Rin’ entre tradition et pop

Aujourd’hui on parle musique ! ça nous changera un peu des manga ^^

On reste pourtant au Japon, avec un groupe que j’aime beaucoup mais qui, malheureusement est désormais dissout. Pourquoi parler d’elle (c’est groupe exclusivement féminin) alors ? Ben… l’actualité ça n’a jamais été mon truc. Et vous l’aurais sans doute remarqué, si vous traînez souvent vos savates par ici, je parle souvent de vieux bouquin… aujourd’hui je vous parle d’un pas trop vieux groupe qui ne sortira peut-être pas de nouveaux albums, ça va pas nous empêcher de profiter de ceux qui existent déjà !

Le groupe dont j’ai envie de parler se nomme Rin’. Il était composé de 3 musiciennes, toutes trois sorties de la Tokyo National University of Fine Arts and Music en 2003. Dès la fin de leur études, elle montent ce groupe et remportent un respectable succès, autant au Japon qu’à l’étranger où elle font plusieurs tournées. Leur premier single, Sakitama, sort en 2004 sous le label avex trax.

Discographie

Singles :

  • Sakitama (Sakitama~幸魂~) (7 April 2004)
  • Yachiyo no Kaze (八千代ノ風) (30 June 2004)
  • Sakura Sakura (サクラ サクラ) (20 April 2005)
  • Yume hanabi (夢花火 Dream Fireworks) (31 August 2005)

Albums :

  • Jikū (時空 Space-time) (12 May 2004)
  • Asuka (飛鳥) (29 September 2004)
  • Rin’ Christmas Cover Songs: Seiya (~Rin’ Christmas Cover Songs~聖夜) (14 November 2004)
  • Utage uta/Sakura Sakura (宴歌(うたげうた)/さくら さくら Party Song /Cherry Blossom) (Live album, 30 March 2005)
  • Inland Sea (released in U.S./Europe on 25 April 2006, in Japan on 30 August 2006)
  • Genji Nostalgie (源氏ノスタルジー Genji Nosutarujī) (5 December 2007)

Leur musique est souvent utilisé dans les bande son de film et animes, le plus connus est sans doute le générique de fin de l’anime Samourai 7

collaboration avec le groupe AAA :

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Membres

 

 Mana Yoshinaga (吉永 真奈)

chant, koto, shamisen

sa page Facebook

son site officiel

 

Tomoca Nagasu (長須 与佳)

chant, biwa, shakuhachi

son blog

 

 

Chie Arai (新井 智恵)

chant, koto, shamisen

son blog

 

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Les instruments

shamisen

J’ai déjà évoqué le shamisen à plusieurs reprises notamment dans un article dédié a un style particulier de shamisen : le tsugaru shamisen. C’est ce genre de shamisen que jouent les Yoshida Brothers ou encore Agatsuma, précédemment cités. Mais j’avoue être totalement ignorante du style utilisé ici par Mana Yoshinaga et Chie Arai.

Quoi qu’il en soit, je peux déjà vous dire ce qu’est un shamisen 🙂

Le shamisen (三味線) est un instrument traditionnel japonais à trois cordes pincées. L’instrument mesure entre 110 et 140 cm. La caisse de resonance carrée est en bois, recouverte d’une peau. Le manche est fin et long. Les cordes sont pincées à l’aide d’un plectre. Il en existe de plusieurs tailles, avec le manche plus ou moins large.

Le shamisen était souvent joué par les geisha

Jeune femme jouant du Shamisen (détail) Kitagawa Utamaro – 1805

Pour les mangaphiles, il existe un manga sur le shamisen : Mashiro no oto, mais il n’est pas licencié en France.

Pour vous consoler vous pouvez regarder le très beau film d’animation Nitaboh qui lui est maintenant disponible en DVD en France.

koto

Le koto aussi a déjà fait une première apparition sur Ma petite Médiathèque dans un article qui lui était entièrement dédié : le koto. Et oui j’aime la musique traditionnelle japonaise ^^

Sorte de cithare à 13 cordes, le koto, originaire de Chine, est introduit au Japon à la période Nara (710-794). C’est planche en bois légèrement recourbée mesurant environ 1.80m. Les cordes sont posé sur des chevale en ivoire amovibles. Les cordées sont pincées avec les doigts ou des grattoirs. Il existe différents sortes de koto, allant de 13 à 32 cordes.

