Ozuma, ozum(er)a pas?

Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ?!! Ouais, bon ce soir c’est du grand nimportnawak.

Mais Ozuma c’est une chouette série écrite par Leiji Matsumoto (松本 零士) qui vaut bien qu’on s’y attarde quelques minutes.

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Synopsis :

La terre est devenue une vaste étendue désertique. C’est dans cet environnement hostile que Sam, un membre de l’équipage du vaisseau pirate Bardanos, pourchasse Ozuma, une mystérieuse machine qu’il pense responsable de la disparition de son grand frère. Un jour, Sam tombe sur Maya, une jeune femme bien étrange poursuivie par l’armée. Il décide de la secourir et de l’amener à bord du Bardanos. Mais la jeune femme semble cacher un secret. Pourquoi l’armée la poursuit ? Qui est-elle vraiment ? Et pourquoi cherche-t-elle aussi Ozuma ?

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Côté technique :

Réalisateur : Ikezoe Takahiro

Auteur : Leiji Matsumoto

Année : 2012

Studio : LandQ Studios, Gonzo

Durée : 6 épisodes

site officiel

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Mon avis :

Tout de suite on reconnais la patte du maître. Même mon chéri, qui ne regarde plus d’anime depuis… ben, depuis qu’Albator ne passe plus au club Dorothée (c’est bien au club DDorothéequ’il passait?), autrement dit depuis une époque où il existait encore les Walkman et les K7, au temps des dinosaures ou presque, a de toute suite reconnu le dessin en
jetant un œil rapide par dessus mon épaule. Ce dessin rendra peut-être nostalgique les plus vieux. Mais je trouve que, tout en gardant sa particularité, le dessin est moderne et s’insère bien dans le panorama de l’anime actuel.

Moi Albator, je connais bien sûr, mais j’ai jamais regardé. Alors, si j’ai tout de suite reconnu le travail de leiji Matsumoto, cela ne m’a pas spécialement perturbé. En tout cas c’est graphiquement agréable et plutôt bien réalisé. Avec une animation basique mais qui passe assez bien. L’ensemble n’a rien d’une oeuvre d’art mais se laisse regarder avec plaisir.

Côté histoire, nous somme dans un scénario post-apocalyptique assez classique avec une terre devenue désertique. Mais il y a une petite originalité : l’humanité se divise en deux « races ». D’une part les Natura, ceux qui se reproduisent par voie naturelle, peu nombreux. Les membres de l’équipage du vaisseau pirate Bardanos sont des Natura. Et de l’autre côté, des hommes « parfait » cloné à partir du meilleur ADN. Et c’est justement la recherche de cette perfection qui fait que l’humanité à causé sa propre perte. Bon, je ne vous en dirai pas plus car sinon je risque de tout dévoiler. Mais j’ai trouvé cet aspect intéressant, de même que la réflexion que cela implique et la conclusion que tout cela enduira.

Les personnages restent assez superficiel, en seulement 6 épisodes difficile de leur donner beaucoup de profondeurs. Néanmoins il y a de belles personnalité, défendant différents points de vu et il est assez aisé de comprendre les motivations de chacun.

Pour conclure je dirais que cette série vaut le détour, et de toute façon, elle ne prendra pas beaucoup de votre temps avec 6 épisodes de 25 minutes. Alors, si vous aimez la SF, laissez-vous tenter.

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=> à voir en streaming sur Manga Passion : link

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J’ai testé le hentai

Et oui, la curiosité est un vilain défaut. Mais il est incurable. Alors, autant l’assouvir ^_^

Et puis, si je veux parfaire ma connaissance de l’univers du manga (et j’ai encore un long chemin à parcourir) je dois en explorer les diverses facettes. Le hentai en est une, au même titre que le seinen, le shônen ou le shôjo. (heu… pourquoi est-ce que je me justifie, moi?)

Après de nombreuses hésitations j’ai fini par sauter le pas et ai choisi un titre au hasard. Ben oui, je me voyais mal aller dans ma librairie préféré et demander au charmant vendeur qu’y travaille : « quel hentai me conseillez-vous ? » (pourtant, il y a quelques années j’ai acheté, dans cette même librairie, une belle collection de BD de Manara…). Alors, faute de culot suffisant et d’infos sur le genre, je me suis contenté de choisi un peu au pif sur Amazon. J’ai jeté mon dévolu sur Entre deux.

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Alors bon, niveau scénario ça vole pas bien haut. Keita Sakura rencontre la belle Honoko, ils couchent ensemble. Mais, avant qu’il n’ai eu le temps de la retrouver, Aya lui met le grappin dessus et, il est tellement faible qu’il se laisser faire. Alors que ses pensées sont encore toutes tournées vers Honoko, dont Aya est une bonne amie (histoire de pimenter un peu l’intrigue).

Ce que j’en ai pensé ?

Le scénario est plat et les personnages… pas vraiment « cool ». Sakura est si faible une belle paire de nichon suffit à avoir raison de lui, Honoko est trop gentille et Aya trop obsédé, elle ne laisse même pas le temps de dîner à son petit-amis avant de lui sauter dessus. Oui, mais bon, si on lit du hentai, c’est pas pour l’histoire. Ok, ok… Mais quand même, on pourrait faire un minimum d’effort.

Côté émoustillage, alors ? Là, pas de soucis, dans ce titre, le sexe ne manque pas. Des scènes très explicites et pas désagréables à regarder. Un bémol cependant : des seins vraiment, vraiment trop gros ! Je peux comprendre que ça plaise au mecs, et j’en suis pas un, mais là, ça fait vache laitière !

Au final, une lecture nocturne pas désagréable, mais pas particulièrement palpitante. Un tantinet redondant et ennuyeux. Peut mieux faire.

Défi du jour : trouver un hentai avec un minimum d’histoire et des poitrines normales.

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Même pas peur !

Voici le titre de la 5ème édition du Festival cinéma jeunes publics organisé par le Clap Poitou-Charente. Plusieurs villes ont participé à cet événement, dont la mienne. Et en plus pendant les vacances scolaires ! Si c’est pas bien ça! Mon programme de vacances était tout trouvé. Et avec moi, Mimi-chan qui, en digne héritière de sa mère, ne voulais plus quitter les salles de cinéma. Elle en a même presque appris à lire l’heure, du moins, celle de la séance ciné. Ben oui, pour être sur que je n’oublie pas.

