduit de Tengu. Des tengu bien loin de l’image légendaires. Ici, ils ressemblent plus a une bande de marginaux qui vivent au jour le jour, fouillant même les poubelles pour trouver de quoi manger. Ce qui les distingue des simples humains c’est leur capacité à léviter, sortir de leur corps et prendre la forme d’un corbeau et ne jamais vieillir.

Le Maître rêve de la gloire passée et, avec l’aide de ses camarade, il réveille un grand Tengu au grand pouvoir dans l’espoir de faire du Japon le pays des Tengu. Mais le pays qu’il obtient est-ce vraiment ce qu’il désirait ? Est-ce cela être Tengu ?

Shinobu aussi cherche son chemin, sa place. Parmi les humain ou parmi les hommes, qui est-elle vraiment ?

Sous couvert d’une histoire fantastique l’auteur nous fait réfléchir à la société à ses dérive, à notre place, à notre identité, à tous ces personnes qui ne se reconnaissent plus dans les modèles que la société leur propose. Le clan des Tengu c’est une histoire aussi agréable qu’intelligente. On prend vraiment plaisir à lire se manga, une fois entré dans son univers assez singulier. Les personnages sont intéressant. Certains se montrent touchant, d’autres pathétique et le Maître… absolument insupportable. Ils forment une mosaïque très humaine.

   

vous pouvez lire aussi mon avis sur le tome 2 et le tome 4 sur Babelio :

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Le prince Eclipse et le prince Eclat

Les joies de l’informatique… ce texte aurais du être publié hier soir, mais…. au moment de faire la synchronisation des mes documents : pouf! tout a disparu. Je me suis pas laissé abattre, je recommence. Pourvu que ça fonctionne !

Aujourd’hui je vais inaugurer une nouvelle rubrique dédié aux contes.

Enfant j’ai été bercée par les contes traditionnel. Ma mère, mon grand-père ou ma grand-mère, il y avais toujours qualqu’un pour nous en raconter. Le soir avant de se coucher, pour qu’on se tienne tranquilles en voiture ou pour rendre le travail des champs plus agréables, les occasions ne manquaient pas pour que notre mère nous raconte des histoires. Et nous, qui n’avions pas de télé, adorions ces moments là ! Tant et si bien que aujourd’hui encore j’adore les conte.

J’aimerais retranscrire les contes qui ont bercé mon enfance mais pour cela, j’attends de pouvoir me réunir avec ma mère autour d’un feu et lui demander de me raconter des histoires comme elle le faisait jadis, histoire de rafraîchir ma mémoire.

En attendant de retrouver les contes de mon enfance, je vais vous raconter les histoirse puisées ici et là qui m’ont plu. Aujourd’hui ce sera un conte du Japon (étonnant, non? ^w^)

Le Prince Eclipse et le prince Éclat :

Le prince Éclat avait une passion pour la pêche, et il était très chanceux, chaque jour il attrapait des paissons. Des grand, des petit, sa pêche était toujours fructueuse. Son jeune frère, le prince Eclipse, excellait à la chasse. Pas un jour il ne revenais sans avoir attrapé quelques gibiers. Un jour le prince Eclipse vint voir son frère et lui proposa d’échanger leur passions pour un jour. Le prince Éclat refusa mais, devant l’insistance de son frère cadet il fini par céder. Le Prince Éclat parti donc à la chasse, alors que le prince Eclipse alla à la pêche. Mais le prince Eclipse n’eu aucune fortune et n’attrapa aucun poisson, il perdit même l’hameçon de son frère. De retour, alors que le prince Éclat lui réclamait sa canne à pêche, le prince Eclipse s’excusa d’avoir perdu l’hameçon au fond de la mer. Devant la colère de son frère, le prince Eclipse sorti le sabre qu’il avait à la ceinture, le cassa et en fit forger 50 hameçon qu’il apporta à son frère le priant de le pardonner. Mais celui-ci refusa. Le prince Eclipse fit alors forger cent autre hameçons, mais le prince Éclat refusa. “Je veux que tu retrouve mon hameçon” dit-il avec colère.