Je n’ai trouvé aucun manga et/ou anime tournant au tour du koto 🙁

biwa

Non, je n’ai encore jamais parlé du biwa (ni du shakuhachi d’ailleurs) !

Instrument traditionnel japonais, ce luth à manche droit est dérivé du pipa chinois. En forme de poire, l’instrument est fait d’une seule pièce de bois. Les cordes sont pincées à l’aide d’un plectre. Il existe différents sortes de biwa.

Amis mangaphiles, vous pensez peut-être vous aussi au luth possédé dans Onmyoji, non ?

Biwa et onmyoji semblent faire bon ménage, je suis tombée sur cette jolie image de Abe no Masahiro jouant du biwa (Shonen Onmyouji) :

shakuhachi

Flûte en bambou droite à l’embouchure libre. On souffles dans l’instrument comme dans l’embouchure d’une bouteille vide. Son nom vient de sa taille : shakuhachi signifie 1,8 pieds. Il est traditionnellement associé au shamisen et au koto (sankyoku).

Je n’ai trouvé aucun manga/anime sur le shakuhachi, je peux néanmoins vous proposer une image du film Nitaboh ou l’on voit apparaître un komuzô, moine mendiant de l’école Fuke du bouddhisme zen jouant du shakuhachi sous son chapeau de paille. Ces moines étaient très connu pour leur morceaux de shakuhachi.

moine shakuhachi

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Envie de prolonger le plaisir et partager, retrouvez Rin’ sur le forum du Club Shôjo

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Candy – mon premier yuri

Ce matin, enfin, j’ai pris le temps de lire ce manga qui traînait sur mon étagère depuis plusieurs mois en criant “lis moi ! lis moi!”. Je cherchait une petite lecture légère pour compenser le roman plutôt rébarbatif que je suis en train de lire, et Candy m’a semblé tout approprié.

Tout d’abord deux mots pour expliquer la présence de ce yuri sur mon étagère : je l’ai gagné ! J’aimerais ici profiter pour remercier les initiateur du concours grâce au quel j’ai pu profiter de cette lecture, mais je n’arrive plus du tout à me souvenir comment je l’ai gagné. En automne dernier, alors que j’étais en plein déménagement, je participais à un concours et aussitôt j’oubliais. Ce souvenir vague d’avoir participé à ce concours me revint au moment de recevoir le manga dans ma boite au lettre. Honte à moi ! je ne vais même pas pouvoir remercier comme il ce doit ce qui m’ont fait ce jolis cadeau.

Et puis voilà, le manga a trouvé une place sur une étagère et à rejoint ma PAL. Le temps est venu de m’attaquer à la dite PAL et je commence par Candy. Un yuri, donc, mon premier. Mais qu’est-ce donc un yuri ?

Le yuri :

le yuri est un sous-genre du shôjo manga, autrement dit un manga qui se destine avant tout à un public féminin adolescent. Il est le pendant féminin du yaoi (ou boys-love) autre sous-genre du shôjo. Si le boys-love met en scène des romances entre hommes, le yuri nous parle d’amour entre femmes. Il en existe de plus ou moins soft, de plus ou moins explicites. Quand il est question de romance platoniques on parle plutôt de shôjo-ai.

Je m’arrête là pour les explications techniques, pour en savoir plus sur les différents genres de manga, je vous invite à aller lire Le Manga, un article d’introduction à la BD japonaise.

Mais c’est quoi ! tous ce blabla !! On est la pour parler de Candy !!

