Archives mensuelles : mai 2014

petit panier de manga #10

L’attaque des titan – tome 1

L’histoire :

Des titans sont apparus sur terre. On ne sait ni où, ni comment, ni pourquoi. La seule chose qu’on sache c’est que ces colossales créatures sont quasi indestructible et qu’elle dévorent les humains. Le peu d’humain qui survit à l’arrivé des Titan se réfugie d’ans une ville fortifié où elle vie en paix durant 100 ans. Mais un jour un titan gigantesque de plus de 50m crée une brèche dans la muraille, c’est la fin de la paix.

Eren jeune garçon rêvant de l’extérieur, intègre l’armée pour liberer un combat désespéré contre les titans. C’est la survie de l’humanité qui en dépend.

Mon avis :

A sa sortie j’ai feuilleté le manga et le dessin m’a très vite dissuadé. Mais face à succès extraordinaire qu’il remporte j’ai vulu me faire ma propre idée.

Si en lisant  le premier chapitre je me suis dit que le dessin n’était finalement pas si dégueu, la réalité de l’incompétence de l’auteur en matière de dessin m’a vite rattrapé. Je ne connais pas la carrière de l’auteur, mais à en juger par le résultat je jurerais que c’est un autodidacte n’ayant jamais pris de cours de dessin. Aucune proportion n’est respecté, les corps sont tantôt trop grand tantôt trop petit, le visages grossiers et approximatifs. La où l’auteur s’en sort pas mal c’est dans le mouvement. Les proportions ni sont peut-être par respecté mais il sait rendre la précipitation et le feu de l’action.

Passons sur le dessin médiocre, qu’en est-il de l’histoire. Le propos de départ peut être intéressant. On est dans une ambiance post-apocalyptique qui n’a en soit rien de bien nouveau dans le domaine du manga, mais pourquoi pas. Que dire alors après un premier tome? En réalité, dans ce tome il ne se passe pas grand chose. Il plante le décor. Et il se termine sur un cliffhanger qui ne peux que nous donner envie de lire la suite. Si je n’ai pas été particulièrement emballée par ce manga, la lecture n’en est pas désagréable et je lirais la suite si elle tombait entre mes mains. Ceci dit, j’irais pas me l’acheter.

Titre VO : 進撃の巨人

Auteur : Isayama Hajime

2009

Type : shônen

Genre : action, fantastique

Éditeur VF : Pika, collection seinen

Éditeur VO : Kôdansha

Nombre de volumes : 7/13 (toujours en cours au Japon)

 


 

Réincarnation – Please save my earth- tome 1:

quatrième de couverture :

Alice est une jeune fille étrange, capable de communiquer avec les végétaux. Elle vient de s’installer à Tokyo en 1991. Un jour, alors qu’elle est en grande conversation avec des camélia, elle surprend deux garçon de son école en train d’échanger des mots doux !!! Pensant surprendre un couple gay, Alice ne se doute pas qu’elle vient d’entrer de plein-pied dans une aventure qui concerne aussi bien son passé, son présent et son futur… !!

Mon avis :

Heu…. mmmmm… J’arrive pas à me décider ! Je ne sais pas si j’ai trouvé ce manga intéressant ou… stupide.

Le côté intéressant réside dans l’histoire riche en mystère, il est question de réincarnation de souvenir appartenant à d’autres vie, de personnages vivant sur la lune, de rêves communs, de pouvoir étranges… bref il y a tout un tas de choses étranges et intrigantes qui donnent envie de connaitre le fin fond de l’histoire.

Oui, mais… il y a un gros mais !! C’est un shôjo dans la pure tradition shôjoesque avec une héroïne… ah ! Qu’elle m’énerve ! Encore une fille sage et fragile qui passe tout son temps à pleurer, même pour les incidents les plus insignifiants comme les blagues stupides de son petit voisin de 7 ans. Donc Alice a un pouvoir étrange, elle peut parler au plante et aux animaux. C’est intéressant comme don, non? Sauf que ici ça sert à rien. On nous en parle et puis c’est tout. Alice, à part pleurer et séduire les beaux gosses elle ne fait rien. Un autre personnage feminin semble être très important : Mokuren. Elle c’est encore pire ! Elle est belle, séduisante, intelligente et blablabla et tous les hommes sont fous d’elle. My god ! quelle originalité ! Ah mais attendez ! Laissez moi deviner… Alice ce ne serais pas la réincarnation de Mikuren ? Je me trompe ?

En dehors de ses deux figures féminines franchement pas très séduisantes, le manga est bourré d’un tas d’autres cliché. Les personnages sont puériles. Et les dialogues pas très profonds.

Etant donné qu’on ma conseillé ce manga, de deux choses l’une : ou j’étais vraiment pas d’humeur à lire du shôjo (il y a des fois je trouve ça trop niais!) soit l’intrigue se pimente dans les tomes suivants. Histoire d’en avoir le cœur net, je vais lire le tome 2, mais si les personnages ne gagnent pas un peu en profondeur, je laisse tomber.

Note pour plus tard : ne pas lire de manga avec des femmes parfaites, elle me donnent des boutons !

