Archives mensuelles : novembre 2015

C’est Lundi que lisez-vous ? #15

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?parOne Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Qu’ai-je lu la semaine passé ?

Je viens tout juste de finir le roman Soulless de Gail Carringer. Javais beaucoup aimé la version global manga, j’ai adoré le roman. Un parfait mélange d’humour et d’avanture gotiques. Un petit billet sur ce premier tome très vite (oui je sauis, je dis ça à chaque fois)

Dans un registre plus sérieux et néanmoins très intéressant je viens de lire la bd Kersten médecin d’Himmler. Une lecture enrichissante que je dois à mes camarades de k.bd. Pour découvrir mon avis cliquez ICI

 

Que suis-je en train de lire ?

Log Horizon, light novel tout juste sorti aux édition Ofelbe. Récit héroic-fantasy ou sf ? un mélange des deux ^^ Je ne suis qu’au tout début (100 pages à mon actif) et pour le moment le décor se met en place, nous héros ont été projeté dans une sorte d’univers parallèle tout droit sorti du scénario de leur jeu vidéo préféré, mais là, les monstres c’est pour de vrai. Enfin… pas trop puisque, tout comme dans le jeu la mort n’est pas définitive.

Je pourrais sans doute vous en dire plus la semaine prochain, quand j’aurais un peu plus avancé.

Que vais-je lire ensuite ?

Mmmm…. mieux vaut pas prendre de décision que je ne tiendrais pas ! 😀

J’ai quelques manga dans ma PAL, cela dépendra du temps et de l’inspiration du moment.

Et vous ? que lisez-vous ?


C’est lundi on fait le point !

la semaine dernière sur le blog :

top 5 :

Voici les articles les plus visité la semaine denière :

  1. C’est lundi que lisez-vous ? #14
  2. La Reine des neiges
  3. In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe
  4. La Violence dans le Manga / Dissertation ~by Yomu-chan
  5. Des livres en cuisine

 

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Kersten médecin d’Himmler

C’est avant tout le thème de cette courte série en 2 tomes qui m’a attiré quand le titre a été proposé comme lecture commune par l’un de mes camarades kbdéens. Mo’ m’ayant généreusement offert le premier tome, il n’y avait plus aucune raison de me retenir. Et pourtant j’ai pas réussi à m’y plonger avant mercredi dernier. Là encore je me suis fait violence, deadline oblige. En ouvrant  et feuilletant le premier tome, j’avais pas envie. Le style graphique ne me correspond pas vraiment. Et c’est justement ce que j’aime avec K.BD !! C’est que je fini par lire des choses que je n’aurais pas choisi par moi-même et que je fais des belles découvertes. Kesten médecin d’Himmler c’en est est une.

Cette série raconte l’histoire de Kersten, un médecin finlandais qui travaille à Berlin sous le IIIème Reich. Kersten se voit contraint de devenir le médecin personnel d’Himmler qui souffre d’atroces douleurs d’estomac. Kersten est le seul à pouvoir le soulager. Il gagne ainsi la confiance d’Himmler. Grâce à sa position privilégiée au côté de cet obscur personnage Kersten tente de sauver le plus de vies possibles. Pourtant après guerre son rôle est passé sous silence et la Suède refuse de le naturaliser, le traitant en collabo. Un homme enquêtera pour rétablir la vérité sur les réels agissement de Kersten pendant la guerre et lui permettra d’enfin obtenir son passeport suédois en 1953.

Le récit alterne les phase d’enquête d’après-guerre avec le travail de Kersten au côté d’Himmler. cette alternance rends le récit plus intéressant et moins monotone.

Comme j’ai dis en introduction, ma première impression était plutôt négative. Le dessin et les couleurs ne me faisaient pas du tout envie, mais bon, je m’était engagée à le lire alors… Très vite j’étais plongée dans le récit que j’ai trouvé très intéressant. Je ne connaissez pas du tout l’histoire de Kersten et j’ai trouvé cela particulièrement intéressant car cela met en lumière la difficultés de prendre position dans ce genre de situation. Tenter de fuir et se mettre à l’abris ? Profiter de la confiance qu’un abjecte personnage vous accorde pour tenter de protéger le plus de personnes possible quitte à mettre sa propre vie en danger ? Une décision très difficile à prendre surtout quand vous devez pactiser avec le diable qui vous prend pour son ami. J’ai trouvé le personnage de Kersten fascinant et après avoir fini le premier tome j’ai filé à la librairie me procurer le tome 2 que j’ai lu avec autant d’intérêt.