J’y viens, un peu de patience 🙂

L’histoire :

Kanon Miyamoto est une idole admirée par de nombreuses jeunes filles de son lycée féminin. Joviale et excellente au tir à l’arc elle attire l’attention des jeunes filles aux hormones bouillonnantes qui voit en elle un substitut du beau gosse. Plus par jeux que réellement par amour, les jeunes filles sont nombreuses à lui tourner au tour. Elle a l’habitude des déclarations, pourtant, le jour où la belle Chiaki Bessho lui déclare sa flamme, elle est toute chose. “Pourquoi moi? “ ne cesse-t-elle de se demander. (Mais parce que tu es drôle et belle, et que t’a la classe en tenue de kyûdô !)

Enfin bref, après quelques questionnements habituels, elle fini par ce rendre compte qu’elle aussi nourrit de doux sentiments pour sa douce compagne. Oui mais voilà! Dans un lycée de fille une simple rumeur peut s’embraser et tout emporter sur son passage. Comment faire alors pour s’aimer sans pour autant ruiner sa scolarité ?

Vous l’aurez compris, l’histoire n’a rien de particulièrement innovant, original ou extraordinaire. C’est une amourette de lycéenne comme il y en a tant. Et, à cet âge là on se fait une montagne de pas grand chose, c’est bien connu.

Mais, l’intérêt de se manga n’est pas tant dans son histoire que dans l’ambiance. Le dessin, s’il est tout aussi classique que l’intrigue est très agréable et l’ensemble dégage une fraîcheur revigorante. ça donne la pêche, ça fait sourire et on passe un agréable moment avec ces jeunes femmes.

On est dans le classique, voir même dans le cliché, mais on s’en fou ! On est pas en cours de philo, juste en train de lire un petit manga. Oui c’est un petit manga, mais un petit manga sympatoche.

Candy T1-Kanon et Chiaki

du cliché en veut tu en voilà : la virile Kanon ressemble à un mec alors Chiaki est petite, douce, intelligente, belle… bref la fille parfaite (il y en a toujours une).

Après les premiers chapitres je me disais que c’est pas nul mais bon de là à m’acheter la suite… finalement j’ai fini par me prendre au jeu et avoir envie de lire la suite.

Candy

Suzuki Yufuko

Taifu comics

série terminé en deux tomes

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Cours, Bong-gu

Les manhwa renferment quelques trésors que je suis toujours heureuse de découvrir au hasard de mes visites en bibliothèque (ah! que ferais-je sans bibliothèque !). Cours, Bong-gu de Byun Byung Jun fait partie de ces belles découvertes. Choisi par pur hasard, je ne connaissez pas du tout ce manhwaga. Je suis tout de suite tombée sous le charme de son graphisme très original.

Cours , Bong-gu nous raconte une petite histoire banale, d’une femme et son enfant, venus à Séoul à la recherche du père du petit Bong-gu. Le père est venu à Séoul dans l’espoir de gagner de l’argent mais a disparu sans laisser de trace. Arrivés à Séoul, Bong-gu et sa mère sont confronté à la froideur de la société urbaine. Le hasard voudra qu’il coisent un vieux mendiant et sa petite fille. Grâce à leur aide il retrouvent le père de Bong-gu et tout se fini bien. L’histoire n’a rien de particulièrement dramatique ou extraordinaire, elle n’est pas drôle ni particulièrement émouvante. Mais c’est par sa simplicité que justement elle nous touche. Elle met en lumière les oubliés de la société sans tomber dans le mélodramatique. Elle nous montre des gens ordinaires et se fini bien, nous donnant ainsi envie de croire que rien n’est une fatalité. Que face à la dureté de la vie, il y a toujours de l’espoire.

Son histoire simple et touchante m’a plus. Mais ce qui m’a le plus charmé dans ce manhwa, c’est le dessin de Byun Byung Jun. Les planches couleur et noir et blanc se mélangent harmonieusement tout au long du manhwa. Les couleurs sont douce, apportant une touche de poésie au récit. Les personnages sont très simples, voire grottesque (les visages des enfant avec leur lévres retrousée sont assez spéciaux). Alors que les paysanges urbain sont de toute bauté. J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont est représenté la foule en mouvement, avec des silhouettes toutes hachurées.