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Notre petit programme était :

  • Le jour des Corneilles
  • 10,11,12… Pougne le hérisson
  • Loulou et autres loups
  • Ernest et Célestine

J’avais initialement prévu 3 autres films, mais finalement, une petite fièvre aidant, nous nous sommes arrêté là.

Avant de vous parler plus en détail de chaque film, je vous libres quelques observation générales sur ce festival. Tout d’abord j’ai été surprise par les salles vides. Des films d’animation pendant les vacances scolaires et à 3€ la séance !! Je m’attendais à foule. Finalement on se sentais un peu seuls dans les salles. Peut-être est-ce du au manque de communication. Je suis tombé sur l’info par hasard en allant voir Le chien du Tibet une semaine plus tôt. Autrement, rien, nulle part. Faire un festival, avec des films en avant première et tout, mais pas de pub ! C’est un peu étrange, non?

Sinon, mis à part l’absence du public, le festival offrait un beau programme : beaucoup de films, récents et moins récents. Notre petit cinéma proposait 2 à 3 séances par jour, sur 12 jours, parmi lesquelles 5 avant-premières. C’est pas rien ! Ben oui, j’habite une toute petite ville, avec un tout petit cinéma… alors je trouve ça super !

Entre petite fièvre et escapades (vacances oblige) je n’ai profité qu’assez peu du beau programme offert. Mais assez pour partager quelques impressions avec  vous. Cessons donc ces bavardages inutiles et passons aux choses sérieuses : les films !


Le jour des Corneilles :

Avec Ernest et Célestine, ce film faisait partie des 2 titres que je ne voulais absolument pas manquer. Et j’ai eu de la chance, il passait justement la veille de mon départ pour Paris (mais c’est une autre histoire).

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Synopsis :

Le petit courge vit dans la forêt avec son père. Celui-ci, très dur et sévère, lui interdit de quitter la forêt. Mais un jour le père se blesse, et le fils décide de braver cet interdit pour chercher de l’aide. C’est là qu’il rencontrera Manon.

Ce que nous en avons pensé Mimi-chan et moi-même :

J’ai adoré ! Les décors sont magnifiques. De véritables peintures. Surtout dans la forêt, le dessin fait ressentir cet atmosphère magique qui se dégage de la nature profonde. Les personnages sont quant à eux très stylisé (surtout le petit Courge) mais s’insèrent bien dans ce décor. C’est de toute beauté !

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L’histoire est mignonne. On se prend vite d’affection pour le petit Courge. Le scénario, n’est pas particulièrement bouleversant, mais c’est une jolie histoire. Bien que le film s’adresse au jeune public, l’histoire est tiré d’un roman pour adulte de Jean-François Beauchemin, écrivain québécois. N’ayant jamais lu ce roman je ne peut pas me prononcer sur la fidélité du scénario par rapport à l’oeuvre originale.

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Le film est conseillé aux enfants à partir de 7/8 ans. En effet, moi qui suis adulte, ai vraiment aimé ce film. En revanche Mimi-chan, du haut de ses 4ans et demi (le demi c’est très important à cet âge là) n’a pas beaucoup apprécié. Son commentaire en fin de séance : « j’ai aimé, un peu, mais pas beaucoup ». Personnellement je trouvais qu’il y avais rien de spécialement impressionnant dans ce film. Et vu qu’elle n’a pas eu peur en regardant le chien du Tibet, j’ai pensé qu’il y aurais aucun problème. Or elle a été très impressionné par le père, qui n’est pas vraiment gentil. Quand il se met en colère, ça fout les chocottes ! On aimerais pas être à la place du petit Courge.

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Fiche technique :  

Réalisateur : Jean-Christophe Dessaint (il s’agit de son premier long métrage)

France / 2012 / 1h36

D’après l’oeuvre de Jean-François Beauchemins

Scénario : Amandine Taffin

Musique : Simon Leclerc

Doublage :

le père Courge : Jean Reno

le petit Courge : Lorant Deutsch

Manon : Isabelle Carré

Le docteur : Claude Chabrol

Bande-annonce :

Plus d’info :

Le jour des Corneilles : les secrets d’un dessin animé à l’ancienne à
voir sur le site du Monde


Ernest et Célestine:

Ernest et Célestine en avant première, si c’est pas beau ça !!

La sortie nationale est prévue pour le 12 décembre prochain.

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synopsis :

Célestine est une petite sourie orpheline que l’on destine à une carrière de dentiste. Mais ce qu’elle aime, elle c’est dessiner des ours. Ernest est un ours, un saltimbanque vivant en marge de la société. Le hasard veut que leur chemin se croise et une grande amitié va naître entre les deux aux grand dam des ours et des souries qui condamnent cette amitié.

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Alors, verdict ?

Superbe ! Une vrai réussite. Le dessin, très esquissé, aux couleurs pastel est très doux, très mignon. Le film raconte une belle histoire d’amitié et de tolérance. On y critique les préjugés et l’ignorance. Le tout sur fond de dialogues très amusants. On ris, on souris. On s’amuse et on s’émeut en compagnie de ce couple bien étrange. Résolument un très beau film que je reverrais avec plaisir. Ne le manquez pas !

Ernest et Célestine détail

Et Mimi-chan, qu’en a-t-elle pensé ? Étrangement, elle n’est pas vraiment entrée dans l’histoire. Sans doute à cause de la fatigue. De nous tous (car cette fois j’y suis allée en force, armée de sœur et neveux) c’est sans doute celle qui c’est le moins amusé. Pourtant dans ce film il y a tout : les moments tranquilles, les moments drôles, de l’action et même de la tragédie. En tout cas, la salle était pleine à craquer (et c’est bien la seule fois).

Bande-annonce :

Fiche technique :

Réalisateur : Benjamin Rennes (dont c’est le premier long métrage), Vincent Patar et Stéphane Aubier

France, Belgique, luxembourg / 2012 / 1h20

Scénario : Daniel Pennac

Musique : Goran Bregovic

Doublage :

Ernest : lambert Wilson

Célestine : Pauline Brunner


Loulou et autres loups :

Série de courts métrages (2003).  DVD

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Loulou

de Serge Elissalde (29 minutes), d’après l’album de Grégoire Solotareff

synopsis :

Un été, au pays des lapins, Tom rencontre un jeune loup resté seul après la mort de son oncle. Loulou est un petit loup craintif et Tom fini par en faire son ami. Mais un loup peut-il vivre avec des lapins ?

