Archives de catégorie : manga – BD – comics

Blacksad – tome 1 [BD]

Cela faisait un bon moment que j’avais repéré ce titre. Le graphisme m’attirait beaucoup, mais j’hésitais à me lancer. Je n’étais pas sûre d’apprécier. Finalement, l’occasion de découvrir ce titre s’est présenté avec l’opération « La BD fait son festival » lancée par Rakuten. C’est avec mes camarades Blandine (Vivre livre) et Nathalie (Délivrer des livres) que je découvre enfin le premier tome de Blacksad de Diaz Canales et Guarnido publié chez Dargaud.

J’aurais dû me fier à mon instinct qui m’avait attiré vers le graphisme de ce titre. Il ne m’avait pas trompé. J’ai beaucoup aimé ce premier tome. J’adore le dessin. À la fois très réaliste et fantastique avec des animaux humanisés.

L’ambiance générale de ce titre est très classique. Nous avons le détective ténébreux avec son incontournable imper, sa traditionnelle déprime et une histoire d’amour malheureuse dont il ne reste que des souvenirs, pas toujours heureux. De ce côté-là, ce n’est pas original. Mais si la recette est classique, le plat n’en est pas moins savoureux. Le scénario est maitrisé, il y a une très bonne tension et on est capté par l’enquête.

Et que dire du dessin ? J’aime beaucoup, le dessin, les couleurs un peu passées qui nous plongent dans une ambiance rétro, la mise en page, classique, mais efficace, j’ai tout aimé.

Ce n’est pas une lecture qui bouleverse, on est dans du classique, un polar noir comme on en fait beaucoup. Mais c’est efficace et on passe un très bon moment de lecture détente. J’ai dévoré l’album et j’ai tout de suite eu envie de découvrir les autres tomes de la série.

J’ai apprécié que ce premier tome soit une histoire complète, comme les bonnes séries de détectives, à chaque tome une nouvelle enquête. On ne reste pas sur sa faim. Mais l’ambiance est telle que l’envie de retrouver le chat ténébreux est là.


Qu’en ont pensé mes camarades ? Retrouvez ici les avis de Blandine et Nathalie.


Blacksad sur Rakuten

 

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Brendan et le secret de Kells [BD]

À l’occasion de la Saint Patrick, je vous proposais un voyage aux pays des fées irlandaises. J’avais pensé vous présenter un recueil de contes, mais finalement j’ai choisi la courte série de bandes dessinées jeunesse Brendan et le secret de Kells de Tomm Moore. L’occasion pour moi de vous reparler du film aussi.

brendan et le secret de kellsJ’ai déjà consacré 2 articles au film d’animation :

J’ai adoré ce film. Tout m’y a plu. Le graphisme, l’histoire, la bande sonore. C’est un régal et si vous ne l’aviez pas encore vu, je vous invite à lire mes vieilles chroniques et à voir le film.

Mais aujourd’hui on parle BD ! Le film a été adapté en une courte série de 2 tomes. Cette bande dessinée reprend l’histoire du film y ajoutant quelques détails sur le passé de Brendan (surement des scènes qui ont été coupées au montage), il reprend exactement la même histoire et bon nombre d’images. On retrouve donc tout à fait l’ambiance du film, l’animation en moins. Ayant adoré le film, j’ai pris plaisir à retrouver les personnages et l’ambiance sur papier, mais il m’a manqué quelque chose. Le film à un graphisme et une dynamique très particulière qui m’avait beaucoup plus. Et si cela est aussi très joli sur papier j’ai trouvé la mise en page ne rendais pas assez bien la dynamique du film, même si on y retrouve certains aspects.

Tout comme le film, le dessin de la BD s’inspire beaucoup à la fois des motifs celtiques traditionnels et des enluminures du moyen âge, ça foisonne de détails et de couleurs. C’est très chouette.

Et avec cette histoire on se familiarise à la fois avec le folklore irlandais et son histoire.

Nous sommes au IX siècle, l’Irlande fait face à de nombreuses attaques vikings. Croyances païennes et fois chrétienne si côtoient. La ville de Kells se fortifie dans l’espoir de résister aux Vikings. Aidant un grand maître enlumineur veut faire de Brendan son disciple, mais l’abbé de Kells, oncle de Brendan, ne veut pas en entendre parler. Dans sa quête Brendan fait la connaissance de Aisling, une fée, vestige d’anciennes croyances en voie de disparition. Bien qu’il soit lui même jeune moine, il se lie d’amitié avec la fée et ensemble ils doivent faire face au prince des ténèbres : le Crom Cruach.