– Parfois, les oiseaux se prennent les pattes dans des ficelles. Ensuite, quand il se perchent sur les fils électriques ou dans les arbres, ils ne peuvent plus s’envoler, à cause des fils qui sont restés accrochés… Et en se débattant, il se blessent les pattes…

En ville, la vie est difficile pour tout le monde, pour les hommes comme pour les oiseaux… Les hommes aussi ont souvent des fils qui les retiennent, qui les empêchent de vivre… les blessures s’enveniment sans qu’en s’en aperçoive…

– Tu dis toujours des choses bizarres, grand-père !

– hum hum ! Tu crois ?

Dans ce manhwa comme dans ceux de Kim Dong Hwa, on retrouve une certaine nostalgie de la vie rurale que l’on oppose à la froideur des société urbaine. Ce sentiment je l’ai retrouvé également dans de nombreux manga.

Quoi qu’il en soit, je vous conseille vivement Cours, Bong-gu, publié par Kana dans sa collection Made in (très belle collection, soit dit en passant).

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Jumong ~le voyage en Corée continue

Nous continuons notre exploration des album jeunesse venue des terres coréennes. Aujourd’hui c’est un conte que nous vous proposons.

Jumong

Kim Hyang-Keum (texte)

Kim Dong-Seong (illustrations)

traduit par Lim Yeon-hee et Françoise Nagel

C’est le conte fondateur du royaume de Koguryô que nous raconte ce livre très joliment illustré. Le royaume de Koguryô est un des royaume antique de la péninsule coréenne et Jumong est son fondateur.

Le dieux du soleil, Hoemosou, séduit par la beauté de la fille ainée du dieu de la rivière, s’unit avec elle. Mais il repart dans les cieux laissant Yuhwa derrière lui. Le père de Yuhwa la chasse. Celle-ci trouve refuge auprès du roi de Dong-Pouyeo. Un jour, un rayon de soleil illumine Yuhwa qui tombe enceinte. Neuf mois plus tard elle accouche d’un oeuf. Croyant à un mauvais augure le roi tente de se débarrasser de cet oeuf mais sans succès. Neuf mois plus tard un enfant sort de l’oeuf. C’est Jumong.

Très tôt l’enfant montre des prédisposition étonnantes pour le tire à l’arc. En grandissant, son talent rend jaloux les fils du rois qui influencent le rois pour que celui-ci se débarasse de lui. Le roi, ne pouvant le tuer sans raison l’envoi aux équries s’occuper des chevaux. Jumong insatisfait décide de partir. Grâce à un stratagème de Yuhwa, sa mère, le rois lui offre son meilleur cheval. Jumong décide alors de quitter le royaume de Dong-Pouye en compagnie de ces trois plus fidèles amis. Le rois envois à leur poursuite une armée. Malgré leur avance sur les soldat du rois, Jumong et ses amis se retrouvent bloqué par une rivière. Jumong invoque alors l’aide des dieux des rivières. Les poissons et tortues s’agglutinent les uns aux autres pour former un pont qui permet à Jumong et les sien de s’enfuir. Dès que les soldats tentent d’emprunter le pont, les poissons et tortues se dispersent envoyant par le fond une bonne partie des soldats.

De l’autre côté de la rivière, Jumong trouve une terre fertile ou il fonde son nouveau royaume : Koguryô. Un royaume qui fut prospère pendant plus de 600 ans.

Si le précèdent livre de Kim Hyang-keum que j’ai lu, Terre coréenne, ne m’avait pas vraiment plus, tout d’abord à cause de ses illustrations un peu simplette et puis aussi par son contenu d’avoisinant plus du cours de géographie que de l’album jeunesse. Ici nous somme dans tout autre chose ! J’ai été séduite par l’histoire relevant du conte épique et du mythe fondateur, ainsi que par les magnifiques illustration de Kim Dong-seong. Les illustrations à elles seules valent le détour et font de ce livre un très bel objet. Le récit épique est intéressant, cependant il est assez difficile. Le vocabulaire n’est pas toujours simple et les tournure de phrases sont complexes. Ce qui rend la lecture un peu ardue pour un très jeune enfant (et pour moi si je dois lire à haute voix). Néanmoins Mimiko a prix plaisir à écouter ce récit et suivre les aventures de Jumong.

