Le balai des sorcières

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Pourquoi les sorcières volent sur des balais magiques ? Voilà une question à laquelle ce petit album répond avec beaucoup d’humour.

C’est Ramina Grospoil, une sorcière dont tout le monde se moque à cause du gros poil qu’elle a sur le nez, qui construit le premier afin de venir en aide à une pauvre sorcière en danger. Son courage et son inventivité seront récompensé : elle créera une usine de balais et plus personne ne se moque de son poile.

Un petit album qui fait rire Mimiko, mais qui moi me laisse assez indifférente.

Pourquoi j’en parle ? Ben c’est Mimiko qui a choisit ce livre pour Ma petite Médiathèque (^_^)

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20 : 30 : 40, des femmes par des femmes

 

20 : 30 : 40  est un film taïwanais

réalisé par Sylvie Chang

en 2004.

Il a été nominé au lion d’or de Berlin.

Synopsis :

On suit en parallèle la vie de 3 femmes à trois périodes différentes de la vie :

20 30 40 - Xiao JieXiao Jie a 20 ans et vient d’arriver en ville avec le rêve de devenir chanteuse. Elle veut échapper ainsi au destin qui l’attend dans sa compagne. Elle va rencontrer une jeune chanteuse avec qui elle emménage et découvrir la vie dans la ville. Fraîche, pétillante et innocente, elle est troublé par l’intimité qui s’installe entre elle et son amie.

20-30-40-Xiag-Xiang.jpgXiang Xiang a 30 ans, elle est hôtesse de l’air. Tout comme sa vie professionnelle, sa vie sentimentale est décousue. Tiraillée entre deux hommes, l’un marié, l’autre trop jeune, elle n’est pas comblée. Insatisfaite de sa vie, elle vaut que ça change.

20-30-40--Lily.jpgLily a 40 ans, elle est fleuriste. C’est en livrant des fleures qu’elle découvre la double vie de son mari. Elle demande le divorce et doit recommencer une nouvelle vie, rencontrer de nouveaux hommes, ne pas se laisser abattre.

Mon avis :

Je trouvais l’idée intéressante, mais j’étais un peu retissâtes. Les histoires de femmes, d’amour et pire, de femmes qui courent après l’amour, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. C’est donc avec quelques appréhensions que j’ai commencé le film. Très vite mes à priori négatifs sont tombés tant le travail de Sylvie Chang est juste et subtil, l’esthétique soignée, le jeu des actrice excellent.

Certes, il s’agit de femmes, et comme toujours, quand on parle des femmes, on parle d’amour et de leur relation aux hommes. Mais le sujet et ici traité avec originalité puisque on suit de front trois personnages à trois périodes charnière de leur vie de femme.

Le point fort de se film, plus encore que son scénario se trouve dans l’ambiance. Bien que tout ne soit pas rose pour nos trois femme, leur vie est abordé avec beaucoup d’humour, les actrices sont excellentes et la photographie très belle. La bande sonore mérite aussi qu’on s’y attarde, les chansons sont interprété par les 3 actrices vedettes.

Bref, un film qui m’a enchanté. Une réalisatrice dont je retiendrais le nom (enfin… je vais essayer).

Fiche technique :

Réalisatrice : Sylvia Chang [Filmographie de Sylvia Chang (allociné)]

Scénario : Sylvia Chang, Cat Kwan, Angelica Lee et Rene Liu

Directeur de la photographie : Chien Hsiang

Compositeur : Kay Huang

Acteurs :

Xiao Jie : Angelica Lee

Xiang Xiang : Rene Liu

Lily : Sylvia Chang

Tong Yi : Kate Yeung

Jeff Zhang : Tony Leung Ka Fai (et mon cœur bat ! ♥♥)

Shi ge : Anthony Wang Chau-Sang

IFrame

Ah ! j’oubliais, le film est disponible en DVD et je vous en ai dégotté un pas cher => link

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Pour vous Mimi à choisi Yumi

Aujourd’hui c’est férié, j’en profite pour partager un bout de Ma petite Médiathèque avec Mimi-chan. Plutôt que de parler de ses livres quand elle est pas là, je la met à contribution. C’est elle qui choisi quel livres méritent une place ici.

Aujourd’hui elle a choisi une Kokeshi d’Annelore Parot : Yumi

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Résumé : 

Yumi est une petite kokeshi mignonne à croquer. Après qu’on l’ai aidé a choisir son kimono, elle nous invite à la suivre pour retrouver sa meilleure amie Sakumi. Les deux kokeshi vont choisir un costume pour se rendre à une fête déguisée organisée par leur amie Kimi. A la fête quel régal il y a des sushi, des sashimi, riz, thé… tout est mélangé faut retrouver ce qui est bon à manger.
Puis on se quitte et Yumi va se coucher. Oyasuminasai, Yumi.

Ce qu’en pense Mimi  (et moi) :

Mimiko adore cet album interactif. Les images sont super mignonnes et très colorées, les pages aux diverses formes invitent à l’exploration. On cherche le bon kimono, les déguisement, sushi… on fait souffler le vent sur les cerfs-volants. A chaque fois c’est n’est pas qu’une histoire à écouter mais un jeu.

« et là, c’est écrit quoi ? »

« aligato »

« c’est en attaché ? »

« non, en japonais »

Parce que par ci par là sont inséré quelques mot en japonais. Dommage qu’il n’y ai pas toujours la prononciation…

Si Mimiko s’amuse, j’avoue que moi aussi. Je trouve les dessins très mignon et je trouve dans cet album de quoi partager avec elle ma passion pour le Japon.

Yumi détail

Le kokeshi plaisent aussi à Yomu-chan (^_^)

Et pour les petites fan de kokeshi, il y a même un site avec tout plein d’info :

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またね (^_^)

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Fleurs de pommier

C’est le printemps, la nature se réveille, sort de sa torpeur hivernales et nous offre un beau spectacle de couleurs et parfums délicats. C’est l’époque du Ohanami (花見) cette fête japonaise qui nous invite à observer les fleurs. Si le sakura en est la vedette, d’autres arbres nous offrent un beau spectacle. Avant les cerisier, les pruniers se parent de petites fleurs, les premières à nous tirer hors de notre hivernages. Émile nous offre de belles photo de leur floraisons sous un ciel brumeux (Osaka – Leçon de générosité des fleurs d’Ume). Puis, quand les pruniers fanent, c’est au tour de cerisier et là tout le monde est à la fête. « apprendre à regarder » nous dit Marianne, et c’est avec beaucoup de plaisir qu’on regarder ses photos où des cerisiers généreux offrent des bouquet, roses et blancs (Hanami 花見 : apprendre à regarder).

