Archives par mot-clé : contes et légendes

Frère Lune et Sœur Soleil

C’est avec un conte coréen que l’on commence cette nouvelle année d’album jeunesse.

Frère Lune et Sœur Soleil c’est l’histoire de deux enfants que leur mère laisse chaque jour seuls à la maison pour aller travailler. Ils ne doivent ouvrir à personne. Mais un jour, un tigre croise le chemin de la mère et… la dévore. Le tigre se fait alors passer pour la mère dans l’intention de les manger à leur tour. Les enfants, malins, s’échappent en grippant à un arbre mais le tigre les suit. Ils implorent alors le ciel :

– Ciel, ô Ciel, si tu veux nous sauver, envoie-nous une corde solide, et si tu veux nous perdre, envoie-nous une corde pourrie !

Une corde descend du ciel et les emmène. Le petit frère devient la lune et la sœur devient le soleil.

Ce conte me rappelle vaguement une histoire qui a bercé mon enfance, celle des huit chevraux. La aussi la mère part travailler laissant ses enfants seuls et ces dernier se font attaquer par un prédateur (chez nous c’est le loup) qui se fait passer pour la mère en enduisant ses main de farine blanche.

La ressemblance s’arrête là puisque la version coréenne est, si j’ose dire, beaucoup plus gore. Déjà la mère se fait dévorer. Définitivement. Et puis les enfants montent au ciel… pour devenir le soleil et la lune. En gros, il sont mort aussi, non ? Mais les méchant ne sont pas épargné puisque le tigre aussi y passe. Bref c’est une hécatombe. Là ou nos contes laissent toujours une échappatoire (le petit dernier qui a réussi à s’échapper) ici l’histoire prend une tournure plus dramatique, plus drastique aussi. Cela me ferais penser à ces version du petit chaperon rouge ou l’histoire se fini quand tout le monde est dévoré.

Pour revenir au contenu du livre, cette histoire, par son côté trop dramatique n’a pas beaucoup plu à Mimiko. En revanche, les dessins, tout en rondeur, sont jolis et agréables. Un livre pour les amateur de contes traditionnels.

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Des chevaux, en Amérique

La dernière fois, nous étions partis, avec la rubrique album jeunesse, à la rencontre des peuples et des chevaux des Steppes. Aujourd’hui encore nous alors parler chevaux avec La fille qui aimait les chevaux sauvages de Paul Goble (Le Genérvrier éditions, 2011).

 

Ce joli livre nous raconte une légende amérindienne où une jeune fille qui aime vivre dans la nature, part vivre avec un troupeau de chevaux sauvages.

Les illustrations sont très stylisées et colorées, toujours sur une page à fond blanc ce qui les fait ressortir d’avantage. Le texte est agréable à lire. Un très joli livre qui a enchanté la petite Mimiko.

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Le prince Eclipse et le prince Eclat

Les joies de l’informatique… ce texte aurais du être publié hier soir, mais…. au moment de faire la synchronisation des mes documents : pouf! tout a disparu. Je me suis pas laissé abattre, je recommence. Pourvu que ça fonctionne !

Aujourd’hui je vais inaugurer une nouvelle rubrique dédié aux contes.

Enfant j’ai été bercée par les contes traditionnel. Ma mère, mon grand-père ou ma grand-mère, il y avais toujours qualqu’un pour nous en raconter. Le soir avant de se coucher, pour qu’on se tienne tranquilles en voiture ou pour rendre le travail des champs plus agréables, les occasions ne manquaient pas pour que notre mère nous raconte des histoires. Et nous, qui n’avions pas de télé, adorions ces moments là ! Tant et si bien que aujourd’hui encore j’adore les conte.

J’aimerais retranscrire les contes qui ont bercé mon enfance mais pour cela, j’attends de pouvoir me réunir avec ma mère autour d’un feu et lui demander de me raconter des histoires comme elle le faisait jadis, histoire de rafraîchir ma mémoire.