Un beau livre que je conseille à tous ceux qui s’intéressent à la Corée (et pas seulement aux enfants)

logoalbums2014 5/20

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Printemps… du livre

Le 21 mars vous savez ce qui ce passe ?Le printemps ? oui aussi mais surtout ? Le Salon du livre de Paris !!

SALON-DU-LIVRE+axes

Alors si vous ne savez pas quoi faire pour le week-end, je vous propose de tenter de gagner une des cinq places mise en jeu ici.

Pour participer rien de plus simple : laissez un commentaire en précisant que vous souhaitez participer au tirage au sort et répondez aux trois questions suivantes :

1- quel est le dernier livre (toutes catégories confondues) que vous ayez lu ?

2- pourquoi aller au Salon du livre ?

3- y a-t-il un éditeur en particulier que vous aimeriez rencontrer ?

Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de mauvaise réponses 🙂 Je suis juste un peu trop curieuse.

Cinq participants seront tiré au sort (s’il y en a plus que cinq ^^’)

Je vous rappel que l’entrée au salon est gratuite pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 26 ans. Alors si vous avez la chance d’être dans la fleur de l’âge, profitez !!

Il suffit de vous inscrire sur internet : link

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Le pays de cerisiers ~ Fumiyo Kouno

1955

Dix ans se sont écoulés depuis le jour où l’éclair incandescent a fendu le ciel. Dans la ville d’Hiroshima, l’espit d’une jeune femme est intensément bouleversé. Pour les plus faibles, qu’ont représenté la guerre et la bombe ?

L’oeuvre polémique d’un auteur engagé !

 

C’est ainsi que l’éditeur présente ce manga de Fumiyo Kouno qui revient sur l’impacte que la bombe à laissé sur la ville d’Hiroshima et ses habitants bien des années après que la guerre soit finie. A vrai dire je ne vois pas vraiment ce que cette oeuvre à de polémique, ni de vraiment engagé. Oui, on peut dire qu’il s’agit d’une oeuvre contre la bombe, on voit même à un moment donné des pancartes pour une collecte de fond d’une campagne anti bombe A et H (page 8), mais l’héroïne passe devant sans même y prêter attention. Les personnages de ce manga, tout comme le manga lui-même n’est pas particulièrement “engagé” c’est plutôt un constat, un prise de conscience de ce que la bombe à laissé derrière elle.

Contrairement à d’autres œuvres traitant du sujet, les récit de Fumiyo Kouno sont particulièrement tendres. Le récit commence 10 après explosion et si Minami, l’héroïne de la première histoire, se remémore les horreurs vues le jours de l’explosion, nous, lecteurs ne somme pas confronté aux atrocités que l’explosions à produite comme nous le somme dans le manga de Nakazawa Keiji : Gen d’Hiroshima ou encore dans le film de Shôhei Imamura Pluie noire, qui met également en scène une jeune femme en âge de se marier ayant survécu à l’explosion.

La ville du Yûnagi, premier récit de ce recueil, m’a beaucoup fait penser à Pluie noire. Dans les deux histoires, les jeunes femmes, à la fois traumatisées par ce qu’elle ont vu et effrayée par ce qui peut leur arriver, se refusent au bonheur et fuient l’amour. Pourtant, l’une comme l’autre trouveront un homme qui sait les écouter, qui n’est pas effrayé par la bombe et ce qu’elle a laissé derrière elle. Et toutes les deux n’auront pas le temps de goûter à ce bonheur enfin trouvé et accepté. Deux histoires terribles et extrêmement touchantes. Fumiyou Kouno sait trouver les mots pour nous toucher sans tomber dans le mélodramatique. La douceur de son dessin contraste avec le dureté de certains propos. Ce contraste rend le récit d’autant plus touchant car il met en évidence la normalité de cette jeune femme qui, malgré son vécu, aspire comme toute jeune femme au bonheur et à l’amour.

