Archives mensuelles : mars 2015

La chambre voisine

C’est un roman qu’on a choisi pour moi, pour l’escale belge de mon challenge L’Union Européenne en 28 livres. Je ne connaissez pas l’auteur, je ne savais rien de l’histoire.

Le premier chapitre m’a laissé assez indifférente, ne sachant pas trop ce que l’auteur voulait raconter, je n’ai pas accroché à l’entrée en matière. Néanmoins je décidais de poursuivre un peu plus loin la lecture. Dès le deuxième chapitre, le mystère s’installe. A partir de là j’étais prise par cette histoire d’une famille brisée par de mystérieux drame. Que s’est-il passé ? Que se cache derrière ce drame ? En lisant j’avais l’impression qu’au lieu de voir le mystère s’élucider, il ne faisait que s’assombrir, se complexifier.

Pourtant quand le dénuent arrive enfin, j’ai éprouvé une certaine frustration : tout ce que j’avais pressenti dès le départ était là, j’ai pas pu m’empêcher de lâcher un “quoi ?! C’est tout ?”

Ce livre ne m’aura pas particulièrement marqué ni par son style, très classique, ni par son histoire mais il reste une très bonne lecture, prenante, qu’on a pas envie de lâcher. Une fois le premier chapitre passé je n’ai plus quitté ce livre jusqu’à la dernière page.

escale belge
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Certaines n’avaient jamais vu la mer

Voici un roman qui trônait en tête de ma PAL* depuis un long moment et qui se faisait perpétuellement détrôner par de nouvelles trouvailles. La semaine dernière je me suis enfin résolue à éditer ma PAL (ou du moins un premier brouillon, nombreux titre sont encore caché dans les cartons, je hâte de pouvoir les libérer). A cette occasion le roman de Julie Otsuka a refait surface. Les conseils enthousiastes de Blandine de Vivrelivre m’ont décidé : lire Certaines n’avaient jamais vu la mer ! Et voilà que c’est chose faite !

Je ne suis pas aussi enthousiaste que Blandine, mais j’ai trouvé ce livre très intéressant.

Certaines n’avaient jamais vu la mer nous raconte la vie des immigrés japonais d’un point de vue très original : celui des femmes. Pas d’une femme, mais des femmes. Toutes ces femmes japonaises qui ont débarqué sur les côtés du pacifique au Etats-Unis au début du XXème siècle. C’est un “nous” qui s’exprime, qui raconte. Un nous fait de Kazuko, Chiyo, Fusayo…, de femme de chambre, de cuisinière, de paysanne, de filles de joie, d’épouses heureuses, de femmes battues, de mères épanouies, de femmes stériles, de jolies jeunes filles, de femmes divorcées venues chercher une nouvelle chance, de rêves, de déceptions. Les destins de toutes ces femmes se croisent et ce côtoient. Chacune à sa particularité mais toutes partages le même destin : arriver au Etats-Unis et puis y disparaître.

C’est la première fois que je lis un roman écrit à la première personne du pluriel. Au début j’ai trouvé cela assez déstabilisant. Finalement j’ai trouvé le procédé très intéressant et original. Mais cette posture met une certaine distance. Le personnages du livre étant une entité plurielle aux contours flous il est difficile de s’identifier, de s’attacher. On ne suit pas le destin d’un personnage, ni de plusieurs. On suit le destin d’une condition, celle des femmes japonaises immigrées aux Etats-Unis, elles sont à la fois nommées et anonymes. 

Mais l’intérêt premier du roman ne réside pas pour moi dans son procédé d’écriture original, c’est son sujet qui est particulièrement intéressant. Avec ce roman Julie Otsuka nous fait découvrir l’histoire des immigrés japonais aux Etats-Unis. Une histoire que je ne connais pas du tout et que j’ai envie maintenant d’approfondir. Expérience personnelle oblige, je suis très intéressée par l’histoire des migrations. Otsuka arrive à nous faire ressentir ce que ces femmes ont éprouvé en débarquant sur cette terre inconnue et à la culture si différente de la leur. Et si les différences culturelles sont soulignées, il n’y a pas de jugement de valeur, les défauts et les qualités des uns et des autres sont présentés avec impartialité. Tout n’est ni a prendre ni à jeter dans une culture comme dans l’autre.