En attendant de retrouver les contes de mon enfance, je vais vous raconter les histoirse puisées ici et là qui m’ont plu. Aujourd’hui ce sera un conte du Japon (étonnant, non? ^w^)

Le Prince Eclipse et le prince Éclat :

Le prince Éclat avait une passion pour la pêche, et il était très chanceux, chaque jour il attrapait des paissons. Des grand, des petit, sa pêche était toujours fructueuse. Son jeune frère, le prince Eclipse, excellait à la chasse. Pas un jour il ne revenais sans avoir attrapé quelques gibiers. Un jour le prince Eclipse vint voir son frère et lui proposa d’échanger leur passions pour un jour. Le prince Éclat refusa mais, devant l’insistance de son frère cadet il fini par céder. Le Prince Éclat parti donc à la chasse, alors que le prince Eclipse alla à la pêche. Mais le prince Eclipse n’eu aucune fortune et n’attrapa aucun poisson, il perdit même l’hameçon de son frère. De retour, alors que le prince Éclat lui réclamait sa canne à pêche, le prince Eclipse s’excusa d’avoir perdu l’hameçon au fond de la mer. Devant la colère de son frère, le prince Eclipse sorti le sabre qu’il avait à la ceinture, le cassa et en fit forger 50 hameçon qu’il apporta à son frère le priant de le pardonner. Mais celui-ci refusa. Le prince Eclipse fit alors forger cent autre hameçons, mais le prince Éclat refusa. “Je veux que tu retrouve mon hameçon” dit-il avec colère.

Le prince Eclipse, désespéré, s’assit au bord de la mer et pleura. Quand un vieil homme de la mer le trouva ainsi, il s’en inquiéta. “Qu’est-ce qui vous chagrine ainsi, mon prince”. Le prince Eclipse lui raconta sa mésaventure et le hameçon perdu. Le vieil homme construisit un petit bateau, y fit monter le prince Eclipse et lui dit :

“Vous aller naviguer jusqu’à ce que vous trouviez le château du roi de la mer fait d’écailles. Là vous descendrez du bateau. Il y a, au dessus d’un puits un acacia. Vous vous hisserez en haut de l’arbre et suivrez mes instruction”

Il poussa le bateau à la mer. Et le prince Eclipse vogua jusqu’à apercevoir le château fait d’écailles. Il descendit, trouva l’arbre, s’y percha et attendu. Trois servantes vinrent pour puiser de l’eau avec des cruches en or. Alors qu’elle se penchaient pour puiser l’eau, une lumière descendue de l’arbre les attira, elle regardèrent et virent le beau prince perché dans l’acacia. Celui-ci leur demanda à boire. Elle lui tendirent une tasse en or remplie d’eau, mais, au lieu de boire, le prince pris un bijou, l’embrassa et le déposa au fond de la tasse. Elles eurent beau tirer sur le bijou, celui-ci ne se décolla pas du fond de la tasse. Tout de suite elle apportèrent le bol avec le bijou à la princesse et lui parlèrent du beau jeune homme perché dans l’arbre au dessus du puits. La princesse accouru et quand elle vit le prince elle le trouva très beau. Mais au lieu de lui parler. Elle couru appeler son père. Le roi de la mer, apercevant le prince dans l’arbre l’invita dans la maison et lui offrit un très bon accueil. Tout le monde était si gentil avec le prince que celui-ci décida  de rester au château et fini par épouser la princesse.

Trois ans passèrent, le prince était heureux auprès de son épouse. Mais un jour, le prince Eclipse repensa à son frère et poussa un profond soupir. La princesse, qui ne l’avait jamais vu soupirer ainsi avant, alla trouver son père pour lui faire part de son inquiétude. Le roi fit appeler le prince et lui demanda ce qui le préoccupait. Le prince Eclipse raconta au rois l’histoire du hameçon qu’il avait perdu et la colère de son frère. Alors le roi fit appeler tous les poissons et leur demanda si aucun d’eux n’avait avalé l’hameçon du prince Éclat. Le poisson Tan avait au fond de la gorge quelque chose qui le gênait à chaque fois qu’il avalait. On regarda et on y trouva le hameçon que le prince Eclipse avait perdu.