Moi, c’est aux fleurs de pommiers que j’aimerais rendre hommage aujourd’hui. Leurs grandes fleures diffusent un doux parfum sucré, et avant que la pluie n’emporte toutes leurs pétales, j’ai pris quelques photos.

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Un peu plus loin, un pommier tardif, des bougeons roses fuchsia sur les branches nues…

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A leur pieds, les herbes folles aussi offrent leurs petits bouquets discrets

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Plus disciplinées, les tulipes roses sourient au cerisier fané

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L’encre du passé

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Résumé :

Dans le Japon d’Edo, Môhitsu, calligraphe errant d’un village à l’autre, rencontre Atsuko, jeune fille espiègle chez qui il décèle un don pour la peinture. Il décide de l’emmener avec lui à Edo pour qu’elle y fasse son apprentissage. Au cours du voyage, une amitié profonde naît entre le calligraphe et la jeune peintre. Tissé autour d’une longue conversation calligraphique, ce lien donnera à Môhitsu la force de surmonter les épreuves du passé et de retrouver l’inspiration.

(quatrième de couverture)

Mon avis :

Ce que j’ai aimé de cet album c’est surtout le rendu graphique rappelant l’univers des peintures japonaises. Un peu coup de pinceau, de belles couleurs qui s’expriment à merveille dans les paysages. L’histoire m’a moins touché, c’est une jolie histoire mais je suis restée assez insensible à la personnalité des protagonistes que j’ai suivis d’un regard lointains. Un bel album auquel il manque un petit quelque chose pour me transporter complètement.

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L’encre du passé

Maël et Bauza

2009

Editions Dupuis, collection Aire libre

Lire un extrait => link

Pour un avis bien plus enthousiaste que le mien, je vous invite à lire la critique de Lunch

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Herakles

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Auteur : Edouard Cour

Edition : Akiléos

2012

C’est quelques mois après avoir lu plusieurs critiques, notamment les avis de Lunch et Badelel sur Ben Dis… ! ainsi que la synthèse d’opinions rédigée par Badelel (faut croire qu’elle aime vraiment) pour K.bd (super concept, si vous voulez mon avis) que je suis tombé sur la BD à la Médiathèque. Étant donnée tout le bien qu’on en dit, je ne pouvais pas passer à côté d’une telle occasion. Et je n’ai pas été déçue !

L’histoire ?

L’histoire c’est celle du mythe. Tout le monde la connaît ou du moins devrait. Personnellement, j’ai eu ma période mythologie gréco-romaine à l’adolescence, mais je ne garde que des souvenir assez flou et je serais bien incapable de citer les 12 travaux d’Herakles (Hercule pour les latiniste).

Le fait que nous sachions déjà, plus ou moins l’histoire, ne gâche en rien le plaisir de la lecture. L’auteur nous donne une version toute personnelle de mythe avec un Herakles pataud et stupide. Tout en muscle (et gras) rien en cervelle. Un homme de cœur à qui on s’attache facilement et qui nous fait bien rire.

Mais encore ?

Si j’ai aimé la façon d’aborder le mythe, j’ai surtout un coup de cœur pour le graphisme. Un dessin crayonné saisissant et vif, de belles couleurs ocres, une lecture très dynamique… Bref, cette BD a tout pour plaire. J’ai bien fait de me laisser convaincre par les éloges qu’on font mes collègues, qui en parlent bien mieux que moi, je vous laisse aller vérifier par vous même 😉

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Quand l’anime nous parle d’histoire # 1

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Le mariage de Histoire (celle avec un grand H) et des anime n’est pas une première ici. Si vous suivez les chroniques de Ma petite Médiathèque, vous avez sans doute déjà remarqué que j’aime compléter mes critiques manga et autre avec des infos sur le contexte historique, des détails culturels et autres données qui peuvent faciliter la compréhension ou simplement intéresser des personnes curieuses tel que moi.

Quand j’ai regardé de l’anime Senkou no Night Raid, j’ai fait des recherches assez approfondies pour tenter de mieux comprendre le contexte historique dans lequel évoluent les personnages. J’ai trouvé cet exercice très amusant et je me suis dit que cela ferait un sujet fort intéressant à exploiter. Apprendre l’Histoire en passant par l’anime. Voilà de quoi égailler les cours d’histoire. C’est ainsi qu’est né l’idée de cette nouvelle rubrique mêlant Histoire et japanimation.

Le premier volet de cette série sera dédié à une période de l’histoire japonaise qui m’intrigue tout particulièrement et inspire de nombreuses fictions. J’espère que vous apprécierez. N’hésitez pas à compléter cet article en laissant des commentaires et/ou des suggestions pour la suite.

Bonne lecture

Bakumatsu et Restauration Meiji – partie 1

L’Histoire avec un grand H :

le Baku-quoi ?

Le Bakumatsu (幕末) est la période de transition entre le Japon féodal des Shôgun Tokugawa, au pouvoir depuis 1603 (période Edo) et la Restauration de Meiji qui voit abolir tous les privilèges de la caste des samouraïs et commencer la marche vers la modernisation du pays. C’est un épisode particulièrement complexe de l’histoire du Japon moderne.

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Expédition de l’amiral Perry dans la baie d’Edo. Peinture japonaise de 1854

Durant le règne des Tokugawa, le Japon reste isolé et les échanges avec l’occident sont rares, c’est la politique isolationniste appelée sakoku (鎖国). Mais en juillet 1853, l’amiral Perry entre dans la baie d’Edo (actuelle Tokyo) avec la ferme intention de forcer le pays à ouvrir ses portes.

Matthew Calbraith Perry

Amiral Perry

Le bakufu (幕府), gouvernement du shôgun, est déjà fragile et la supériorité technologique des armées occidentales ne laisse aucun doute quant à l’impossibilité de repousser les étrangers par la force. Le shôgun doit alors céder à la pression exercé par les américains ce qui lui attise la haine d’un mouvement  d’activiste en faveur de l’expulsion des étranger. L’opposition veut évincer le shôgun du pouvoir et restaurer l’empereur dans ses fonctions de dirigeant du pays.

Le pays se divise alors entre les clans fidèles aux shôgun Tokugawa et ses opposants qui se réunissent sous l’effigie de l’empereur. Afin d’éviter des effusions de sang, le dernier Shôgun, Yoshinobu Tokugawa, remet le pouvoir à l’empereur le 9 novembre 1867. Cependant il garde une place primordiale dans le nouveau gouvernement. Très vite les hommes du Sha-Cho, les deux clans qui mènent l’opposition, l’évincent du pouvoir en organisant un coup d’état en janvier 1868. C’est le début de la Restauration Meiji (明治維新 /Meiji Ishin).