Le prince Eclipse, désespéré, s’assit au bord de la mer et pleura. Quand un vieil homme de la mer le trouva ainsi, il s’en inquiéta. “Qu’est-ce qui vous chagrine ainsi, mon prince”. Le prince Eclipse lui raconta sa mésaventure et le hameçon perdu. Le vieil homme construisit un petit bateau, y fit monter le prince Eclipse et lui dit :

“Vous aller naviguer jusqu’à ce que vous trouviez le château du roi de la mer fait d’écailles. Là vous descendrez du bateau. Il y a, au dessus d’un puits un acacia. Vous vous hisserez en haut de l’arbre et suivrez mes instruction”

Il poussa le bateau à la mer. Et le prince Eclipse vogua jusqu’à apercevoir le château fait d’écailles. Il descendit, trouva l’arbre, s’y percha et attendu. Trois servantes vinrent pour puiser de l’eau avec des cruches en or. Alors qu’elle se penchaient pour puiser l’eau, une lumière descendue de l’arbre les attira, elle regardèrent et virent le beau prince perché dans l’acacia. Celui-ci leur demanda à boire. Elle lui tendirent une tasse en or remplie d’eau, mais, au lieu de boire, le prince pris un bijou, l’embrassa et le déposa au fond de la tasse. Elles eurent beau tirer sur le bijou, celui-ci ne se décolla pas du fond de la tasse. Tout de suite elle apportèrent le bol avec le bijou à la princesse et lui parlèrent du beau jeune homme perché dans l’arbre au dessus du puits. La princesse accouru et quand elle vit le prince elle le trouva très beau. Mais au lieu de lui parler. Elle couru appeler son père. Le roi de la mer, apercevant le prince dans l’arbre l’invita dans la maison et lui offrit un très bon accueil. Tout le monde était si gentil avec le prince que celui-ci décida  de rester au château et fini par épouser la princesse.

Trois ans passèrent, le prince était heureux auprès de son épouse. Mais un jour, le prince Eclipse repensa à son frère et poussa un profond soupir. La princesse, qui ne l’avait jamais vu soupirer ainsi avant, alla trouver son père pour lui faire part de son inquiétude. Le roi fit appeler le prince et lui demanda ce qui le préoccupait. Le prince Eclipse raconta au rois l’histoire du hameçon qu’il avait perdu et la colère de son frère. Alors le roi fit appeler tous les poissons et leur demanda si aucun d’eux n’avait avalé l’hameçon du prince Éclat. Le poisson Tan avait au fond de la gorge quelque chose qui le gênait à chaque fois qu’il avalait. On regarda et on y trouva le hameçon que le prince Eclipse avait perdu.

Le roi fit alors venir un crocodile capable amener le prince Eclipse et revenir au château de la mer en un jour. Mais avant de laisser partir le prince, il lui remis deux bijoux et lui dit :

“Une fois chez toi, tu harcèlera ton frère de la sorte : quand il plantera du riz dans la vallée, tu le plantera sur la colline, quand il plantera du riz sur la colline, tu le plantera dans la vallée. Moi je commanderais à l’eau pour qu’elle te soit toujours favorable et désastreuse pour ton frère. Si ton frère dans sa colère s’en prend à toi et cherche à te tuer, tu sortira le bijou appelé marée montante, les flots monteront et le noieront. S’il éprouve des remords et implore ton pardon, tu sortira le bijou marée descendante. La mer se retirera alors, et ton frère aura la vie sauve.

Le prince Eclipse revint chez lui, restitua l’hameçon au prince Éclat et agit tel que le lui avait recommandé le roi de la mer. Le récoltes du prince Éclat étaient si mauvaise, que sa rancœur envers son frère fortunée grandi jusqu’au jour où il tenta de l’assassiner. Voyant que son frère voulait le tuer, le prince Eclipse sorti le bijou marée montante. La mer monta et manqua de noyer le prince Éclat qui implora le pardon de son jeune frère. Le prince Eclipse sorti alors le bijou marée descendante et la mer se retira laissant ainsi la vie sauve au prince Éclat. Reconnaissant, le prince Éclat promit à son frère de devenir son garde et de toujours le protéger. A la cours on se souvient encore du prince Éclat qui, depuis se jour, fit tout son possible pour ne jamais se noyer.

Sources :

J’ai lu ce conte dans un petit livre publié par les éditions Picquier en 1993 et intitulé tout simplement Contes du Japon 3 – Le Prince Éclat et le Prince Eclipse. Un très joli livre avec de belle illustrations dans le style peinture japonaise ancienne.