Cette histoire s’inspire de fait historique réel et de légendes irlandaises. Le livre de Kells existe vraiment, Saint Colomba, l’île de Iona et l’abbaye de Kells aussi (pour en savoir plus allez voir le coin des curieux dans mon article sur le film). Quant au Crom Cruach, je vous invite à lire ma chronique pour en apprendre plus sur cette légende.


→ Tomm Moore (twitter)

→ sur Amazon ou dans votre librairie préférée


Voilà pour ce qui est de ma petite incursion en pays gaélique. Avez-vous d’autres légendes irlandaise à nous proposer ?


 

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Communardes ! [BD]

Couverture Communardes !, tome 1 : Les éléphants rouges

Trois tomes, trois destins qui se jouent en cette année 1871, à Paris. Une année pleine de promesses, de rêves et de sang.

Il y aura la petite Victorine qui prend les rênes d’une bande de gamins des rues et rêve de mener l’assaut à dos d’éléphant. Il y aura Liza, une jeune aristocratique russe, envoyée par Marx, qui va trop vite. Trop vite pour son temps, trop vite pour les hommes. Il y aura Marie, ancienne domestique pleine de rancune qui voit en la commune un espoir d’émancipation, mais aussi le moyen de prendre sa revanche.

Dans ces trois tomes coule beaucoup de sang. La révolution ne se fait pas sans violence. Mais cette révolution-là sera une révolution avortée. Et le sang sera versé en vain.

On ne peut que ressentir de l’amertume en refermant le dernier tome. De l’amertume, mais aussi de la gratitude. Gratitude pour les auteurs qui, avec ce triptyque, m’ont fait découvrir des facettes cachées de cette période que je connais très peu. Je ne me souviens même pas qu’on y ait fait allusion en cours d’histoire). de la gratitude pour cette mis en lumière du rôle qu’on joué les femmes dans cette insurrection. Mais aussi et surtout de la gratitude pour ces femmes et ses hommes qui par leurs sacrifices ont planté les graines du changement.

Cette série m’a donné envie de m’intéresser à cette période. Auriez-vous des lectures (que ce soit des fictions ou des essais) à me conseiller ?

Couverture Communardes !, tome 2 : L'aristocrate fantôme

Avec Wilfrid Lupano au scénario chaque tome est mis en image par un illustrateur différent :

  • Tome 1 : Les éléphants rouges par Lucy Mazel
  • Tome 2 : L’aristocrate fantôme par Anthony Jean
  • Tome 3 : Nous ne dirons rien de leurs femelles… par Xavier Fourquemin et Anouk Bell aux couleurs

Couverture Communardes !, tome 3 : Nous ne dirons rien de leurs femelles...

Si j’ai une nette préférence pour le style graphique du premier tome, j’ai trouvé ça intéressant de faire appel à des dessinateurs différents pour chaque épisode. Chaque album se centre sur un personnage qui croise les autres, mais dont les motivations et le contexte sont différents, ce changement d’ambiance graphique accentue cet effet de point de vue différent sur un même événement historique.

Une belle série que j’ai découverte au rayon jeunesse de ma bibliothèque, mais qui aurait tout aussi sa place chez les adultes.


⇒ sur le site de l’éditeur

Lucy Mazel

Anthony Jean

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lire un extrait  du tome 1:

Communardes ! – Les Eléphants rouges


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Spill Zone – tome 2

J’avais beaucoup aimé le premier tome de Spill Zone et celui-ci nous laissait beaucoup de questions. J’en attendais beaucoup de la suite.

Si vous n’avez pas encore découvert Spill Zone je vous invite à lire ma chronique sur le tome 1, je précise seulement que je suis bien moins enthousiaste avec ce second tome.

/!\ attention spoiler /!\

Pour ceux qui ont lu cette série en 2 tomes, prenez place, je vais vous expliquer pourquoi je suis déçue.

J’avais aimé l’ambiance particulière qui se dégagé du premier tome. On ne savait encore si nous étions dans un univers SF ou fantasy, les personnages étaient assez classiques. Mais l’ensemble était bien mené. J’avais aimé l’héroïne et le mystère était bien géré. Ce n’était pas clair, mais justement ça donnait envie de découvrir ce qui se cachait derrière ces zones infectées avec toutes ces étranges créatures. Il y avait une bonne tension dans le récit.