J’ai été touché, bouleversée même, en lisant ce roman et je n’ai pas pu m’empêcher de penser que décidément j’ai beaucoup de chance. On ne peut que s’émouvoir face à ce que ces femmes endurent, au courage avec lequel elle affrontent les difficultés. Mais aussi se mettre en colère face à leur soumission ! La vie y est dure pour tout le monde, mais c’est bien pire quand on est une femme.

J’ai été très touché aussi par l’universalité de ce récit. S’il nous parle des femmes japonaises aux Etats-Unis tout en mettant en évidence leur particularité culturelle, on se rends compte à la lecture de certains passage à quels point on peut se reconnaître dans l’autre. Le passage sur les jeux des jeunes enfants m’a beaucoup ému, j’avais l’impression d’y lire mon enfance. Un autre passage intéressant est celui on l’ont voit les enfants d’immigré perdre peu à peu la culture de leur parents.

Un par un les mots anciens que nous leur avions enseignés disparaissent de leur têtes. Ils oublient le nom des fleurs en japonais. Il oublient le nom des couleurs. Celui du dieu renard, du dieu du tonnerre, celui de la pauvreté, auquel nous ne pouvions échapper. Aussi longtemps que nous vivrons dans ce pays, jamais il ne nous laisseront acheter la terre. Il oublient le nom de la déesse de l’eau, Mizu Gami, qui protégeait nos rivières, nos ruisseaux, et insistait pour que nos puits soient propres. Ils oublient les mots pour dire “lumière de neige”, “criquet à clochette” et “fuire dans la nuit”. Ils oublient les paroles qu’il fallait prononcer devant l’autel dédié à nos défunts ancêtres, qui veillent sur nos nuit et jour. Ils oublient comment compter. Comment prier. Il passaient à présent leur journée immerges dans cette nouvelle langue, dont les vingt-six lettres nous échappaient toujours alors que nous vivions en Amérique depuis des années. Tout ce que j’ai appris, c’est la lettre x, pour pouvoir signer à la banque. Ils prononçaient sans mal les “l” et les “r”. Et même quand nous les envoyions étudier le japonais au temple bouddhiste le samedi ils n’apprenaient rien. La seule raison pour laquelle il y va c’est pour échapper au travail à la boutique. Mais quand nous les entendions parler dans leur sommeil, les mots qui sortaient de leur bouche – nous en étions certaines – étaient japonais.

Un beau roman touchant et intéressant qui donne envie d’en savoir plus.

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Kitchen, un manhwa tout en finesse

C’est grâce au loto BD organisé par Loula que j’ai pu découvrir ce manhwa. Le titre m’a été envoyé par Jérôme, qui assurément a bon goût 🙂

J’avais déjà repéré ce titre dont les vertus m’avaient été vanté, notamment lors de discussion sur le forum du club shojo, mais j’avais toujours pas sauté le pas, trop de séries en cours… Et là, surprise ! Les deux premiers tomes dans ma boite au lettre ! J’étais super contente de pouvoir découvrir cette série mais j’étais encore loin d’imaginer que je serais totalement envoûté par le trait délicat et élégant de Jo Joo Hee (ou Cho Ju Hee, j’ai trouvé les deux orthographes).