Je ne dirais pas qu’il s’agit d’une oeuvre remarquable car artistiquement elle ne correspond pas forcement à mes goût, je ne suis toujours pas fan du dessin. Cependant j’ai trouvé cette bande-dessinées très intéressante. Je trouve que les auteurs on fait un bon travail puisque malgré mes à priori j’ai été happé par le scénario.

Je conseille cette bd à tous les amoureux de l’Histoire, surtout à ceux qui s’intéressent à la deuxième guerre mondiale. Outre le témoignage sur la vie de Kersten cette bd fait réfléchir à la difficulté de distinguer les véritables collaborateurs des gens ayant agis sous couverture pendant la guerre. Cela me fait penser à un film qui m’avait beaucoup marqué il y a quelques années et qui racontait l’histoire d’un officier nazi ayant fait tous son possible pour sauver des juifs et qui fut exécuté par les allié après la guerre. Le film m’avait beaucoup marqué mais… j’arrive pas à me souvenir du titre.

→ à lire aussi les avis de Mo’ et Yvan (tome 1 et 2)

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Le défi gastronome bédéphile

Pour pimenter le mois Des livres en cuisine j’avais proposé 2 défis cuisine : le gastronome bédéphile et un roman en cuisine. Dans un cas comme dans l’autre il s’agit de cuisiner un livre à la main mais attention, pas un livre de récette ! L’inspiration doit venir d’une bd ou d’un roman.

Pour le défi du gastronome bédéphile nous avons choisi un manga (très étonnant de la part de Yomu-chan et moi-même, n’est-ce pas?). Nous vous avons préparé du tonkatsu à partir du manga Goggle de Tetsuya Toyoda.

Goggle - Toyoda

L’inspiration nous est venue de la dernière nouvelle du recueil intitulé justement Tonkatsu. Dans cette nouvelle, une jeune femme doit aider un vieil homme à retrouver le tonkatsu qu’il avait l’habitude de manger dans un petit restaurant de quartier désormais fermé. Les voici parti arpenter les restaurants familiaux de la ville à la recherche du tonkatsu perdu. Une histoire simple et touchante.

Le tonkatsu :

Qu’est-ce au juste le tonkatsu ? Et bien je dirais qu’il s’agit de l’adaptation japonaise de l’escalope milanaise ^^ soit une escalope de porc panné. C’est délicieux, j’adore.

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Dans la nouvelle, le tonkatsu tant recherché est encore plus proche de l’escalope milanaise que ces frères. Le restaurateur utilise une escalope fine et ajoute du persil aux œufs battu. Nous avons à notre tour réinterprété cette recette.

Voici notre version du tonkatsu :

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J’ai choisi des côtes de port dans l’échine qui sont moins sèches et remplacé le persil par du cerfeuil.

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étape numéro 1 : fariner les côtes de porc. Facile ! on met un peu de farine dans un sachet de congélation, on y glisse une côte de porc et on secoue bien. La côte est parfaitement fariné. Répéter l’opération pour chaque morceau de viande.

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étape numéro 2 : passer la côte de porc fariné dans l’œuf battu (auquel on a ajouté sel, poivre et cerfeuil cisaillé).

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étape numéro 3 : on roule dans la panure et hop ! dans la poêle. On fait frire dans une bonne quantité d’huile à feu moyen.

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C’est prêt ! Servi avec une petite salade de chou (celui-ci était un peu trop parfumé à mon goût, un simple chou vert cela aurait été un meilleur choix). On arrose la viande avec un filet de citron.

A vous d’essayer ! 🙂

Des livres en cuisine

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Images pour le plaisir des yeux #13 ~ à table !