En ouvrant le second tome je voulais qu’on m’en mettre plein la vue, qu’on m’explique et surtout que l’explication soit à la hauteur !

Malheureusement, j’ai trouvé ce second tome moins bien mené. Ce n’est pas désagréable, mais il y a moins de tension. On nous donne des réponses, mais elles ne sont ni assez claires, ni assez spectaculaires. On ne sait pas trop pourquoi et comment, où plutôt le pourquoi et le comment sont un peu légers à mon goût. Sans parler du fait que les réponses tombent un peu à plat. Personne ne semble vraiment s’en soucier alors que, bon, c’est quand même ce qu’il y a de plus important parce que pour le reste on a des personnages plutôt ordinaires.

D’ailleurs, un nouveau personnage apparaissait à la fin du premier tome, un nord-coréen qui semblait maîtriser d’étrange pouvoir en relation avec ce qui se passe dans la zone. Le personnage est développé dans ce second tome, mais je n’ai pas bien compris son intérêt. Il n’apporte finalement pas grand-chose. Le fait qu’il soit nord-coréen me semblait être lourd de sens, mais ce n’est pas tellement exploité. La relation qu’il entretient avec le régime nord-coréen est assez ambiguë, je n’ai pas vraiment réussi à bien cerner le message que cela pouvait véhiculer, si tant est que ça en véhicule un.

Quant à Addie, le personnage principal qui m’avait bien plu dans le tome 1, elle perd ici un peu de sa saveur, se met en retrait pour laisser plus de place à sa petite sœur qui, en retrouvant la parole, perd de l’intérêt. Enfin, sa poupée est une peste, quand bien même elle aurait raison je ne vois pas comment prendre son parti.

Et la petite ouverture de fin, trop facile, ne suscite même pas de la curiosité.

Du coup, je suis déçue. J’ai passé un moment de lecture distrayant, mais je n’ai pas retrouvé le plaisir du premier tome. Ça ne m’a pas donné l’impression d’être en face d’une histoire vraiment construite. On dirait plutôt que le premier tome a été lancé avec de bonnes idées et on verra bien plus tard. Et que le second tome ait été écrit après, une fois l’inspiration partie. Les bonnes idées tombent à plat.

Où alors j’étais vraiment pas d’humeur. Mon ressenti est tellement différent d’un tome à l’autre que je me suis effectivement demandé si ce n’est pas moi qui n’était pas du tout dans le même état d’esprit entre une lecture et l’autre. Si vous avez lu les deux tomes, ça m’intéresse d’avoir vos impressions. Est-ce que vous avez aussi ressenti cette différence entre les deux volumes ?

ma chronique du tome 1

le tome 2 sur le site de l’éditeur

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Une aventure des spectaculaire – T1 : Le Cabaret des Ombres

Comme je fais souvent les choses à l’envers, j’ai découvert la série des aventures des Spectaculaires par leur dernier tome, que j’ai beaucoup aimé. Alors quand je suis tombé sur le premier tome je n’ai pas hésité.

Couverture Une aventure des Spectaculaires, tome 1 : Le cabaret des ombres

Dans le cabaret des ombres, notre troupe de saltimbanques (Petronille, Felix, Eustache et Evariste) fait connaissance du professeur Pipolet, inventaire innovateur. Ce dernier s’est fait voler les plans d’une terrible arme par un homme d’affaires sans scrupules.

Le professeur veut engager la petite troupe pour sauver le monde. Rien que ça. D’abord retissant, les saltimbanques finissent par accepter. Leur cabaret croule sous les dettes et ils ont besoin d’argent.

La mission ne se déroulera pas comme prévu, mais une nouvelle amitié et une collaboration un peu folle va voir le jour.

J’ai trouvé ce premier tome un peu moins drôle que le troisième, peut-être un brin plus classique. Mais j’ai passé un agréable moment de lecture. C’est farfelu à souhait et j’ai aimé découvrir comment ces héros loufoques en étaient venu à jouer ce rôle.

sur le site de l’éditeur

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→ à lire aussi l’avis de Moka

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Les spectaculaires prennent l’eau [BD]

Paris début XX, ambiance steampunk avec machines abracadabrantes pour une équipe spectaculaire aux prises avec un méchant inventeur qui profite d’une extraordinaire crue pour piller la ville.