Kitchen ce sont des cours chapitres mettant en scène différents personnages, principalement des femmes, autour de la cuisine. Ce sont de petits instants savoureux qu’on déguste comme une friandise. Le dessin est très délicat, élégant et féminin. Tout en couleur, les femmes y sont jeunes et belles, fragiles, drôles, savoureuses. Les hommes, plus rares, y sont tout aussi touchant. Chaque chapitre est suivi par une petite page où l’auteur se met en scène. Si ces femmes sont toujours belles et élégante, elle, elle se dépeint comme une godiche pas très jolie, pas élégante et pas douée pour la cuisine, mais d’une gourmandise à toute épreuve. Des mini chapitre plein d’humour tout aussi agréables à lire que le reste, apportant une petite touche d’humour entre chaque chapitre. Ce qui aère l’ensemble et rend la lecture plus amusant.

 

Si ce manhwa propose des tranche de vie très touchantes, il est aussi très gourmand ! A travers ce titre on découvre la cuisine coréenne, ses différents plats, ses condiments, ses traditions. On en salive ! Les plats sont joliment montré et s’il n’est pas vraiment possible de les reproduire rien qu’en lisant ce manhwa, ça donne des idées, et des pistes pour partir à la découverte de la cuisine coréenne qui à l’air très riche et variée. Si tout ne me fait pas envie (il mangent des truc bizarres les coréens !) ce titre met vraiment l’eau à la bouche et j’ai bien envie d’apprendre quelques recette simples qui y sont mentionnées. 

Je suis complètement tombée sous le charme de ce manhwa malgré sont côté très girly. Les femmes y sont si élégante que je peux difficilement m’identifier à elle, heureusement l’auteur est là pour représenter les femmes moins “parfaites”. Je me suis beaucoup reconnu dans la façon dont elle se décrit elle-même, ce qui l’a rendu d’autant plus drôle à mes yeux.

Un très beau titre que je conseille à tous ceux qui aiment les tranche de vie délicates, les pauses gourmandes et la Corée.

Merci Jérôme !!

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In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe

Aujourd’hui je suis d’humeur coquine. Je vais vous parler d’un yaoi, et pas un titres tout public ! Âme sensibles, jeunes pucelles, et cœurs romantiques passez votre chemin ! Ce soir c’est sexe, violence et … pas grand chose d’autre au fait :'(

Aujourd’hui je vais vous parler d’un titre qui à fait du bruit dans le monde des des fujoshi. L’éditeur français, Taïfu Comics, a même proposé une édition luxueuse limitée avec couverture cartonnée (et prix cartonné aussi !) en avant-première pour la Japan-Expo 2014. Bref c’était l’événement yaoi de 2014. Alors forcement, je pouvez pas passer à côté ! La couverture était sympa, le pitch intéressant et l’excitation générale me laisser envisager un bon titre. J’ai fini par craquer en ce début 2015 avec ma petite commande trimestrielle sur PointManga (le site marchand de l’éditeur, tant qu’à acheter en ligne, autant soutenir cet éditeur que j’apprécie et dont je peine à trouver les manga en librairie). Bref je me suis acheté In These Words.

édition simple Taïfu Comics

L’histoire :

Katsuya Asano, un bel homme à lunette, travaille comme profiler pour la police. Grâce à lui un tueur en série dangereux à enfin été appréhendé. Mais avant de pouvoir le mener devant le tribunal, Katsuya va devoir lui soutirer des aveux complets (apparemment la police n’a pas assez bien fait son boulot pour pouvoir s’en passer). Pour ce faire, l’assassin est retenu prisonnier dans une maison dans un quartier abandonné, seul avec un inspecteur (ben oui, les prisons c’est pas un endroit sûr pour les tueurs en série…). Le psychiatre lui rend visite tout les jours, dans ce coin coupé du monde. Mais depuis qu’il s’est vu confier cette mission Katsuya est perturbé par des cauchemar où un homme dont il ne voit pas le visage lui fait subir tortures et violences sexuelles (…).

Thriller psychologique ou bouquin de cul ?

N’en déplaise aux fans, je cherche encore le thriller !