La Restauration Meiji :

Suite aux traités inégaux que le Shôgun a été contraint de signer avec les pays occidentaux après la démonstration de force des américains en 1853, le shôgun doit faire face à une opposition qui s’organise afin de l’écarter du pouvoir. Une tentative de résolution pacifique du conflit est mis en place en 1867, avec les insignes du pouvoirs remises à l’empereur et un nouveau gouvernement qui voit le jour.

Mais le coup d’état du ShaCho qui exclu définitivement le Shôgun du pouvoir déclenche une nouvelle crise. Commence alors la Guerre de Boshin (戊辰戦争 /Boshin sensou) (janvier 1868 -mai 1869).

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Samouraï du clans Satsuma durant la guerre de Boshin

Après le coup d’état, Yoshinobu tente d’organiser une résistance armée, mais échoue et fini par négocier sa capitulation. Il se retire à Mito, mais les clans Aizu, Kuwara et le Shinsengumi, n’acceptent pas cette capitulation. Ils continuent de s’opposer par les armes au nouveau gouvernement. Leurs troupes seront défaites les unes après les autres et la guerre prends fin en 1869.

TokugawaYoshinobu (uniforme militaire français -1867)

Yoshinobu Tokugawa (1867)

L’Empereur, restauré dans son pouvoir de dirigeant du pays va conduire le Japon vers une modernisation forcé, ce qui bouleversera l’organisation sociale du pays. Depuis des siècles, le Japon se trouve sous l’autorité de la caste militaire : les samouraïs. Le nouveau gouvernement, va peu à peu, priver l’ancienne aristocratie militaire de ses privilèges. Si certaines familles de samouraïs réussissent cette conversion en intégrant l’armée, l’administration civile ou en devenant les premiers grands industriels du pays, beaucoup de samouraïs de bas étage se retrouveront à la rue, privé de tout ce qui faisait leur identité. Une violente révolte éclate en 1877, dirigé par celui qui fut un des grand meneurs des armées impériales contre le shôgun quelques années plus tôt : Saigo du clan Satsuma. Les rebelles sont écrasé dans un combat sanglant.

Afin de se moderniser, le gouvernement fait appel à des spécialistes étrangers et envois de jeunes cadres étudier en Europe et en Amérique pour apprendre le meilleur de ce que chaque pays a à offrir. On étudie les navires anglais, l’art militaire et la médecine en Allemagne, le droit et l’administration en France, et bien sûr, les méthodes commerciales aux États-Unis. En deux générations, la société japonaise a achevé un profond changement, en place de l’ancienne stratification sociale basé sur l’hérédité, le prestige dans ce nouveau Japon se fonde sur le niveau d’éducation.

Par les grands bouleversements qu’elle a apporté, cette période historique marque les esprits et inspire de nombreuses fictions. Loin de vous proposer liste exhaustive, je vais présenter quelques séries qui nous permettent de découvrir cette période historique.


Ces animes qui nous parlent d’histoire :

Quant on parle de Restauration Meiji, on pense tout de suite à Kenshin le Vagabond, manga de Nobuhiro Watsuki, adapté en anime et même en film live. Quand l’histoire commence, nous somme à Tokyo en 1878. C’est en 1868 que la ville de Edo prendra le nom de Tokyo, « la capitale de l’Est ». Depuis 1876, les samouraï ne peuvent plus porter leurs sabres, pourtant, Kenshin, bravant cet interdit, vagabonde à travers le pays dans la tenue traditionnelle du samouraï un sabre à la ceinture.

Dès le premier épisode on apprend que Kenshin n’est autre que Battosaï, un redoutable assassin ayant travaillé pour le compte de l’armée impérialiste durant le conflit qui opposa les impérialistes à la résistance des troupes shogunales. Écœuré par tous le sang versé et l’absurdité de cette guerre fratricide, Kenshin déserte le champ de bataille et devient un vagabond. Il fait la promesse de ne plus jamais tuer.

Il se trouve que quatre assassins rattachés aux mouvements des Ishin Shishi (groupe réunissant différents mouvements opposition au Shôgun) ont réellement existait. On les appelait les Hitokiri (人斬り). Quatre samouraïs particulièrement doués au sabre qu’on envoyait éliminer les personnalités importantes de l’opposition. Parmi ceux-ci, Kawakami Gensai (河上彦斎) aurait servi de modèle pour le personnage de Kenshin, bien que la fiction s’éloigne terriblement de la réalité.

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Tout comme Kenshin, Kawakami avait des traits fin et de long cheveux ce qui lui donnait une allure féminine. Mais son caractère était à l’opposé de sa physionomie. Froid et calculateur, il était un excellant escrimeur et un redoutable assassin. Il crée son propre style de sabre : le Shiranui ryû (不知火流) après avoir étudié le ken-jutsu sous l’autorité de Todoroki Buhei. Le Shiranui ryû se caractérise par une très grande rapidité. Cette rapidité est également la base du style de ken-jutsu pratiqué par Kenshin dans l’anime : le Hiten Mitsurugi ryû (飛天御剣流).

Tout au long de l’anime (et du manga) on rencontre plusieurs personnages ayant un lien avec les fait historiques de cette période charnière de l’Histoire du Japon. A travers les réflexions de Kenshin sur son pays et ses transformations, l’auteur met l’accent sur un aspect négatif de la modernisation du pays : les pertes de valeurs des samouraï. Ces derniers perdent leur raison de vivre et ont beaucoup de mal à s’adapter à la nouvelle société. Kenshin est favorable aux nouvelles valeurs du Japon moderne tel que le respect de la vie, mis en avant par Kaoru et son dojo où le sabre devient un arme pour protéger et non détruire, où le kenjutsu est plus proche du kendo moderne que de l’art de la guerre. Malgré cela, il exprime également un regret des valeurs du passé tel que l’honneur et le courage, bref le bushido (voie du guerrier) de l’ancienne caste de samouraï à la quel il a appartenu. Cette ambivalence des sentiments de Kenshin semble bien mettre en lumière ce que ont du éprouver bien des samouraïs de cette époque, un mélange de nostalgie des valeurs passées et une envie de progrès.

La deuxième série qui me vient à l’esprit, c’est Hakuôki, qui nous présente un Shinsenguimi très romancé. Le Shinsengumi est une milice chargée de la protection de Kyoto. Il est formé de jeune samouraï et applique des règles très strictes basées sur le bushido. Au moment du conflit opposant les partisans de l’empereur aux forces shogunales, le Shinsengumi reste fidèle au Shôgun. Par son aspect très strict, le Shinsengumi fascine beaucoup d’auteurs, notamment dans l’univers manga. Hakuôki est tout d’abord un jeu vidéo, adapté en 2010 en série animée. Celle-ci suit les aventures d’une jeune fille à la recherche de son père qui se retrouvera sous l’aile protectrice des membres du Shinsengumi. Plus qu’une série historique, on est dans un univers fantastique, pourtant les personnages tirent leur identité des véritables membres du Shinsegumi, de même certains fait historiques avérées y sont mis en scène.