Pour le mois des livres en cuisine j’ai voulu faire une petite sélection d’images tirées des livres d’art qu’il y a sur mes étagères. Ou l’art en cuisine 🙂

Passons à table avec Valasquez

Le Déjeuner (Trois Hommes à table) vers 1617
Veille Femme faisant cuire des oeufs, 1618

Sur les traces du Caravage

Marchande de fruits, Vincenzo Campi, vers 1580-1581
Jeune garçon pelant un fruit, attribué Caravage, vers 1593-1594
La cène à Emmaüs, Caravage, 1601

Un tour du côté des Ufizzi

Nature morte, Iacopo Chimenti, 1624
Fleurs et insectes, Rachel Ruysch, 1711

Un repas frugal avec Picasso

Le Repas frugal, Picasso, 1904

Un goût japonais

On commence par une tasse de thé

Le premier thé de l’année, Hokusai, 1816

On passe au marché chercher du poisson

Ueno Yamashita, Hiroshige, 1858

Et on fini par un petit restaurant

Une réception au restaurant Shikian à Nakazu, Kubo Shumman, 1786

Bibliographie

  • Valasquez et son temps, Carl Justin,  GeoArt,  2015
  • Caravage, Catherine Puglisi, Phaidon,  2005
  • Gli Uffizi storia e collezioni, Giunti, 1993
  • Picasso, Carsten-Peter Warncke, T’as chêne, 2006
  • Hokusai art et esthétique, Henri Fouillant,  Georges,  2014
  • Hiroshige cent vues d’Édo,  Mikhail Ouspenski, Parkstone 1997
  • Art japonais, chefs-d’oeuvre du British muséum,  Parkstone, 1994

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C’est lundi que lisez-vous ? #14

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?parOne Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Ah là, là ! Deux semaines que j’oublie qu’il y a un lundi… bon, c’est pas grave, j’avais pas lu grand chose 🙂

Qu’ai-je lu les semaines passées ?

J’en avais mare de toujours patauger dans les même romans, j’ai donc décidé de faire une pause et je me suis lancé dans Le carnet de Théo que j’ai trouvé à la bibli en flânant au rayon roman ado (faisant fi des regard en biais de la bibliothécaire qui semblait me dire que j’étais pas à ma place, heureusement pour moi j’ai une fille ado et quand il me prennent la tête je dis que c’est pour elle, parce que oui ! Ils arrêtent pas de me prendre la tête sur ce que j’emprunte, genre c’est pas des bibliothécaires c’est la Gestapo !).

Bref j’ai lu Le Carnet de Théo et j’ai aimé. Un petit billet est prévu dans les semaines qui viennent.

Petite présentation du roman dispo sur mon article  : Light-novel ~ les éditions françaises

Que suis-je en train de lire ?

Histoire de travailler un peu mon piètre anglais j’ai voulu lire … en anglais. C’est pas la première fois que je me lance dans ce genre de défis. Les fois précédentes elle se sont achvé par un bouquin à peine commencé abandonné sur une table de chevait et prenant la poussière avant d’être relégué aux fin fond d’une étagère inaccessible. Cette fois je me suis dit que plutôt que de lire un classique à abandonner je pourrais me lancer dans une lecture plus rigolotte. Et il se trouve justement que j’ai acheté Soulless de Gail Carringer pour l’offrir à Yomu-chan (depuis elle le laissé prendre la poussière sur sa table de chevet…). Je lui ai donc emprunté le temps d’un tour en Hollande pour le travail et … J’ai adoré !! Je ne l’ai pas encore fini mais je mis suis plongées tous les soirs durant mon séjour. C’est drôle et facile à suivre même si je ne comprends pas tout les mot le langage est assez simple et le contexte suffit à comprendre de quoi en parle. Simple mais pas simpliste. Le ton est très drôle et les personnages atachant. Peut-être que le fait d’avoir déjà lu l’adaptation en manga en français ça m’aide à mieux suivre. Quoi qu’il en soit je prends beaucoup de plaisir à lire ce roman directement en anglais. Il faut que j’offre la suite à Yomu 😉

Au menu de ce roman : vampires, loups-garous et Angleterre victorienne, le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour. Un régal.