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C’était bien ?

OUIII !!!! C’était même, très bien. Déjà, c’est Sanseverino qui en a fait la musique. Tout de suite ça donne le ton. Puis l’histoire est vraiment pas mal. Un message de tolérance enrobé dans beaucoup d’humour (décidément !). Graphiquement c’est original, et ça passe très bien, même chez les plus jeunes. Mimi-chan beaucoup aimé également.

On retrouve encore Lorant Deutsch au doublage, avec Matthias Van Khache, François Cahttot…

En revanche, le film était projeté à la suite d’autres courts métrages, tous très différents les uns des autres, tant au niveau de leur graphisme, de leur histoire que de leur qualité.

Micro loup :

de Richard McGuire (7 minutes)

C’est une étrange histoire où un mini loup mange tout le monde. Or là ça s’adressait à des enfants en bas âge. Pour une fois que je respecte les recommandations ! Et ben, ça leur fout un peu la trouille une histoire qui ce termine par « tout le monde est mangé ». De plus graphiquement c’est… comment dire… Pour vous donner une idée : les gens, c’est des anneaux colorés. Ouais, vous l’aurais compris, ça ne nous a pas plus, ni à l’une, ni à l’autre.

Marika et le loup :

de Marie Caillou (7 minutes)

Ce court métrage était intéressant graphiquement. Une histoire d’idole, dont la notoriété est effacé par un loup robot. M’ouais… Il n’y a pas de paroles, mais une espèce de charabia incompréhensible. M’ouai… En revanche le graphisme ne m’a pas déplu : très mignon, rappelant l’esthétique des années 50.

Pour faire le portrait d’un loup :

de Philippe Petit-Roulet (5 minutes)

Un hommage à l’univers poétique de Prevert.

Pour dessiner un loup, il faut des poiles…

Bon franchement, c’était moche. C’était nul. J’en dirais pas plus.

T’es où grand-mère :

de François Chalet (7 minutes)

Un chaperon rouge qui cherche sa grand-mère. C’est l’heure du quatre-heure, mais où est-elle ? Après l’avoir cherché partout avec le loup. Petit chaperon rouge finit par… dévorer le loup !
(?_?) Si, si, vous avez bien compris. C’était pas trop mal. Mais les enfants n’ont pas beaucoup aimé. Graphiquement assez particulier, très stylisé, un peu à la South Park.


10,11, 12… Pougne le hérisson

Programme de trois courts métrages dont le titre à attiré mon attention. Et pour cause ! À à 15 minutes de chez moi il y a un village qui se nomme Pougne-Hérisson. Cela ne peut pas être une coïncidence, tout de même. Et ce n’en est pas une ! À Pougne-Hérisson, ce trouve Le Nombril du Monde. Et le film est parrainé par Yannick Jaulin, autrement dit le créateur du Nombril du Monde. Voilà pour la petite anecdote qui m’a poussé à le choisir.

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Maintenant passons aux 3 courts métrages qui le composent :

Nikita le tanneur :

de Iouri Tcherenkov

2010 / 15 minutes

« dessin à la main, animation par ordinateur style papier découpé »

synopsis:

La princesse est enlevé par un dragon et on envois le tanneur la délivrer

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Tout conte fait :

de Sandy Bienvenut, Alexandra Condoure, Vincent Dromart, Nicolas Quinssac et Mathieu Ringot

2011 / 5 minutes

Entièrement réalisé à l’ordinateur en image 2D et 3D

synopsis :

Une princesse ne trouvant pas de prétendant mais au point une stratégie basé sur les contes de fée. Mais cela ne se termine pas comme on aurais pu le penser.

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L’automne de Pougne

de Pierre-Luc Granjon et Antoine Lanciaux

2012 / 28 minutes

Animation de marionnettes

synopsis :

les livres du royaumes se vident de leurs mots et le rois risque de mourir d’ennui. Pougne, le hérisson, accompagné de ses amis part à la recherche du conteur, afin qu’il distrait le rois de ses histoires.

Il s’agit du 4 et dernier volet des aventures de Léon, Mélie, Boniface et Pougne Dont les précédentes aventures étaient visibles dans 1, 2, 3 Léon !, 4, 5, 6, Mélie pain dépice, et 7, 8, 9 Boniface (http://www.crdp-lyon.fr/les4saisonsdeleon/).

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Bande-annonce :

Plus dinfo sur Folimange

Qu’en avons nous pensé :

Des trois courts métrages, Mimi-chan a, de loin, préféré le très très court Tout conte fait. Et c’est vrai qu’il est très drôle et bien réalisé. Le graphisme y est assez original.

Quant au premier, Nikita le tanneur, je n’ai pas du tout aimé. Je n’apprécie guère le dessin faussement enfantin. L’animation donne mal aux yeux. Et l’histoire, avec le narrateur qui nous raconte tout… non, vraiment, je n’ai rien aimé. Rien du tout !

Enfin, l’histoire de Pougne n’est pas trop mail. Je ne suis pas fan de l’animation de marionnettes, mais bon, pour un très jeune public c’était pas mal.

En tout cas, l’ensemble de ces trois courts métrage ne m’a pas particulièrement marqué.

Et voilà, c’est fini. à bientôt (^_^)

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Petit panier de manga # 1

Il y a un endroit où je me rends régulièrement pour y glaner quelques manga. S’agissant d’une solderie, je n’y trouve pas les séries que j’ai choisi de suivre. Mais, à 1€ le tome, il y a de quoi se faire plaisir. Je prends, un peu à l’aveuglette, ce que je trouve. Il m’arrive de tomber sur des petites perle et des auteurs intéressant auquel je ne me sevrais sans doute jamais intéressé autrement. Voici un premier compte rendu de ces trouvailles, bonnes et moins bonnes.

Si la plupart du temps je tombe sur des tomes isolés, il m’arrive de trouver de courtes séries complètes. C’est le cas de Kabuto, le Dieu Corbeau, série en 3 tomes de Buchi Terasawa, paru dans la collection Seinen de Taifu.