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D’autres manga nous parlent du Shinsengumi : Corps et âme de Aya Kanno, Peace Maker de Nanae Chrono… mais je ne les connais que de nom.

Le début de ère Meiji et ses différents conflits sont au centre d’une série que j’aime beaucoup : Bakumatsu Kikansetsu Irohanihoheto. Ici aussi, l’Histoire avec un grand H se marie au fantastique avec des hommes agissant sous l’emprise d’une tête démoniaque. Mais derrière cette façade fantastique qui nous tient en haleine, l’anime donne beaucoup de détails sur l’histoire du pays et les différentes batailles. On y rencontre également de nombreux personnages historiques parmi lesquels les membres du shinsengumi mais aussi Saigo Takamori, Sakamoto Ryôma et tant d’autres.

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Bataille de Ueno par Utagawa Yoshimori (1870)

Dans un style très différent Samourai dans la tourmente nous parle également du conflit qui déchire le pays. Ici l’Histoire n’est pas teinté de fantastique mais prend une allure de romance homosexuelle. Les deux héros sont des samouraïs qui tombent amoureux l’un de l’autre mais se retrouverons dans les camps d’adverses quand le conflit armé éclate. Une histoire très émouvante que je trouve bien plus intéressante encore avec cet éclairage historique.

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Vous connaissez d’autres animes / manga qui parlent du Bakumatsu et/ou de la Restauration Meiji ? Perlez-nous-en !

Dans le prochain épisode de Quand l’anime nous parle d’histoire : les hommes fort du Bakumatsu.


Plus d’Histoire ?

Faite un tour sur Sukinanihongo :

La fin du shogunat ou 幕末 (ばくまつ)

Les derniers shogun et la cour impériale

Choshu et Satsuma

 

Bibliographie :

Edwin O. Reischauer. Histoire du Japon et des Japonais. Des origines à 1945. Edition Seuil, 1973. Chapitre 8 : A l’école de l’Occident  (p133-168)

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Le garçon qui voulait devenir un être humain

le-garcon-qui-voulait-devenir-un-etre-humain-T1.jpg le garçon qui voulait devenir un être humain T2 le garçon qui voulait devenir un être humain T3

Titre VO : Videre mod nord

Auteur : Jørn Riel

éditions Gaïa (2002 pour la traduction française)

Traduction de Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet

1980

Livre 1 : Le Naufrage

Livre 2 : Leiv, Narua et Apuluk

Livre 3 : … et Solvi

 

Résumé :

Nous somme vers l’an mil et Leiv, un jeune viking islandais rêve de venger son père, tué par Thorstein. Afin d’assouvir sa vengeance, Leiv se glisse discrètement sur le bateau de Thorstein qui part s’installer au Groenland. Ce n’est qu’en pleine mer qu’il est découvert. Trop tard pour faire demi tour. Fatigué par le cycle sans fin des vengeances et attendri par le jeune âge du garçon, Thorstein lui propose une trêve. Leiv devra attendre d’avoir les bras aussi long que ceux de son adversaire avant de pouvoir le défier. En attendant ce jour, Thorstein prendra soin du garçon.

Mais avant que le bateau n’ai pu atteindre les côtes du Groenland et la nouvelle colonie, le convoi est pris dans une tempête et Leiv fait naufrage. C’est Apuluk et Narua, deux jeunes inuit, qui le retrouveront encore en vie échoué sur une plage. Les deux enfants décident de l’adopter et c’est ainsi que de nouvelles aventures commenceront pour le jeune Leiv, loin de sa terre natale. Aventures qui feront de lui un « être humain ».

Ce que j’en pense :

Riel nous entraîne dans un joli conte épique où Leiv et ses deux amis inuit, Narua et Apuluk, auront à vivre de nombreuses aventures et verrons plusieurs fois leur vie menacée. Ensemble ils affronterons les danger de la vie sur cette terre de neige et de glace, la chasse, les voyages, mais aussi les dangereux viking et les pirates anglais. Ensemble ils vont grandir, mûrir et devenir des adultes. Dans cette quête initiatique, Leiv devra choisir son chemin, et il prendra celui des « êtres humains ».

Alors que la bibliothèque mettait en avant la littérature nordique, mon regard est tombé sur ce roman au département jeunesse. Le titre m’a immédiatement fait penser au film l’enfant qui voulait être un ours dont je vous ai parlé récemment. Et je ne me suis pas trompée puisque, ici aussi, il est question de inuits. Mais, si le titre me rappelle le film, qui s’inspire des légendes inuits, l’histoire elle, n’a rien à voir.

Ce n’est pas seulement à cause de la ressemblance avec le film, que ce titre à attiré mon attention. Vouloir devenir un être humain est assez étrange, non ? Ne le somme-nous pas déjà ? Voilà une question qui, à elle seule, me donnait envie de lire ce roman. Peut-être savez-vous déjà ce que ce titre sous-entend. Si ce n’est pas le cas, je ne vous en dirais rien ! Histoire de vous donner envie de lire cette trilogie qui vaut bien le détour.

Bien qu’à la bibliothèque le livre était présenté comme un roman jeunesse, il plaira aux jeunes et moins jeunes, pour peu qu’on aime les voyages initiatiques et la découverte d’autres cultures. Écrit dans le style de récit traditionnel des légendes du nord, l’histoire se divise en 3 livres, et chaque chapitre est introduit par un petit paragraphe qui nous annonce ce qui vas se passe.

La Tempête

… où Leiv fait preuve d’un certain manque d’expérience, mais se sort malgré tout d’un mauvais pas grâce à Narua…

 Il y a beaucoup d’aventure, mais ce que j’ai, peut-être, préféré c’est découvrir la vie chez les inuits. L’auteur en donne, une vision trop positive, quelque peu idéalisé, mais à l’entendre nous raconter, on aurait bien envie d’aller vivre avec eux.

Les enfants n’avaient aucune notion du temps. Ils dormaient quand ils étaient fatigués, jouaient souvent dehors en pleine nuit, mangeaient quand ils avaient faim, et travaillaient quand ils en avaient envie. C’était peut-être pour cette raison que les enfants inuit grandissaient et devenait des être humains joyeux et heureux de vivre.

