Des yôkai et des manga

Hier je vous proposais une « petite » présentation des yôkai, ces créatures étranges qui peuplent le folklore japonais. J’illustrais mon propos avec de nombreux exemples issus de manga et animes, je vais les reprendre ici les manga utilisés pour vous les présenter avec plus de détails.

Le pacte des yôkai

Yuki Midorikawa

2005

shôjo

éditions Delcourt

série toujours en cours au Japon – 16 tomes sur 20 paru en France

résumé :  Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est traqué depuis son enfance par les yôkai, ces êtres surnaturels du folklore japonais qui ont pour passe-temps de taquiner ou d’effrayer les humains.Héritier d’un carnet qui lui donne droit de vie et de mort sur ces créatures étranges, Natsume est soumis aux persécutions de la communauté des yôkai, prête à tout pour récupérer l’objet ! Il décide alors de s’associer à un chat magique pour se défendre des ruses de ces derniers. Contre toute attente il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sactuary)

Pourquoi ? Le titre du manga fourni la réponse à lui tout seul. Dans ce manga on découvre de nombreux yôkai mais on ne nous donne aucune explication folklorique. On ne peut pas faire la distinction entre yôkai populaires et yôkai inventé de toute pièce, néanmoins on perçoit la nature du yôkai dans la tradition japonaise.


Onmiyôji – celui qui parlait au démons

Reiko Okano

1994

josei

éditions Delcourt

8 tomes sur 13 traduits en français (série terminée au Japon)

résumé : Faut-il croire aux anciennes légendes, aux récits mythiques, aux personnages fantastiques ? Encore enfant, Abe-no-Seimei fait ses premiers pas en compagnie de son maître Kamo Tadayuki sur les chemins fréquentés par les esprits malins et les âmes courroucées des ténèbres aux mille sortilèges. Seimei ayant senti approcher une entité maléfique avant tous, Tadayuki reconnaît en lui un don exceptionnel pour les pratiques du Yin et du Yang. De ce jour, il en fait son principal disciple et lui enseigne tous ses secrets. (source : Manga News)

Pourquoi ? Abe no Semei est un onmyôji, maître du yin et du yang, cosmologue ésotérique de l’époque Heian ayant réellement existé. Ce manga reprend ce personnage devenu légende et lui attribue des pouvoirs magiques lui permettant de battre les yôkai venu tourmenter la capitale. Grâce et ce très beau manga, on en apprends plus sur le folklore japonais mais aussi sur l’époque Heian (794 – 1185), la cour impériale et ses coutumes. Une période historique du Japon bien moins exploité par le manga que l’époque Edo, plus récente.

sur Ma Petite Médiathèque : mon avis sur les tome 1 à 3 dans le petite panier de manga – spécial shôjo


Mokke

Takatoshi Kumakura

2002

seinen

éditions Pika

terminé en 9 tomes

résumé : Mizuki et Shizuru sont deux sœurs qui possèdent respectivement le don d’attirer les yôkai et celui de les voir. Elles sont envoyées chez leur grand-père, expert en exorcisme, vivant à la campagne. Cependant, leurs talents particuliers n’ont pas que des avantages. Non seulement elles ont l’interdiction de parler à leurs camarades de leurs pouvoirs, mais elles sont aussi confrontées à de nombreux phénomènes surnaturels… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi : Tout comme dans les deux précédents manga, les yôkai sont au centre de l’intrigue de Mokke. Contrairement au Pacte de Yokai, on trouve de nombreuses information folkloriques dans Mokke, rendant peut-être la lecture moins fluide mais très intéressante pour les amoureux de folklore.

sur Ma petite Médiathèque : mon avis sur le tome 1 dans le petit panier de manga # 11


Cortège des cent démons

Ichiko Ima

1995

shôjo

éditions Doki Doki

malheureusement stoppée après 6 tomes, toujours en cours au Japon

résumé : Élevé par son grand-père écrivain fasciné par l’occulte et le fantastique, Ritsu a la faculté de percevoir les êtres surnaturels qui peuplent notre quotidien sans que le commun des mortels n’en soupçonne l’existence. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? les yôkai de toute sorte sont au centre de l’intrigue de se très bon manga qui ne méritait surement pas d’être interrompu après 6 tomes seulement . Le titre du manga n’est pas sans rappeler celui d’un recueil d’estampes de Toriyama Sekien : Cortège nocturne des cents démons