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L’auteur dédie cette série à Osamu Tezuka, j’avoue que je vois pas trop le rapport entre Kabuto et ce dernier….

La série tourne au tour de Kabuto, le Dieu Corbeau, qui, génération après génération, se bat contre Kuroyasha Dôki, un puissant démon qui entend reigner sur la terre.

Graphiquement cette série flore bon les années 90, au point de nous faire sourire avec ses héroïnes en bas résille et leur tenues excessivement échancrée. Le scénario, quant à lui, n’est pas particulièrement original, mais la série a un bon rythme et se laisse lire avec plaisir. Petit point négatif : la transition entre deux générations de Kabuto dans le tome 2 est assez mal ficelé et pendant un petit moment on se demande ce qui se passe.

Parmi mes découvertes, 2 manga de Kei Tôme :

Déviances, deuxième volume d’un recueil d’histoires courtes, publié par Taifu dans sa collection Seinen.

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J’ai beaucoup apprécié le coup de crayon de l’auteur, la finesse de son trait, ainsi que la sensibilité et l’humour subtil de ses histoires.

Kuro Gane, premier tome d’une série dont la publication française a été stoppé dès le tome 2 (elle compte 5 tomes en tout). Ce premier volume, proposé par Glénat en 1997, est imprimé dans le format BD franco-belge : grand format, couverture cartonnée, sens de lecture français.

Kero Gane est une histoire étrange et assez intéressante : un samouraï récupère le corps mourant d’un redoutable tueur. Grâce à un savoir-faire étonnant, il en fait une sorte d’homme machine qui ne peut plus mourir. Celui-ci parcourra désormais le Japon avec une épée doté de parole. J’ai beaucoup aimé cet album et son ambiance.

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Je reviendrais plus en détail sur ces album et le travail de Kei Tôme que j’apprécie beaucoup.

Dernier manga de ce petit marché : un one-shot de Kita Konno, Montrez-moi le chemin, publié par Taifu dans sa collection Josei. Et c’est la première fois que je vais vous parler d’un josei !!

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Ce tome regroupe 6 histoires courtes, très différentes les unes des autres. Le dessin de Kita Konno est très simple, doux et expressif.

Dans la première histoire, qui fait 2 chapitres, on retrouve une de ces sempiternelles histoires d’amour incestueux. Ici, une jeune lycéenne est amoureuse de son beau-père. À la mort de sa mère, elle décide de continuer à vivre avec celui-ci et sa petite soeur. Bouleversement hormonal aidant, elle tombe amoureuse de son jeune et beau beau-père. Une histoire banale, mille fois traitée et qui franchement me tape sur les nerfs. Cependant Kita Konno traite le sujet avec sensibilité et évite de trop tomber dans le cliché, faisant de l’héroïne un personnage somme toute assez lucide. Les autres histoires sont toutes plus courtes. Certaines ont un côté fantastique : on y trouve sirènes, extra-terrestre (cella est ma préféré) ou encore souvenir de vies antérieures…

Je ne suis pas prête à me convertir au josei, mais j’ai pris plaisir à lire ce manga.

Il ne me reste plus qu’à vous parler des 2 derniers volumes de mon panier : un manhwa (coréen) et un manhua (chinois).

Començons par le manhwa ! Il s’agit d’un sunjung, soit l’équivalent du shôjo japonais, c’est à dire destiné aux jeunes filles : Palais de Park So Hee (éditions Soleil, collection Gochawon).

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C’est une histoire banale à souhait : elle, elle vient d’une famille plus que modeste. Lui, il est beau, riche et prince héritier (tant qu’à faire). En d’autre terme, l’histoire typique du genre, et qui ne m’emballe pas du tout. Mais Park So Hee s’en sort assez bien grâce à son humour et une bonne dose d’autodérision. On voit souvent le personnage principal dire « si j’étais l’héroïne d’un manhwa, ça se passerais comme ça » et là on à une belle parodies de scène à l’eau de rose avec fleurs et yeux brillants à vous donner la nausée. Ce côté autodérision sauve la mise et rend ce premier tome amusant. Quoi que l’auteur ait un peu tendance à abuser des caricatures des personnages en style grotesque. Maintenant, j’apprends que la série compte 23 tomes en Corée, franchement ça fait beaucoup trop !!

Et le pire pour la fin !! J’ai acheté le troisième tome de Claws of Darkness, un manhua en 3 tomes de Josev et Jerry Cho (éditions Soleil, collection Hero). Il n’y avait pas les autres et le dessin de la couverture était sympa…

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Le dessins, tout en couleur, avait l’air pas mal, original… Oui, mais, à y regarder de plus près, il est très inégal d’une page à l’autre. Certaines cases sont impeccables, et d’autres vraiment pas terrible. La coloration, dans l’ensemble, est plutôt réussie.

Niveau scénario, évidemment, n’ayant pas lu les deux premiers tomes, il me manque des éléments de compréhension. Ceci dit, parfois ça ne tient vraiment pas la route. Ce n’est pas vraiment réfléchit. Une vrai déception !!

Et voilà ! Le premier panier manga s’achève. Bientôt d’autres emplettes (^_^)

またね

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Le chien du Tibet

C’est en famille que nous somme allé voir ce long métrage au cinéma. La bande annonce me plaisait bien, et les film d’animation asiatiques sont assez rares dans notre petit cinéma (nous n’avons toujours pas eu droit à Les enfants loup, Ame & Yuki T_T), je ne pouvais que sauter sur cette occasion.

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Mimi-chan ayant moins de 5 ans, j’étais un peu inquiète, n’est-elle pas encore un peu jeune pour ce genre de film ? Et si elle a peur ? Enfin, au lieu d’y réfléchir pour elle, je lui propose. Je met l’a bande-annonce et lui demande « tu veux voir ce film ? Tu n’a pas peur? ». Résultat : elle regarde la bande-annonce en boucle, jusqu’à ce que je craque : « c’est bon, c’est bon ! On va y aller au cinéma ! ». On verra bien comment ça se passe…

L’histoire est très jolie. Un garçon qui a perdu sa mère part rejoindre son père dans les prairies tibétaines. Celui-ci, sévère et dur, ne lui offre aucun réconfort. C’est alors qu’il rencontre un immense chien du Tibet au pelage doré qui lui sauve la vie. Il s’attache très vite à ce chien, venu d’ailleurs, tout comme lui. Grâce à ce chien, qu’il nommera Yogi, le garçon trouvera sa place dans ce qui sera désormais sa nouvelle maison. Une belle histoire d’amitié entre un enfant et un chien, qui, si elle n’est pas d’une grande originalité, elle a le mérite d’être bien contée.