Par la voix de Minami, Fumiyo fait aussi parler les petites gens de Hiroshima, toutes ses habitants innocent qui ont perdu la vie dans une guerre qui les dépassé complètement.

Personne n’en parle. On ne sait toujours pas pourquoi c’est arrivé. Tout ce qu’on sait c’est que quelqu’un s’est dit que notre mort importait peu. Malgré cela , on a survécu.

Mais le plus effrayant, c’est que depuis, nous soyons devenu des êtres qui acceptent que d’autres aient pensé ainsi, et qui s’y résignent.

Les deux récit suivants : Le pays des cerisiers I et II sont moins directement lié à la bombe. On n’y fait pas vraiment allusion. Les récits se passent plus tard encore. Pourtant on sent planer les séquelles que la bombe à laissé derrière elle comme un ombre pesant sur la vies des héros. Le pays des cerisiers I met en scène une petite fille dont le petit frère est hospitalisé. On ne sait pas si son hospitalisation est ou non une conséquence directe de la bombe, mais le doute est là. En revanche, dans le pays des cerisiers II, où l’on retrouve la petite fille devenue une jeune femme active et son frère guéri, la bombe revient. Elle revient à travers les souvenir du père qui n’est autres que le jeune frère de Minami, l’héroïne du premier récit. Elle revient aussi, plus indirectement, par le refus des parents de Tôko, une amie d’enfance, qui ne souhaitent pas qu’elle fréquente Nagio, le jeune homme qui enfants était hospitalisé car ils redoutent que cette hospitalisation soit lié à la bombe. Si le sujet est abordé ici très discrètement, il met en évidence une difficulté supplémentaire à laquelle furent confronté les survivants de la bombe et leur famille, le rejet par le reste de la société. Nakazawa Keiji dans Gen d’Hiroshima en parle de façon beaucoup plus violente. Le sujet est également abordé dans le film que je citais plus haut : Pluie noire. Plus récemment, on en a reparlé lorsque les évacué de Fukushima se sont retrouvé dans une situation similaire, du moins à en croire les média.

J’ai beaucoup aimé ce manga, il aborde un sujet difficile avec beaucoup de douceur et de subtilité, par des récits très court qui disent beaucoup en peu de mots. Le dessins particulièrement doux de l’auteur rend ce manga d’autant plus touchant. J’ai aimé également le lien familiale qui uni les différents personnages d’un récit à l’autre. Chaque histoire peut être lue indépendamment l’une des autres, mais un fil rouge les relie les unes aux autres leur donnant plus de profondeur. Un très beau manga, à lire absolument.


Japan Expo Awards – Prix du Jury catégorie Moriawase (2007) Prix Culturel Osamu Tezuka – Prix de la nouveauté (2005)

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La mélodie de Jenny

Aujourd’hui nous parlerons encore de manga, un seinen pour changer. Mais pas n’importe lequel, un seinen de Hojo Tsukasa, le célèbre auteur de City Hunter. Si City Hunter est surtout connu pour sa version animé qui passa jadis à la télévision française (et italienne) sous le nom de NickyLarson, le manga est aussi connu des amateur et pour cause ! Il mérite le détour. Mais aujourd’hui c’est d’un tout autre manga de Hojo que je vais vous parler, un tout autre style. Nous allons nous intéresser à La mélodie de Jenny, one-shot proposé aux édition Ki-oon.

La mélodie de Jenny propose 3 histoires courtes ayant toutes comme point commun la deuxième guerre mondiale, ou plutôt comment cette guerre détruisit le destin de jeunes gens prix au piège de l’Histoire.

La première nouvelle met en scène un jeune homme qui rêvait de devenir pilote. Son rêve se réalisera et sa première mission sera une mission kamikaze.

La deuxième nouvelle, beaucoup plus « gaie », raconte la rencontre d’un groupe d’enfant qui fuit l’enfer de leur exil forcé pour retourner chez leur parents et d’une jeune américain qui veut retrouver sa femme japonaise avant qu’on ne le tue. Non, tout le monde ne meurt pas à la fin, mais presque.