Le bouquin s’ouvre sur un premier chapitre écrit, un prologue riche en dialogue où un type à lunette se fait aborder par un riche beau mec et ça l’énerve…

Déjà ça commence bien. Si les scènes sont creuses, ce n’est rien en comparaison avec le style littéraire. Je doute d’ailleurs que le mot « littéraire » puisse être employé pour définir cette façon d’écrire.

Une ombre se dessina sur ses papiers, l’interrompant. Il ne leva pas les yeux, mais l’agacement le gagna peu à peu. Il jeta finalement un coup d’œil quand il comprit que le contour flou ne bougerait pas. Un homme séduisant dans un manteau de cachemire noir lui fit un sourire radieux dès que leurs yeux se croisèrent. Le froncement des sourcils de Katsuya s’accentua.

Hou là, là j’ai des frissons ! Non, je plaisante ! C’est… Comment dire… J’ai du mal à trouver les mots juste sans être blessante. J’ai franchement trouvé ça très mal écrit. Ces quelques pages n’ont aucunement éveillé ma curiosité. Tout au plus m’ont-elle fait sourire par la médiocrité de leur style. Je sais pas si c’est du à la qualité de l’original (ça ne m’étonnerais pas) ou à la traduction, mais le seul mot qui me semble parfaitement convenir c’est « nul ».

Mais bon, c’est 10 petites pages, très aéré avec beaucoup de dialogues et quelques illustrations… alors ça se laisse lire sans trop de souffrances. Passé ce premier cap difficile en entre dans le vif du sujet. Au plus profond même, si vous me permettez ce mauvais jeu de mot. Dès la première planche le ton est donné : un homme, les bras et les mains attachés, en chevauche un autre. Il est encore difficile des dire s’il s’agit d’un rapport consentent ou pas, mais on aura pas besoin d’attendre longtemps pour connaitre la nature violente et forcé de ce rapport sexuel qui tombe sur notre premier chapitre comme la foudre sur le cloché de l’église (c’est un peu plus violent que le cheveu sur la soupe, enfin… pas de quoi vous faire pâlir d’horreur non plus).

A partir de là on a des successions de scène ou l’on voit Katsuya travailler et Katsuya se faire violer. Vous pensez qu’on aura alors le fameux thriller psychologique tant promis. Qui est donc se mystérieux violeur ? Comment Katsuya a-t-il pu se libérer de son emprise ? Est-il vraiment libéré ? Son esprit n’est-il pas encore dans cette chambre sombre et crade au côté du mystérieux violeur ?

Calmez vos ardeurs (celles qui réclament des stimulants intellectuels j’entends) si vous n’avez pas tout compris page 2, vous comprendrez tout une vingtaine de page plus tard quand il n’y aura plus de doute pour personne, sauf pour le protagoniste qui, le pauvre, est perdu dans les méandres de sa mémoire, assailli sans relâche par des maux de tête et des cauchemars.

Il n’y a donc aucun suspens, on se contente de jouer les voyeurs en enchaînant des scène de viol et de torture qui non rien de particulièrement choquant. Enfin, c’est du viol quand même, vous me direz. Ouai ben quand on en arrive au jesaispluscombientième yaoi on en a vu d’autres. Et le duo Guil Pleasure n’offre rien de particulièrement innovant ou imaginatif en la matière. On est loin des images perturbantes qui peuplent les manga les moins recommandables où fleurissent des trucs bizarres en tout genre. Il n’y a qu’a jeter un œil du côté des shunga… rien qu’avec cette estampe d’Hokusai on a un aperçu de l’imagination japonaise en matière de jeu sexuel. Les auteurs de in these words sont américaines… Sorti de la position du missionnaire et de la levrette… Il y a un peu de sang et quelques lacérations pour faire gore et puis c’est tout. Au même temps… c’est très bien comme ça, hein!