Le roi fit alors venir un crocodile capable amener le prince Eclipse et revenir au château de la mer en un jour. Mais avant de laisser partir le prince, il lui remis deux bijoux et lui dit :

“Une fois chez toi, tu harcèlera ton frère de la sorte : quand il plantera du riz dans la vallée, tu le plantera sur la colline, quand il plantera du riz sur la colline, tu le plantera dans la vallée. Moi je commanderais à l’eau pour qu’elle te soit toujours favorable et désastreuse pour ton frère. Si ton frère dans sa colère s’en prend à toi et cherche à te tuer, tu sortira le bijou appelé marée montante, les flots monteront et le noieront. S’il éprouve des remords et implore ton pardon, tu sortira le bijou marée descendante. La mer se retirera alors, et ton frère aura la vie sauve.

Le prince Eclipse revint chez lui, restitua l’hameçon au prince Éclat et agit tel que le lui avait recommandé le roi de la mer. Le récoltes du prince Éclat étaient si mauvaise, que sa rancœur envers son frère fortunée grandi jusqu’au jour où il tenta de l’assassiner. Voyant que son frère voulait le tuer, le prince Eclipse sorti le bijou marée montante. La mer monta et manqua de noyer le prince Éclat qui implora le pardon de son jeune frère. Le prince Eclipse sorti alors le bijou marée descendante et la mer se retira laissant ainsi la vie sauve au prince Éclat. Reconnaissant, le prince Éclat promit à son frère de devenir son garde et de toujours le protéger. A la cours on se souvient encore du prince Éclat qui, depuis se jour, fit tout son possible pour ne jamais se noyer.

Sources :

J’ai lu ce conte dans un petit livre publié par les éditions Picquier en 1993 et intitulé tout simplement Contes du Japon 3 – Le Prince Éclat et le Prince Eclipse. Un très joli livre avec de belle illustrations dans le style peinture japonaise ancienne.

A chaque conteur sa version du conte. Ici je n’ai pas fait une retranscription du livre, mais l’ayant lu hier, j’en suis restée très proche. J’espère que ce conte vous aura plu. à bientôt pour d’autres histoires

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Drôle de princesse

Aujourd’hui c’est dans la bibliothèque de Mimiko que je trouve mon inspiration. Et c’est un conte pas ordinaire que j’ai choisis.

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Drôle de princesse nous raconte les aventure de Rosemonde, une princesse qui n’a pas froid aux yeux, et qui, dans sa quête du prince charmant, affronte mauvaises sorcières, dragons et gros vers de terre. Un seul prince trouvera grâce à ces yeux, bagarreur, celui-ci n’a rien de très charmant.

La mauvaise fée vint trouver la princesse Rosemonde qui ramassait des jonquilles dans la clairière. « Ha-ha ! » ricana-t-elle.
« Je suis la mauvaise fée
et je viens te jeter un sort.
Pendant sept ans tu dormiras,
Et puis un jour, ton prince viendra… »
PAF ! la princesse Rosemonde assomma la mauvaise fée d’un coup de poing bien envoyé, fit sauter son dentier et pulvérisa ses lunette.

 Pourquoi j’aime ce livre ?

Parce qu’il apprends à nous filles (et nos garçon aussi) qu’être une fille n’implique pas forcement d’être un être fragile qui ne peut rien faire d’autre que d’attendre le prince charmant.

un jour mon prince viendra…

Non ! Rosemonde n’est pas du genre à se laisser jeter des sorts et attendre qu’on la sauve. S’il lui faut un prince, elle le trouvera à sa manière. Et ça manière c’est : partir à l’aventure, affronter de terrible danger, délivrer des princes prisonniers et enfin embrasser le beaux au bois dormant .

La fin est un peu trop violente à mon goût. Pas besoin de se bagarrer tous les jours non plus, même pour une femme moderne.

Ils vécurent heureux et se bagarrèrent chaque jour davantage.

Mais le texte, prenant à contre pieds les contes classique, est très drôle et vivant. Les illustrations ne sont pas vraiment à mon goût mais collent bien au récit et à son côté décalé. Rosemonde est aux antipodes des princesse Disney. Et ça fait le plus grand bien à nos petites  !

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Herakles

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Auteur : Edouard Cour

Edition : Akiléos

2012

C’est quelques mois après avoir lu plusieurs critiques, notamment les avis de Lunch et Badelel sur Ben Dis… ! ainsi que la synthèse d’opinions rédigée par Badelel (faut croire qu’elle aime vraiment) pour K.bd (super concept, si vous voulez mon avis) que je suis tombé sur la BD à la Médiathèque. Étant donnée tout le bien qu’on en dit, je ne pouvais pas passer à côté d’une telle occasion. Et je n’ai pas été déçue !