La dernière histoire est un peu moins terrible que les autres, enfin… presque. Elle se passe aux USA avant que la guerre entre le Japon et les Etats-Unis n’éclate. On y suit un jeune joueur de baseball japonais en tournée aux Etats Unis et un recruteur qui veut le prendre dans son équipe.

Vous l’aurais compris, on est ici dans le drame. Le mélodrame même ! Hojo en fait des tonnes, ça suante le bon sentiment. Le message simpliste revient à chaque page comme une ritournelle : “la guerre c’est mal”. Non, sans déconner, j’y aurais pas pensé.

Oui c’est facile. Et ça déborde de drame, mais moi je n’ai pas pu empêcher mes larmes de couler. Bon ok, je suis bon public, des qu’on parle de guerre je pleure, c’est plus fort que moi. Même avec Nico le petit renne j’ai pleuré… Du coup ici, je vous dis pas ! Les chaudes larmes qui coulaient de sur mes joues, heureusement que le train était vide.

Si Hojo en fait un peu trop et que le message est simpliste, les histoires n’en sont pas moins touchantes et vraie. Puisque après tout c’est vrai : la guerre détruit les destins de ceux qui y sont prix au piège. C’est l’histoire du pilote qui devient un kamikase malgré lui qui m’a le plus touché. Car le jeune homme s’enrole dans l’aviation de guerre de son plein gré et c’est la patrie qu’il veut protéger qui le tue, pas l’ennemi. Une telle absurdité est pour moi incompréhensible.

Si certains seront dérangé par l’excès de manichéisme dont fait preuve Hojo, moi j’ai beaucoup aimé ce manga, qui, par ailleurs semble plutôt bien documenté.

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à lire aussi La mélodie de Jenny : un chef d’oeuvre de Tsukasa Hôjô sur Paoru.fr pour vous donner envie de lire le manga (ce que je n’aurais probablement pas réussi à faire).

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Les mots de Pika ~ manichéen

Pour sa seconde mission c’est encore moi qui ai choisi le mot : manichéen. Contrairement à héliogabalique que j’avais trouvé dans un livre, le mot « manichéen » je l’ai choisi pour la simple raison que je l’ai utilisé plusieurs fois de suite en peu de temps et je me demandais si c’était à bon escient. Pour en avoir le cœur net j’aurais pu tout simplement ouvrir un dictionnaire, mais j’ai trouvé ça plus amusant de missionner Miss Pika.

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Les mots de Pika

manichéen

Selon le dictionnaire historique de la langue française par Alain Rey l’adjectif manichéen / manichéenne viendrait du grec Manikhaios du nom de l’hérésiarque Manès, auteur d’une doctrine fondée sur la coexistence et l’antagonisme de deux principes cosmiques égaux et éternels : le bien et le mal .

source image : wikipedia


Ce mot est devenu relativement courant au sens de « qui dénote d’une façon de voir, de juger en termes antinomiques de bien et de mal « . Autrement dit entre nous : ceux qui pensent tout noir ou tout blanc, sans entre deux !

Exemple (dictionnaire le littré) :

Familièrement. Cela me ferait devenir manichéen, se dit de quelque catastrophe qui fait penser qu’un mauvais génie gouverne la moitié du monde.

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L’île aux mille fleurs

Cette année, le challenge Je lis aussi des albums s’accompagne d’un rendez-vous mensuel : chaque premier samedi du mois nous nous retrouvons autour d’un thème commun. Si en février j’ai raté l’amour, je n’étais guère mieux inspirée par le thème du mois de mars, tout aussi original : le printemps. Je charrie gentiment mes camarades mais avouez que l’amour en février et le printemps en mars…

Bref, j’étais tellement pas inspirée que j’avais d’abord pensé ne pas participer. Mais j’ai changé d’avis parce que je trouve l’idée de nous retrouver tous autour un même thème très intéressante. Et d’ailleurs j’ai découvert, grâce à ce rendez-vous, de jolis albums chez mes collègues.