[…]

« Chez nous on ne réveille jamais quelqu’un qui dort » […] « parce que […] quand nous dormons, nous mourrons un petit peu. Quand tu dors, ton âme part en voyage, et si on réveille ton corps au mauvais moment, il n’est pas sûr que ton âme puisse retrouver son chemin »

 Aller chez les inuit oui, sauf peut-être pour le froid… et la nourriture !

On les invita à manger autant qu’il le pouvait de nombreux mets délicieux qu’on leur avait préparé.

Et il y avait là de quoi remplir l’estomac ! Il y avait de la viande de renne séchée, de la viande de phoque dans de nombreuses préparations, fraîche, pourrie, bouillie ou séchée. Il y avait des petits poissons que l’on nomme capelans, des guillemots bouillis, du saumon, des mergules confit, des myrtilles marinées dans l’huile de poisson et le contenu d’un estomac de renne.

Un vrai repas de fête ! Vous reprendrez bien un peu de phoque pourri ?

Ok, les repas de fête ne font pas vraiment saliver, mais le bouquin, enfin, les 3, sont succulent et je vous les recommande chaudement.

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Petit panier de manga – spécial shôjo

Le petit panier de manga d’aujourd’hui change un peu des précédents, les paniers 1 et 2 présentaient, en vrac, des albums achetés au hasard des trouvailles en magasin de destockage.

Aujourd’hui, à l’occasion d’une semaine spécial shôjo lancé par le Club Shôjo à laquelle je m’associe, je vais vous proposer un petits panier Spécial shôjo où on retrouves quelques manga d’occas mais aussi (surtout) les premiers tomes de différentes série de manga pour femme/fille que je viens de commencer, ainsi que des shôjo glanés à droite et à gauche.

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 Les nouveautés :

Rendez-vous sous la pluie – T1 :

C’est au salon du livre que j’ai craqué pour cet album. Le résumé, lu sur le blog du Club Shôjo, avait attiré mon attention. Faut dire que j’ai un faible pour la sexomorphose (ça existe ça comme mot ?)

Résumé :

Lors de la cérémonie d’entrée, une tempête printanière inhabituelle s’abat sur le prestigieux lycée Amagai Gakuen. Cinq garçons sont pris dans ce violent orage et subissent un phénomène étrange. Ils sont tous transformés en filles ! Inévitablement, ils vont rencontrer quelqu’un et tomber amoureux…

(quatrième de couverture)

Mon avis : 

Un dessin très typés shôjo, aux silhouettes longilignes et visages triangulaires aux grands yeux. Classique mais plutôt agréable dans son ensemble. Des personnages sympa, certes quelques peu stéréotypé, mais bien moins que dans d’autres manga à harem ou le chiffre 5 est de rigueur, je pense notamment à  Five qui ne m’a pas du tout convaincu. Le scénario a une touche d’originalité qui ne me déplaît pas. Dans ce premier tome on découvre, avec les héros, l’étrange métamorphose qui les touche. Des liens d’amitié se créent entre les 5 garçons. Un premier album qui donne envie de lire la suite.

Rendez-vous sous la pluie

Titre VO : あめのちはれ

Auteur : Bikke

2009

Type : Shôjo

Genre : Romance, drame

Éditeur VO : Enterbrain

Éditeur VF : Taifu Comics (collection shôjo) (maintenant au catalogue de Ototo, si je ne me trompe pas)

Nombre de volumes : 5/6 (toujours en cours au Japon)


Les fleurs du passé – T1 :

Il s’agit ici d’un josei sorti récemment chez Komikku. Premier manga de ce nouvel éditeur que j’achète.

Résumé :

Hazuki est secrètement amoureux de Rokka, la belle fleuriste pour qui il travaille. Alors qu’elle l’invite à passer chez elle, il découvre dans l’appart de Rokka un jeune homme en calçon. Mais qui est cet homme ? Et pourquoi Rokka agit de façon si désinvolte ? Hazuki ne tardera pas a découvrir que le jeune homme n’est autre que le mari de Rokka, décédé. Résolu à conquérir le coeur de la jeune veuve, Hazuki devra en découdre avec le fantôme de l’ex-mari.

 Mon avis : 

On a une romance basé sur un triangle amoureux, un grand classique, mais qui est, ici, traité avec originalité. Et pour cause, l’un des trois héros n’est plus de ce monde ! Une occasion pour parler aussi du deuil, ce que l’auteur fait avec subtilité, sans tomber dans le mélodrame. Ce premier tome se focalise essentiellement sur Rokka, jeune femme touchante. Les personnages masculins manquent encore de profondeur. Côté graphisme, j’aime beaucoup la couverture, mais le dessins à l’intérieur est assez inégal. Très stylisé, aurait peut-être mérité d’être un peu plus travaillé dans son ensemble. Il n’en reste pas moins agréable. Série à suivre.

 Les fleurs du passé

Titre VO : 夏雪ランデブー

Auteur : Kawachi Haruka

2010

Type : Josei

Genre : Romance, fantastique

Éditeur VO : Shôdensha

Éditeur VF : Komikku

Nombre de volumes : 1/4 (terminé au Japon)


Seul la fleur sait – T1 :

Résumé :

Un après-midi d’un jour ensoleillé sur le campus… un soir de pluie à la gare… Misaki et Arikawa se sont rencontrés.

Ils ignorent le nom de l’autre, ne s’étaient jamais vus, mais c‘est le commencement de tout.

Ils vont se rapprocher peu à peu, mais…

(quatrième de couverture)

Mon avis :

Après le shôjo et le josei, voici une autre facette du manga féminin : le shônen-ai, genre mettant en scène des histoires d’amour entre hommes. Ici on a des personnages assez classiques, mais on évite les gros cliché du genre. Le graphisme est également classique mais avec une petite pointe d’originalité qui permet de le distinguer des autres. Un tome 1 qui me donne envie de lire la suite.

Seul la fleur sait

Titre VO : 花のみぞ知る

Auteur : Takarai Rihito

2010

Type : Yaoi

Genre : Romance, Tranche de vie

Éditeur VO : Taiyô Tosho

Éditeur VF : Taifu comics (collection Yaoi bleu)

Nombre de tomes : 3/3 (terminé)


Adekan – T1 :

Résumé :

Shirô, un fabricant de parapluies et ancien maître d’arme de l’ombre, rencontre Kôjirô, un lieutenant de police au sang chaud et amoureux de justice. Il se retrouvent tous les deux confrontés à une série d’enquêtes étranges et rocambolesques dans les bas quartier de la ville…

Intrigues, action et fantaisie pour le premier manga de Nao Tsukiji !

