Archives mensuelles : mai 2018

filastrocche – uno, due, tre…

Pour ce troisième mercoledì filastrocche je ne vais pas évoquer un souvenir d’enfance, mais partager une comptine sur laquelle je suis tombée en faisant mes recherches. Je l’aime beaucoup et ses illustrations vintage ont un charme qui me touche beaucoup.

Cette page est extraite, semble-t-il, du livre Il libro della seconda classe d’Ornella Quercia Tanzarella, illustré par Mario Pompei publié par Libreria dello Stato en 1931.

La couverture du livre, que j’ai glané sur le net, est tout à coup moins charmante ! Et c’est là que je me suis souvenue qu’un certain Mussolini était à l’époque président du conseil en Italie. On comprend mieux la couverture. Ceci dit, la filastrocca n’a rien de fasciste et les illustrations de Marco Pompei me plaisent beaucoup.

On se retrouve mercredi prochain pour la dernière filastocca du mois.


Share

Top Ten Tuesday #33 – Princes, princesses, etc.

Rendez-vous hebdomadaire, créé par The Broke and the Bookish et repris par  Frogzine. Chaque semaine, un top ten sur un thème imposé.

Photo

Les 10 romans qui se passent dans le monde de la royauté (princes(ses), reines, rois, Ducs, etc.)

Couverture La volière dorée Couverture Drôle de princesse Couverture Le prince tigre

Couverture Prince en pince Couverture Blanche neige (Rossi) Couverture Charles, amoureux d'une princesse

Princesses, princesses et rois… ce sont tout de suite les contes de fées et les albums pour enfants qui me viennent à l’esprit. Je n’ai cité ici que quelques-uns de très nombreux album avec des princes et autres membres de la royauté que nous avons lus avec mes filles.

La volière dorée met en scène une princesse capricieuse et cruelle, les illustrations sont simplement magnifiques. Drôle de princesse inverse les codes du conte classique pour offrir une princesse charmante qui part sauver le beau prince endormi. Le prince tigre nous amène dans le monde des contes asiatiques. Blanche neige, un conte on ne peu plus classique avec la princesse gentille sotte et belle comme il se doit. Et enfin 2 contes détournés avec Prince en pince et Charles amoureux d’une princesse.

Couverture Le feuilleton de Thésée

Princes et rois de légende avec le feuilleton de Thésée. Très bon livre à lire en famille. À la maison, tout le monde a aimé.

Couverture Le gardien de l'esprit sacré

Roman jeunesse avec Le gardien de l’esprit sacré. Un très bon light-novel ou il est question d’un prince qui doit se cacher.

Couverture À l'origine des Contes : Blanche Neige Couverture Les Cent Nuits de Héro

Des bandes dessinées et des princesses avec Blanche Neige de la série à l’origine des contes et les cent nuits de Héro pour les amateurs de contes détourné

Couverture Le petit prince

Et pour finir Le Petit Prince, le prince des livres.

Share

C’est lundi, que lisez vous ? #98

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Que allez-vous  lire ensuite ?

Les lectures de Bidib

J’ai lu

Couverture Eclat(s) d'âme, tome 2 Whispering, les voix du silence T.1

J’ai craqué pour 2 manga des édition Akata. Je les avait à peine acheté que je les lisais déjà. Et je les ai tout les deux beaucoup aimé, avec une préférence pour Eclat(s) d’âme.

Couverture Devine combien je t'aime

Je découvre cet adorable petit album avec la tout dernière édition de l’école des loisir.

J’ai fini écrire une chronique de Christine Berrou. Ce livre ne va pas révolutionner ma façon d’écrire mais je l’ai trouvé intéressant et inspirant. Si je trouve le temps je vous en dirais deux mots cette semaine.

Je lis

Couverture Le Dernier loup-garou

Je suis tombé sur ce roman pour trois fois rien et j’ai craqué. J’ai une pile à lire plus grande que moi mais, je me suis dis que si je ne commençais pas se roman tout de suite, je ne le lirais jamais. Me voici dont lancée dans Le dernier loup-garou de Glen Duncan. Je n’en suis qu’au premier chapitre.

Couverture Mange, prie, aimeJ’ai bien avencé dans l’audiolivre manga, prie, aime de Elizabeth Gilbert. J’en suis à 9 heures d’écoute sur 14. J’espère le finir cette semaine. Au début je me demandais pourquoi j’écouté ce livre, franchement ! Mais finalement je me suis prise au jeu et ça me plait bien. ça me fait beaucop réfléchir.