Dans la bibliothèque de Mimiko il n’y a cependant aucun livre dédié au printemps, j’ai donc cherché un livre qui de près où de loin pourrait faire écho à ce thème. J’ai choisi, pour cette occasion, un livre dont je voulais parler depuis longtemps : L’île aux mille fleurs. Pourquoi ce livre ? Tout simplement parce que les fleurs y occupent une place primordiale et que le printemps c’est la saison des fleurs par excellence.

Trêve de bavardage, passons aux choses sérieuses !

L’île aux milles fleurs

Claire Jobert

Virginie Sanchez

Père Castor ~ édition Flammarion

Hanna vie avec son grand-père sur une île qu’ils sont les seules à habiter. Le grand-père y cultive des fleurs. Chaque semaine ils remplissent leur bateau de fleurs et vont les vendre au marché du village qui se trouve sur le rivage d’en face. Mais cet île est un volcan et un jour il entre en éruption. Hanna et son grand-père doivent la quitter. Le grand-père dit à Hanna de préparer un balluchon avec ce qu’elle aime le plus, mais ce qu’Hanna aime par dessus tout ce sont les fleurs de leur jardin. Elle en cueille plein et les met dans une amphore. Trop lourde, elle ne peut pas l’emmener et fini par abandonner l’amphore sur la place. Le chagrin rend le grand-père aveugle.

Quand le volcan s’apaise enfin, Hanna retrouve sur l’île pour y chercher quelques fleurs, mais rien n’a resisté au volcan. Elle y découvre un précieux trésor, l’amphore  qu’elle avait empli de fleur à été bouché par la lave et les fleurs mélangé à l’huile que contenais l’amphore se sont transformé en parfum.

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C’est un très joli album, J’aime beaucoup ses illustrations et son histoire à la fois triste et riche en espoir. De la terre brûlé peuvent naître de nouvelles chose, l’île refleurira un jour. La vie change, mais elle continue. Hanna garde le sourire et grâce à son parfum, elle redonnera aussi le sourire à son grand-père.

Si sa grande sœur l’aimais bien, Mimiko n’apprécie guère ce livre. Je ne sais pas pourquoi.

logoalbums2014 4/20

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Un voyage en Corée :

Je continue sur ma lancée coréenne pour deux nouveaux albums jeunesse. Après le conte Frère Lune et Sœur Soleil, voici deux nouveaux livres pour faire découvrir la Corée aux enfants.

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Commençons par Dans le temple de Kim Mi-hye et illustré par Choi Mi-ran, publié aux éditions Picquier jeunesse (2011).

Ce qui m’a attiré dans cet album ce sont les illustrations de Choi Mi-ran, faite au fusain et encre de chine. Ils sont d’une très grande douceur avec des bouilles très rondes et blanches dans un décor sombre et inquiétant où l’on distingue les impressionnantes sculptures des dieux du temple. Cette petite histoire nous permet de découvrir le temple de Seokguram, situé sur le mont Taham, en compagnie d’un enfant et sa maman qui si rendent à l’aube pour prier Bouddha pour le retour du père. A la fin, une double page nous donne queques information supplémentaires sur ce temple qui existe vraiment.

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Le deuxième album dont je vais vous parler c’est Une terre coréenne de Kim Hyang-geum et illustré par Choi Sook-hee, publié par Chan-ok/ Flammarion (2010).

Celui-ci c’est à cause de son titre que je l’ai choisi. Je pensais en apprendre plus sur la Corée. En réalité, c’est plutôt des cartes que le livre parle. Ou comment, les hommes pour ne pas se perdre ont commencé à marquer leur chemin pour petit à petit en arriver aux cartes modernes. Le tout prenant comme décor la terre coréenne. Les dessins sont assez stylisé et les couleurs vives. A vrais dire je n’ai pas vraiment aimé ce livre. Je n’aime pas vraiment les illustrations et le texte peut servir à illustrer un cour de géographie à l’école primaire, mais pour le lire comme ça, ce n’est pas très amusant.

Mimiko n’a pas voulu lire ces livres.

logoalbums2014 2 et 3/20

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