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Graphiquement, si les chiens sont très beau, le reste ne m’a pas impressionné. Les décors n’ont rien d’exceptionnel. Quant au chara-design, on reconnais la patte de Naoki Urasawa qui a fait du beau travail sur les personnages adultes. Mais cela ne me semble pas être très adapté à l’ensemble du film, qui, somme toute et malgré quelques scènes assez dures, raconte une histoire plutôt enfantine.

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En revanche, le personnage principal : Tenzin, s’il est assez bien traité au niveau psychologique, il n’est pas très réussi graphiquement. Il a un front si haut qu’il semble avoir un début de calvitie. Bon là, j’exagère un peu, mais ça m’a fait vraiment bizarre.

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Quoi qu’il en soit nous avons passé un très bon moment. Et si c’est pas le film du siècle, il est tout de même assez agréable. Ceci dit, je ne vous conseille pas d’aller le voir avec un enfant de 5 ans, à moins qu’il ne soit de la même trempe que Mimi-chan. Les autres enfants de mon entourage, à cet âge là, ils n’auraient pas supporté. Il y a une bête féroce démoniaque assez flippante avec ses gros yeux rouges flamboyants et pas mal de cadavres, que l’on aperçoit à peine mais suffisamment pour comprendre qu’il s’agit de gens morts.

Bande-annonce :

Fiche technique :

Coproduction Japonaise et chinoise

Titre original : チベット犬物語

Réalisateur : Masayuki Kojima (小島正幸)

Masayuki Kojima a déjà collaboré avec Naoki Urasawa en adaptant en anime deux des série de Urasawa : Master Keaton en 1998 et Monster en 2004. Mais de lui, je connais surtout son long métrage Piano Forest dont je vous parlerai ultérieurement.

Studio : Madhouse et China Film Groupe Corporation

Scénario : Naoto Inoue

D’après l’oeuvre de : Yang Zhijun

Chara-design original : Naoki Urasawa (浦沢直樹)

Chara-design animation : Shigeru Fujita


Le coin des curieux :

Les chiens du Tibet, en vrai, ça ressemble à quoi ?

Dans le film les chiens sont vraiment impressionnants. N’ayant pas la moindre idée de ce à quoi ils peuvent bien ressembler dans la vraie vie, j’ai fait un saut sur le net pour en voir quelques images. Voici deux photo que j’ai sélectionne pour vous.

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Le roi et sa meute

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Le Tableau, petit bijou de l’animation française

Ceux qui suivent ce blog l’auront compris, je suis une indiscutable fan d’anime japonais. Cette rubrique compte actuellement  23 articles, dont un seul traite d’une série non japonaise : Avatar, le dernier maître de l’air. Mais il ne faut pas croire pour autant que je n’aime QUE l’animation japonaise. J’aime toute l’animation et ce depuis mon plus tendre âge. Bercée par le vieux Walt Disney, je n’ai jamais cessé de regarder les dessins animés, tant au cinéma qu’à la télévision (quand j’en avais une). Toujours prompte à sauter du lit les week-end pour regarder un bon dessin animé, sous prétexte, bien-sur, de tenir compagnie à mes chers bambins.

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Merci à Yomu-chan pour cette petite caricature 😉

Pourquoi alors ne parler que de japanimation ? Heu… ben, c’est que en ce moment j’en regarde beaucoup et… Mauvaise excuse !! Il y a des super films qui valent vraiment le coup et dont il faut que je parle aussi. Et là, je suis tombée sur un DVD génial à la médiathèque, genre le DVD que j’ai pas envie de rendre (d’ailleurs je suis en retard, pardon. Promis je le ramène demain). Et c’est un film français ! Les français sont très fort aussi en film d’animation. Production certes moins prolifère mais d’une qualité souvent étonnante offrant des oeuvres très originales. C’est donc avec Le Tableau que je vais faire ma première incursion dans l’univers de l’animation française.

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Avec le film Le Tableau, Jean-François Laguionie nous offre un merveilleux voyage, une histoire touchante. Quatre personnages, très différents et mû par leurs propres motivations partent à l’aventure pour retrouver le peintre et obtenir des réponses à leur questionnement. Une histoire de lutte contre l’intolérance. Une histoire d’amitié qui nous entraîne de tableau en tableau .

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Tout commence dans un tableau, que le peintre a laissé inachevé. Le tableau est peuplé de trois sortes de personnages : les Toupins, entièrement peints, les Pafini, auquel il manque encore quelques touches de couleurs et les Reufs, simples esquisses au crayon. Les Toupins, arrogants et convaincu de leur supériorité méprisent les autres qu’ils tiennent à l’écart du château. Ramo, un jeune Toupin, amoureux de Claire, une Pafinie, se révolte contre cette idée et est contraint de fuir. C’est Lola, une jeune pafinie, amie de Claire, qui l’aidera à s’enfuir sur une pirogue où    embarque également Plume, un reuf ayant de justesse réussi à éviter le lynchage. Tout trois vont partir à la recherche du peintre. En chemin il rencontrent le jeune Magenta qui choisit de les accompagner pour découvrir des nouveaux horizons.

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Une jolie histoire, servie par un graphisme des plus original, très réussi. J’avoue que je me méfiais un peu. Trop d’originalité nuit parfois à l’ensemble de l’oeuvre. J’avais peur de me retrouver dans un univers trop conceptuel, intélo. Mais il n’en est rien. S’il est vrai que le graphisme et les couleurs surprennent au premier abord, très vite, on rentre dans l’univers du tableau et les visages bleu ou vert ne nous choquent plus.

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Entraîné à la suite des personnages, tous mûs par leur propre quête, mais réunis dans le but de trouver les réponses, on traverse plusieurs tableau, plusieurs ambiances. Une quête initiatique hors du commun, sans grand exploits, juste le courage de ne pas se fier des apparence, de vouloir voir plus loin.