C’est avec ce troisième tome que je découvre la série Une aventure des spectaculaires. Chaque tome est une histoire complète donc commencer par le trois n’a pas été un problème, en revanche il m’a donné très envie de découvrir les précédents.

C’est une BD jeunesse, c’est très drôle et plein de clins d’œil pour les lecteurs avertis. Le texte est excellent et même les adultes s’y amuseront beaucoup. J’ai adoré le ton.

 

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Mais que fait Luis de Funès dans les spectaculaires ? 😂 #bdjeunesse @ruedesevresbd @poitevin_arnaud

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Hautière Régis (scénario) : son site (pas vraiment à jour), facebook

Poitevin Arnaud (dessin) : instagram, blog, facebook

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Nouveautés manga & BD #25 – janvier 2019

Une éternité que je n’avais pas reprit ce rendez-vous mensuel. Est-ce qu’en 2019 j’arriverai à être plus assidue ? Rien n’est moins sûr mais voyons déjà ce que nous réserve ce mois de janvier.

Nouveautés manga

Manga - Manhwa - Livre de Jessie (le)Le livre de Jessie de Park Kun-Woong, chez Casterman.

Résumé : Le dessinateur coréen Park Kun Woong s’empare d’un témoignage très sensible sur l’occupation japonaise : un journal rédigé à quatre mains par un couple et commencé à la naissance de leur fille Jessie. Ce récit qui court sur plusieurs années et capte avec beaucoup de densité le quotidien familial en temps de guerre est régulièrement comparé au Journal d’Anne Franck. C’est aussi un récit de transmission, dans lequel des jeunes parents confient à leur fille leur combat pour l’indépendance, leur engagement pour un pays qu’ils sont obligés de fuir et retrouveront en 1945. (source : Manga News)

Pourquoi ? L’histoire coréenne est un domaine que je connais très peu et ce manhwa serait l’occasion d’en apprendre plus sur ce pays et sa culture.

Manga - Manhwa - Je suis née dans un village communautaireJe suis née dans un village communautaire de Kaya Tanaka, aux éditions rue de l’échiquier.

Résumé : Kaya Takada a vécu au Japon une aventure peu ordinaire : elle a passé toute son enfance et son adolescence au sein d’un village communautaire. Inspiré par les idées libertaires qui ont abondamment circulé dans les années 1970, le village atypique dans lequel elle a grandi était une communauté rurale alternative, aux moeurs à la fois innovantes et sévères : pas de propriété privée, des lieux d’habitation dépourvus de clés, des biens matériels partagés avec tous, etc. Parallèlement à ces pratiques généreuses, le mode de vie était marqué par une rigueur monastique et un climat terrorisant : deux repas par jour seulement, des lieux de résidence séparés pour les parents et les enfants, des punitions corporelles pour faire régner une discipline de fer, etc. Aux yeux du reste du monde, la communauté était regardée comme un lieu étrange que les gens « ordinaires » appelaient « le Village », comme ils auraient dit « la secte.»… C’est dans cet environnement déroutant que Kaya Takada a vécu jusqu’à l’âge de 19 ans, avec ses activités et ses bonheurs simples, mais aussi, comme une litanie sans fin, ses contraintes et ses brimades… Le choc du livre naît de la confrontation entre la fraîcheur du récit de Kaya, mené « à hauteur d’enfant » avec franchise, humour et entrain, et la radicalité des moeurs de cette collectivité singulière, extraordinairement rigide et dogmatique. (source : Rue de l’échiquier)

Pourquoi ? Moi je suis née chez des hippies… blague à part, ce qui m’intéresse le plus dans ce genre de récit c’est le « choc des cultures » que l’on ressent quand on a grandi dans un environnement particulier et qu’on découvre la vie des autres, un choc des cultures intra-muros, si j’ose dire. Puisque sans changer de langue, sans changer de pays, on  est tout de même confronté à des modes de vie et surtout des modes de pensée très différents. Mais je suis sceptique, curieuse et sceptique concernant ce titre.

Celle que je suis de Bingo Morihashi et Suwaru Koko, aux éditions Akata.