En faire une chronique ce ne sera pas facile parce que les réflexion qu’il amène sont très personnelles. Mais j’espère trouver les bon mot. D’ici là faut encore que je le finisse.

 

J’ai aussi avancé dans Agatha Raisin. Toujours aussi lentement mais surement. Même rythme pour Rubis & sa clique.

Je lirai

Couverture Thésée : Comment naissent les légendes

Les lectures de Mimiko

J’ai lu

Couverture Devine combien je t'aime  Couverture Célestin et l'enfant étoile

Je lis

Résultat de recherche d'images pour "tea stilton une princesse sur la glace"


C’est lundi on fait le point

La semaine dernière sur le blog

Share

Tagliatelles brocoli, poulet, thym citron

Ces dernières semaines, je n’ai pas beaucoup cuisiné et j’ai délaissé le rendez-vous gourmand du dimanche, mais jeudi j’ai improvisé un petit plat de pâtes très simple que j’ai eu envie de partager ici. Et ça tombe bien puisque mai c’est aussi le mois italien !

Voici mes tagliatelles :

J’ai fait revenir dans une sauteuse avec une cuillerée d’huile d’olive, l’oignon, le thym citron et le blanc de poulet coupés en cubes.

Puis, une fois le poulet doré, j’ai ajouté les brocolis coupés grossièrement (y compris le pied que j’ai épluché et coupé en fines tranches, c’est très bon, légèrement sucré). J’ai fait revenir quelques minutes.

Pendant ce temps-là, j’ai cuit mes tagliatelles que j’ai égouttées et versé sur mes brocolis-poulet. J’ai arrosé d’un filet d’huile d’olive et voilà. Facile rapide et savoureux.

Le goût du thym citron se marie très bien avec le poulet.

EDIT : après avoir lu vos commentaire je vois qu’il y a méprise. Je n’ai pas mis de citron dans ma recette, mais du thym citron. Une variété de thym au feuillage panaché et au léger goût de citron. C’est délicieux en infusion et se marie parfaitement avec le poulet.

Thym citron #monjardin #plantesaromatiques #urbangarden

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le


Share

Premières lignes #5 – Le dernier loup-garou

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui je vous propose les premières lignes du roman que je viens juste de commencer : le dernier loup-garou de Glen Duncan. Je n’ai lu qu’une quarantaines de pages et je ne sais pas encore quoi penser du roman. Mais les premières lignes m’avaient donné envie :

« C’est officiel, dit Harley. Ils ont tué le Berlinois il y a deux nuits. Tu es le dernier. » Un silence, puis : « je suis désolé ».

Hier soir. Dans la bibliothèque de l’étage, chez lui, à Earl’s Court. Il se tenait légèrement penché en avant, crispé, entre la cheminée de pierre et le canapé sang-de-bœuf. J’occupais le fauteuil près de la fenêtre, un verre de Macallan de quarante-cinq ans d’âge et une Camel filtre à la main, les yeux fixés sur la nuit londonienne où la neige tombait dru. Parfum de mandarine, de cuir et de pin en combustion. Les quarante-huit heures écoulées n’avaient pas complètement dissipé l’engourdissement de la Malédiction : le loup s’attarde toujours dans les poignets et les épaules. Malgré ce que je venais d’entendre, je me disais : Je vais demander à Madeline de me masser ; huile de jasmin tiède et main magnolia aux ongles démesurés que je n’aime pas – que je n’aimerai jamais.

Couverture Le Dernier loup-garou

Share

Je me remets au portugais

Il y a peu, j’ai découvert sur Facebook le Marathon des langues (ici le site). Comme j’aime les langues vivantes, je me suis mise à suivre la page sans buts précis. Merci, Lydia, de m’avoir fait découvrir 😉

Puis, hier, je suis tombé sur ce défi :

Une phrase par jour, ça ne va pas me prendre trop de temps. C’est l’occasion d’enfin sauter le pas et de me remettre en douceur au portugais. L’année dernière, j’avais fait une tentative en commençant direct par un roman. Et ça s’est soldé par un échec cuisant. Faut dire que si, en théorie, j’ai le niveau pour lire ledit roman, ça fait tellement longtemps que je n’ai pas pratiqué cette langue que je sais même plus comment me présenter correctement. Il faut que je réactive mes connaissances, que je demande à mon cerveau de réactiver la zone portugais.

