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Le secret de l’Achachila

J’adore cette collection qu’une amie m’a fait découvrir il y a 18 ans (déjà !). J’ai toujours chez moi les deux albums qu’à l’époque elle avait offert à Yomu-chan, pas encore Yomu et très chan. L’album que je vais vous présenter aujourd’hui je l’ai trouvé à la médiathèque, où j’en emprunte régulièrement. Tout comme sa grande sœur avant elle, Mimiko aime les écouter et les feuilleter, suivant du doigt le texte scandé par un nouveau conteur à chaque tome.

Cette histoire nous amène en Bolivie, où les aymara se sont réfugié sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes pour échapper aux conquistadors. Là haut ils vivent de la culture de la pomme de terre. Mais il faut toujours trouver de nouvelles terres fertiles pour le précieux tubercule. Pour cela il font confiance à l’Anchichila, le vieux sage du village qui sais toujours où sont les bonnes terres. Mais comme le sait-il ? C’est Quirquincho qui le lui a dit. Ce petit animal à la carapace poilue, qui raffole de patates et aime danser sous la lune.

De l’amitié entre l’animal et et l’homme naîtra un instrument : le charango.

Un très joli conte et un instrument que je ne connaissais pas. Cette histoire me fait penser à celle d’un autre album de la collection qui raconte la création d’un instrument mongole issu aussi de l’amitié entre un homme et un animal.

Cécile Boisel et José Mendoza au texte, illustrations de Luise Heugel. Conte lu par Xavier Clion. Acte sud junior (2012).


Le charango


 

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La Diablada

C’est la visite au Musée du Quai Branly qui m’a inspiré pour trouver un sujet à présenter pour le thème de février dans le cadre du Challenge Amérique latine : le carnaval.

Quel est le rapport entre carnaval, Amérique du Sud et le Quai Branly, me direz-vous. Et bien c’est les consumes de la Diablada acquis par le musée en 2010 et qui viennent enrichir sa collection américaine (assez modeste comparé aux autres continents).

Ces costumes d’un kitsch incroyable m’ont beaucoup intrigué et j’ai eu envie d’en savoir plus sur la diablada.

collection du Quai Branly – photo de Cyril Zannettacci

Les costumes exposé au Quai Branly viennent de Oruro, en Bolivie. La Diablada y est dansé durant le carnaval de la ville. Les danseurs costumés sont divisé en 2 groupes : les anges et les démons. Leur danse simule la lutte du bien contre le mal. C’est là la vision chrétienne de la danse. Mais les démons ne représentent pas que le mal. En effet dans les croyances andine, les démons sont des forces positives associé à Supay la divinité de l’inframonde. C’est donc du syncrétisme entre les deux religions qu’est née cette danse masqué où les diables sont plus chatoyant qu’effrayants.

collection du Quai Branly – photo de Yannick Benaben

Depuis 2008 le carnaval de Oruro est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La Diablada n’est qu’une des danse qui participent au défilé du carnaval.

Oruro n’est pas la seule ville l’où on danse la diablada. Elle existe aussi dans d’autres villes andines.

Pour le seul carnaval de Oruro, il existe plusieurs troupe de danseurs de Diablada. Dans la vidéo ci-dessus vous pouvez voir le défilé 2016 de la troupe Urus, plus impressionnant par leur costumes que par leur pas de danse.

Si vous êtes courageux (et hispanophone), je vous propose un reportage sur le carnaval de Oruro où, outre le côté création du costume, on peut également découvrir les autres types des danses qui constituent le carnaval de Oruro :

Connaissez-vous d’autres tradition latino-américaines liées au carnaval ?