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Le doublage est très bien réussi. Surtout Garance, elle a une voix magnifique qui lui va comme un gant. Très bonne musique et une animation mêlant 3D, rendu 2D et prise de vue réel très bien menée.

Fiche technique :

Réalisateur : Jean-François Laguionie

Scénario : Anik Le Ray

Musique : Pascal Le Pennec

Studios : Blue Spirit Animation & Be-Films. Sinematik

année de sortie en salle : 2011

DVD : France Télévision Distribution. (dispo sur amazon)

Un très beau film que je vous conseille vivement. Pour un meilleur aperçu de ce qui vous attend voici la bande-annonce :

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Rencontre avec Gunnar Staalesen

C’est en total dilettante que je me suis rendue à cette rencontre littéraire qui se tenait dans notre petite médiathèque communautaire de Parthenay.

Dans le cadre du Festival Passeurs de monde(s) qui se tenait en Poitou-Charentes du 17 au 26 octobre, la médiathèque  recevait le 24 octobre dernier l’écrivain norvégien Gunnar Staalesen et l’éditrice Susanne Juul des éditions Gaïa, en présence du traducteur Alex Fouillet et animé par Gérard Delteil du monde Diplomatique.

Je n’avais pas de motivations particulières pour assister à cette rencontre, si ce n’est la pure curiosité, puisque je ne connaisses absolument pas l’écrivain, et que je crois n’avoir jamais lu de roman norvégien de toute ma vie. Mais la curiosité étant déjà un très bon prétexte, je me suis rendue à la médiathèque et je ne l’ai pas regretté. La rencontre était très intéressante.

La salle, trop petite et trop chaude, donnait au même temps un sentiment d’intimité très agréable. Gunnar Staalesen, bien qu’accompagné de son traducteur, s’exprimait fort bien en français avec un accent très charmant. Il est d’ailleurs plutôt bel homme se qui rend cette rencontre d’autant plus agréable.

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Gérard Delteil commence la rencontre avec quelques questions, assez bateau, je trouve, sur la criminalité en Norvège, existence de détectives privés tel que Varg Veum, personnage principal d’une série de 17 romans policiers de Staalesen. S’il est toujours intéressant d’apprendre sur d’autres pays, sur d’autres cultures, j’ai trouvé les questions assez maladroites et pas très intéressantes.

Passé cette première phase d’entrée en matière, arrivent les questions relatives aux méthodes d’écriture employé par l’auteur. Si les questions me paraissaient tout aussi maladroites que les précédentes, les réponses devenaient de plus en plus intéressante. Même sans connaître l’oeuvre de l’auteur je trouve intéressant de savoir comment un écrivain s’y prend pour écrire, comment le traducteur travaille (la question de la traduction me touche beaucoup) et comment né une maison d’édition tel que Gaïa.

Parmi les différentes réponses données par Staalesen j’ai relevé quelques propos qui m’ont paru tout particulièrement intéressants. Selon Staalesen, le roman policier, qu’il soit écrit au Japon, au Brésil, en France ou en Norvège reste fondamentalement le même, c’est le décor qui change. Dans ses romans policiers on retrouve cette structure de base dans un décors exotique : celui du grand Nord avec ses longues nuits hivernales, et la clarté des « nuits » d’été. La plupart des romans de Varg Veum se déroulent dans la ville de Bergen, situé sur la côte ouest norvégienne. Cette ville, Staalesen la connais parfaitement, c’est là qu’il habite. Ses romans sont très populaires en Norvège et Varg Veum est à Bergen ce que Sherlock Holmes est à Londre.

Par ailleurs, Staalesen considère le roman policier comme l’héritier contemporains des grand roman du XIX dont Hugo, Dumas, mais aussi Dickens sont des représentants. Des romanciers qui savaient raconter des histoires. Souvent, dans le roman moderne, selon Staalesen, on ne raconte plus d’histoire, c’est très introspectif. Alors que le roman policier perdure l’art de savoir raconter des histoires. Le but du roman policier n’est pas tant l’intrigue, mais raconter la société. Comme le précise, par ailleurs, Susanne Juul, le personnage du détective, par son enquête, est un personnage qui permet de visiter toutes les couches sociales.

Mais Staalesen n’écrit pas que des romans policiers, il est également l’auteur d’une saga de 2000 pages sur l’histoire de la ville de Bergen dont le contenu s’articule autour d’une famille que l’on suit sur 4 générations. L’intérêt de cette saga est , parait-il (je ne l’ai pas lu) que l’histoire locale qu’elle raconte devient histoire universelle. Ce qui m’a le plus frappé sur cette saga c’est les recherches que Staalesen a mené pour l’écrire. Chaque détail décrit dans le livre, noms des rues, événements et même la météo il les a puisé dans les vieux journaux et les microfilms à la bibliothèque où il se rendait 3 fois par semaine durant l’écriture de ce roman. Une telle recherche de vraisemblance dans le détail m’a impressionné. On retrouve cet état d’esprit également dans les Varg Veum, les différents lieux cités existent et leur description est conforme à leur réalité.

La question de la traduction était aussi intéressante. Ne connaissant pas du tout la langue norvégienne je ne peut donner ici aucun avis personnel, mais à en croire Alex Fouillet, traducteur des tous les livres de Staalesen publié aux éditions Gaïa, le passage du Norvégien au Français ne présente pas de grandes difficultés car les deux langues sont proches dans leur forme et que la traduction ne requiert pas de transformation du texte. Il existe néanmoins une difficulté particulière. Dans le Norvégien la répétition du même mot est récurrente. On peut trouver un même mot jusqu’à 10 fois sur une seule page, chose qui serait impensable en Français. (Je devrais peut-être me mettre au Norvégien, ça me vas bien comme langue) De même la où le français utilise cent verbes différent, en Novégien le dialogue est ponctué de ‘il dit », « il dit », « il dit »…

Par ailleurs (15ème « par ailleurs » de l’article, je vous le dit, le Norvégien est fait pour moi 😀 ) il était amusant de voir l’auteur mettre en avant le rôle des bibliothèques (plus que d’internet) dans son processus de recherche, alors que le traducteur louait le gain de temps que internet permet. Utile surtout pour la traduction de points de détail tel que le nom de plantes ou animaux rares.