A chaque conteur sa version du conte. Ici je n’ai pas fait une retranscription du livre, mais l’ayant lu hier, j’en suis restée très proche. J’espère que ce conte vous aura plu. à bientôt pour d’autres histoires

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Drôle de princesse

Aujourd’hui c’est dans la bibliothèque de Mimiko que je trouve mon inspiration. Et c’est un conte pas ordinaire que j’ai choisis.

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Drôle de princesse nous raconte les aventure de Rosemonde, une princesse qui n’a pas froid aux yeux, et qui, dans sa quête du prince charmant, affronte mauvaises sorcières, dragons et gros vers de terre. Un seul prince trouvera grâce à ces yeux, bagarreur, celui-ci n’a rien de très charmant.

La mauvaise fée vint trouver la princesse Rosemonde qui ramassait des jonquilles dans la clairière. « Ha-ha ! » ricana-t-elle.
« Je suis la mauvaise fée
et je viens te jeter un sort.
Pendant sept ans tu dormiras,
Et puis un jour, ton prince viendra… »
PAF ! la princesse Rosemonde assomma la mauvaise fée d’un coup de poing bien envoyé, fit sauter son dentier et pulvérisa ses lunette.

 Pourquoi j’aime ce livre ?

Parce qu’il apprends à nous filles (et nos garçon aussi) qu’être une fille n’implique pas forcement d’être un être fragile qui ne peut rien faire d’autre que d’attendre le prince charmant.

un jour mon prince viendra…

Non ! Rosemonde n’est pas du genre à se laisser jeter des sorts et attendre qu’on la sauve. S’il lui faut un prince, elle le trouvera à sa manière. Et ça manière c’est : partir à l’aventure, affronter de terrible danger, délivrer des princes prisonniers et enfin embrasser le beaux au bois dormant .

La fin est un peu trop violente à mon goût. Pas besoin de se bagarrer tous les jours non plus, même pour une femme moderne.

Ils vécurent heureux et se bagarrèrent chaque jour davantage.

Mais le texte, prenant à contre pieds les contes classique, est très drôle et vivant. Les illustrations ne sont pas vraiment à mon goût mais collent bien au récit et à son côté décalé. Rosemonde est aux antipodes des princesse Disney. Et ça fait le plus grand bien à nos petites  !

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Homosexualité et manga : le yaoi, manga 10 000 images

Ce n’est pas du yaoi en tant que genre de manga que je vais vous parler (ça va venir, un de ces jour j’y consacrerais sans doute un billet). Mais aujourd’hui c’est sur numéro 1 de la revue Manga 10 000 images que je vais me pencher. Et il se trouve que ce premier numéro est consacré au yaoi, type de manga en pleine expansion ces derniers temps.

La première publication de se numéro date de 2008. A l’époque le genre était encore très peu connu du publique français en dehors des cercles fermé de fan et la revue se proposait de nous le faire découvrir. Depuis, le boys-love à connu une très grande croissance de son marché avec des nouveaux éditeurs et de plus en plus de titres proposée. La revue à été récemment réédité et mise à jour pour mieux coller aux nouvelles données du marché francophone. Oui, mais voilà ! Moi j’ai appris la réédition de ce numéro une semaine après avoir commandé mon exemplaire (T_T) C’est donc de la première version que je parlerais dans les paragraphes qui suivent.

Alors, que nous propose cette revue ?

Voici la table de matière :

Une petite histoire du yaoi

Les éditeurs de boys love

Entretien avec Hisako Miyoshi

Le yaoi en francophonie

Les produits dérivés

Fiches des auteurs

Pourquoi les filles aiment-elle le yoai ?

Le coin des chroniques

Ces manga qui se servent du yaoi pour doper leur ventes

Le yaoi est-il gay ?

Entretien avec Benita

Manga : Une fleur sauvage

Et c’est intéressant ?

Et bien, dans son ensemble j’ai trouvé que les différents auteurs de ces articles ont fait du bon travail. C’est bien écrit, bien documenté, plutôt approfondi… ça nous change de certaines revues aux articles bâcle… Bon, faut dire qu’on n’est pas du tout dans le même genre de produit que les revues auxquels je lance un petit clin d’œil perfide. Le travail n’est pas le même et la cible non plus, d’ailleurs. On n’a pas ici une revue de news et de divertissement mais plutôt dans une revue sérieuse qui veut faire des articles de fond sur le manga, comme nous l’annonce Hervé Brient sans son éditorial :

Manga 10 000 images est donc une collection à thème, en quelque sorte une revue d’étude sur la bande dessinée japonaise.