J’ai donc décidé de me lancer, en douceur avec ce défi. Une phrase par jour, pendant 7 jours. Pour cette première semaine, je ne vais pas me mettre la pression, je vais tenter de faire des phrases simples avec le vocabulaire que j’arrive retrouver toute seule. Histoire d’envoyer à mon cerveau le message : je veux que tu rallumes la lumière dans l’aile portugais.

J’accompagne ces phrases d’un peu de fado, afin de rafraîchir aussi les oreilles et de retrouver les sonorités de la langue.

Mon objectif : lire un roman en portugais d’ici la fin de l’année (et y prendre plaisir !!)

Hier j’ai pris la résolution et je me suis rendue compte que… je ne sais pas dire « défi » en portugais !!! Ça commence bien. Qu’à cela ne tienne, je vais chercher dans le dico. Et là panique, impossible de retrouver mes dicos. Mes dicos !!! Mais qu’ai-je fait ! Je n’ai pas osé me débarrasser de mes précieux dicos achetés avec ma prime erasmus dans cette belle librairie de Braga ? J’étais sur le point de verser une petite larme de dépits quand je les ai retrouvés. Ouf ! Défi = desafio. Bien. Mais j’ai consumé toute mon énergie linguistique dans cette quête du dico perdu. On verra demain ( ah ! procrastination, quand tu nous tiens !).

Aujourd’hui je me suis lancé et ai couché sur le papier les 2 premières phrases. Douloureusement et maladroitement. C’est fou comme on oublie vite dès qu’une langue ne nous est plus utile !

Mais j’ai confiance ! Je vais prendre le temps de rallumer les lumières, dépoussiérer les étagères.

Et si, pour me motiver, je me programmais un petit voyage au Portugal pour 2020 ?

Et maintenant, musique !

Share

Mazzeru – Jules Stromboni

La couverture de cet imposant album a tout de suite attiré mon attention lors de mon dernier passage à la bibliothèque. Deux yeux m’observent, est-ce de la stupeur ? De la peur ? Les yeux d’un prédateur ou d’une proie ?

Mazzeru

En feuilletant l’album, j’ai été tout de suite séduite par le dessin, mais j’étais surprise par la façon dont se structure le récit. J’étais curieuse, mais en même temps un peu sceptique. Cet album allait-il me plaire ou était-il trop « intello » pour moi ?

Finalement, je me suis laissée tenter, puisque je l’ai emprunté à la bibliothèque ça ne me coûte rien d’essayer 😉 Et j’ai bien fait ! Cet album est sublime.

L’histoire s’ouvre avec un jeune garçon qui doit aider son père et son frère à la ferme. Il ne semble pas du tout apprécier cette situation et faut dire que les hommes de la famille ne sont vraiment pas tendres avec le petit dernier. Il ne rêve que de partir.

Mais au village il y a la belle Chilina. Il aime la regarder discrètement. Elle est belle, elle est douce. Elle vit seule avec son père.

L’ambiance est lourde. Tout est lourd dans la vie de ces enfants qui quittent douloureusement une enfance qui n’était déjà pas douce. Les regards au village sont lourds de sous-entendus, la famille est lourde à porter, cruelle même. Et puis il y a les légendes, le pouvoir du mazzeru qui dans ses songes prédit la mort.

Au début, j’étais un peu déstabilisée. Cet album n’a rien d’une bande dessinée au sens classique du terme. S’il y a bien des cases, pas l’ombre d’une bulle à l’horizon. Pas de dialogues non plus. Des textes, sont inséré ci et là, et s’apparente plus à de la poésie qu’à de la narration. Et ils expriment plus les pensées intérieures de l’un des personnages qu’ils ne racontent l’histoire. Au début, j’étais un peu perdue, mais très vite j’ai été happé par l’histoire qui est très lisible malgré cette narration inhabituelle.

Mais cet album est si particulier que je peine à trouver les bons mots pour vous donner envie de le lire. C’est beau, très beau. C’est poétique, c’est triste, c’est cruel. C’est corse. Cela fait peut-être cliché, mais c’est vraiment corse. On y sent pleinement cette culture et ce n’est pas exotique, c’est plutôt effrayant. Je ne connais pas bien cette culture, je dirais même que je ne connais que les chants corses que j’affectionne tout particulièrement. Je n’ai jamais vu la Corse en vrai, mais j’ai ressenti dans cet album tout ce que j’ai pu entendre ou lire sur la Corse. La rudesse de ses campagnes, la dureté de ses gens, mais aussi une poésie presque sauvage. Et tant pis si ça fait cliché de le dire, c’est vraiment le sentiment que j’ai éprouvé en lisant cet album.