Que vais-je lire ensuite

Nouvelle collaboration avec les éditions Ofelbe prévue. La poste garde en otage mon colis mais je vais le récupérer ce soir même 🙂

petite présentation du roman ici

C’est lundi on fait le point :

Ces 2 dernières semaines sur le blog

les articles les plus visité les 2 dernières semaines

  1. La reines des neiges (non? sans déconner ! Quel surprise)
  2. In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe (encore une surprise ! Bon il est temps que je publie mon avis sur le tome 2)
  3. Des livres en cuisine
  4. La Violence dans le Manga / Dissertation ~by Yomu-chan
  5. Le maître des livres ~ le tome 1 (tiens! un revenant)

Sur ce, je vous quitte. Bonne semaine de lecture à tous

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le coin écolo #3 ~ La grande muraille verte

Lutter contre la désertification en Afrique en plantant des arbres ce n’est pas une nouveauté. D’autres ont essayé. Certains ont obtenu des résultats alors que d’autres ont échoué.

Fort des ces premières expériences l’initiative africaine de la Grande Muraille Verte (IAGMV) à vu le jour en 2005. Le projet consiste en la création d’une bande verte de 15 km de large sur plus de 7000 km de long, allant du Sénégal à l’Éthiopie. 11 pays sont ainsi impliqués dans ce projet. Cette bande verte inclurait de la forêt mais aussi des cultures. Il s’agit un projet complet visant à lutter contre la désertification tout en luttant contre l’exode rural de la zone sub-saharienne. Il s’agit de d’assurer la sécurité alimentaire de la population et de d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs.

Certaines expérience avaient vu le jours avant, notamment en Algérie où l’état avait tenté de lutter contre la désertification en procédant à une plantation massive de pins d’Alep : le Barrage vert algérien. Malheureusement ce projet n’a pas eu les effets escomptés. Le principal défaut de celui-ci était qu’il se basait sur la monoculture rendant les plantations particulièrement fragiles aux attaques de parasites. Tirant profit de cet échec, le projet de la Grande Muraille Verte se base sur la plantation conjointe de plusieurs espèces : l’acacia gommer, le dattier du désert et le jujubier. Ces espèces n’ont pas été choisies uniquement pour leur adaptation au milieu mais aussi pour leur utilité pour l’homme.


L’acacia gommer (Acacia senegal) :

Cet acacia produit une gomme utilisé à la fois dans l’industrie alimentaire, cosmétique, pharmaceutique et textile, c’est ce qu’on appelle la gomme arabique.

Cette plante résiste très bien à la sécheresse. Il pousse aussi bien au bord de la mer qu’à 2000 m d’altitude et peut supporter des températures diurnes très élevées. Un acacia de 2 m plonge ses racines à 4 m de profondeur. L’eau ainsi remontée par l’arbre passera dans l’atmosphère et créera un microclimat. L’arbre peut faire de 2 à 12 m de haut.

⇒ en savoir plus sur l’acacia senegal ICI

aire de distribution de l'acacia senegal
aire de distribution de l’acacia senegal

Le dattier du désert (Balanites aegyptiaca)

Les feuilles et l’écorce du dattier du désert (à ne pas confondre avec le palmier dattier) sont utilisés pour leur vertu pharmacologique et les fruits dans l’alimentation, on en fait également une huile utilisé en cosmétique.

Cet arbre est également très adapté aux zones arides. Il capte l’eau par un système racinaire complexe allant jusqu’à 7 m de profondeur et 20 m de diamètre pour ses racines superficielles. Celle-ci absorbent l’eau dès qu’il y a des précipitations. L’arbre adulte fait entre 8 et 9 m de haut. Le dattier du désert ne donne de fruit qu’au bout de 8 ans mais une fois adulte il peut donner jusqu’à 125 kg de fruit par arbre.

⇒ en savoir plus sur le dattier du désert ICI

aire de distribution du dattier du désert
aire de distribution du dattier du désert

Le jujubier (Ziziphus mauritiana)

Le jujubier produit des fruits comestibles. On utilise également son bois dans l’artisanat et l’écorce pour ses vertus pharmaceutique. Les feuilles sont également utilisées comme fourrage pour l’élevage.

Petit arbre épineux et buissonnant de 4/5 m, il peut aussi donner des arbres de 10 m de haut, rarement plus.

⇒ en savoir plus sur le jujubier ICI


La plantation des arbres ne résume pas à elle seule le projet de la IAGMV. Celui-ci inclue un plan de développement complet agro-forestier associant des cultures vivrières à la plantation des arbres et autres activités économiques liées à l’exploitation de cette nouvelle forêt.