(quatrième de couverture)

Mon avis :

À la sortie du premier tome j’avais lu un extrait en ligne, ça ne m’avais pas convaincu. Trop chargé, trop typé shonen-ai, « trop » tout simplement. Mais après en avoir lu la critique de Mackie, j’étais intriguée. Alors, sur le stand d’Ototo au Salon du livre, j’ai craqué.

Verdict ? C’est drôle parce que c’est bourré de cliché, autant du point de vue graphique que par la mise en scène, mais on ne s’ennuie pas. Je la trouvé un chouïa trop dramatique, très surchargé, absolument irréaliste, notamment au niveau des scènes de combat où Shirô adopte des poses plus langoureuses que combatives. La tendance shonen-ai est plus que simplement suggérée, entre les scène de nu, les poses lascive de l’un et les déclarations ambiguës de l’autre pas besoin d’avoir l’esprit mal placé (ce qui est mon cas) pour y penser. L’ensemble est plutôt réussi, je l’ai lu d’une traite et je me suis bien amusé. Le côté trop fouillis qui m’avait déplu au premier regard donne une petite touche d’originalité qui s’avère finalement très agréable. Encore une série que j’ai bien envie de continuer.

 Adekan

titre VO : アデカン

Auteur : Nao Tsukiji

2008

Type : shôjo

Genre : fantastique, suspense

Éditeur VO : Shinshokan

Éditeur VF : Ototo (collection Seinen)

Nombre de volumes : 4/6 (toujours en cours au Japon)


La fleur millénaire – T1

Celui-là il a fallu que je me batte pour le récupérer ! Je l’ai récemment offert à A-chan qui, depuis, l’a déjà lu 2 fois. J’ai du attendre qu’elle en termine la deuxième lecture pour pouvoir lui emprunter (-_-)’

Résumé :

Fille de la reine officielle du pays de Â, Aki n’a de princesse que le titre. Seule pour s’occuper de sa mère malade délaissée par le roi, elle doit supporter fièrement les mesquineries de la seconde reine. Un jour, elle croise le chemin de Hakusei, un jeune esclave aux yeux bleus qui décide de lier son destin au sien. Destin qui la mène à rencontrer Seitetsu, un commerçant qui la prend sous son aile et la fore aux « six arts » indispensables à une princesse.

Mais ces nouvelles compétences se révèlent dangereuses lorsqu’elle ridiculise son demi-frère, le jeune prince, à l’occasion d’une partie de chasse, attirant sur elle et les siens la rancœur du couple royal. Une rancœur mortelle…

(quatrième de couverture)

Mon avis:

Un manga agréable qui se lit tout seul. Un intrigue suffisamment complexe pour vous intriguer et… c’est tout. C’est sympa, voilà. Le dessin et bien fait, agréable. Le tout est bien tourné. Mais je l’ai trouvé un peu trop mélodramatique et pas très réaliste. Sans parler de la relation entre l’héroïne et son serviteur beaucoup trop stéréotypé. Un premier tome qui donne, quoi qu’il en soit, envie de lire la suite.

La fleur millénaire

titre VO : 女王の花

Auteur : Izumi Kaneyoshi

2008

Type : Shôjo

Genre : Romance, historique

Éditeur VO : shôgakukan

Éditeur VF : Kaze (collection shojo)

Nombre de volumes : 1/7 (toujours en cours au Japon)


J’ai lu aussi :

Library wars – love 1 War – T1 à 4 :

Résumé :

Japon, un futur sombre et incertain…

Au début de l’ère Seika (ère fictive), le gouvernement a voté un texte appelé “Loi d’Amélioration des Médias” et qui vise en réalité à un contrôle renforcé de la culture. L’armée est ainsi mise à profit pour censurer et détruire les ouvrages susceptibles de troubler l’ordre public, ou de porter atteinte aux valeurs de la patrie !

Afin de lutter contre cette répression, les bibliothèques se sont fédérées et mobilisées afin de créer une unité d’élite spécialement entraînée pour protéger les livres et leurs lecteurs. Depuis que, lectrice, elle fut sauvée d’une rafle par un des membres de cette unité d’élite, Iku Kasahara rêve d’en faire partie à son tour. Mais l’entraînement, mené d’une main de fer par son instructeur, s’avère impitoyable !

(Source : Manga-News)

Mon avis :

Il y a longtemps, j’ai vu l’anime et j’en garde un très bon souvenir. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé les personnages en version papier. Ce que j’aime dans ce manga c’est son côté action, bien que l’accent soit plus mis sur la relation que l’héroïne, jeune femme naïve (comme il se doit), et son chef (dont elle est secrètement amoureuse, mais ne le sait même pas) entretiennent. J’ai trouvé qu’il y avait un assez bon équilibre entre action et sentiment, entre sentiment et humour. Et ça ne manque pas d’humour, des gags classiques mais efficaces. L’héroïne je la trouve très sympa, ça change des héroïne de shonen qui, pour montrer qu’elle sont aussi forte que les hommes, doivent obligatoirement casser la gueule à tout le monde, être vulgaires et j’en passe. Les personnages de cette série m’ont semblait plutôt réaliste. Et le background est original, intéressant, mais malheureusement insuffisamment exploité.

Library Wars -love & War

Titre VO : 図書館戦争 LOVE&WAR

Auteur : Yumi Kiiro (dessin), Arikawa Hiro (scénario)

2008

Type : Shôjo

Genre : Romance, aventure, action

Éditeur VO : Hakusensha

Éditeur VF : Glénat (collection shôjo)

Nombre de volumes : 9/11 (toujours en cours au Japon)


Le Passage – one-shot :

Résumé :

Recueil d’histoires courtes surnaturelles où l’on rencontre fantômes, anges et autres êtres étranges.

Mon avis :

Un one-shot qui vaut le coup, des histoires toute en poésie, certaines sont plus intéressantes que d’autres mais l’ensemble est très agréable. Le dessin fait un peu vieillot, mais j’aime son côté simple et doux. Malheureusement la commercialisation en a été stoppé, mais si vous tombé sur une occas de ce manga ou l’autres one-shot de Konno Kita : Montre-moi le chemin, laissez-vous tenter.

Le Passage

Titre VO : 知る辺の道

Auteur : Konno Kita

2005

Type : Shôjo

Genre : Histoires courtes, fantastique

Editeur VO : Gentôsha

Editeur VF : Taifu comics

Nombre de volumes : one-shot /!\ commercialisation stoppée


Onmyôji T1 à 3 :

Résumé :

Abe no Semei, un célèbre maître du Yin et du Yang, chasse les démons et autres esprits en compagnie de son meilleur ami Hiromasa, candide homme de cour versé dans la musique.