Cela m’a également fait penser à de vieux films sardes que j’avais vus, la même vie rurale lourde et pas tendre avec les enfants qui doivent, tout comme les adultes, travailler dur.

sur le site de Casterman

Jules Stromboni sur tumblr

→ à lire aussi l’avis de hubris & libris


 challenge petit BAC 2018

Share

Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ? Soledad Bravi et Dorothée Werner

Quand cette bande dessinée de Soledad Bravi et Dorothée Werner m’a été proposé par Rue de Sèvre, j’étais intéressé surtout par une lecture croisée. Je voulais l’aborder sous différents point de vues, le miens et celui de mes filles. Je trouvais intéressant de comparer le regard de 3 femmes à 3 âges différents : l’adulte, l’adolescent (même si c’est déjà une jeune adulte) et l’enfant (presque pré-ado). Trois femmes donc, mais une seule famille, résolument féministe. Il n’y avait donc personne à convaincre. Nous partions déjà en terrain conquis. Mais c’est précisément ce regard là qui m’intéressait de scruter puisque quoi qu’il arrive, c’est le genre de livre qui sera principalement lu par ceux qui sont déjà d’accord avec le propos. Je vois mal un misogyne acheter cette bande dessinée pour ses filles…

Résultat de recherche d'images pour "pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes"

La première à l’avoir lu c’est Yomu-chan. J’aurais aimé lui céder la première place pour qu’elle vous dises quelques mot sur ses impressions. Le problème c’est que ça fait 2 mois que je l’harcèle mais elle n’arrive pas à trouver le temps. Et plus le temps passe et plus le souvenir de ses impressions s’estompes. Je vais donc changer mon fusil d’épaule et publier cet article sans elle (et avec un peu de retard sur le programme initial ^^’).

Place à la petite sœur (heureusement la relève est là 😛 )

Ce que Mimiko en a pensé :

C’est avec beaucoup d’intérêt que Mimiko a lu (vraiment lu) cette bande dessiné. J’étais même étonnée de la voir si concentrée sur le propos, interrompant de temps à autre pour me poser quelques questions : « elle étaient toutes brûlée les femmes à cette époque !? », « tu sais qui c’est Hubertine Auclert, toi ? »…

Bref elle était concernée et a trouvé ce livre très intéressant, soulignant son caractère instructif. Elle y a appris beaucoup de choses et en a éprouvé une sincère satisfaction.

Ce que Bidib en a pensé :

Moi je suis moins enthousiaste que la petite Mimiko. Faut dire que je pinaille. Déjà, le titre commence par un gros POURQUOI écrit en majuscule. Je m’attends donc à un « parce que ». Bref, je veux une réponse à ce pourquoi et le livre n’en offre pas vraiment. On nous fait une fresque historique des droits de la femme et de sa condition sociale. C’est fort intéressant, mais cela ne répond pas à la question posé dès la couverture.

Parlons-en de cette couverture. On y voit un homme préhistorique traînant une femme par les cheveux. Le but, bien sûr, est de provoquer, peut-être aussi de traiter de primitif les hommes qui encore de nos  jours se sentent/se croient supérieur aux femmes. Mais cette image de l’homme des cavernes traînant la femelle par les cheveux est une image véhiculé par la société moderne misogyne et n’a rien à voir avec la supposé réalité des hommes préhistoriques. Et c’est un peu sous ce même regard (celui que l’interprétation misogyne du XIX/XX siècle fait de l’histoire ancienne) que l’on nous dépeint l’histoire de la femmes (en Europe…).