Résumé : Années quatre-vingt, Tokyo. Yûji Manase est étudiant. Mais il vit au quotidien avec deux secrets dont il n’a jamais parlé à personne : d’une part, les sentiments qu’il éprouve pour son ami de longue date Masaki Matsunaga, et de l’autre, le malaise qu’il ressent vis-à-vis de son corps. Un jour, Yûji pose la main sur une robe que sa sœur a laissée dans son appartement, sans savoir que cet acte allait bouleverser sa vie… (source : Akata)

Pourquoi ? Parce que c’est Akata ! Le titre et la couverture auraient pu faire penser à un x-ème yaoi mais… puisque c’est Akata c’est toute autre chose. Sans doute allons-nous avoir un manga sérieux sur le transgenre et le transsexualisme, comme nous avons eu des manga sérieux sur l’homosexualité (Le mari de mon frère, éclat(s) d’âme. Et ceux qui me connaissent savent que les questions de genre m’intéressent particulièrement.

MW d’Osamu Tezuka, aux éditions Delcourt/Tonkam.

Résumé : Michio Yuki est un être à deux visages. Employé de banque modèle, il est pourtant capable de se muer en la pire des créatures et de commettre les crimes les plus odieux. Engagé dans une spirale meurtrière, il ne peut néanmoins s’empêcher de se confesser au père Garai après chaque accès de violence. Un lien particulier unit les deux hommes et pourrait bien expliquer l’origine du mal de Yuki… (source : Manga News)

Pourquoi ? La curiosité. Tezuka n’est pas n’importe quel mangaka. J’ai eu de beaux coups de coeur comme de belle déception en lisant ses manga. Et cette couverture m’intrigue, tout comme le résumé.

Nouvelles extraordinaires d’Edgar Allan Poe chez Nobi Nobi !

Résumé : Adaptation en manga de cinq nouvelles fantastiques d’E.A. Poe extraites des «Nouvelles histoires extraordinaires» : «Le coeur révélateur», «La barrique d’amontillado», «Le masque de la mort rouge» et «La chute de la maison Usher». Le volume contient également le poème «Le corbeau».

Pourquoi ? Une bonne idée pour le challenge Halloween 2019, non ? J’ai bien essayé de lire les nouvelles d’Allan mais… je me suis endormie avant d’avoir fini le livre. En manga ce sera plus facile 😛

Les recettes chinoises de  Monsieur Panada Roux de Wu Xiaozhou et Wang He.

Résumé : La cuisine chinoise est reconnue comme étant l’une des plus riches et variée au monde, et c’est à cet art culinaire que veut nous initier Wang He. À l’aide de ses douces aquarelles, elle nous invite à un voyage aussi bien gustatif que culturel, car les douze recettes qui composent cet ouvrage sont autant d’occasions pour l’autrice de nous conter les légendes et qui entourent ces plats. Une découverte et un régal.

Pourquoi ? Ce serait une magnifique façon de commencer le challenge Des livres en cuisine.

Nouveautés BD & comics

La venin – tome 1 de Laurent Astier, chez Rue de Sèvre.

Résumé : Emily débarque à Silver Creek, petite ville minière en pleine expansion. Mais la jeune femme est-elle vraiment venue se marier comme elle le prétend ? Rien n’est moins sûr, car dans l’Ouest encore sauvage où les passions se déchaînent et les vengeances sont légion, les apparences sont parfois trompeuses… Et la poudre dicte toujours sa loi ! Surtout lorsque votre passé est plus lourd que la valise que vous traînez. (source : Rue de Sèvres)

Pourquoi ? Un bon western, ça fait longtemps, et une héroïne bad as, j’aime ça.


Quelles sont les nouveautés qui vos font envie ce mois-ci ?

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Marion – tome 1 [manga]

Marion est une jeune fille de la campagne. Orpheline, elle travaille dans un café pour gagner son indépendance. Elle rêve de chanter. Un jour un homme lui propose de l’amener à Paris pour la faire chanter dans un cabaret, la jeune fille naïve le suit, mais ce n’est pas du tout pour chanter que l’homme l’a fait venir à Paris. Sauvée par le gong (où plutôt par une descente de la police) Marion parvient à s’enfuir et devient un enfant des rues ayant la phobie des hommes.

Quelque temps plus tard, un homme mieux intentionné l’entends chanter et lui propose un vrai rôle dans un cabaret renommé. Mais elle se méfie. Si Aaron ne cache pas de mauvaise intention quant à la vertu de Marion, il cache tout de même quelque chose.

Nous sommes à Paris en 1940. La guerre n’a pas encore touché la ville, mais cela ne va pas tarder. C’est dans ce contexte que la jeune fille, sur le point de devenir une belle femme, tente de devenir chanteuse.

Ce n’est pas un manga historique ni un manga sur la chanson française des années 40. C’est un Paris très cliché et un manga tranche de vie que nous propose Yuu Hikasa. Il met en scène une jeune fille tout ce qu’il y a de plus classique pour un manga, belle et rebelle, farouche à l’exagération, tenace et persévérante, prête à se donner à fond pour réaliser ses rêves.

On suit la jeune fille d’abord dans les rues, puis dans son entrainement pour devenir chanteuse. On voit surtout sa relation avec Aaron évoluer. On dirait que ce dernier tente d’apprivoiser un chat de gouttière. Elle est d’abord très farouche, méfiante, mais se laisse petit à petit aller à plus de confiance. A-t-elle raison de faire confiance à Aaron ? Que cache-t-il ? Et comment les événements historiques à venir vont-ils influencer la vie de Marion ? Voilà ce qu’il nous reste à découvrir.

Ce premier tome prend le temps de présenter son personnage avec flash-back à l’appui. Marion est une jeune fille pleine de vitalité, très charmante, mais qui manque un peu d’originalité. Quand à l’histoire elle pourrait tout aussi bien se passer ailleurs à une autre époque, pour le moment le contexte historique ne joue pas vraiment un rôle important. Sans doute celui-ci se fera plus présent avec l’occupation allemande dans les tomes à venir.

Le premier tome de Marion n’en reste pas moins une lecture agréable. Mais avec des personnages très classiques, ce premier tome ne m’a pas particulièrement marqué.

Marion, de Yuu Hikasa est une série en 2 tomes, dont le premier est sorti chez Komikku en septembre dernier. Le second est prévu pour février.

→ à lire aussi l’avis de Tachan

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Le village [audiolivre jeunesse]

C’est grâce à audible que j’ai découvert le livre audio. Je n’avais jamais songé avant à en écouter et je dois avouer que si au début j’étais très sceptique, j’ai vite été conquise par cette activité. Depuis j’aime écouter des livres comme d’autres écouteraient la radio ou de la musique. Pendant que je travaille ou que je cuisine, dans le train, en voiture…

Et comme le hasard fait bien les choses,alors que depuis peu nous avons, Mimiko et moi-même, supprimé la télévision de notre routine du soir, Audible me propose une nouveauté jeunesse : Le Village de  Karl Olsberg, un roman se déroulant dans le monde Minecraft. Ni une ni deux, je le propose à Mimiko qui est fan de Minecraft.

Couverture de Le village - Série complète

Le premier soir j’ai du argumenter :  » non ! pas de télé ! mais si tu veux je peux mettre le livre audio ». Bon ben… puisqu’il y a pas de télé possible, allons-y.

Les soirs suivants, je n’ai pas eu à dire quoi que ce soit, j’avais à peine le temps de poser mon sac qu’elle me lançait « on met le livre audio ! »

Cette première expérience est un succès ! Avant de vous parler plus en avant du roman, je laisse la place à Mimiko pour qu’elle vous laisse un mot :

Le mot de Mimiko :

C’était trop trop bien !!!! J’aimerais trop trop la suite !!!! C’était très drôle et amusant.

Comme vous pouvez le constater, elle a vraiment aimé cette lecture/écoute. Ce roman, mais aussi le fait d’écouter des romans plutôt que de regarder la télé. Une expérience que nous allons renouveller !

Mais revenons un peu sur livre. Le village raconte l’histoire de deux jeunes villageois (dans Minecraft les joueurs incarnent les aventuriers, tandis que les villageois sont des PNJ, personnages non-joueurs). Primo, l’un des deux jeunes villageois rêve de partir à l’aventure comme les aventuriers, mais les villageois ne font jamais ça ! De gaffe en quiproquo Primo et son meilleur ami Kolle se retrouvent à vivre des véritables aventures dignes des aventuriers venus d’un autre monde. Zombi, golem, sorcières… des tas de surprises et d’aventures attentent notre duo dans le monde de cubes. Au cours de leurs aventures, ils se feront des amis et rencontreront même l’amour.

Tout y est : aventure, amitié, amour. Le tout servi par une bonne dose d’humour. On ne se prend pas au sérieux, c’est fait pour être drôle.

Le texte me fait penser au ligt-novel : beaucoup, beaucoup de dialogues et un niveau de langue très simple (voir un peu simpliste), mais c’est efficace. Il y a des rebondissements, c’est léger et amusant, parfait pour les enfants. Mimiko qui connait bien l’univers Minecraft s’est vraiment beaucoup amusée et a été prise par l’aventure, elle voulait connaitre la suite.

Moi je n’ai pas trouvé ça particulièrement intéressant, c’est une histoire simple écrite simplement, mais je n’ai pas trouvé ça désagréable à écouter. Ce qui fait que Mimiko pouvait l’écouter dans le salon en notre compagnie. J’avoue pour ma part avoir écouté assez distraitement et avoir loupé quelques passages, mais dans l’ensemble j’ai trouvé ça amusant et c’était très agréable de la voir rire et réagir en écoutant l’histoire.

La série complète faisant plus de 8 heures je pensais au départ que cela prendrait un bon moment de tout écouter. En une semaine c’était bâché et Mimiko était très déçue que ce soit déjà fini.

En conclusion, je dirais que La village rempli parfaitement ses ambitions, un divertissement drôle et léger pour jeunes lecteurs geek.

Et puisque c’est en audiolivre que nous l’avons savouré, un mot sur la performance : c’est très théâtralisé, chaque personnage étant interprété par un narrateur différent. Cela rend l’ensemble très vivant. Mimiko a adoré (sauf une voie féminine), moi j’avoue avoir trouvé cela très très surjoué et pas toujours de façon juste (surtout les personnages principaux qui manquait automaticité), mais ce n’est pas à moi que le livre s’adresse. 😉

Une très jolie alternative à la télévision, pour des soirées légères et animées. Que nous avons complété par des ateliers dessin et autres activités manuelles.

sur audible

EDIT :

Les personnages principaux sont interprété par deux youtubeurs (que je ne connaissais pas mais Mimiko oui) : Frigiel et Siphano et ils nous dévoilent ici un peu l’envers du décours sur l’enregistrement (une première pour eux) :


chut les enfants lisent 

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Liloo Filles des Cavernes – tome 1, la grande chasse

40 000 ans avant notre ère. Chez les caverneux, la jeune génération ne répond pas vraiment aux attentes des ainées. Liloo, une jeune fille pleine d’entrain ne rêve que d’une chose, participer à la grande chasse. Absurde ! Les filles, ça ne chasse pas ! Silex en revanche est un garçon et qu’il le veuille ou non, il devra partir à la chasse avec les hommes. Mais Silex est un artiste. La chasse ne l’intéresse pas.

Le jour de la grande chasse arrive et Liloo est laissé au campement avec les autres femmes, mais elle n’a pas l’intention de se laisser faire. Elle va suivre de loin les hommes. Une tempête de neige l’éloigne du groupe. Arrivera-t-elle a retrouver le groupe ?

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte.

J’ai trouvé cette BD très mignonne, on transpose des préoccupations très modernes aux hommes préhistoriques et ça donne un décalage plutôt drôle. Silex par exemple envoie des sms aux générations futures : “signe de la main de silex”. Liloo est aussi très moderne avec ses revendications féministes. Bon cela continue de véhiculer des clichés sur les “hommes de cavernes” pas vraiment fondé (il n’y a aucune preuve historique qui prouve que les femmes ne participaient pas à la chasse, j’ai même lu un article qui expliquait qu’il était fort probable que les femmes y participaient au même titre que les hommes, mais bon…) ne chipotons pas.

Liloo est adorable, l’histoire est mignonne, c’est drôle, il y a de l’action. Une jolie bande dessinée jeunesse qui, sans être remarquable, est très agréable à lire.

Je me demandais d’ailleurs pourquoi Mimiko n’avait pas aimé et puis je suis tombé sur la scène où des loups endossent le rôle du méchant et j’ai compris. Les loups, c’est sacré, et n’importe quelle histoire qui le montre sous un mauvais jour n’aura aucune chance de trouver grâce à ses yeux.

Moi j’ai trouvé ça charmant et il y a cette touche de mystère à la fin qui donne envie de découvrir les tomes suivants.

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Liloo  filles des cavernes de Stéphane Tamaillon (texte) et Pierre Uong (illustrations) est publié par Frimoüsse.

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