Et ça tombe bien, c’est justement ce que je recherchait !

Revenons un peu plus en détails sur le contenu. Si l’ensemble du travail est fait avec sérieux, je n’ai pas lu tous les articles avec le même intérêt.

L’introduction historique n’est pas mal du tout, on y découvre comment sont né les premier shônen-aï dans les revues de shôjo, puis l’apparition du yaoi dans le milieu du dôjin avant que celui-ci ne se mute en Boys love après avoir été récupéré par la presse officielle, ces deux milieux coexistant plus ou moins pacifiquement selon les époques.

Le deuxième article, qui fait un tour d’horizon des principaux mangashi  spécialisé dans le Boys love, je l’ai trouvé moins passionnant. Disons que cela peut-être intéressant pour un spécialiste, mais moi qui ne m’intéresse pas plus que ça au marché éditorial nippon, j’ai trouvé cette partie assez rébarbative.

Sans intérêt, en revanche, c’est ainsi que je qualifierais l’entretien avec Hisako Miyoshi, vice-rédactrice en chef de la section manga chez Libre Pushing, qui n’apporte aucune information intéressante. A la décharge de Hisako Miyoshi et de Hadrien de Bats qui a réalisé cet entretien, j’éprouve exactement le même sentiment d’absolue inutilité en lisant la grande majorité d’interviews réalisé sur des personnalité japonaise. J’ai l’impression que pour celle-ci l’exercice de l’interview se résume à dire quelques futilité en public. Bref, la seule chose que j’ai retenu de cet entretien, c’est que Mme Hisako Miyoshi ne s’est jamais intéressée au Boys love avant de commencer ce travail… pour moi ça veut tout dire.

J’ai retrouvé mon enthousiasme en lisant « Le yoai en francophonie ». L’article est intéressant, mais c’est surtout ici que j’ai regretté de ne pas avoir la dernière réédition ! Car depuis 2008 le marché francophone du yaoi a énormément changé. Si en 2008 très peu d’éditeurs francophone publient du BL, aujourd’hui nous avons des éditeurs entièrement spécialisé dans cette branche. Alors qu’en 2008 on pouvait conter les titres yaoi sur les doigt de la main, maintenant de nouveaux titres sortent chaque mois chez plusieurs éditeurs. S’il est intéressant de voir comment le Boys Love est arrivé en France et quels sont les éditeurs à en avoir initié le mouvement. Cet article est malheureusement trop daté pour donner une idée de ce que peut-être le marché actuel du yaoi en francophonie.

L’article suivant, « Les produits dérivé », je ne l’ai pas trouvé très passionnant. Et surtout peu inscrit dans la thématique puisque s’il existe des produits dérivé du Boys love, ce phénomène touche le manga en général, du coup, j’ai pas tellement pigé ce que cela venait faire ici.

S’en suivent quelques « Fiches auteurs » qui elle ont ravivé ma curiosité. Si je connaissais certaines d’entre elles, surtout de nom, cela est toujours intéressant d’en apprendre un peu plus sur les auteurs et d’avoir leur bibliographie. Là encore je regrette la vieille éditions car depuis certaines œuvres citées ont connu une traduction en français, mais je ne les ai pas toutes en mémoire.

On a Moto Hagio qui a récemment été publié en français avec Le cœur de Thomas (shônen-aï qu’on nous présente ici des l’introduction sur l’histoire du yaoi) et une Anthologie.

Suit You Higuri, également publié en France. Je ne suis pas sûre d’avoir déjà lu un de ses manga, mais j’ai bien envie de tenter son Ludwig II.

On nous parle ensuite de Setona Mizushiro dont j’ai lu Le Jeu du chat et de la souris, manga qui m’a franchement laissé indifférente. Cliché, classique,bref, rien de très extraordinaire dans ce titre. Et pourtant il a l’air d’avoir fait son petit effet sur un public non yaoiphile. Mystère… En revanche le petit encart qui est fait sur son shôjo L’infirmerie après les cours, me donne envie de l’essayer.