Séduite par Staalesen, autant par se façon de s’exprimer que par ce qu’il dit de ses romans, j’ai décidé d’acheter à la fin de la rencontre le deuxième roman de la série de Varg Veum : Pour le meilleur et pour le pire (il n’y avait plus le premier). Il ne me reste plus qu’à le lire et à vous dire ce que j’en pense.

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Gunnar Staalesen chez Gaïa Éditions : link

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Quand un vents d’amnésie souffle sur l’humanité

Que deviendrait l’humanité sans la civilisation ? Et si un vent soufflait, amenant avec lui tous les souvenir de l’humanité ? L’homme, sans sa science, sa connaissance, le langage que deviendrait-il ? Ce sont les questions que se pose Hideyuki kikuchi (菊地 秀行) dans son roman 風の名はアムネジア (Un vents nommé Amnésie), publié en 1983.

Le roman n’ayant jamais été traduit en français, c’est à son adaptation en film d’animation que je vais m’intéresser ici. Ce long métrage (80 minutes) a été réalisé par par Kazuo Yamazaki en 1990 aux studios Madhouse.

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Synopsis :

Un jour, toute l’humanité a perdu la mémoire. Ils ne savent plus rien, pas même parler. Wataru, jeune homme ayant réappris à parler grâce à un ami dont la mémoire est restée intacte, traverse l’Amérique dévastée pour comprendre ce qui s’est passé et voir ce que les hommes sont devenus, quelle nouvelle évolution vont-il suivre. C’est lors d’un affrontement contre un robot autoguidé qu’il fait la connaissance de Sophia. Celle-ci l’accompagnera dans sa traversé du pays jusqu’à New York.

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Mon avis :

Le graphisme est un peu vieillot, ça fleure bon les années 90 mais n’est pas désagréable, loin de là. En revanche l’animation est assez sommaire, pas très fluide, rendant certaines scènes assez grotesques.

Mais ce qui fait l’intérêt de ce film, ce n’est pas tant la qualité de l’animation, que son histoire. En effet, le scénario pose plusieurs questions intéressantes. Tout en regardant notre héros se démener, on se laisse aller à des réflexions sur la nature de l’homme. Ce qui nous différencie des animaux c’est notre capacité à manipuler notre environnement. Notre intelligence et notre capacité de communication nous ont permis de créer de complexes civilisations. Que deviendrions-nous si ces connaissances disparaissaient du jours au lendemain ?

C’est un scénario mille fois éprouvé par la littérature de science-fiction où les nombreux films de fin du monde. Que ferait l’homme après avoir perdu sa civilisation, combien de temps lui faudrait-il pour en reconstruire une, comment s’organiserait-il ? … L’originalité ici, ce que la civilisation n’est pas détruite. Il n’y a pas de cataclysme englutissant villes et citées. Tout reste là devant les yeux d’hommes dont la mémoire a été complètement effacée. Bien que le fruit de leur civilisation soit toujours à porté de main, ils sont incapable de savoir ce que tout cela représente. Ils ne se souvient pas même de comment parler ou se procurer de la nourriture. Il est de retour à la case départ. Redevenu à l’état primitif dans un décor moderne.

S’il pose des questions intéressantes, le scénario ne donne pas pour autant de réponses. Et, ce n’est pas parce que l’histoire nous donne envie de philosopher, qu’il faut s’attendre à un film avec de soporifiques questionnements sur la nature de l’homme. Rien de tout cela. Quelques scènes un peu plus « introspectives » sont présentes, mais la réflexion n’y est jamais poussé très loin et les moments d’action prévalent.

Le film reste léger, agréable et dynamique. Libre à chacun de sauter sur l’opportunité pour réfléchir aux questions qu’il pose ou de simplement profiter de l’action.

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Capitaine Alatriste

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Film de cape et d’épée espagnol réalisé par Agustin Diaz Yanes en 2006.

Synopsis :

Diego Alatriste est un soldat mercenaire, vétéran de la bataille de Flandres qui vit à Madrid en travaillant comme épéiste pour le plus offrant, dans l’Espagne décadente de Philippe IV, au XVII sciècle. Entre batailles, conspiration et corruption de la cours, on suit le destin de Alatriste et son fils adoptif Inigo.

Mon avis :

 Film somptueux. On se croirais dans une production hollywoodienne tant le décor et la photographie est chiadé. Bien-sûr, faut aimer les film de cap et d’épé. Et pour ce qui est de la véracité des fait conté… ben mes connaissances sur l’histoire d’Espagne ne me permettent pas de me prononcer sur le sujet.

Tout ce que je peux dire c’est que j’en ai eu plein la vue, que l’histoire est sympa et qu’on ne s’ennuie pas. Le tout accompagné de quelques critiques sur la société qui pourrais très bien s’appliquer aujourd’hui encore : injustice, écart de richesse, privilèges, intolérance, etc. Parce que, en plus d’être beau et plein d’action, le film est loin d’être con. Il y a de nombreuses références et de clins d’oeil, ça donne envie d’en savoir plus sur cette période de l’histoire.

J’ai même fondu en larme. Bon ok, je pleure même devant Lilo et Stitch (si, si, je vous assure) mais là, c’était pas la petite larme genre « j’ai une poussière dans l’oeil ». Non, non ! Une phrase, une toute petite phrase à la fin du film et « bouahh!! », la fountaine.

Quelques minutes avant de fondre en larme je me posais tout de même quelques questions sur la vraisemblance de la dernière scène de bataille. Ok, j’y connais rien en art militaire, mais tout de même, qu’un bataillon reste immobile en se laissant canonner (ça existe ce verbe?) ça me parait étrange. Sans parler de la mêlée générale où les soldats n’ont même pas d’uniforme, je me demande comment faisaient-ils pour ne pas s’entre-tuer entre membre du même camp. Mais là, je chipote. Le film vaut tout de même la peine d’être vu.

Donnez -moi votre avis.

Pour les plus courieux :

Très long métrage, le film dure plus de deux heures : 145 minutes pour être précis.

Viggo-mortensen-Alatriste.jpgDans le rôle principal on retrouve Viggo Mortensen, acteur americano-danois que l’on a déjà vu dans de nombreux film parmi lesquels je citerais La Route, A history of violence (j’adore ce film!) et Le Seigneur des Anneaux où il interprète Aragorn (rien que ça!). Très bon acteur, le rôle lui sied à merveille. Il parle très bien espagnol !