Mon avis:

Encore un josei qui plaira autant aux femmes qu’aux hommes, ou pas. Parce que, avouons-le, il faut s’accrocher. Il ne s’y passe, somme toute, pas grand chose. Les héros parlent beaucoup et c’est truffé de références culturelles qui obligent le lecteur à des allées et venues incessantes entre manga et notes explicatives. Mais comme, avant de me mettre au manga, je lisais des livres d’histoire japonaise, moi ça me gène pas. Un très bon manga, tout en finesse pour les fanatiques de la mythologie et la culture japonaise.

Onmyôji

Titre VO : 陰陽師

Auteur : Okano Reiko (dessin), Yumemakura Baku (scénario)

1994

Type : josei

Genre : Historique, fantastique

Éditeur VO : Hakusensha

Éditeur VF : Delcourt (collection Fukei)

Nombre de volumes : 7/13 (terminé au Japon)


Les Sunjung :

Le garçon de la lune – T1 et 5 :

Résumé :

Sur la lune vivent des lapins. Mais un jour, les renards débarquent et mangent tout le monde. Afin de survivre, les lapins descendent sur terre et se mêlent aux humains (ben oui, c’est des lapin humanoïdes). Alors qu’ils sont à l’école primaire Myung-Ee et Yu-Da découvrent qu’ils sont des lapins. Yu-Da disparaît et Myung-Ee est la seule à se souvenir de lui. Elle le retrouve des années plus tard, au lycée, mais lui semble ne pas se souvenir d’elle. Il est le « lapin noir », convoité par les renards. Renards avec qui il vit et qui ont l’intention de l’offrir à leur reine une fois qu’il aura atteint la maturité. Myung-Ee décide alors d’intégrer une « armée de lapins » afin de sauver Yu-Da contre son gré.

Vous avez rien compris ? Et ben moi non plus !

Mon avis :

Heu… l’auteur est fan de lapins et elle nous en sert à la sauce fantastique, bizarrement assaisonné. Il y a de l’action, du combat… Si ce n’est le graphisme et le focus fait sur l’héroïne et les sentiments qu’elle a pour Yu-Da, on pourrait se croire dans un shônen fantastique. Oui, enfin, avec des lapins. Le scénario est assez chaotique, faut dire que n’ayant lu que le tome 1 et 5 c’est un peu difficile de suivre… Graphiquement c’est assez chargé, typique du sunjung, mais en plus c’est pas beau. Tout me semble un peu too much et ces 2 tomes ne me donnent pas envie d’avoir le fin mot de l’histoire.  ça tombe bien, c’est plus commercialisé (et je comprends pourquoi).

Le garçon de la lune

Titre VO : 월요일 소년

Auteur : Lee Young Yoo

2005

Type : Sunjung manhwa

Genre : Romance , fantastique

Éditeur VO : Haksan

Éditeur VF : Clair de lune (collection Encre de Chine)

Nombre de volumes : 9/9 (terminé) /!\ commercialisation stoppée


Magical JXR – T3 :

Résumé :

Crise? La rupture de l’équipe ? Au moment où la relation entre Jay, Aru et Tchoa se détériore à cause d’un faux pacte, deux cartes magiques leur apparaissent durant un voyage scolaire.

(quatrième de couverture)

Oué mais là on est déjà au tome 3 ! Pour savoir de quoi il en retourne, je suis allé voir le résumé sur Manga-News :

Aru et Jay sont étudiants dans une école de sorcellerie. Pour obtenir leur diplôme, ils doivent s’aventurer dans le monde des humains et faire une année de contrat avec la ravissante Cho-Ah. Cho-Ah ne pense pas qu’ils sont des magiciens mais 2 idiots, et ne veut pas avoir affaire avec eux. Comment peuvent-ils convaincre qu’ils le sont pour de vrai ?

Mon avis :

Difficile d’avoir un avis pertinent en n’ayant lu qu’un seul tome, pris en plein milieu de la série. J’ai pas compris grand chose à l’intrigue…

Côté graphisme c’est un sunjung manhwa dans toute sa splendeur : il y en a des tonnes ! Les grands yeux, les bishonen aux coiffures méchées… Et puis on retrouve aussi du mélodrame, une héroïne qui frappe tout le monde (ben oui c’est bien connu : tous les problèmes relationnels peuvent être résolu à coup de points), de l’humour et beaucoup de SD. Faut croire que les manhwaga en sont fan, je trouve qu’il y en a toujours plus que dans le manga.

Vous l’aurais compris, nous avons à faire à un sunjung très classique. Néanmoins, la lecture de ce tome me donnerais presque envie de lire le reste, parce que maintenant j’ai envie de savoir de quoi il en retourne ! Dommage pour moi, la série n’est plus commercialisé.

 Magical JxR

Titre VO : 매지컬 JR

Auteur : Lee Sun-Young

2006

Type : sunjung manhwa

Genre : Romance, fantastique

Éditeur VO : Haksan

Éditeur VF : Clair de lune (collection Encre de Chine)

Nombre de volumes : 5/5 (términé) /!\ commercialisation stoppée

Finalement, je l’ai attrapé le virus du shôjo (^_^)’

Voir Du shôjo, mais oui, pourquoi pas !

J’espère que ce petit panier spécial vous a plu. N’hésitez pas à laisser vos impressions sur les manga cités.


Pour tous les termes techniques : Lexique Manga et Anime

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Du shôjo, mais oui, pourquoi pas !

Fin 2012, alors que Ma petite Médiathèque venait tout juste d’avoir un an, à l’heure de faire un premier bilan, je décidais que la découverte du shôjo, et plus généralement du manga féminin, deviendrait un des objectif de 2013.

La première étape fut mon inscription sur le forum du Club Shôjo où j’espérais trouver quelques bons conseils. J’y trouvais bien plus que de simples conseils : une équipe super sympa. De quoi me motiver dans cette aventure, pour laquelle j’étais un peu réticente.

4 mois plus tard, un contribution bien modeste au forum (1 fiche shônen, 1 fiche seinen et 1 yaoi), quelques challenges et discussions diverses et variés, voilà que je reçois une invitation pour participer à un événement interblog. L’idée est sympa et je suis ravie.

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Oui mais voilà, le thème en est bien sûr le shôjo (entendre par là le manga pour filles/femmes au sens large). Et plus précisément :

Quelles sont les caractéristiques d’un bon shôjo selon toi ? Qu’est ce qui t’intéresse dans les shôjo ?

 Que vais-je bien pourvoir dire alors que je connais si mal ce genre de manga ? Mais qu’à cela ne tienne. Nico Robin me suggère alors d’expliquer pourquoi la découverte du shôjo fait partie de mes objectifs pour cette année.

Question intéressante, que je ne me suis pas vraiment posé. Voilà l’occasion rêvé de faire le point sur mes motivations et mon avancé dans ce monde hostile du shôjo.