Mon copain le kappa

Shigeru Mizuki

1980

shonen

éditions Cornelius

terminé en 3 tomes

résumé : Le kappa est un yôkai japonais assez dangereux et qui vit dans l’eau. Il a un crâne creux rempli d’eau, ce qui lui confère des pouvoirs magiques. Dans la légende, les kappas attiraient les jeunes filles et les enfants dans les rivières pour les violer et les tuer au fond de l’eau…
Un monstre pas très sympathique donc…
Sanpeï est un petit garçon qui vit à la campagne et qui ressemble étrangement à un jeune kappa. Un jour, ces derniers le prennent pour un des leurs et l’entraînent dans leur monde…
Mais, soucieux de revenir dans le monde des humains et aidé de jeunes camarades kappas, Sanpeï parvient à s’échapper.
Secondé de ses nouveaux amis, le jeune garçon qui est un piètre nageur parvient à gagner moultes compétitions ! Jusqu’au championnat national de Tokyo où le garçon bat tous les records devant les yeux de l’empereur du Japon, rien que ça ! Bien sûr, une telle réussite n’est pas sans embûches et les kappas, peu habitués à un tel choc culturel, ne cessent de faire des bêtises… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Tout d’abord parce qu’il a un kappa pour personnage principal et que le kappa et l’un des yôkai les plus connu, puis parce que c’est l’un des manga de Shigeru Mizuki, mangaka connu et reconnu pour son travail autour des yôkai. Il est entre autre l’auteur d’un encyclopédie des yôkai traduite en français


Le clan des Tengu

Iô Kuroda

1994

seinen

éditions Casterman

terminé en 4 tomes

résumé : Sous son apparence ordinaire, Shinobu n’en est pas moins un Tengu, une créature fabuleuse dotée de pouvoirs magiques. Évoluant dans le Japon contemporain, la jeune femme et son Maître côtoient d’autres Tengu, dont la collégienne Yukina, où tous vivent en marginaux… Une fable fantastique née de l’imaginaire fécond de Iô KURODA, le talentueux auteur d’un Eté andalou et autres aubergines, qui revisite la mythique figure japonaise du Tengu.

Pourquoi ? Parce que les personnages principaux sont des tengu, autre yôkai très connu.

sur Ma petite Médiathèque : Le clan des Tengu


Kabuto Le Dieu Corbeau

Buichi Terasawa

1986

shonen

éditions Taïfu Comics

terminé en 3 tomes

résumé : Il y a 500 ans au Japon, lors de l’ère Tensho, un homme est apparu, accompagné des dieux du Bien, pour déjouer les plans d’un démon, Kuroyasha Dôki. Le nom de cet homme était Kabuto. Malheureusement le terrible démon de la Nuit Noire s’est échappé de sa prison en enfer et est réapparu sur terre pour se venger de la lignée des Kabuto. Les dieux du Nord, de l’Est, de l’Ouest et du Sud décident alors de se regrouper afin d’aider Kabuto, 2ème du nom, ce dernier ayant désormais pour arme Hiryû, une épée
diabolique douée de parole, forgée par son père. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? le personnage principal est un tengu

sur Ma petite Médiathèque : mon avis à lire dans petit panier de manga # 1


Black Bird

Kanoko Sakurakouji

2007

shôjo

éditions Pika

terminé en 18 tomes

résumé : Pas facile de vivre comme les autres quand on possède la capacité de voir les esprits et que ces derniers ont décidé de s’amuser à vos dépens. Misao Harada a appris à supporter cet étrange quotidien en se remémorant Kyô, un petit garçon qui voilà dix ans la protégeait de ces créatures. Un premier amour qui réapparaît dans sa vie sans crier gare le jour de ses 16 ans avec une révélation pour le moins surprenante : le sang de la jeune fille accroît la longévité des monstres tandis que sa chair leur octroie la jeunesse éternelle! Afin d’échapper aux créatures prêtes à tout pour la dévorer, une seule solution s’offre à Misao : épouser Kyô! Le jeune Tengu (démon corbeau), quelque peu possessif, tentera par tous les moyens de convaincre la jeune fille, allant même jusqu’à devenir le nouveau professeur de mathématiques de sa classe… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? pour donner une version shôjo du tengu et contrebalancer le trop plein de testostérone de Kabuto XD