On nous parle ensuite de Yuki Shimizu (Ze, Love Mode), Yôka Nitta connue entre autre pour sa série Haru no daite ita, Kaoru Uchida, Hyôta Fujiyama et Shushushu Sakurai, que je ne connais pas encore (du moins j’ai pas retenu leur nom). Et pour finir Shiho Sugiura et Ayano Yamane que je connais surtout à travers l’adaptation anime de certains de leurs manga : Koori no mamono no monogatari Gaiden pour Sugiura et Viewfinder pour Yamane.

Après cet apparté du côté des auteurs, l’article que j’ai le plus aimé : « Pourquoi les filles aiment-elle le yaoi ? ». J’ai trouvé cet article très bien fait et très pertinent. D’ailleurs, j’y ai trouvé des réponse à la question que je me posait moi-même depuis très longtemps (depuis que j’ai commencé à lire du yaoi en fait) : pourquoi est-ce que j’aime ça ? La question a été déjà posé ici et là, et sans m »être attardé trop longtemps sur les réponses, j’en trouvait aucune qui me convienne. Namtrac apporte ici quelques réponses qui me semblent intéressante tant d’un point de vue sociologique que psychologique et je trouve cela bien plus convaincant que les quelques « c’est pour la beauté du dessin » ou « la complexité du scénario » que j’ai pu voir ici et là.

Ainsi, qu’elles suivent le récit en spectatrices ou qu’elle s’identifient aux héros (parce que les émotions n’ont pas de sexe et sont universelles), les lectrices peuvent laisser libre cours à leur désirs sans se soucier du réel, des problèmes de grossesse, de contraception, voire de ne « plus être bonne à marier » pour les lectrices japonaises. Pour elles, l’amour entre deux hommes signifie pas de mariage, pas d’enfants, pas de contraintes physiques, morales ou sociales, que du sexe pour le sexe, l’amour pour l’amour, en somme la liberté.

L’auteur s’attarde aussi sur les différents type de yaoi et la perception différente que peuvent avoir les lectrices japonaises où occidentales puisque dans nos deux cultures le sexe est perçu différemment.

Ce qui m’a plus à la lecture de cet articles, c’est de mieux comprendre mes propres penchants, de pouvoir mettre des mots sur ce que je ressentais sans savoir comment l’exprimer.

Si les lectrices de yaoi ont un problème, notamment les plus âgées, c’est bien plutôt avec l’image qu’on leur renvoie d’elles dans le shôjo, avec les rôles qu’on veut leur faire endosser (ou qu’elles croient qu’on veut leur faire endosse, interprétant les actions et les comportements des héroïnes à l’aune de leur propre insécurité et de leur propre obsession). Passives, obnubilées par l’amour du héros, ne se préoccupant pas de carrière professionnelle, incapable de prendre une décision seule… ces héroïnes de shôjo provoquent un rejet viscéral de la part de certaines lectrices, par trop forte empathie peut-être.

Mais c’est tout moi ça ! Comme j’ai pu bondir de rage en voyant dans certains shôjo (surtout dans le genre romance life-school) les héroïnes déclarer leur amour en… préparant de bon petit plat pour l’élu de leur cœur ! P*** au est au XXI siècle ! T’as faim ? T’as qu’à t’faire à bouffer ! Et tant que t’y est, cuisine aussi pour moi ! Non, mais…

Bon, ok, ma réaction excessive à des relents de féminisme démodé et tous les shôjo ne sont pas comme ça… Mais j’assume pleinement mon féminisme démodé et voire, dans une BD destiné aux futur générations, de jeunes collégiennes ne s’inquiéter que du bento qu’elle prépareront à leur amoureux me déprime carrément !

Au même temps, ça existe aussi dans certains BL où le uke est tellement féminisé qu’il n’est guère différent d’une femme (si se n’est pas son tour de poitrine) et y occupent la même niche sociale… ça me révolte aussi !

Au delà de cette réaction « viscéral » que provoque en moi certains stéréotype sur la féminité, le yaoi incarne surtout un fantasme :

Une âme féminine dans le corps masculin, un être idéal dans tous les sens du terme, fantasmé, parfait, sublimé. Un idéal auquel elles aspirent peut-être inconsciemment. Être femme dans un corps d’homme, retrouver une époque sans barrières, ce temps béni de l’enfance où la différence des sexes n’existe pas encore.