Titre VO : ぼくの地球を守って

Auteur : Saki Hiwatari

1986

Type : shôjo

Genre : fantastique

Éditeur VF : Tonkam

Éditeur VO : Hakusensha

Nombre de volumes : 21 (terminé – commercialisation stoppée)

 


Nanja Monja – tome 1 :

quatrième de couverture :

Il pensait connaître tous les secrets de son village. Jusqu’à aujourd’hui…

Taro est un collégien qui a grandi dans un paisible village de Hananoki. Livré à lui-même à la mort de son grand-père, il fait la rencontre de Sora, une jeune fille qui tient dans la paume de sa main. Mais pourquoi est-elle si petite ?! Et bien, si vous voulez tout savoir…

C’est le début d’une histoire pleine d’aventure et de mystères dans un village à l’écart du monde, où tout semble tourner autour d’un étrange arbre gigantesque, le Nanja Monja !

Mon avis :

Et bien voilà un manga agréable avec des enfants qui ont des têtes d’enfants et des vieux pochetrons plein de tendresse. Loin des canons de beauté des top modèles et des yeux des biches, Nanja Monja enchante par un dessin drôle et tendre et des personnages attendrissants. Il y a du mystère, des rencontres étonnantes, un petit village de campagne où règne la solidarité et la bienveillance, il y a la forêt et des arbres “magiques”, des gamins pleins de malice à la simplicité déstabilisante…

A quoi tu joues ? Tu veux faire le distant ? J’ai jamais aimé ça chez toi. Ce côté à toujours garder quelque chose en retrait. Tu as peut-être oublié… qu’on a grandi ensemble, depuis qu’on est bébé ?! Tu sais que moi… Je me sentirais pas gêné de couler un bronze devant toi ! Tu veux que je te le prouve, là ?

Bref, il y a de quoi aimer ce manga pas comme les autres. Nous ne somme pas face à un chef d’oeuvre, ni une oeuvre particulièrement remarquable mais on a là un manga qui n’a d’autre ambition que celle de nous distraire, nous divertir et qui le fait avec cette touche d’originalité qui fait qu’il sort du lot.

Une jolie lecture que je continuerais avec plaisir !

Titre VO : なんじゃもんじゃ

Auteur : Shizuka Ito

2009

Type : shônen

Genre : fantastique

Éditeur français : Glénat, collection Shonen manga

Éditeur VO : Kodansha

Nombre de volumes : 6 (terminé)

 


Monster – deluxe volume 2 :

quatrième de couverture :

Kenzô Tenma est tombé dans le piège de “Johann” : il devient la cible de la police qui le prend désormais pour un tueur en série. Echapant de peu au filet tendu par la police, le docteur poursuit “Johann” non seulement pour l’empêcher de commettre d’autres crimes mais également afin de prouver son innocence. En fouillant le mystérieux passé du “Monstre, Tenma parviendra-t-il à se rapprocher un peu de la vérité ?

Où se situe le bien, où se situe le mal ?!

Nina est tombée entre les mains d’un groupe néonazi et Kenzô Tenma, toujours sur les traces de la fille, car elle est la seule personne à pouvoir lui révéler qui est véritablement Johann, fait cette terrible découverte : des extrémistes de droite projettent de faire de Johann un second Hitler !

Mon avis :

Comme dans le premier volume, il y a beaucoup d’action de rebondissement. Tenma se rapproche de plus en plus de Johann sans jamais parvenir à l’atteindre. Le “monstre” est comme un chat jouant avec une sourie. Mais Tenma n’est pas le genre de sourie à se laisser faire sans réagir ! Pourtant on à l’impression qu’il réagit en vain. Que plus il se rapproche de Johann, plus il en apprend sur lui, plus il s’en éloigne. Arrivera-t-il à l’atteindre ?

Un très bon second volume que j’ai lu avec autant de plaisir que le premier. Un seul regret : trop de “bon sentiments” Si la quatrième couverture dit “où se situe le bien, où se situe le mal?!” le récit lui est très manichéen avec d’un côté le monstre et les méchants et de l’autre les bons Tenma et Nina qui bien que tout deux décidé à tuer Johann veulent épargner à l’autre de devenir un tueur parce que… c’est pas bien ! M’ouai… pas très convaincant comme argument.

En tout cas j’ai hâte de lire la suite.

Titre VO : Monster

Auteur : Urasawa Naoki

2008 (1995 pour la première version)

Type : seinen

Genre : suspens, policier

Éditeur français : Kana, collection Big Kana

Éditeur VO : Shôgakukan

Nombre de volumes : 9 (terminé)


Dossier A. Le continent perdu – tome 1 à 4

résumeé:

L’Atlantide, continent mythique qui serait à l’origine d’une grande civilisation disparue sous les flots selon Platon, a toujours fait l’objet de recherches acharnées par de nombreux archéologues (professionnels ou amateurs). Un projet grandiose mais sans doute un peu fou, de retrouver cette civilisation antique vient d’être impulsé par Whilhelm Endre, un homme d’affaires autrichien d’origine hongroise. Mais peu de temps après, Endre est assassiné dans d’étranges circonstances…
Iriya tient une petite boutique d’antiquités dans un quartier populaire de Tokyo. Il était autrefois un éminent archéologue, aux idées plutôt originales, mais il a perdu son poste de maître de conférence, victime d’un scandale qui a bouleversé le milieu scientifique. Son quotidien est pourtant remis en question avec l’arrivée de Juri, la fille d’Endre. Cette dernière est au Japon pour confier à Iriya la mission que son père lui a demandé d’accomplir : trouver les preuves de l’existence de l’Atlantide !