Soyons clair, c’est du viol et c’est violent. C’est pas à mettre entre toutes les mains, c’est sûr. Mais c’est pas gore, on n’a pas de frissons d’horreur, on ne blêmi pas. Il y a des épisodes de New York Section criminelle bien plus insoutenables. Tout ça pour dire que le récit et la mise en scène ne sont pas non plus d’une violence remarquable. C’est une histoire de tueurs en série et violeur sadique plutôt gentillette. D’ailleurs on a même pas peur ! Où est donc le suspens et la psychologie qu’on nous a promis ? La violence visuelle est franchement soutenable (voir même un peu ennuyeuse), mais qu’en est-il du scénario?

Si j’en crois la définition que nous propose wikipédia, le thriller « utilise le suspense ou la tension narrative pour provoquer chez le lecteur ou le spectateur une excitation ou une appréhension et le tenir en haleine jusqu’au dénouement de l’intrigue ». Bien. Ici on a tout compris page 2, on a des scène offrant une violence relative pas plus émouvantes que ça, des dialogues qui cassent pas de pattes à un canard, que nous reste-il ? Les personnages !

Parlons-en de ces personnages. Ils sont comme le reste : pas très subtils. Ils parlent peu et le plus souvent pour ne rien dire de particulièrement intéressant. Il ne sont pas attachants, pas effrayant, pas non plus particulièrement séduisants. Leur seul atout est d’être sexy. Parce ça il le sont ! Deux putain de beaux gosses à vous faire baver pour peux que vous aimiez les beaux gosses en papier. Et chose non négligeable dans un yaoi : deux vrais mecs !

Voilà, tout est dit. Je rend mon verdict : c’est un bouquin de cul ! Et rien de plus.

In These Words, une grosse arnaque ?

Là vous vous dite que j’ai détesté, que je vais foutre mon bouquin à la poubelle, qu’il n’y a rien à en tirer. Ou alors vous êtes fan et vous me maudissez du plus profond de votre être, parce que franchement là j’ai rien compris !

J’avoue : j’ai rien compris ! Et pour cause ! Il y a rien à comprendre. C’est du pur guil pleasure, si je peux reprendre le nom de ce duo pour vous faire un deuxième mauvais jeu de mots. Ce que j’ai trouvé dans ce titre c’est du pur fan service pour des fan du genre, à savoir du pur yaoi pour fujoshi. Je suis une fujoshi et j’aime le yaoi. J’assume tout mon coupable plaisir et je garde le bouquin précieusement plaqué en haut de mes étagères, pour des futures relecture toutes aussi coupable que la première.

Que nous proposent en réalité Jun Togai (au dessin) et Narcissus (au scénario) ? Du yaoi, dans la plus pure tradition du genre : « YamA nashi, Ochi nashi, Imi nashi » autrement dit « pas de climax [dans la narration], pas de chute [au récit], pas de sens [à l’histoire] »*. Ici toute cette histoire de tueur en série n’est que prétexte pour nous donner à voir du sexe entre mecs. L’histoire elle, elle est tellement peu plausible que si on y prête un peu trop attention on risque de se gâcher le plaisir. Comme par exemple le coup d’avoir enfermé le tueur dans une maison dans un quartier abandonné, mort de rire ! Il aurait été difficile de prendre une décision plus aberrante que celle-là !

Si on replace les choses dans leur contexte et qu’on lit In These Words pour ce qu’il est : un simple yaoi à l’ambiance sombre et glauque, alors on peut y prendre plaisir. Le dessin est superbe, plutôt réaliste et très sexy.

Seulement voilà : il n’est que ça ! Pas la peine de nous vendre du thriller psychologique.

édition limitée Taïfu Comics

Si je ne vous ai pas complètement dégoutté et que vous êtes curieux, allez faire un tour sur le site de Guilt Pleasure.