Pour résumer mon ressenti, j’ai eu l’impression qu’on donne un ton féministe à une histoire de discrimination, tout en continuant à véhiculer des à priori misogyne sur l’histoire, plutôt qu’à rétablir des vérités historiques montrant que la femme, même par le passé, a occupé une place importante, du moins plus importante que ce que l’on a longtemps prétendu. Je m’explique. On nous raconte par exemple qu’au Moyen Age les femmes étaient enfermé dans les donjons en attendant le retour du mari or, si cela existait c’était quand même l’exception et non la règle. La plupart des femmes de châtelain devaient s’occuper du château et de ses gens durant les absence des maris. Pour les sorcières  brûlée vives c’est la même chose. C’est effectivement un fait historique impressionnant (et épouvantable), mais qui était loin d’être une pratique courante durant le Moyen Age. D’ailleurs les femmes n’étaient pas les seules à être brûlées pour hérésie (mais si elle étaient plus nombreuses que les hommes). Sans parler du fait que les plus grosses chasses aux sorcières ont été pratiquées au XVI siècle, autrement à la Renaissance.

Bref j’ai eu l’impression qu’on mettait surtout l’accent sur les cas extrêmes de misogynie on en faisant la règle (aussi parce que en effet c’est ce que disaient les règles officielles) mais qui ne correspond pas forcement à la réalité historique de la vie quotidienne des gens. Et on ressort du jeu que quelques épingles, des femmes particulièrement connues pour leur engagement.

Or je suis plutôt adepte d’une relecture éclairé de l’histoire. J’entends éclairé par une regard dépourvu de à priori sexistes sur le passé. Par exemple j’ai lu récemment que des recherches ont été menées sur plusieurs tombes de guerriers démontrant que les femmes guerrières existait dès l’antiquité contrairement à ce que l’on avait longtemps supposé. Finalement si on a longtemps cru le contraire c’est simplement que les tombes de « guerrier » avaient été découvertes par des chercheurs à une époque où il était inenvisageable pour le chercheur de croire que le guerrier était en fait une guerrière. J’ai aussi lu des articles mettant l’accent sur le fait que hommes et femmes avaient la même corpulence (et force physique) durant la préhistoire. Ce qui vient contredire cette satanée image de l’homme des caverne traînant une femme par la chevelure. Ce ne sont là que deux exemple mais ce que je tenais à montrer ici c’est que les recherches actuelle tendent « redorer le blason » de la place de la femmes dans l’histoire, si je peux m’exprimer ainsi. Or ces points de vue là on ne les retrouve pas dans cet ouvrage et j’ai trouvé cela un peu dommage.

Ceci-dit, j’ai trouvé tout de même cette bande dessinée intéressante. Déjà parce qu’elle donne une frise historique assez complète, qu’elle donne un aperçu de ce qu’étaient en effet les droits officiels des femmes à telle ou telle époque, qu’on peut ainsi en observer l’évolution, se rendre compte que des choses aussi banale que porter un pantalon ou voter ne nous sont finalement accessible que depuis très peu de temps et que ce n’est toujours pas accessible partout dans le monde. Que même en Europe l’avortement n’est pas autorisé partout, etc. C’est une petite piqûre de rappel qui nous dit qu’il faut rester vigilant, que l’évolution du droit des femmes ne s’est pas toujours faite dans le sens de l’amélioration et qu’on est pas à l’abris d’un recul. On y apprends aussi des petites choses par ci par là. Si la plupart des périodes et des fait évoqué ne me sont pas inconnu j’avoue ne pas connaitre Hubertine Auclert.

C’est, comme l’indique le Stickers collé sur la couverture, une bonne base sur laquelle on peut s’appuyer pour après aller chercher plus loin.

C’est aussi un support ludique et accessible pour les plus jeunes, pour les sensibiliser à la question du droit de la femme, un livre à proposer dans toutes les bibliothèques (rayon jeunesse) et tous les CDI. Un support qui peut aussi permettre d’aborder la question en classe.

Il se lit bien, il ne manque pas d’humour, et les dessins sont agréables. C’est très stylisé, peut-être un peu trop à mon goût, mais cela reste une bonne base sur laquelle rebondir et travailler.

sur le site Rue de Sèvre

petite vidéo de présentation

⇒Soledad Bravi (son blog, sa page facebook)

ses bd chez Rue de Sèvres

Share

filastrocca – Ambarabà ciccì coccò

Nous revoici pour un nouveau mercoledi filastocca. Mercredi dernier je vous ai parlé de mano mano piazza, une petite comptine qu’on met en scène sur une main.

Aujourd’hui, je reviens au basique, à l’une des premières comptines que l’on apprend dans la cour d’école maternelle (l’asilo) : ambarabà ciccì coccò. Cette comptine sert à designer quelqu’un. Qui sera le loup ?

