Gulistan – Tales of Ancient Persia

Au départ, quand le rendez-vous du mois de juin à été donné, avec comme thème l’anglais, j’avais tout autre chose en tête. Mais impossible de remettre la main sur le livre que je cherchais ! Ce sera pour un autre rendez-vous…

Cependant, les livres en anglais ne manquent pas à la maison, il me restait plus qu’à en trouver un qui entre dans la cadre du challenge “Je lis aussi des album” et c’est là que je me suis souvenue de cet album de contes persans que j’avais récupéré il y a quelques mois.

Alors bon, le livre parle de contes venu de Perse, et il est écrit et illustré par Karl Thylmann (un allemand). Mais voilà, le livre que je possède est une traduction anglaise (de Marion Faber) publié en 1977 par Shambhala. Le thème ici ne sera pas du tout la littérature anglaise mais un livre qui se trouve être en anglais, et voilà tout le lien qu’il peut avoir avec le thème du mois de juin 🙂 J’espère néanmoins que ce livre vous intéressera.

Ce qui m’a tout de suite attiré dans ce livre découvert dans la bibliothèque della nonna* ce sont les illustrations noires et blanc très riches en détails qui en un instant nous amènent dans le monde des contes de fée. Fairy tales !

Toute mon enfance j’ai été bercé par les contes de fée, de contes qui nous étaient transmis oralement, génération après génération, d’autres contes puisé dans les livres et même des contes à la radio. Bref, les contes faisaient tellement partie de ma vie que très vite j’ai commencé à inventer mes propres histoires. Pas étonnant que ce livre m’ai appelé !

Les illustrations sont très belles, mais un autres point m’intéressait dans cet album : origine des contes qui y sont rapporté, la Perse. Si je connais beaucoup de contes, tous sont originaires d’Europe. J’adore découvrir les contes venu d’autres horizons et accumule les recueils des contes d’ailleurs sur les étagères des enfants.

Mais parlons un peu plus en détails des histoires que l’ont trouve dans le Gulistan. Au début j’ai été un peu étonnée et un peu déçue car plus que des histoires, ce livre regroupe les introductions aux livres de contes. Je m’explique : comment commence les milles et une nuit ? Avec l’histoire de Shaharazad qui chaque nuit raconte une nouvelle histoire. Le conte de Shaharazad sert à introduire les contes des milles et une nuit. Et Bien Gulistan tales of Ancient Persia est principalement composé de ce genre de conte. On y retrouve d’ailleurs Shaharazad. La structure est toujours la même, un ou des personnages manquent de sagesse (le rois trahi et haineux dans Shaharazad, mais aussi, des enfants indisciplinés, une jeune princesse qui refuse de se marier, une épouse volage…), un autres personnage plein de sagesse va venir et raconter chaque soir un nouveau conte durant une certaines période déterminé mais qui varie d’un conte à l’autre. Le personnage manquant de sagesse se laisse piéger par sa curiosité et écoute chaque soir une nouvelle histoire, et au bout de la période donné, il a changé. Les contes lui ont apporté un enseignement, la sagesse qui lui manquait.

Pourquoi ai-je été déçue ? Ben… c’est parce que chacun de ces contes introductifs donnent envie d’écouter toutes les histoires !! Je voudrais m’asseoir avec les enfants du rois écouter tous les histoire de Hitopadesha, the Book of Good Counsel, écouter avec Farruchnas tous les contes de Hezaryk-Ruz, One Thousand and One Days ou encore les contes de Tuti-Nameh, The Parrot Book… Bref, je voulais plus d’histoires!

Mais après avoir refermé le livre, je ressens une quiétude et aussi une envie de savoir et une envie de transmettre, envie de découvrir et redécouvrir les contes que je connais déjà et ceux que je ne connais pas encore.

On pourrais résumer la moral de Gulistan par la phrase suivante : pour devenir plus sage, lisez les contes de fées. Et bien je vais pouvoir étudier la question puisque justement je viens d’entamer une cure intensive de contes pour Mimiko. Cette cure lui a été préconisé par sa nonna. La petite est toute angoissé. Ne sachant plus quoi faire pour la rassurer j’ai fait ce que je fait toujours dans ces cas là : “allô, maman?” Et c’est ainsi que je me retrouve avec ce drôle de conseil : cure intensive de contes de fée, des bien truculents avec monstres, ogres et méchantes sorcières. Sur le coup j’étais un peu sceptique, mais à la réflexion, et après avoir lu tous les contes du Gulistan, je me dit que c’est un très bon (et beau) conseil, exactement le même que donnent les vieux sages du Gulistan ! Est-ce que ça va vraiment marcher ? Est-ce que ça nous rendra plus sage ? Est-ce que cela aidera Mimiko à surmonter ses peurs ? Je n’en sais rien, je vous dirais ça dans mille et une nuit.

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*nonna : grand-mère en italien

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