Amour, sentiments et eaux de rose !

Hostile, oui, j’ai bien dit hostile. Le rose, l’amour, le romantisme, les larmes, les « je t’aime, moi non plus »… ça fait peur ! Alors j’invente plein d’excuses : c’est trop fleur bleue, c’est niais, c’est pas intéressant, j’ai passé l’âge… Enfin, c’est pas les excuses qui manquent pour se passer de shôjo. Mais voilà, j’ai mauvaise conscience ! Non parce que j’en ai lu combien de shôjo pour juger ?

Ben… c’est à dire que… heu… 3. Peut-être 4…

C’est pas avec ça que je vais pouvoir me faire une idée ! Parler sans connaître, j’aime pas ça. Voilà donc ma première motivation : lire du shôjo pour savoir si vraiment c’est pas fait pour moi.

Puis, il suffit de se poser la question 5 minutes pour ce rendre compte que sous le terme générique de shôjo se cachent des styles, genres et sous-genres très différents les uns des autres. Tout n’est pas bon à prendre, mais je suis sûre qu’en cherchant bien je peux trouver chaussure à mon pied dans le manga pour femme.

Le but de mon explorations est donc de :

1 – découvrir les différentes facettes du shôjo

2 – trouver du bon manga pour femme, loin des clichés et des amourettes lycéennes (parce que là, j’ai vraiment passé l’âge ! Enfin, je l’ai jamais eu cet âge là, mais ça c’est une autre histoire)

3 – Accepter la femme qui est en moi et apprécier des lectures romantiques

Dora l’exploratrice

Armée de mon petit sac à dos, d’une carte (le club shôjo et son forum) et de Babouche (plusieurs Babouches même) je suis donc partie explorer un univers qui flore bon l’œstrogène.

Cela fait 4 petits mois d’amour et … Difficile de se passer de seinen. Malgré ma bonne volonté, les visites en librairie se terminent souvent par un seinen ou deux. Mais ces derniers temps j’ai été une bonne élève. Ma wish-liste shôjo est passé de 0 à plusieurs tomes, et quelques bonnes et moins bonnes lectures ont suivi.

Comme dit le proverbe : « doucement, mais sûrement » !

Alors, verdict ?

J’ai tenté le shôjo ultra classique des amourettes lycéenne (et le shôjo harem) avec Five et là c’est sûr, ce manga là, très peu pour moi ! J’ai même pas trouvé ça drôle, comme c’était le cas par exemple de Palais de Park So Hee (sunjung manhwa à la trame classique mais traité avec beaucoup d’humour). J’ai d’abord cru qu’il s’agissait là d’un très mauvais manga du genre, mais, à en lire d’autres critiques plutôt positives, j’en déduit que c’est juste moi qui aime pas. Voilà ! Et là, je n’ai fait que confirmer mes à priori négatifs.

Mais il ne faut jamais s’arrêter sur un échec ! Je continue à explorer.

Grâce à des conseils avisés et le hasard des offres d’occaz j’ai acheté River’s Edge de Kyoko Okazaki. Bien que celui-ci soit classé comme seinen par l’éditeur français, il s’agit à l’origine d’un josei (manga pour femme). Loin des stéréotypes, des amourettes et des cliché à l’eau de rose, River’s Edge dépeint des ados tourmentés. Ici l’accent est mis sur leur mal de vivre et sur la perversité d’une société qui les oppresse. Les personnages sont réalistes et intéressant. Alors que le dessin me rebutait un peu, j’ai finalement été ravie de découvrir une autre facette du manga pour femme, plus sérieux, plus mûr et proche du genre de seinen que j’aime lire. D’ailleurs, qu’il s’agisse d’un josei ou d’un seinen ce titre plaira autant aux hommes qu’au femmes, bien moins aux jeunes filles en mal d’amour.

Objectif 1 et 2 atteint ! Ce one-shot montre bien que le manga pour femme ce n’est pas que des histoires édulcorées et ça me plaît.

J’ai continué à n’aventurer dans le josei avec un album très différent, je dirais même à l’extrême opposé de River’s Edge : Romance d’outre-tombe de Natsumi Sumeragi. Une relecture. C’est un des premier josei que j’ai lu, il y a quelques années. A l’époque il m’avais laissé indifférente. Retombée dessus par hasard, je me suis dit que c’était l’occasion de m’y replonger avec un regard nouveau.

Objectif 3 atteint ! Parce que ici, côté romance on est bien servi. Et j’ai aimé ça !

Ai-je attrapé le virus shôjo ?!

Les symptômes ne sont pas encore là, ma wish liste compte toujours une majorité de seinen, quelques josei et peu de shôjo. Mais on peut voir qu’une certaine contamination c’est opéré. Je n’ai plus les mêmes à priori. Et si on me parle shôjo je ne m’enfuis plus à toute jambes. Il y a un certain genre de shôjo auquel je n’adhère pas vraiment : les romances trop stéréotypée qui traînent en longueur, les shôjo harem qui se ressemblent beaucoup les uns les autres…

Eh ! Mais t’avais pas dit que t’en avais lu que trois ou quatre ?!

Oui, c’est vrai, j’en ai lu très peu (maintenant ça fait plus que 4 ^^). Mais ce que je ne vous ai pas dit c’est que, avant de me mettre à lire des manga, j’ai regardé énormément d’animes, parmi lesquels nombreux était destiné à un public féminin, dans des styles très divers allant du magical girl au school life, des histoires d’amour mignonnettes aux relations incestueuses, du gentil shonen-aï aux hard yaoi… Bref j’ai tout testé (ou presque).

Si je connaissais donc déjà les thématiques du shôjo, ce que je veux découvrir, c’est la version écrite : la narrative et le graphisme du shôjo, différents de ceux du shonen ou du seinen.

La suite des aventures de Dora au pays du shôjo ? Pour la semaine shôjo, j’ai décidé de concocter dans les jours qui viennent un petit panier de manga spécial shôjo.

Non mais ça va pas du tout ça ! Le thème c’est « les caractéristique d’un bon shôjo »!!

Ben… à cette question j’y répondrais l’année prochaine, peut-être…

Et vous, lisez-vous des shôjo ?

Que les shôjoadict n’hésitent pas à me laisser des bons conseils pour mes futures lectures œstrogénique.


La semaine Shôjo chez les copains :

Yaoi Cast => Qu’est-ce qu’un bon yaoi ?

Le Chapelier Fou => La semaine du Shôjo chez le Chapelier Fou

La médiathèque d’ivan isaak => La semaine du shôjo

Club Shojo => Les caractéristiques d’un bon shôjo

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