Bref, à chacun ses raison d’aimer ou pas le yaoi. Mais en ce qui me concerne, je trouve l’analyse de Namtrac très juste.

Après cet introspection, c’est au tours de quelques manga de faire la une, on nous présente 12 titres ayant connu une traduction française avant 2008. Depuis de nombreux yaoi ont été traduit. Ici on trouve Zetsuai 1989, New york New York, Fake, Kizuna, Ludwig II, Gravitation, Love Me Tender, Loveless, Princess Princess, Le Jeu du chat et de la souris, Color, Guaken Heaven.  Techniquement parlant, tous ces titres ne sont pas des Boys love mais tous s’en approchent par certains aspects.

Suit un article sur « Ces manga qui se servent du yaoi pour doper leur ventes ». La lecture de ce dernier m’a plutôt amusé car, faut le dire, je commençait sérieusement à me dire que j’avais un esprit bien tordu pour voir du BL partout. Finalement, après avoir lu cet article, je me dit que je suis loin d’être la seule et que bien souvent c’est voulu par l’éditeur lui-même.

L’article suivant tente d’expliquer en quoi le yaoi n’est pas un manga gay et nous parle de la critique faite au yaoi par des artistes gay. Un article intéressant qui reprends certains point déjà vu précédemment pour donner un nouveau éclairage sur ce phénomène. Dommage qu’on n’ai pas plus d’information sur le manga gay. La réédition remédie à cette lacune puisque un article y est dédié au bara, le manga gay.

Un petit glossaire et, pour finir en beauté, une nouvelle yaoi inéditte de Benita.

Finir en beauté… enfin… histoire de parler. Parce que moi cette nouvelle, je l’ai trouvé vraiment à ch***. Franchement ! Et ça gâche un peu tout le propos du magazine. On nous dit combien que le yaoi est riche et ceci et cela… et au final on nous sort une nouvelle où rien n’est digne d’intérêt. Pas d’histoire, pas de personnages, pas même un dessin qui vaille le coup. Une fleur sauvage n’a rien pour plaire.  Remarquez, elle colle parfaitement à la définition première du terme yaoi :

acronyme de « YamA nashi, Ochi nashi, Imi nashi », ce qui signifierait « pas de climax [dans la narration], pas de chute [au récit], pas de sens [à l’histoire] »

Si cette petite BD offerte en bonus ne m’a pas du tout plu, j’ai trouvé la lecture du magazine plaisante et très intéressante. Un investissement que je ne regrette pas.

Pour voir le sommaire de la nouvelle édition c’est ici => Le Yaoi

Malheureusement ils ont gardé la même nouvelles en bonus… mais des nouveaux articles viennent compléter le sommaire de la première édition.

Pour lire un extrait, cliquez ICI

Vous pouvez retrouver toutes les définitions des termes techniques dans le Lexique

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Petit panier de manga # 7

Nouveau petit panier avec mes dernières lectures. Aujourd’hui c’est un panier bien garni. Il y en a pour tous les goûts.


Kid on the slope – T2 :

Quatrième de couverture : (je deviens vraiment feignante)

Été 1966, Kyûshû. Depuis qu’il a croisé la route du turbulent Sentarô, Kaoru vibre au rythme du jazz et son cœur bat pour la douce Ritsuko. Le lycéen introverti s’épanouit peu à peu à l’école, mais aussi dans la musique, oubliant presque l’absence de son père. Seulement, l’arrivée de la belle et envoûtante Yurika au sein du groupe d’amis va engendrer révélations et bouleversements dans la nouvelle vie du jeune pianiste…

Mon avis :

Vous aimez les triangles amoureux ? Et bien, ici vous allez être servi ! Du triangle, du tétragone et même du pentagone amoureux ! Les plus septiques commenceront peut-être à avoir peur… Mais pas de panique, Yuki Kodama ne nous fait pas du manga à l’eau de rose larmoyant. Ici les sentiments sonnent vrai, tout comme les personnages. C’est subtil et touchant, réaliste. Le scénario cependant n’est pas très original. C’est surtout l’ambiance qui se dégage du manga qui est agréable.