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Alatriste (titre du film en VO) est une adaptation des Aventures du capitaine Alatriste, série de roman de Arturo Pérez-Reverte, composé de 7 livres, parus entre 1996 et 2011.

Ces romans ont été traduit en français par Jean-Pierre Quijano et publié aux éditions Points.

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Mouryou no hako

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Titre original : 魍魎の匣

Réalisateur: Nakamura Ryosuke

Studio : Madhouse

Année de production : 2008

Durée : 13 épisodes + 1 épisode spécial

site officiel

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Résumé :

Drôle d’histoire que celle qui nous est conté ici. Une jeune fille fini sous un train. Un officier de police qui passe par là se retrouve impliqué dans l’enquête. La jeune fille, entre la vie et la mort, est amenée dans une étrange clinique. Deux journalistes et un écrivain qui enquêtent sur une histoire de démembrement se retrouvent par hasard devant la dite clinique.

Meurtre, mutilation, disparitions, démons, religions et sectes étranges, superstitions et folklore, policiers, journalistes… Tous se mêle et s’entremêle à nous en faire perdre le fils. Puis, petit à petit les événements commences à s’éclaircir et le fil de l’histoire se démêle.

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Mon avis :

Je lisais il y a quelques jours dans une revue que les Japonais aiment lire des histoires où l’on se retrouve d’emblée dans un contexte que l’on ne connais pas. Alors que nous autres, lecteurs occidentaux, somme plutôt habitués aux introductions qui nous permettent de comprendre l’histoire. Je ne connais pas assez la culture japonaise pour me prononcer sur le sujet, et ce n’est pas le propos ici. Mais, si je cite cet article, qui parle d’un manga qui n’a rien à voir avec Mouryou no hako tant au niveau du style que du contenu (mis à part le côté fantastique), c’est que j’ai ressenti exactement la même chose en visionnant cet anime. Les scènes se succèdent, on rencontre différents personnages, dont certains semblent se connaître, mais on nous dit rien de plus. Les faits les plus étranges arrivent parfois comme des chevaux sur la soupe. On ne sait pas pourquoi on parle de ça. D’ailleurs on met un certains temps à comprendre qui est qui et quelles sont les relations entre les différents personnages. Et pour en rajouter un couche sur ce chaos ambiant, à chaque épisode on nous annonces des dates, mais les épisodes ne suivent pas l’ordre chronologique des événements ! Au début j’essayais de classer, de comprendre… Puis j’y ai renoncé et je me suis laissé porter. J’avais le sentiment d’avoir commencé une série par la deuxième saison, où quelque chose comme ça.

C’est finalement avec l’apparition de Kyôdokodô que les faits commencent petit à petit à être expliqué et reconnecté entre eux. Enfin… entre deux explications sur des choses lié à la religion shinto, du moins je crois. Parce que franchement, j’ai eu beaucoup de mal à suivre. Il y est question de démons ou esprits, les mouryou, justement. Et de la différence entre tel et tel type de mouryou. Pour le reste … c’est un peu trop pointu pour moi. Il y est même question étymologie. Autant vous dire que c’était du chinois pour moi. Bon ok, c’est un mauvais jeu de mots, mais c’était plus fort que moi ^^

Malgré cet aspect confus, il y quelque chose d’agréable dans cet anime. Une atmosphère à la fois pesante et envoûtante, des personnages intrigants et intéressants, ce qui fait qu’on regarde jusqu’au bout. Et, puisque ça ne fait que 13 épisodes (+1 un spécial dont je n’ai pas vraiment vu l’intérêt) c’est pas dur de tout regarder 😉

Pas désagréable, mais assez déroutant. Est-ce là une forme d’expression typique de la littérature japonaise? Il m’est arrivé de me sentir un peu perdue, de la même façon, en lisant certains romans ou manga, mais mes connaissances en littérature japonaise sont insuffisantes pour me faire une idée sur le sujet.

 -_-_-_-

Le coin des curieux :

plus d’infos ; )

Mouryou no hako est à l’origine une nouvelle fantastique écrite en 1995 par Kyogoku Natsuhiko (京極 夏彦). Il s’agit du deuxième récit de la série Kyogokudo (京極堂). Cette série est composé de 13 roman et porte le nom d’un des personnages : Kyôgokudô, un bouquiniste aux connaissance époustouflantes, notamment pour tout ce qui est de la mythologie et de l’occulte. C’est ce personnage qui amène les explications qui permettent aux autres personnages de voir sous un nouveaux jours les événements sur lesquels ils enquêtent.  J’en déduit qu’il en est donc le personnage clé, mais je n’ai trouvé aucune information sur cette série de roman. Apparemment, aucun de ses roman n’est traduit en français.

le-coffre-aux-esprits-1-soleil.jpgAvant d’être adapté en anime, la nouvelle a été adapté en manga. Les dessins sont de Aki Shimizu (志水 アキ) et le scènario Kyogoku Natsuhiko lui même. Le manga est publié entre 2007-2010.

La traduction française nous est proposé par les éditions Soleil sous le nom  Le coffre aux esprits. Le manga fait 5 tomes.

C’est également en 2007 que Masato Harada (原田 眞人) adapte la nouvelle en film live (titre anglais : The Shadow Spirit). Dans les rôles principaux on retrouve Shinichi Tsutsumi, Keppei Shiina, Hitomi Kuroki, Rena Tanaka et Hiroshi Abe (♥)

Bande-annonce du film :

Et les mouryou (魍魎) alors, c’est quoi au juste ?

Et ben justement, j’aimerais bien le savoir. Dans l’anime, Kyôgokudô nous l’explique en long, en large et même en travers : les origines chinoise, les différentes calligraphies, autres noms… Sauf que c’est si compliqué que je n’arrivais pas à suivre. Et mettre en pause tous les deux mots… ben c’est une peu pénible. Du coup j’ai voulu en savoir plus et j’ai fait quelques recherches sur mon amis google. Mais je n’ai rien trouvé, ni en français, ni en anglais. Seulement en japonais. Or je suis incapable de lire le japonais. Mais si, parmi vous il y a des amateurs de mythologie lisant le japonais, voici le lien vers une petit article sur wikipedia : link (N’hésitez pas à partager avec nous en laissant un petit com ; )
En attendant, pour les autres, voici une image :
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