Le projet, en s’appuyant sur les Pôles ruraux de développement, chercher par exemple à développer des techniques agricoles permettant de lutter contre la désertification et l’érosion du sol tel que le zaï ou l’application de mulch.


Le zaï :

Cette technique traditionnelle consiste à creuser des mini cuvettes d’un mètre de diamètre au fond desquelles on plante les graines. Cette technique peut être améliorée en la complétant par d’autres techniques comme l’utilisation de compost dont on remplirait les cuvettes. Cette technique, très simple, permet de garder l’eau et lui permettre de pénétrer plus en profondeur.

A ce sujet j’ai vu un reportage très intéressant : Yacouba Sawadoga the man who stop the desert.

Son travail pour lutter contre la désertification de sa région au Burkina Faso à donné de très bon résultats. Je pense que son expérience à du nourrir le projet de la Grande Muraille Verte.

⇒ Pour en savoir plus sur Yacouba Sawadogo et son projet cliquer ICI

Le mulch :

Le mulch est une technique consistant à recouvrir le sol avec divers matériaux. On recouvre le sol avec de la matière organique ou minérale de façon a réguler la température et l’humidité de la terre, voire à la fertiliser par l’apport de matière organique. Il existe différentes sortes de mulch.

Pour en savoir un peu plus sur cette technique je vous invite à regarder cette vidéo sur l’application du mulch dans la permaculture :


Sont également développées des techniques de cultures permettant une plus grande productivité et une plus rapide croissance des plan. Parmi ces techniques on peut citer l’utilisation de termitières mortes broyées et mélangées à la terre pour un apport en matière organique ou encore l’utilisation de racines riches en champignon mycorhiziens.

Le résultat obtenu sur la production de plan mycorhizié est assez spectaculaire.

Effet de Pisolithus albus souche IR100 sur la croissance de Acacia holosericea après 2 années de plantation. Photo R. Duponnois

Champignons mycorhiziens :

Les champignons mycorhiziens jouent un rôle très important dans le cycle biogéochimique. Il vivent en symbiose avec les racines de certaines plantes et permettent une bonne absorption des phosphates, azote et carbones grâces auxquels  la plante obtient une meilleure croissance. Cette symbiose ne profite pas uniquement à la plante et à son symbiote. Il a était récemment prouvé le qualité du substrat est amélioré grâce au liquide excrété par les racines porteuse de champignons mycorhiziens qui augmente l’activité microbienne. S’y développent notamment des bactéries qui favorisent la fixation d’azote.

Bref, c’est hyper cool comme champignons !


On étudiés également la lutte via des biopesticides pour combattre certains fléaux tel que la Striga hermonthica, une plante parasite qui détruit en moyenne 40% de la production de céréales. La lutte traditionnelle (arrachage des plants) est inefficace contre cette plante puisque ces graines peuvent rester dans le sol des dizaines d’années avant de germer. En revanche la germination des graine en cas d’absence de hôte conduit le plant à la mort. Les chercheurs ont donc mis au point des techniques menant à une germination suicidaire de la Striga. Et il se trouve justement que certaines bactéries naturellement présente dans le sol ont cet effet. Il s’agit donc de favoriser leur présence dans le substrat afin d’éviter au maximum l’invasion de cette plante.

Striga hermonthica

Ce projet, très complet me parait très intéressant. Reste à espérer que les différents pays réussissent à le mettre en place. La difficulté étant que les arbres plantées aujourd’hui ne donnerons de résultat que dans quelques années. En attendant les population locales devront protéger les plans et favoriser l’application du projet.

⇒ découvrir ICI une gallérie photo du projet


Sources :

  • Dossier pour la science n°89, La Grande Muraille verte, René Billy et Robin Duponnois, novembre 2015

Pour en savoir plus :

Et pour terminer un petit reportage réalisé au Sénégal par l’association Ekow :

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La cuisine de Mamette

Il y en a qui parlent d’albums qui fleurent bon la nostalgie et la cuisine de mamie (non, non, Laurette je ne pense pas du tout à toi… :p) et bien, l’album que je m’apprête à vous présenter et tout calibré pour ceux-là ! La cuisine de Mamette c’est un carnet de cuisine sous forme de bd où Mamette, une jolie mamie toute ronde, nous révèle quelques uns de ses secrets de cuisine tout en ce remémorant des souvenir passés : son enfance et autres anecdotes.