Vous pouvez également lire une très élogieuse critique sur le blog du Club Shôjo à la lecture de laquelle j’ai beaucoup souris. Non pas pour me moquer de misami-hirota, la rédactrice du billet, mais parce que nos points de vue sont si diamétralement opposé qu’on peine à croire que nous avons lu le même livre. Comme quoi, cela dépend autant des auteurs que des lecteurs 🙂

Il ne vous reste plus qu’à lire In These Words pour vous faire votre propre opinion. Et moi à attendre le tome 2 pour voir si oui ou non le scénario est si banal que je le pense 😉

 Sore jaa, mata

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une fleur, un caillou

Attendez ! J’arrive !! Oui, oui j’ai un peu de retard, le rendez-vous était samedi dernier… mais bon… samedi j’étais à l’aquarium avec toute la marmaille, pas le temps de lire 🙂

Mais je voulais pas rater ce rendez-vous dédié aux albums jeunesse et à l’art. D’autant plus que j’ai un très joli livre à vous présenter : Une fleur, un caillou de France Alessi et Eric Battut, sorti en 2005 aux édition Bilboquet.

Je vous ai déjà parlé de deux livres de cette collection : Un pont où l’on faisait la rencontre de Monet et Hokusai et une balle, une pomme qui nous faisait découvrir la peintures de la fin du XIX début XX siècle.

Avec Une fleur, un caillou ce sont deux artistes de la fin du XIX siècle que nous découvrons : le Douanier Rousseau et le Facteur Cheval. Deux artistes qui, je l’avoue sans honte, je ne connaissez pas avant. Comme quoi même les mamans apprennent des choses en lisant des albums jeunesse. Et ça j’adore !

Le concept est toujours aussi génial, proposer une petite histoire inspirée de plusieurs œuvres d’art. A droite l’oeuvre originale, à gauche le texte de France Alessi et les jolies illustrations de Battut où l’ont peut retrouver les éléments de la peinture. L’oeuvre est présenté avec un descriptif complet : titre, année de production, type, auteur… bref tous les détails techniques qu’il faut. Et gare à moi si je ne lis pas tout bien comme il faut, car Mimiko veut tout savoir !

Surpris !

1891, huile sur toile

Henri Rousseau (dit le Douanier Rousseau), (1844-1910)

Et pourquoi ça s’appelle « Surpris ! » ?

1891 ? waaa !

Ma culture en histoire de l’art est telle que mes réponses sont, comment dire… pas terrible mais au moins elle découvre, et moi avec elle.

Dans cet album j’ai trouvé le texte un peu trop énigmatique et j’ai parfois butté sur quelques phrases, mais il est très court et se lit vite. Ce qui est amusant c’est de chercher le lien entre les tableaux et l’illustration et puis à la fin de dire quelles étaient nos œuvres préférées.

Bouquet de fleurs, huile sur toile – Henri Rousseau

Mimiko a beaucoup aimé Bouquet de fleurs de Henri Rousseau qu’elle aimerais accrocher à son mur. Trop beau, dit-elle.

Elle aime également Moi-même, portrait paysage de Henri Rousseau qu’elle trouve amusant ainsi que le Palais idéal du Facteur Cheval, surtout ses façades nord et ouest. ça donne envie d’y entrer, m’a-t-elle dit.

Palais idéal du Facteur Cheval

Bref un beau livre, une très jolie collection pour initier les enfants à l’art. Je vous le conseille vivement.

1/20 – thème du mois de mars : l’art
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quand la culture est en danger et que le maire ne sais pas compter

Une fois n’est pas coutume. Ici je ne fait pas de politique, pourtant aujourd’hui j’ai envie de partager une lettre ouverte adressée au maire de Parthenay, jolie ville médiévale des Deux-Sèvres riche en événements culturels et possédant un dense réseau associatif très dynamique. Leur existence est aujourd’hui en danger, la baisse radicale des subventions en 2015 pourrait mettre sérieusement en crise leur fonctionnement et leur dynamisme.

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Nouveautés manga #3 ~ les sorties de mars 2015

Au mois de mars quels titres vont me faire craquer ? Voyons ensemble les nouveautés qui ont attiré mon attention.