(source : Manga-News)

mon avis:

Le premier tome n’a plu, le mystère de l’Altantide à la sauce nippone, pourquoi pas ? Le dessin est assez classique et à un côté vieillot, mais il n’est pas désagréable. Les personnages sont assez sympa, l’action et l’humour rythment ce récit mais le mystère de l’Atlantide traîne trop en longueur et, arrivée au quatrième tome, je commençait un peu à me lasser, d’autant plus que le héros tombe, comme par hasard, sur des super indices dans un site qui a déjà été fouillé, ça perd toute crédibilité. Je veux bien qu’il soit un bon archéologue, mais de la à trouver carrément un temple dans un lieu déjà fouillé, faut pas exagérer ! Un début prometteur mais finalement une petite déception.

Titre VO : イリヤッド~入矢堂見聞録

Auteur : Toshiusai Garaku

Dessin : Uoto Osamu

2002

Type : seinen

Genre : aventure

Éditeur français : Delcourt, collection Gingo

Éditeur VO : Shôgakukan

Nombre de volumes : 15 (terminé)


 ES Eternal Sabbath- tome 1 :

résumé :

ES est doté d’une étrange pouvoir, il peut manipuler l’esprit des gens, leur donner de faux souvenir, des visions, etc. Il rencontre Mine Kujo, jeune médecin chercheur dans une université et spécialisé en neurologie. Elle est différente des autres, le pouvoir de ES n’a que peu d’effet sur elle. Pour une raison inconnue, il décide de se rapprocher d’elle au lieu de la fuir. Elle, elle veut savoir qui il est, ce qu’il est.

mon avis :

un premier tome qui plante le décor, il ne s’y passe pas grand chose et on sent que c’est à la fin de ce premier tome que l’histoire va vraiment commencer. Ce qui n’en fait pas pour autant un tome ennuyeux, on découvre les personnages, le beau héros et ses étranges pouvoir, l’héroïne et son étrange caractère. On s’attache à eux, mais surtout, en refermant ce tome on a envie d’en savoir plus. Un premier tome qui m’a donné envie de poursuivre la série.

Titre VO : ES Eternal Sabbath

Auteur : Soryô Fuyumi

2002

Type : seinen

Genre : fantastique, suspens

Éditeur français : Glénat, collection seinen

Éditeur VO : Kôdansha

Nombre de volumes : 8 (terminé)


Lineage – tome 1:

résumé :

Le royaume d’Aden connaît une dictature sans précédent. Ken Lauhel, aussi appelé l’anti-roi, règne cruellement depuis la mort de l’ancien souverain. L’unique espoir de justice repose sur le prince Déforauge, héritier légitime du trône, écarté du pouvoir dans sa prime jeunesse. Le jeune prince devra prendre en main son destin et récupérer sa place sur le trône d’Aden…  Au fil des rencontres, c’est une grande épopée qui va se tisser dans cette quête initiatique…

(source : Manga-News)

mon avis :

Je suis tombé par hasard sur ce sunjeong manhwa, et comme c’était la semaine shôjo j’ai soté sur l’ocasion pour découvrir l’auteur.

Le dessin est très typé, il a un côté un vieillot, mais c’est très jolis et cela s’accorde parfaitement avec l’histoire conté. Quand à l’histoire, on est dans un récit classique de rois, princes guerres et intrigues, dans un univers s’inspirant du moyen-âge et des contes des fée. Ce premier tome, plante le décor, nous présente le futur héros de la série et son background. A la fin de ce premier tome la véritable aventure n’a pas encore commencé. Mais le décor est si bien planté qu’on veut savoir comment le prince Defrauge va réussir à reprendre le trône, car je ne doute pas qu’il réussisse. Le récit est plein de romantisme mais il n’est pas mièvre et l’auteur n’hésite pas à se montrer cruelle avec son héros. Des les premier chapitres les morts sont nombreuses ! ça m’a fait penser à Basara, si le cadre est différent, on retrouve cet esprit épique et les mort à foison. Voilà encore une fois la preuve que le manga (et le manhwa) pour femme ne rime pas forcement avec romance lycéenne !

Affaire à suivre…

Titre VO : Lineage

Auteur : Shin Eel-Suk

1993

Type : sunjeong manhwa

Genre : heroic-fantasy

Éditeur français : Saphira

Éditeur VO : Daiwaon

Nombre de volumes : 10 (terminé – commercialisation stoppée)

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Le petit lion de Pierre – Kim Xiong

Je suis le gardien de ce village

C’est Mimiko qui a choisi seule cet album à la bibliothèque. C’est le petit lion de pierre, gardien d’un village quelques part en Chine, qui nous raconte son vécu en tant que gardien de pierre. Il protège ce village et ce souvient de chaque villageois.

