The Ancient Magus Bride – le tome 1

C’est la couverture (que je trouve très jolie) qui m’a attiré dans ce manga. J’ai tout de suite voulu en savoir plus. Je m’attendais à un shôjo du genre La fleur millénaire, mais j’ai découvert qu’en réalité c’est un shônen, ce qui me faisait craindre un scénario basé sur les combat entre magiciens et sorcier… Après avoir lu quelques avis positifs (je sais plus où, désolé), j’ai décidé de voir par moi-même et j’ai plutôt apprécié.

Contrairement à mes craintes, ce premier tome ne propose pas de combats magiques. Il plante le décor en faisant rencontrer les deux personnages principaux : Chisé Hatori, une jeune esclave de 15 ans, et Elias Ainsworth (ils ont toujours des nom à coucher dehors les personnages non-japonais !) un sorcier non-humain qui l’achète pour en faire son apprentie et son épouse.

Son épouse, oui ! Mariage dont l’intrigue (à priori) aurait pu se passer mais que voulez-vous, cela doit stimuler l’imagination et les fantasmes de quelques uns… Pas d’inquiétudes ! Dans ce premier tome le mariage en question est traité avec humour et dérision. Elias n’est pas encore un vieux pervers.

Revenons à l’intrigue ! Une fois les présentations faites (personnages et univers) on rente un peu plus dans le vif du sujet avec quelques missions qu’Elias s’est vu confier par l’Eglise. Quelle église on ne sais pas puisque le prêtre est aussi le pasteur… -_-‘ Encore une fois je m’interroge sur la pertinence d’un tel élément dans le scénario. Je ne pense pas qu’un prêtre Shintô puisse aussi être moine bouddhiste, mais il est vrai que le Japon est le champion du syncrétisme religieux. N’empêche qu’un chose est sure : on ne verra jamais de prêtre-pasteur ! D’où mon interrogation, cet amalgame fait entre catholiques et protestants est-il provocateur ? Ou témoigne-t-il simplement de l’ignorance de l’auteur quant à la spiritualité occidentale ?  Que la réponse soit l’une où l’autre de ces deux hypothèses, je trouve cet amalgame plutôt mal trouvé dans la mesure où cela enlève le peu de vraisemblance que cette histoire riche en éléments fantastiques pouvait avoir. Le prêtre-pasteur ne faisant qu’une brève apparition, difficile de me faire une opinion plus construite sur sa nature.

Exception faite de cet amalgame religieux (qui plus est en Angleterre, pays anglican s’il en est) je trouve que l’univers que nous propose Kore Yamazaki est plutôt réussi. Fortement inspiré de nos contes et légendes on y voit pulluler tout un tas d’êtres magiques que nous connaissons bien : fées, magiciens, sorciers, dragons… La façon dont l’auteur explique la différence entre sorciers et magiciens est aussi assez amusante, surtout quand Elias utilise l’informatique comme exemple pour mieux se faire comprendre.

Pas beaucoup d’action, on prends le temps des présentations, bien que, à la fin du tome il reste encore beaucoup de mystère autours de Chisé et Elias.

Personnellement j’ai bien aimé le vieux sorcier, sa façon d’être, son charisme. Il est entouré de beaucoup de mystère, ne serait-ce qu’à cause de son apparence, mais il a une façon d’agir et de parler très simple et naturelle, décontracté. Ce qui contraste avec Chisé qui au contraire est toujours tendue. Vous me direz que vu les circonstances cela peu se comprendre. M’ouai… Je sais pas trop. Moi je n’ai pas tellement accroché au personnage que je trouve très quelconque, ayant beaucoup des défaut habituels des héroïne de manga. Elle est très stéréotypé autant dans son chara-design que dans son comportement. Son caractère est peu intéressant, elle se pose beaucoup en victime, et avec les flash back sur son passé et sa condition d’esclave on tombe facilement dans le mélo. Néanmoins le duo marche assez bien. On ne peu qu’espérer voir Chisé évoluer et prendre de l’envergure.

D’une manière générale, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’intrigue, mais cela est dû en partie au fait que ma lecture aie dû être interrompue à plusieurs reprise, créant ainsi une distance supplémentaire avec l’univers proposé. J’ai tout de même pris plaisir à lire ce premier tome. Et la chute, avec un cliffhanger bien amené, fait qu’à la fin du volume on n’a qu’une envie, découvrir la suite.

Pour ceux qui se rendrait à la Japan expo de Paris (c’est très bientôt) sachez que l’auteur sera l’invité de Komikku. Quant au tome 2, il sort début juillet.

Vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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4 réflexions au sujet de « The Ancient Magus Bride – le tome 1 »

  1. Moi aussi j’ai été plus séduite par ce premier tome !
    Bien que encore une fois je sois d’accord avec toi. Le perso principale (Chise) me parait un peu.. banal. Et sa condition d’esclave est assez ambiguë aussi.
    Mais je me laisserai tenter avec plaisir par la suite. J’ai envie d’en apprendre un peu plus et le lien entre le passé (avec un monde qui semble normal) et le présent (100% fantastique) m’intrigue au plus haut point. Je veux voir comment cela va évoluer et comment le monde imaginé par Koré Yamazaki va se préciser.

    1. ah, moi j’ai compris que dans le présent il y a moins de magie que par le passé (comme en vrai quoi) mais j’ai peut-être mal compris…

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