Mamette est déjà le personnage principal de deux séries : Mamette et Les souvenir de Mamette.

  

Je ne connais ni l’une ni l’autres. Au fait je ne connaissez pas du tout cette bd, ni son auteur, Nob. Je les ai découvert par hasard, en remportant cet album lors du dernier loto chez Loula. Une très jolie surprise. Cette bd, dont le style et le format en font une oeuvre jeunesse, est aussi un régal pour les grand. Les recettes font saliver (sauf la carbonara avec de la crème fraîche !) et Mamette avec son air jovial est toujours rigolote. Dès réception, la bd a été adopté par Mimiko qui la feuillette volontiers le soir en attendant que le dîner se prépare. Et souvent elle me demande de préparer une des recettes de Mamette. Chose que je n’ai pas encore faite, pas parce que ça ne me tente pas mais parce que l’occasion ne s’est pas encore présentée.

S’il est rigolo et appétissant pour les enfants, c’est aussi un véritable livre de recette avec tout bien expliqué comme il faut pur reproduire la recette chez soit très utile pour les grands aussi. Idéal pour un moment de partage parent/enfant autour de la cuisine ou pour les grand enfants qui veulent se mettre à la cuisine tous seuls (tout en s’amusant).

En tout cas il a trouvé une place privilégié dans notre bibliothèque livre de cuisine.

la première recette que je vais essayer

Un petit aperçu par ICI

Des livres en cuisine bis

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Images pour le plaisir des yeux #12 ~ Otomo Katsuhiro

Voici l’affiche du 43e Festival International de la bande-dessinées d’Angoulême dessinée par Otomo Katsuhiro

FIBD43 Affiche Otomo © Katsuhiro Otomo _ 9e Art+

L’auteur sera présent au Festival. A cette occasion est organisé une rencontre dans laquelle il reviendra sur la création de Akira, son oeuvre emblématique.

Un expo lui sera consacré en collaboration avec Glénat dans laquelle on pourra découvrir des création originales d’une quarantenaire auteur de bd qui lui rendent hommage.

Bon, il faut vraiment que je lise Akira avant janvier !!

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Le Chef de Nobunaga ~ by Yomu-chan

Salutations !  Yomu-chan va vous présenter son premier article dans le cadre du mois des livres en cuisine !  Vous l’aurez compris en lisant le titre, je vais vous parler du Chef de Nobunaga, un manga de Mitsuru Nishimura (au scénario) et Takuro Kajikawa (au dessin). Le Seinen voit le jour en 2011 et a aujourd’hui 12 tomes à son actif (en France nous en sommes à 7 , et le huitième fera sa sortie en décembre).

Ken se réveille blessé et poursuivis par des samouraïs, c’est de justesse qu’il parviens à s’échapper alors que son camarade se fait tuer sous ses yeux.  Il est alors recueillit par Natsu, une jolie forgeronne au caractère bien trempé. Seulement voilà, Ken ne se souvient de rien mis à part du fait  qu’il n’a rien à faire dans un Kyoto du XVI° siècle en pleine ère Sengoku, puisqu’il appartient à notre époque… Quand il pense avoir tout perdu il est prit d’une pulsion qui le pousse à cuisiner. Et sans s’en rendre compte il fait appel à de nombreuse techniques pointues  de cuisine. Voilà ce qu’il est : Un cuisinier du XXI° siècle coincé dans le passé. Alors qu’il commence à se faire à sa nouvelle vie le seigneur Nobunaga, célèbre despote de l’époque, a vent de son existence et exige que Ken devienne son cuisinier personnel. C’est ainsi que Ken se retrouve lié à une figure historique dans une période de guerre avec pour seules armes sa cuisine et les couteaux que lui a forgé Natsu.

Le chef de Nobunaga est un manga phénomène de par son appartenance à plusieurs genres. C’est principalement un manga culinaire (genre qui fait fureur tout le monde le sait, on ne cesse de parler de Food Wars, de Yakitate Japan et autres…) mais il s’agit aussi d’un véritable manga historique. En effet le Japon de l’ère Sengoku ne sert pas uniquement de décors mais a aussi son rôle dans l’intrigue puisque Ken va se retrouver mêler aux conflits de l’époque et va avoir son rôle à jouer dans les plans du célèbre et puissant Nobunaga. C’est une combinaison inédite  qui peut faire peur et éloigner les lecteurs mais qui, pourtant, fonctionne très bien ! L’auteur mêle avec talent les événements historiques aux aventures gastronomiques en donnant un élan charmant au récit qui justifie toujours de façon assez réaliste (aussi réaliste que peut être un manga ;p ) les chapitres culinaires par rapport aux incidents politiques ou militaires.

De plus Le chef de Nobunaga réussi avec brio le mixe d’une histoire vivante et dynamique avec des passages très explicatif sur le plan culinaire et historique.  L’histoire et la cuisine se mêlent une fois de plus avec un angle d’approche différent de ce que l’on aura connu, en effet Ken ne disposant pas des outils , des techniques,ou des aliments disponibles à son époque il est obligé d’adapter sa cuisine avec les moyens du Japon du XVI° siècle. Cela aboutit souvent à des petites interventions sur l’Histoire de la cuisine japonaise. De plus, à chaque fin de tome on a le droit a une page documentaire appelée « la cuisine de Sengoku » qui nous offre une recette et un paragraphe sur l’histoire militaire et culinaire de l’époque. Ces explications sont très enrichissantes et n’alourdissent absolument pas le récit. L’ennui n’est pas au rendez-vous puisque en slalomant entre histoire et cuisine on ne perd pas de vue la première pierre de l’édifice, à savoir, un chef des années 2000 plongé dans le passé médiéval de son pays. On partage le désarroi de notre personnage, on essaye de comprendre pourquoi et comment il est arrivé là, on cherche à se souvenir et puis on s’attache à ce Ken déterminé et débrouillard qui commence à trouver sa place au près d’un Nobunaga qui finalement n’est peut-être pas aussi ignoble  que nous l’a enseigné l’Histoire…

Alors concrètement qu’est-ce que j’en ai pensé ? Et bien je suis très contente d’avoir à faire à  une intrigue bien ficelée, vivante et pleine de rebondissements. De plus les personnages sont tous très attachants. Le dessin, quant à lui, n’est peut-être pas sans défaut,  un peu raide parfois, mais il a une force virile qui sied à merveille au récit. En plus, c’est agréable d’avoir un dessin qui a ses propres traits et qui ne se calque pas sur tout ses charadesign  kawaiiii du moment !  Pour faire court c’est un bon manga que j’aime beaucoup 😀 Je le conseille vivement à qui cherche un manga jeune et dynamique qui sorte un peu du mainstream. C’est dommage parce que Le chef de Nobunaga n’attire pas beaucoup les gens et pourtant quand certains finissent par le lire ils accrochent carrément !  J’espère que mon article décidera certain d’entre vous à passer le pas et à plonger dans l’univers de Ken. Je vous le dis, ça vaut le coup !

Un petit plus historique pour les curieux : 

portrait de Nobunaga par le peintre Jésuite Giovanni Niccolo

Nobunaga Oda est le fils d’un petit seigneur. Dès sa jeunesse il se fait remarquer par son comportement extravagant et provocateur. Quand il devient le maître du clan Oda il fait preuve d’ambition et démontre son talent militaire. Innovateur, son but est d’unifier le Japon chose qu’il parviendra quasiment à faire à force de victoires sur les clans ennemis. Sa stratégie l’amènera à faire du shogun sa marionnette et ainsi étendre son autorité sur le Japon.  Nobunaga est un homme violent et impatient ce qui lui vaudra son surnom de « Roi démon ». Mais c’est aussi un homme intelligent, innovateur, qui bouleversera la politique japonaise. Il modernisa les armées de l’époque, Il développe, met en place, et étend l’utilisation des longues lances, des armes à feu, des tekkosen (Navires protégé par du fer), et des fortifications de châteaux adaptées aux grandes batailles qui parsèment cette période. Nobunaga met aussi en place un système de classe guerrière spécialisée et nomme ses sujets et vassaux en se fondant sur leur compétence, et pas seulement sur le nom, le rang, ou les relations familiales comme dans les périodes précédentes. Il est aussi innovant sur le plan économique, en effet il développera le commerce « international » avec la Chine, la Corée mais aussi l’Europe. Il sera le « patron » des missionaire Jésuite portugais. Et se sera l’un des premiers japonais à porter des vêtement européens. Il porte un grand intérêt à l’art qu’il contribuera à développer avec les richesse gagner au cours de ses batailles. Nobunaga est une figure emblématique de l’histoire japonaise, qui le présente comme l’initiateur de l’unification du Japon.

Portrait par Kano Motohide

 

Des livres en cuisine bis

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Pas mon genre

pas mon genre

pas mon genre

La dernière bd de Yatuu s’ouvre sur ces images et déjà j’étais morte de rire parce que c’est tout moi ça !

-maman regarde je fait comme une dame ! comme ma grande sœur…

-heu… pourquoi pas comme maman ?

-ben… parce que toi on dirait pas que t’es une vraie fille

-…

J’ai eu droit à ce genre de conversation un bon nombre de fois du coup je ne pouvais que me reconnaître dans Pas mon genre de Yatuu ^^ Après tout être une « vraie fille » c’est vraiment pas mon genre 😉

J’ai connu Yatuu avec Moi, 20 ans, diplômée, motivée… EXPLOITEE ! A l’époque j’étais moi-même stagiaire et j’en ai pleuré de rire tellement c’était vrai. J’ai vraiment l’impression que Yatuu et moi on est fait pour s’entendre, les mêmes stagiaires, les mêmes filles qui n’ont pas l’air d’en être… Il y a pas mal de points communs et il ne me faut pas plus de deux pages pour immédiatement m’identifier.

Avec Pas mon genre j’ai retrouvé le style de Yatuu qui m’avait séduit dans son premier titre : un humour simple et efficace servi par un dessin mignon et drôle. Oui moi je trouve ça trop mignon.

2015-11-09 20.31.18

Je cause, je cause mais j’ai même pas fait un ‘tit résumé. Et bien avec Pas mon genre Yatuu proteste à sa manière (toujours drôle) contre le sexisme (qui contrairement aux idées reçus n’est pas du tout en train de reculer, bien au contraire ! D’un point de vue marketing c’est de pire en pire). Avec cette BD aux accents autobiographiques, Yatuu revient aussi bien sur quelques souvenir d’enfance (où il ne faisait pas toujours bon être « garçon manqué ») que sur quelques clichés du quotidien comme les shampoings pour fille vs shampoing pour homme, les pots de confiture à ouvrir ou les au-revoir sur le quai de la gare. L’accompagnent dans cette fresque burlesque son compagnon (qui le pauvre en prends pour son grade, il est trop chou, il me fait pense à mon chéri XD) et une amie hyper féminine.

Je me suis bien amusé et à la maison je suis pas la seule. Ni vu ni connu je me suis fait chiper la bd par Mimiko qui se marre bien en la lisant. Et là, je dis merci Yatuu ! Non parce que ces chères têtes blondes (et brunes) et ben ils sont obligés d’aller à l’école et là c’est le drame ! Et oui, les filles il faut que ça aie les cheveux longs, des jupes, que ça coure n’importe comment ou je ne sais pas encore quelle conneries qu’il lui ont mis dans la têtes. J’ai beau dire que non, on est pas obligé d’aimer le rose si on est une fille et que les cheveux cours c’est super cool, je suis moins convaincante que les blague de Yatuu.

Si j’avais un seul reproche à faire c’est que dans son propos elle caricature trop la fille non féminine, comme s’il y avait deux catégories de fille, les féminines qui se maquillent, aiment les Barbie, faire la cuisine et les bébés et les autres celle qui détestent les Barbie, le maquillage, la mode, le mariage etc. Genre on peut pas aimer le rose et détester le maquillage ? Aimer les Barbie et le foot, les T-shirt Pikachu et faire la cuisine ou porter des talons de 10 cm et détester faire la cuisine ? D’un cliché on tombe dans un autre. Bon j’exagère un peu, l’amie hyper féminine de l’histoire elle déchire aux jeux vidéo. Mais disons que j’ai trouvé l’opposition entre les filles féminines et l’héroïne un peu trop marqué.

Quoi qu’il en soit c’est très drôle, très agréable à lire, pour les grands comme pour les petits, et en plus c’est intélligent. On a un seul regret : ça fini trop vite !!

2015-11-09 20.19.10

à lire aussi une interview sur MadmoiZelle.com,

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