sur Ma petite Médiathèque : mon avis sur le tome 1 dans le petit panier de manga #8


Le voleur d’estampes

Camille Moulin-Duprès

2016

global manga

éditions Glénat

série en cours, prévue en 2 tomes

résumé : Japon, fin du XIXe siècle. Dans une société en crise, le Voleur mène une double vie. Le jour, il œuvre dans le restaurant portuaire de son père. La nuit, il dévalise la colline aux palais. Ce qui le guide : le frisson de l’aventure, la sensation de liberté, le sentiment que le monde lui appartient. Jusqu’au jour où il cambriole le gouverneur. Jusqu’au jour où sa fille découvre son visage. Entre l’héritière, promise à un destin qu’elle refuse, et le Voleur, piqué dans son orgueil, se noue alors un étrange chassé-croisé…
Inclassable, poétique et artistique, Le Voleur d’estampes saura vous inviter au voyage dans une histoire dessinée et racontée comme un recueil d’estampes japonaises… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? toujours le tengu

sur Ma petite Médiathèque : Le voleur d’estampes


Naturo

Masashi Kishimoto

1999

shonen

éditions Kana

70 tomes sur 72 (terminé au Japon)

résumé : Naruto est un garçon un peu spécial. Solitaire au caractère fougueux, il n’est pas des plus appréciés dans son village. Malgré cela, il garde au fond de lui une ambition: celle de devenir un « maître Hokage », la plus haute distinction dans l’ordre des ninjas, et ainsi obtenir la reconnaissance de ses pairs mais cela ne sera pas de tout repos… Suivez l’éternel farceur dans sa quête du secret de sa naissance et de la conquête des fruits de son ambition! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? A cause du kyûbi, le renard à 9 queues et aussi parce que c’est un manga très populaire qui touche un très large lectorat, pas seulement les adeptes du folklore et de l’occulte.


La fille des enfers

Miyuki Eto

2008

shojo

éditions Pika

terminé en 9 tomes

résumé : Le  » Courrier des Enfers « . un site Internet accessible quand sonnent les douze coups de minuit. Si on y entre le nom d’une personne que l’on déteste, la Fille des Enfers vient la punir… C’est la dernière légende urbaine à s’être répandue dans les collèges et lycées. Mais la rumeur disait vrai. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? j’y ai puisé un exemple de wanyûdô. La série mélange occulte à l’occidentale et à la japonaise avec légendes urbaines moderne.


Secret Service Maison de Ayakashi

Cocoa Fujiwara

2009

shonen

éditions Kurokawa

série terminé en 11 tomes

résumé : Ririchiyo Shirakiin a un gros défaut : elle ne peut pas ouvrir la bouche sans dire des choses désagréables aux gens. Sous ses airs revêches, la jeune lycéenne a pourtant un cœur en or, mais après des années passées à n’exister qu’à travers son statut d’héritière d’une riche famille, elle s’est construit une carapace qui l’étouffe. Bien décidée à changer de vie, Ririchiyo vient d’emménager dans la « Maison de Ayakashi », une résidence réservée aux descendants de créatures surnaturelles et d’humains. Avec ses étranges voisins, la jeune fille n’est pas au bout de ses surprises… surtout lorsqu’elle découvre que son mystérieux garde du corps a le pouvoir de se transformer en renard démoniaque ! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour le titre où l’on retrouve le terme ayakashi, synonyme de yôkai ainsi que pour son renard à 9 queues assurément plus charmant que le kyûbi de Naruto.