Les nouveautés :

Inspecteur Kurokôchia

Cette nouveauté des éditions Komikku m’intrigue. Je n’aime pas tellement les couverture avec leur gros plans, mais le pitch me parait intéressant : Keita Kurokôchi, inspecteur corrompu, se voit affuble d’un novice Shingo Seike qui le méprise. Mais ce dernier découvre que l’inspecteur ripou à un objectif colossal. Quel est cet objectif.

A voir. Le tome 1 et 2 sont prévu pour le 19 mars.

Sherlock Holmes

Encore un Shelock en manga ! Celui-ci est de Ishikawa Morihiko (1996) et nous est proposé par Isan Manga. Je suis pas très séduite, encore une fois, par la couverture, mais c’est du Sherlock !

Spice and Wolf – le light novel !

Le premier tome du manga ne m’a vraiment pas convaincu, mais j’avais beaucoup aimé l’anime. J’ai très envie de découvrir le light-novel qui est à l’origine de toutes ces adaptations ! Le tome un est prévu pour le 12 mars chez Ofelbe.

Innocent #1

Voilà un manga qui m’intrigue à plus d’un titre !

Le dessin est superbe, la couverture ne peut que séduire.

Et le sujet semble tout aussi intéressant : retour sur la vie de Charles-Henri Sanson, célèbre bureaux qui eu le terrible honneur de faire tomber la tête de Luis XVI.

Le premier tomes est prévu pour le 18 mars chez Delcourt.

Ice Age Chronicle of The Earth

Le 20 mars parait chez Kana, dans la collection Made in (une de mes collection manga préférées), le premier tome de se manga SF des année 80 du célèbre Jiro Taniguchi ! En lui-même le titre ne m’attire pas particulièrement mais comme c’est du Taniguchi, je suis curieuse, surtout que je n’ai encore jamais lu un de ses manga SF ! Ceci dit, je crois que j’attendrais que la bibliothèque se le procure.

Côté séries en cours :

Gokusen volume 8, j’ai toujours pas rattrapé mon retard mais je continue, avec toujours autant de plaisir 🙂

A silent Voice, le tome 2 sortira le 12 mars. J’ai toujours pas eu le temps de lire le tome 1 qui a été englouti par l’étagère manga, je le vois plus. Faut que je parte à sa recherche

Moyasimon : le tome 4 est prévu pour le 18 mars. Je viens tout juste de commencer la série, et j’ai bien aimé. Mon avis sur le tome 1 est à lire dans le dernier petit panier de manga.

Le maître des livres, le tome 4 est prévu pour le 19 mars. Je viens tout juste de m’acheter le tome 3 et le premier chapitre ne m’a pas convaincu. J’attends de finir ce tome pour décider si oui ou non je continue la série.

   

Parmi mes série en pause il y a encore des sorties prévues : Suicide Island tome 12 le 18 mars, Les Vacances de Jesus et Bouddha le tome 9 le 12 mars et Enfin Adekan le tome 8 le 26 mars. J’avais bien aimé ces séries mais comme j’en ai trop en cours et que je craque toujours pour de nouveaux titres, je les ai mise en pause, histoire d’en terminer quelques unes… Peut-être… à chaque fois que je vais à la librairie avec la ferme intention de m’acheter une suite… je ressort toujours avec une nouveauté (ou une vieillerie mais nouvelle pour moi…). Suite à une question de Kidae je me suis amusée à compter le nombre de séries en cours. Sans compter les séries de mes filles, ni celles que j’emprunte à la bibli, j’en suis déjà à plus des 50 !! Et dans le lots il y en a pas plus de 2 ou 3 que je n’aime pas. Certaines sont en pause depuis un certains temps mais c’est surtout pour cause de temps et de moyen… Et puis il y a aussi celle difficiles à trouver, parce que bien sur j’aime lire des séries dont la commercialisation a été stoppée il y a belle lurette 🙂

   

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