Kids on the slope

Titre VO : 坂道のアポロン

Auteur : Yuki Kodama

2007

Type : josei

Genre : Romance, tranche de vie

Éditeur VO : Shôgakukan

Éditeur VF : Kazé Manga, collection Seinen

Nombre de volumes : 4/9


Psycho Detective Yamato – T1 :

Résumé :

Après avoir visité un bâtiment, une amie de Haruka parait être possédée. Haruka décide de demander de l’aide a Yamato, un garçon qui semble avoir le pouvoir de voir les morts. Ensemble les deux étudiants vont découvrir ce qui s’est passé dans ce bâtiment. C’est ainsi que commence leur première enquête commune.

Mon avis :

Franchement, j’ai été un peu déçue. Ce n’est pas que le manga soit désagréable, mais, je ne sais pas pourquoi, je m’attendais à beaucoup mieux.

Certes, avec Psychic Detective Yamato, on est loin du shôjo à l’eau de rose, loin de la romance lycéenne et des « je t’aime, moi non plus » (quoi que, à cette dernière option on y a droit, un peu). Mais si j’oublie les clichés et à priori que je pouvais avoir sur le shôjo avant d’en lire, on se retrouve ici dans une intrigue qui sent le déjà vu. Les personnages manquent de profondeur. Ils sont sympathiques, mais pas très séduisants. Le mystère qui plane autour du héros n’est pas assez palpable, la tension ne monte pas. Le suspens ne nous prends pas aux tripes. C’est une lecture agréable, distrayante. Voilà tout.

Le cadre de départ, bien que pas si original que ça, est plutôt sympa : enquêtes et fantômes entre deux cours a l’université. D’ailleurs, le fait que ça se déroule dans une université est aussi un point positif, pour une fois que ce genre d’aventures ne se déroule pas dans un lycée… Les personnages sont de jeunes adultes et par conséquent, adoptent des comportements moins hystériques que les habituels collégiens et lycéens. Il sont plus posés et réfléchis, ce qui est agréable. Bien qu’il y est toujours un côté extraimement naïf et puéril, surtout du côté de l’héroïne.

Côté dessin, c’est un peu pareil : joli, bien fait, mais ça manque de personnalité. C’est assez banal.

Bref, un titre avec des atouts, mais qui, dans ce premier tome n’a pas réussi a me faire vibrer. À noter qu’il s’agit du premier manga pro de l’auteure et pour une première œuvre, ce n’est pas si mal. À voir si elle améliore son style et sa narration dans les tomes suivants.

Psychic Detective Yamato

Titre VO : 心霊探偵八雲

Auteur : Oda Suzuka

D’après l’œuvre originale de Kaminaga Manabu

2009

Type : shôjo

Genre : fantastique

Éditeur VO : Kodokawa Shoten

Éditeur VF : Panini, collection shonen

Nombre de volumes : 5/10 (toujours en cours)


Ludwig Révolution – T1

Résumé :

Ludwig est un très beau prince. Son père l’envoie chercher une épousé digne de son rang à travers le monde. C’est ainsi que débute la quête du prince, accompagne de son fidèle serviteur. Ensemble ils vont parcourir le monde a la recherche de la princesse parfaite. Il y croiserons tous les contes de fée classiques, tires des recueils des frères Grims.

Mon avis :

Cette réinterprétation de nos contes de fée est très amusante. Les jolies princesses en détresse deviennent de perverses manipulatrices, le prince est tout sauf charmant, avec son look de chanteur visual kei, ses penchants sadiques et, tenez-vous bien, sa nécrophilie ! En y pensant bien, on n’est pas si loin que ça des versions originales. Après tout, qui voudrais embrasser des princesses endormies depuis 100 ans ou enfermées dans des cercueils en verre ? Faut être tordu !

Ici l’auteur va jusqu’au bout et nous propose des personnages plus tordu les uns que les autres.

Ce premier tome reprend les contes les plus classiques : Cendrillon, la belle au bois dormant, le petit chaperon rouge et barbe bleu. J’ai hâte de voir quel contes un peu plus originaux Kaori Yuki a choisi pour la suite.

Ludwig révolution

Titre VO : ルードヴィッヒ革命

Auteur : Kaori Yuki

2004

Type : shôjo

Genre : fantastique, conte

Éditeur VO : Hakusensha

Éditeur VF : Tonkam, collection shôjo

Nombre de volumes : 4 (terminé)


Flowers for Seri – T1

Résume :

Yuzuki partage un curieux destin avec son amie Seri qui se voit embringuée dans un mariage arrangé avec le jeune homme. Cette dernière, croyant en l’amour, résiste face à l’enthousiasme général qui selon elle n’est qu’une question d’argent et de réputation. En effet, la famille de Seri est riche et a besoin d’un nom. Quant à la famille de Yuzuki, famille renommée japonaise, elle est plutôt sur la paille et aimerait bien profiter de la fortune de la fiancée ! Et pour couronner le tout, Yuzuki, qu’elle connaît depuis l’enfance, est un garçon boudeur, toujours de mauvaise humeur et particulièrement désagréable. Pourtant, alors qu’elle visite la magnifique maison de famille de son potentiel futur mari, elle entre en contact avec le seigneur Haruhisa, l’esprit d’un ancêtre du jeune homme qui lui révèle une terrible vérité : par une malédiction inconnue, tous les hommes de cette famille meurent jeunes et jusqu’ici, aucun n’a pu y échapper ! Les fantômes de Yuzuki vont alors commencer à hanter la pauvre Seri afin de l’inciter à se marier !
Mais la responsabilité de la jeune femme est encore plus grande qu’il n’y paraît, au-delà d’apporter la fortune ou la descendance, elle pourra peut-être lui sauver la vie…

(source : Manga News)

Mon avis :

La couverture donne l’impression d’un travail très chiadé. Alors, à la lecture du premier chapitre, j’ai été surprise par la simplicité du dessin et le côté comique, presque grotesque, de certaines cases. En y regardant de près, on découvre un dessin très inégal d’une case à l’autre. Certaines planches sont très travaillées, alors que dans d’autres même les proportions de base ne sont pas respectées. Le travail d’un assistant ? Peut-être. En tout cas, moi, j’ai trouvé ça dérangeant, surtout dans le premier chapitre, quant on est pas encore entré dans l’histoire.

Côté histoire, le pitch est sympa. Le côté fantastique, avec fantômes et malédiction, amène de la fantesie et donne envie d’en savoir plus. Les personnages ne sont pas désagréables, mais cela manque un peu de développement. Les sentiments de Seri évoluent trop vite, donnant l’impression que l’auteur est pressé. Cela ne nous laisse pas le temps de nous attacher aux héros et l’histoire en perd en vraisemblance.

Malgré ses nombreux défaut, ce titre a su piquer ma curiosité et j’ai bien envie de savoir ce qui va se passer.

Flowers for Seri

Titre VO : あなたに花を捧げましょう

Auteur : Tomu Ohmi

2010

Type : Josei

Genre : Romance, fantastique

Éditeur VO : Shôgakukan

Éditeur VF : Soleil manga, collection Gothic

Nombre de volumes : 4 (terminé)


L’Ile infernale – T2

Résume :

Attention spoiler, à lire seulement si vous avez lu le tome 1 !

Le tome 1 se termine dans une arène. Mikoshiba doit s’y battre contre 5 autres homme. Combat à mort dont un seul sortira vivant. Alors que le combat commence, il découvre une jeune fille considérée comme une déesse par les habitants de la cite. Qui est-elle ? Voila ce qu’on va découvrir dans ce deuxième tome, qui ouvre sur un combat sanglant.

Mon avis :

Si le premier tome m’avait impressionné par son excès de testostérone, c’est surtout la violence qui marque le début de ce deuxième tome. Passées les premières pages, uniquement composées de sueur et de sang, on retrouve l’intrigue assez complexe qui se dessine dès le premier tome. Très vite on découvre qui est cette jeune fille, on retrouve Sasaki, l’ami dont Mikoshiba est venu se venger et… Surprise ! Enfin, une surprise qui n’en est pas une car on s’en doute dès le début.

L’intrigue se complique même en ajoutant une touche de complot politique au mystère qui plane sur l’île infernale. Encore une fois le tome se termine sur un moment clé rendant inévitable la lecture du tome 3.

L’île infernale

Titre VO : 天獄の島

Auteur : Ochiai Yusuke

2009

Type : seinen

Genre : suspense, action

Éditeur VO : Nihon Bungeisha

Éditeur VF : Komikku

Nombre de volumes : 3 (terminé)

avis sur le tome 1 >> ICI

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