Ambarabà ciccì coccò
tre galline sul comò
che facevano l’amore
con la figlia del dottore;
il dottore si ammalò
ambarabà ciccì coccò!

La encore, il existe différentes versions. Si dans mon enfance c’était des poules (galline), dans la version la plus répandue ce sont des chouettes (civette).

Résultat de recherche d'images pour "filastrocche"

Le texte, comme dans très nombreuses comptine, est, comment dire, pas très innocent ! Ici, nous avons 3 poules (ou chouettes) qui font l’amour avec la fille du docteur. Évidemment, ce dernier en tombe malade. Mais pour être tout à fait sincère, la nature licencieuse du texte ne m’a jamais choqué.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui. On se retrouve mercredi prochain pour une nouvelle filastrocca


Share

Top Ten Tuesday #32 – Les 10 livres dont l’un ou des personnages sont des mères ou futures mères

Photo

Rendez-vous hebdomadaire créé par The Broke and the Bookish et repris par  Frogzine. Chaque semaine un top ten sur un thème imposé.


Les 10 livres dont l’un ou des personnages sont des mères ou futures mères

Le thème de la maternité est un sujet souvent abordé en littérature et en tant que femme et mère, il ne me laisse pas indifférent, c’est pourquoi, après quelques semaines d’absence, j’ai eu envie d’honorer le rendez-vous Top Ten Tuesday aujourd’hui. Mais j’avoue que aucun livre ne m’a immédiatement venu à l’esprit. J’ai donc entrepris de remonter le temps à travers ma bibliothèque virtuelle Livreaddict et j’y ai pioché les livres qui selon moi avaient une place ici. Différents types de livres et surtout des mères (ou futures mères) très différentes les unes des autres.

(cliquez sur les couvertures pour accéder aux avis, s’il y en a)

1

Couverture Chère Ijeawele, : Un manifeste pour une éducation féministe

Mais pourquoi n’y ai-je pas pensé tout de suite ?! Il n’y a pas à proprement parler de personnage qui soit mère. Il n’y a pas de personnages tout court. Mais le livre s’adresse à une toute jeune mère et aussi à toutes des mères. J’ai beaucoup aimé ce livre.

2

Couverture Plus forte que le sabre, tome 1

Plus forte que le sabre offre un magnifique personnage de mère. Une femme samouraï d’une force et d’une détermination étonnante. Et un chouette manga (gekiga pour être précis) pour découvrir la vie des samouraïs en seulement 3 tomes

3

Couverture Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

C’est le premier livre d’Anna Gavalda que j’ai lu et le seul que j’ai vraiment aimé. Si je le mets dans cette sélection, c’est parce qu’il y a dans ce recueil une nouvelle avec une femme enceinte qui m’a bouleversé.

4

Couverture Neige d'amour La légende de Yuki Onna

Avec ce manga on découvre une légende japonaise classique Yuki Onna revue dans un contexte contemporain. Et il y est question d’une mère et d’un choix difficile. Je ne vous en dis pas plus.

5

Couverture Beignets de tomates vertes

J’ai beaucoup aimé ce roman aux multiples personnages. Et il y a plusieurs mères.

6

Couverture Les larmes interdites

Dans ce livre, il y a aussi une mère forte et déterminée. Une vrai, qui a traversé des épreuves qu’on peine à croire réelles tellement c’est épouvantable. J’ai trouvé ce livre très bien écrit, mais si terrible que je ne le conseille qu’à ceux qui pourront le supporter. Moi j’en ai été malade.

7

Couverture La mécanique du coeur

J’ai hésité à mettre ce roman dans la liste, il n’y a ni de mère ni de future mère parmi les personnages principaux. En revanche, il y a une femme qui élève un enfant qui n’est pas le sien avec un véritable amour maternel.

8

Couverture Couleur de peau : Miel, tome 1

Un mère pas très aimante et plutôt dur, mais tout de même pleine d’amour autant pour ses enfants naturels que ses enfants adoptifs.

9

Couverture Le Cortège des Cent Démons, tome 01

Là je me suis fait plaisir, la mère n’est vraiment pas l’un des personnages principaux. Mais c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé malgré (ou à cause de) sa discrétion. Et puis ça me faisait une excellente excuse pour placer un manga que j’adore !

10

Couverture Mon père est parti à la guerre

John Boyne nous offre une jolie mère dans ce roman jeunesse qui dépeint le quotidien des habitants de Londres pendant la Première Guerre mondiale.

Share