Furari 

Jiro Taniguchi

2010

seinen

éditions Casterman

résumé : Dans un esprit très proche de L’Homme qui marche, Furari retrace les déambulations d’un cartographe humaniste dans le Japon de l’époque d’Edo. Son personnage, Tadataka Inô, célèbre géomètre, établit au début du XIXe siècle la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. On le suit ici au hasard de ses intuitions et de sa curiosité lorsqu’il arpente les différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour la référence à l’estampe d’Hiroshige représentant le feu du renard, une de mes estampes préférées. Et aussi parce que c’est un très beau manga où le réel et l’immatériel se trouvent parfois mêlé comme souvent dans la culture japonaise

sur Ma petite Médiathèque : Furari, le cartographe qui marche


Kanojo wa rokurokubi

Nieki Zei

2015

shonen

pas disponible sur le marché français

résumé : histoire d’amour d’une rokurokubi au lycée

pourquoi ? j’ai trouvé l’idée assez amusant pour être citée même s’il n’est pas disponible en français, les hors-la-lois pourront le trouver en scan 😉


J’aurais aussi pu citer Nura Le Seigneur des Yokai, Blue Exorcist, Docteur Yôkai, Kitaro le repoussant, le dictionaire des yôkai de Mizuki et bien d’autres manga. N’hésitez pas à citer d’autres titres, je les regrouperais tous dans une future petite liste 😉


Rendez-vous demain pour retrouver les anime cités dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

Share

16 réflexions au sujet de « Des yôkai et des manga »

    1. kekkaishi j’avais essayé la série animé mais j’ai pas accroché. Elle m’était complètement sortie de la tête. Merci 🙂
      Inuyasha aussi d’ailleurs, pourtant j’avais regardais une bonne dizaine d’épisodes 🙂
      Je note 🙂

  1. Je n’ai pas vu l’anime de Kekkaishi mais le manga est un de mes shônen chouchous. Après, c’est aussi pour ses défauts que je l’aime tant: histoire peu accrocheuse au départ (enfin, pour les habitués du Jump surtout), pas de personnages hyper stylés (mais ça arrive plus tard), etc… bref, c’est un peu l’anti-blockbuster et c’est ce qui le rend si sympathique. Et évidemment: il y a des yôkai.

    Je ne comprendrai jamais mon amour pour Inuyasha. En matière de yôkai, Takahashi est très forte pour les dessiner, elle partage cette petite patte avec Mizuki d’ailleurs. Tu as lu Nonnonbâ au fait? Je n’ai pas lu Mon copain kappa. Je n’ai jamais réussi à accrocher à Kitarô, j’en suis pourtant à plusieurs essais et rien n’y fait!

    1. Avec Mizuki j’ai du mal. Mon copain kappa j’ai même pas réussi à finir le premier tome. Je suis pas très vintage si tu vois ce que je veux dire. Mais bon, je pouvais pas ne pas le citer quand on parle yôkai 😀
      Kitaro j’ai jamais essayé.
      Je voulais m’acheter son dictionnaire mais une fois que je l’ai eu entre les mains et que je l’ai feuilleté j’étais très déçue. Je ne l’ai pas acheté. Je trouve que ça fait pas dictionnaire. En tout cas les pages que j’ai lu. C’était plus des anecdotes plus que des explications/définitions au sens où je l’entends. Ce n’est pas du tout ce que je cherchais. Je m’attendais à un truc plus sérieux

      1. Tu devrais tenter NonNonBâ au moins en bibli si le prix est une barrière car je pense qu’on tient sûrement son meilleur manga. Ce que tu me dis pour Mon copain Kappa me fait un peu peur, vu mon problème pour accrocher avec Kitaro. Je ne suis pas anti-vintage du tout, mais Kitaro a été très très difficile pour moi. Beaucoup de mal à accrocher aux histoires.

        1. je tenterais NonnonBâ, je crois l’avoir vu à la bibli. Pour Mon copain kappa j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. J’ai décroché très vite. Et comme je l’avait emprunté à la bibli je l’ai rendu sans l’avoir fini et j’ai pas eu envie de retenter l’expérience depuis

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *