Dreamland – tome 1 [global manga]

14 août 2019 2 Par Bidib

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Terrance, un jeune homme de 18 ans en dernière année de lycée se découvre un jour un étrange pouvoir, celui de pouvoir voyager à travers Dreamland, le pays des rêves aux 1000 royaumes. En tant que “voyageur”, Terrence a aussi acquis un autre pouvoir, celui de la maitrise du feu. Grâce à ce pouvoir, qu’il ne maîtrise pas encore très bien, il peut en découdre avec les maléfiques êtres des cauchemars. Glandeur le jour, héros la nuit, voilà une nouvelle vie qui commence pour ce mollasson. Car oui, dans la vie de tous les jours ce n’est pas son entrain qui l’étouffe. Un peu mou et gobeur de mouche, il est pourtant mu par un sens de la justice à la limite du stupide qui lui fait prendre une drôle de direction dans la terre des songes. Il décide de devenir le défenseur des rêves.

Un personnage typiquement shonnenesque si j’ose dire. Un départ de loser qui cache un grand cœur et un grand pouvoir. La trame a tout du shonen classique : l’aventure, les rencontres et des liens d’amitié qui commencent à se nouer, le parallèle avec la vie quotidienne et son lot de niaiserie de lycéen (un peu d’amour en passant). Bref on a tous les ingrédients.

Mais avoir les bons ingrédients ne suffit pas, encore faut-il savoir les marier pour obtenir une recette réussie. Mon ressenti à la lecture du premier tome est assez mitigé. Je n’ai pas été emballée. Je trouve que le début manque un peu de rythme et que les personnages ne sont pas très attachants. Mais il y a des petites choses qui m’ont plu. Au niveau du dessin par exemple je trouve que Reno Lemaire a réussi un très bon mélange de culture avec un graphisme et une mise en page digne d’un manga made in Japan tout en ayant des clins d’oeil français. Je trouve par exemple que le prof de gestion a la tête typique des professeurs dans la bd humoristique franco-belge et dans le contexte manga j’ai trouvé ça très drôle. Et ça marche, ce n’est pas du tout choquant. Le mélange des styles est très bien maîtrisé. Est-il volontaire ou inconscient je ne serais le dire, mais j’ai bien aimé cette touche personnelle.

Quant au récit, si le début manque un peu d’entrain (à l’image du personnage principal) l’auteur a su poser son clifenger sur la dernière page du volume pour donner envie de lire la suite, chose que je ferais sans doute (sans pour autant me jeter dessus).

Dreamland visual 1

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→ à lire aussi le dossier de Manga News, une interview de Reno Lemaire sur le Jounal du Japon et l’avis de Po Pah de naka manga

 

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