Moi j’ai trouvé ce petit livre très joli, simple et poétique. Les dessins sont très beau, avec une prédominance de gris. Par des jeux de « prise de vue »  le lion parait immense, puis minuscule.

Mimiko était un peu déçue, car je ne sais pas pourquoi, elle s’attendait à voir le lion de pierre se transformer en enfants. L’histoire très simple que raconte Kim Xiong n’a pas su séduire l’imagination débordante de la petite Mimiko.

Moi en revanche, j’ai été touché par ce lion de pierre qui génération après génération, voit les villageois grandir, partir, vieillir… et garde dans son petit cœur de pierre le souvenir de chacun d’eux.

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Le Petit Prince

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu devenir écrivain. A peine ai-je appris à écrire que j’écrivais des nouvelles. Bon d’accord je voulais aussi parler 5 langues, devenir anthropologue et faire des reportages animalier… Mais de tout ces rêves d’enfant j’en ai réalisé qu’un seul. Et encore, si je rêvais d’étudier le sanskrit, le grec ancien et le latin j’ai finalement opté pour des études d’anglais, espagnol et portugais. Mais j’ai quand même fini par parler 5 langues et réaliser un rêve d’enfant, c’est pas donné à tout le monde 🙂

Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? Et bien tout simplement parce que Le Petit Prince occupe une place particulière dans mon cœur et dans ma bibliothèque, une place spéciale, intimement lié à ce rêve d’enfant : devenir écrivain.

Chez moi il y a toujours eu une, voire plusieurs édition du Petit Prince, alors je l’ai toujours connu. Mais je ne pouvais qu’en apprécier les images et rêver du jour ou je serais capable de lire le français. Et c’est ce qui c’est passé quelques années plus tard. C’est donc déjà âgé de 14 ans que je me suis plongé pour la première fois dans le texte du Petit Prince. Et là, ce fut le choc ! J’ai adoré ce livre, il me parlais vraiment et plus que ça encore. Le Petit Prince devint mon Graal. C’est comme ça que je veux écrire, me disais-je à l’époque. Un rêve totalement hors de ma porté. Peut-être même la fin de mon rêve, puisque je devais me rendre à l’évidance, jamais je n’écrirais comme Saint-Exupéry. J’arrêté d’écrire, mais jamais d’aimer le Petit Prince.

C’est aujourd’hui, 18 ans plus tard, que je replonge dans ce texte. J’y songeais depuis longtemps et le challenge “Les 50 livres recommandés par Hayao Miyazaki” m’offrait là un excellent prétexte !

Me voici donc de retour auprès du Petit Prince. Est-il vraiment nécessaire de présenter l’histoire ? Peut-être y a-t-il des lecteurs qui ne connaissent pas encore (même si ça m’étonnerais) alors voici en quelques mots ce que nous raconte ce livre :

Le narrateur, un aviateur, a eu une avarie, et perdu dans le désert il tente de réparer son avion. Un matin, une petite voix le lui demande “dessine moi un mouton”. C’est le Petit Prince, habitant d’une toute petite planète loin dans les étoiles, qui est partis en voyage pour découvrir le monde et quitter sa fleur. Un long voyage qui lui permettra de découvrir que ce qu’il y a de plus précieux pour lui c’est sa fleur. Alors que le narrateur tente désespérément de réparer son avion, le petit prince lui raconte son voyage et ses rencontres.

Tout cette aventure n’est que prétexte pour critiquer le monde des adultes et les mettre en garde, avec tout leur problèmes sérieux, il passent à côté du plus important ! Et le Petit Prince sait ce qui est vraiment important, les enfants aussi savent, mais les grandes personnes ont oublié.

Je me souviens encore de la forte émotion que j’ai éprouvé en lisant ce livre pour la première fois. Cette relecture m’a amusé, mais ça m’a rendu triste aussi, parce que je suis devenue une grande personne. Et bien que j’ai mis tant d’effort à ne pas le devenir totalement, gardant les precieux conseils du Petit Prince dans mon cœur durant toutes ses années, je me sentais triste de ne plus voir de boa ayant mangé un éléphant, mais un simple chapeau.

Même si je suis devenue une grande personne j’ai su, à l’instar du narrateur, garder mon cœur d’enfant et ce livre et plein de petites perles. Il conservera sa place spéciale dans mon cœur. Si hier j’étais le renard qui veut être apprivoisé, aujourd’hui je suis devenue le narrateur qui a besoin qu’on lui rouvre les yeux et qu’on lui explique ce qui est vraiment important.

Je longtemps pensé que faire lire ce livre à des enfants, c’était les faire passé à côté du message du texte. Aujourd’hui je me dis que j’ai eu tort, les enfants n’ont pas besoin de comprendre le message, ils savent ! C’est nous, les grandes personnes qui avons besoin d’explications. Ceci-dit je ne pense pas qu’il faille le lire trop tôt, il faut un peu de recul et de sens critique pour l’apprécier. Et surtout, je pense qu’il ne faut pas l’étudier à l’école ! Pourquoi, me diriez-vous. Pour une fois qu’il y a un livre intéressant au programme… Ben oui, mais je sais d’expérience personnelle que “étudier” un livre est la meilleure façon de le détester. Durant toutes mes études (qui ont été bien longues), je n’ai rencontré qu’un seul professeur capable de me faire aimer les livres, tout les autres m’en ont dégoûte. J’aurais trucidé George Sand, Maupassant et, plus encore, Zola, seulement parce que j’ai été obligé de les étudier. Etudier c’est pour les grandes personnes qui ne savent pas ! Etudier Le Petit Prince c’est tout gâcher. Le Petit Prince se savoure, il ne s’étudie pas !

 

Un petit extrait, pour le plaisir :

Comme je disais plus haut, à 14 ans j’étais comme le renard. Ce passage m’avait beaucoup ému. Je voulais moi aussi rencontrer quelq’un qui rende la couleur du blé inoubliable.

[…] Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

– C’est une chose trop oublié, dit le renard. ça signifie « créer des liens… »

– créer des lien?

– Bien sûr, dit le renard. Tu n’s encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

– Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…

– C’est possible, dit le renard. On voit sur Terre toute sortes de choses…

-Oh ! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince.

Le renard parut très intrigué :

– Sur une autre planète ?

– oui.

Il y a des chasseurs, sur cette plan-te-là ?

-Non.

– ça, c’est intéressant ! Et des poules ?

– Non.

– Rien n’est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée :

– Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressembles. Je n’ennuie donc un peu. Mais si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillé. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera  différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’aura apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

– S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il.

Le petit prince dans L’antre de la louve

challenge lecture les 50 livres recommandé par Hayao Miyazaki1/50

Tango ~ est em

Ayant parlé récemment de est em, et lui ayant décerné la couronne de reine du yaoi, j’ai eu envie de relire et chroniquer son seul manga paru à l’heure actuelle dans nos contrés : Tango, one-shot regroupant plusieurs histoires courtes. La version française de ce yaoi a été publié par les éditiond H en 2010.

La version japonaise est publié par les éditions Tôkyô Mangasha (2006) sous le titre ショーが跳ねたら逢いましょう (show ga hanetara aimashou). Si les américain ont traduit le titre par Seduce me after the show, on se demande où l’éditeur français a été chercher son titre. Car s’il est bien question de séduction après le show, point de Tango dans cette histoire ! Oh, le titre va à merveille avec cette sublime couverture rouge et noir, pleine de sex appeal. C’est d’ailleurs cette combinaison entre l’image et le titre (et les conseils de a-yin) qui m’on donné envie de lire ce manga. Mais force est de constater que… s’il y est bien question de dance, je cherche encore le rapport avec le tango…

Si ça ne parle pas de tango, de quoi nous parle ce manga ?

Et bien, ma fois, de jeu de séduction, d’hommes tourmenté, d’amour et d’art aussi. C’est un yaoi, alors, évidemment, il y est question de romance entre homme, mais ne cherchez pas ici des aventures complexes, des scénario rocambolesque, des histoires d’amour qui n’en finissent pas de se mettre en place, ni de sexe à profusion. Ce sont des histoires brèves, des instants dans la vie de ces hommes qui se rencontrent et puis se perdent et parfois se retrouvent. Il n’y a pas toujours un sens, il n’y a pas de fin heureuse ou d’amour triomphant, il y a d’ailleurs pas vraiment de fin. Il y a la vie et il y a l’art. Car oui, l’art est omniprésent dans ce one-shot, que se soit avec le danseur, l’acteur ou encore les musiciens ou le peintre.

Lever de rideau et Une fois le spectacle terminé…, les deux premiers récit, mettent en scène le couple de la couverture : Théo, un jeune danseur blesse, et Darren un célèbre acteur américain. Les deux hommes se rencontrent lors d’un tournage et échangent un premier baiser, comme une plaisanterie. Mais le cœur tourmenté du jeune danseur aura raison du tombeur. La plaisanterie prendra une tournure plus sérieuse. Mais Théo est de ces oiseaux là qu’on enferme pas, Darren le sait bien. Et c’est en le laissant s’échapper qu’il en devient plus beau.

La relation entre Théo et Darren n’a rien de particulièrement intéressant, l’histoire est, néanmoins,  bien mené. Mais ce qui m’a le plus marqué dans cette histoire c’est Théo et sa dance, qui n’est pas du Tango mais de la danse classique car Théo vient du Bolchoï, célèbre ballet russe, qu’il a quitté pour aller danser en Espagne, pays qui n’est pas vraiment connue pour le tango, mais pour le flamenco… dont le costume de scène de Théo s’inspire. Bref, Théo est devenu célèbre pour son interprétation très personnelle de Carmen ou il joue à la fois les rôles de José et Carmen. Toute l’histoire entre Darren et Théo se passe et moi je ne me disais qu’une chose : « je veux voir Théo danser ! »

tango

La nouvelle qui suit, Café et cigarette est moins troublante, plus classique. Un jeune peintre devenu garçon de café rencontre un bel homme qui tient une gallérie. Grâce à l’influence de cet homme, le jeune homme va se remettre à la peinture qu’il avait fini par abandonner. Si les personnages sont moins charismatiques que dans les deux premières nouvelles, ils n’en sont pas moins touchant.

Rokin’in my head c’est la rencontre entre un jeune rockeur et son idole. Si la rencontre est drôle et le vieux rockeur blasé touchant, la chute est un peu too much et l’ensemble de l’histoire un peu trop classique. Cela reste agréable à lire et à regarder.

Suivent deux très courtes histoires assez étranges : Nero et Monochrome. Ces deux histoires bien que pas particulièrement porté sur le sexe et le boys-love sont tout à fait « yaoi » tant la définition « pas de climax, pas de chute, pas de sens » leur colle à merveille. Ces récits, mettent en scène deux hommes en costume noir, au comportement vraiment étrange. A la première lecture j’ai pas vraiment compris d’ailleurs. Mais finalement, je trouve que c’est pas mal trouvé du tout. Si j’en dis pas plus c’est pour vous donner envie de découvrir par vous même 😉 (si ce n’est pas déjà fait)

La dernière nouvelle est celle que j’ai trouvé la plus émouvante, surtout à ma deuxième lecture. Des cigales le long d’une route d’été nous montre un vieille homme qui revient dans sa Kyôtô natale à l’occasion d’un festival, il espère y retrouver un ami de jeunesse, et c’est, troublé, qu’il rencontre le petits fils de cet amis, désormais disparu. Cette histoire m’a touché par sa simplicité et aussi, peut-être par sa vraisemblance. Deux jeunes hommes, amis, découvrent que peut-être quelques chose de plus que l’amitié les uni, mais préfèrent ne rien se dire pour que la séparation soit plus simple. Ils se promettent de se revoir mais la vie reprends ses droits et chacun mènera sa vie. Devenu vieux, celui qui est parti veux revenir vers son premier amour. Mais celui-ci est déjà mort. Il rencontre alors son petits fils. A travers les mots de ce dernier on croie comprendre qu’il a vécu une vie heureuse, qu’il a eu enfant et petite-enfant… Mais au moment du festival, toute sa vie durant, il scrutera la foule en souvenir de cette promesse fait des années plus tôt, à l’homme qu’il aimait peut-être mais à qui il n’a pas voulu le dire, cette homme qui l’aimait, mais qui n’est jamais revenu. Je trouvé ça très triste. Mais ce qui rend ce récit particulièrement touchant c’est la façon tout en délicatesse et en discrétion, sans pathos qu’on évoque cet amour avorté dans l’œuf. Il y a de la nostalgie, un peu de tristesse, mais aussi de la tendresse dans le regard du vieil homme. Tendresse à l’égard de ses souvenirs.

C’est peut-être cet absence de pathos et de drame, trop souvent présente dans les boys-love qui m’a plu dans ce recueil. Même l’histoires de Théo n’est pas plongée dans le drame. Certes le danseur à vécu un drame et il en a été marqué, mais on en fait pas des tonnes. Pas de larmes à profusion, pas de discours intérieur à rallonge, de masturbation mentale et tous le mélodrame qu’on nous sert si souvent dans le yaoi, parce qu’il faut souffrir pour être un bon héros de boys-love ! Ici il y a des hommes troublé, des hommes tourmenté, mais des hommes qui sonnent plutôt vrai. Des hommes adultes, aussi, qui donc passent moins de temps à explorer leur nombril que les ados, parce que ce soit dans le boys-love, ou dans le shôjo s’il y a bien une chose qui à tendance à m’agacer c’est quand le héros se pose des tas de questions sur « oh mon dieu qu’est-ce qui m’arrive » durant plusieurs chapitres, questions certes légitimes mais qui à la longue lassent.

Ce qui fait la force de ce manga, ce n’est pas que la façon dont est em nous raconte ses histoires, c’est aussi son dessin. Un trait particulier  et immédiatement reconnaissable, beau et expressif où les vieux beaux ont autant de charme que les beaux gosses.

C’est beau, c’est touchant et c’est pas que pour les fan de yaoi.

A quand un nouveau manga de est em en français ? En attendant vous pouvez toujours vous consoler avec les éditions étrangères 😉

lire un extrait

♣ à lire aussi : Spotlight (801 Special): Est Em (anglais) et An interview with Est Em (anglais)

album

Tango sur le forum Club Shôjo

Et, pour conclure, une image bonus 🙂

Carmen par Mats Ek – le costume rappelle fortement celui de Théo

anime manga aggregator sama Sama It!

Noragami


Noragami

ノラガミ

2014

12 épisodes

Studio Bones

réalisateur : Tamura Kotaro

site officiel

anime non licencié en France

 

L’anime est tiré du shônen manga éponyme de Adachi Toka, commencé en 2010. Il compte 10 tomes et est toujours en cours de publication (non licencié en France maintenant si, voire mon avis sur le tome 1).

Synopsis :

Yato, dieu mineur de la guerre, rêve de devenir un jour un grand dieu populaire, adoré de tous. Mais pour cela il faut de l’argent ! Alors, à l’aide de son arme spirituelle, il exauce tous les vœux pour seulement 500 yen. Mais fatiguée par cette vie de vagabonds son arme spirituelle le quitte et il se retrouve à devoir recherché un chat perdu pour gagner de quoi manger. En recherchant ce chat, il manque de se faire renverser. Hiyori, une jeune lycéenne, le remarque et vient à son secours en se faisant renverser à sa place. Mais voilà, dans l’accident son âme se détache de son corps. Dès lors, son âme, devenue mi-ayakashi, quittera son corps aux moments les plus inopportuns, laissant son corps profondément endormi gésir au coin de la rue. Elle demandera alors à Yato de l’aider à retrouver sa forme normale, souhait que Yato s’empresse d’accepter. Petit problème : il n’a aucune idée de comment faire ! C’est ainsi que Hiyori va se trouver mêlée aux aventures de cet étrange dieu.

Au menu aventure et action, combats contre ayakashi en tout genre, beaucoup d’humour, mais aussi du sentiment et un soupçon de tragédie.

Mon avis :

Ce que m’a tout de suite séduit dans les premiers épisodes de l’anime c’est son humour et le personnage de Yato, dieu clochard porté sur l’alcool aux rêves irréalisables. Il est très drôle, décalé et attendrissant. Le personnages de Hiyori est intéressant aussi. On n’a pas à faire à l’habituelle godiche qu’il faut sans cesse sauver et qui ne sait que chialer. Bon… Hiyori aussi il faut la sauver, et puis elle est innocente, gentille, naïve, pleine de bonne volonté… bref c’est une héroïne de manga ! Mais elle a quelque chose de plus, une personnalité forte, sans être une des héroïnes gueulardes qui tapent d’abord et réfléchissent après. Elle est pleine de tendresse et naïve, surtout quand il est question de sentiment amoureux, mais elle a une réflexion mature et son courage se manifeste surtout dans les décisions qu’elle prends plus que dans les risques ou la bagarre. Ce n’est encore qu’une jeune fille, mais on sent qu’elle peut devenir une femme forte, pas une midinette. Elle est aussi attachante et bien moins caricaturale que de nombreuses héroïnes d’anime tout en restant très classique comme personnage.

Le personnage de Yukine, nouvelle arme spirituelle que Yato prends à son service après quelques épisodes aurait pu être touchant lui aussi, mais ce n’est pas si bien réussi. Yukine est un adolescent dont le sort fut tragique, mais ses réactions, bien que compréhensibles et plutôt réaliste pour un ado, le rendent plus agaçant que touchant. Hiyori se montre bien plus mature que lui.

Au fils des épisodes, le côté humoristique laisse place à plus d’action, puis plus de tragédie. Les larmes commencent à couler et c’est Hiyori qui devient d’abord le héros qui sauve, puis la jouvencelle qu’il faut sauver. cette dernière partie et sans conteste la moins intéressante de toute l’anime. Tout d’abord pour son manque d’originalité : le méchant super-fort-boss final qui menace la belle au cœur pur et sans défense. Le héros beau et fort qui est prêt à mourir pour la sauver… sortez les violons, les cymbales et toutes l’orchestre, c’est du lourd. Oui, un peu trop lourd justement. Alors que l’anime se distinguais par des héros sortant un peu de l’ordinaire, on retombe dans du très classique où tout les personnages ont perdu leur attrait premier. Mais heureusement pour nous cette phase n’est pas trop longue et l’anime se termine avant de nous avoir assommé de banalité.

En conclusion une anime très sympa, court et dynamique, avec de bons personnages qui savent sortir de l’ordinaire tout en restant classique. C’est pas inoubliable mais j’ai pris beaucoup de plaisir à le regarder.

Opening:

Hello Sleepwalkers

Ending :

Tia

-_-_-_-_-

Le coin des curieux

Ayakashi, ça va faire mal !

Nous avons déjà vu apparaitre les ayakashi avec l’anime Mononoke (si vous ne l’avez pas encore vu, remédiez immédiatement à cet impaire !) et Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi.

Dans Noragami, les ayakashi sont des esprits malveillants nés des émotions négatives des êtres humains. Ces émotions négatives se condensent et prennent vie. L’ayakashi ainsi né va à son tour influencer les humains et laisser ses émotions négatives l’envahir et lui faire perdre le contrôle, le faire passer de l’autre côté de la barrière. Leur forme varie, mais leurs intentions sont toujours mauvaises.

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Plus généralement, le mot ayakashi, désigne les yokai (esprit divers et varié appartenant au folklore japonais) qui apparaissent au bord de l’eau. Les ayakashi sont aussi appellé mononoke. Je n’ai pas vraiment réussi à saisir la différence exacte entre un mononoke, un ayakashi, un yokai ou encore un youi (voir Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi). J’ai le sentiments que plusieurs nom peuvent désigner une même sorte d’esprit et qu’inversement divers types d’esprit peuvent se regrouper sous un même nom. C’est un peu confus, va falloir que j’approfondisse.

Caché ce dieu que je ne serais voir

Ce qui est amusant aussi, dans cet anime, c’est de côtoyer quelques uns des dieux du panthéon japonais.

Tenjin

TenjinTenjin (天神) est le dieu shinto des lettre et des études. Ce dieu est assimilé à Sugawara no Michizane, lettré et poète de l’ère Heian, mort de désespoir après avoir été accusé de trahison contre l’empereur. Juste après sa mort, la capitale fut frappé par de violents orages. On attribua alors ces événement à l’esprit de Michizane en colère. L’empereur, pour apaiser son esprit, rétablit son nom et fit construire un temple afin qu’il y soit vénéré sous le nom de Tenjin, dieu du ciel. D’abord considéré comme un dieu des catastrophes naturelles, on le considérera comme patron des érudits durant la période Edo puisque, de son vivant, Michizane était connu pour son talent de poète. Il est coutume, de nos jours, d’aller prier au temple de Tenjin avant les résultats d’examens.

On associe à Tenjin le prunier (ume) et le taureau.

Le Tenjin de l’anime reste très proche de son modèle.

Sugawara no Michizane par Kikuchi Yôsai

(sources : Kami)

Bishamon

BishamonBishamon (毘沙門) est une divinité bouddhique appelé Vaiśravaṇa en sanskrit. Bishamon est une des 4 divinité des horizons, dieux protecteurs de la loi bouddhique. Il est le roi protecteur du nord. Au Japon il est considéré comme le dieu des guerriers et est assimilé à l’un des trois kami shinto de la guerre, il est aussi appelé Tamon.

Bishamon fait partie des 7 divinités du Bonheur (七福神). Celle-ci arrivent à la nouvelle année pour distribuer des présents aux personnes méritantes. Les sept divinités du bonheur sont souvent représentées sur Takarabune , le navire aux trésors.

Contrairement à Tenjin, ici Bishamon n’a presque plus rien de son modèle si ce n’est qu’elle (parce que dans l’anime Bishamon devient une femme, super sexy en plus) est une grande guerrière.

Bishamon au temple de Tôdai-ji

(source : Vaiśravaṇa)

Ebisu :

KofukoEbisu est le dieu des pêcheurs, des marchands et de la prospérité. C’est aussi un des sept dieux du bonheur.

Dans l’anime Kofuko, déesse de la pauvreté, se fait passer pour lui, mais n’attire que la disgrâce atours d’elle.

statue de Ebisu à Kensen-numa

anime manga aggregator sama Sama It!

Un secret

Un secret c’est l’histoire d’un secret partagé entre un grand-père et son petit fils.

– Grand-père? Si c’est un secret, ça veut dire que je ne devrais jamais en parler à personne ?

– Bien sûr que si, tu devras en parler. Les secrets sont fait pour être partagés. Mais attention ! On ne doit pas les partager avec n’importe qui ! Seulement avec des gens de confiance…

Parce qu’un secret, c’est un trésor.

C’est l’été, nous somme en 1970, et le protagoniste passe les vacances chez son grand-père, comme chaque été, dans la maison au bord de la rivière. Il cherche quelqu’un avec qui partager son secret. Mais ce n’est pas facile de trouver la bonne personne !

Le temps passe, la vie passe… et l’enfant grandi. C’est l’âge des premiers baisers, des premiers amours, l’âge adulte, le mariage… Le temps passe et le héros n’a toujours pas trouver le compagnon avec qui partager son trésor.

– tu te souviens de notre secret ? L’as-tu révélé à quelqu’un ?

– pas encore grand-père, pas encore…

-dépêche-toi mon petit, dépêche-toi.

Mais dans la vie des grands il y a le travail et encore le travail. Pas le temps pour les trésors, pas le temps pour les secrets ! Le temps passe et toujours personne pour partager le secret au bord de la rivière. Mais toute chose arrive à qui sait attendre et c’est un été de 2032 que le héro, devenu grand-père va partager son précieux secret.

– On va où, grand-père ?

– il y a un endroit que je dois te montrer. Un endroit secret.

 

C’est une histoires à la fois simple et émouvante que nous content là Eric Wantiez et Marie Deschamps. Une histoire qui vous donne envie de partager des secrets. Une histoire qui m’a ramené à mon enfance et à tous ces été passé avec mes grands-parents. J’ai repensé à tous ces choses partages et apprises avec eux. Une histoire qui m’a donné envie de devenir grand-mère pour à mon tours partager de précieux trésors.

Le texte simple et poétique et accompagne d’un joli dessin noir et blanc au trait stylisé et très expressif. Les bouilles rondes des enfants, les visages ridés des grands-pères sont attendrissant. Quant au paysage, il donne envie de se balader au bord de la rivière, sous les saules pleureurs (mon arbre préféré). Ce paysage ressemble sans doute à tous les bord de rivière de France et de Navarre, je n’ai cessé, pour ma part, d’imaginer le récit se déroulant au bord d’une rivière du marais poitevin, où canaux et rivières se croisent et s’entrecroisent pour offrir un magnifique terrain de jeu au grands-pères en bateau 🙂

Un très bel album, tendre et émouvant, sur la vie, le partage et les liens familiaux. Un album qui donne envie de devenir vieux, un jour. Un album pour les petits et les grands… et les vieux grands-pères 😉

Merci à Babelio pour la Masse critique qui m’a permis de découvrir cet album. Et mille merci aux auteurs et à leur maison d’édition Comme une orange, pour ce bel album et la jolie dédicace que j’ai eu le plaisir d’y découvrir.

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