L’histoire ?

L’histoire c’est celle du mythe. Tout le monde la connaît ou du moins devrait. Personnellement, j’ai eu ma période mythologie gréco-romaine à l’adolescence, mais je ne garde que des souvenir assez flou et je serais bien incapable de citer les 12 travaux d’Herakles (Hercule pour les latiniste).

Le fait que nous sachions déjà, plus ou moins l’histoire, ne gâche en rien le plaisir de la lecture. L’auteur nous donne une version toute personnelle de mythe avec un Herakles pataud et stupide. Tout en muscle (et gras) rien en cervelle. Un homme de cœur à qui on s’attache facilement et qui nous fait bien rire.

Mais encore ?

Si j’ai aimé la façon d’aborder le mythe, j’ai surtout un coup de cœur pour le graphisme. Un dessin crayonné saisissant et vif, de belles couleurs ocres, une lecture très dynamique… Bref, cette BD a tout pour plaire. J’ai bien fait de me laisser convaincre par les éloges qu’on font mes collègues, qui en parlent bien mieux que moi, je vous laisse aller vérifier par vous même 😉

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L’enfant qui voulait être un ours

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Titre original : Drengen der Ville Vaere Bjorn

Réalisé par Jannick Hastrup

Scénario : Bert Haller, Michel fessler

Musique : Bruno Coulais

Co-production Franco-danoise

2002

 durée : 1h18

Résumé :

Une ourse polaire perd son enfant sur la banquise. pour la consoler l’ours enlève un bébé humain et lui offre. La maman ourse va s’attacher à cet étrange bébé sans fourrure et l’élève comme son fils. Le petit homme grandira comme un ours, mais un jour ses véritables parents le retrouvent et en font un être humain. Malgré les efforts de ses parents, l’enfant ne se sent pas chez lui. Au fond de son cœur il est encore un ours blanc. Il ira voir l’esprit de la montagne pour que celui-ci lui permette de devenir un véritable ours.

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Mon avis :

C’est sur une vieille K7 (et oui, il y en a qui ont encore cet appareil archaïque qui permet de lire les VHS) enregistrée par une amie que j’ai découvert ce film il y a quelques années. Je suis tout de suite tombée sous son charme, et quand je suis tombé par hasard sur le DVD, je n’ai pas hésité un instant. Ce DVD a rejoint la vidéothèque de Mimi-chan qui en a bien profité. Si en ce moment elle n’a plus d’yeux que pour  Brendan, on regarde encore régulièrement L’enfant qui voulait être un ours.

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Je trouve l’histoire très belle. Dure, triste parfois, mais drôle aussi avec ce petit homme qui fait un bien étrange ourson et le corbeau qui lui sert de compagnon de jeu. Une histoire émouvante qui se fini bien. Un beau conte. Une quête initiatique qui amènera le héros à devenir ce qu’il veut être en dépit de ceux que les autres désirent (son père) ou de ce que la nature avait initialement prévu pour lui (être un être humain). Le héros fera preuve de courage et de persévérance. Il trouvera dans la nature des alliés qui l’aiderons à surmonter les épreuves et se transformer enfin en ce qu’il est dans son cœur : un ours.

Mais il n’y a pas que l’histoire qui m’a plu. Le graphisme est très agréable avec un décor façon aquarelle très sobre rendant les paysages arctique avec poésie, des personnages simples mais très expressifs. La bande originale du film est excellente avec des influences de musiques inuit et quelques chants traditionnels. Un vrai régal pour les oreilles, ce qui n’est pas un luxe quand on a à faire avec une Mini accro qui regarde en boucle ses films préférés. A noter que la BO est signé Bruno Coulais, compositeur à l’origine de la musique de Brendan et le Secret de Kells dont j’ai déjà parlé deux fois (ici et ici).

Aujourd’hui, bien que j’ai fini par connaître ce film par cœur, je le regarde toujours avec autant de plaisir et je suis la premier à le proposer à Mimi-chan.

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Le Crom Cruach

Crom quoi ?! Le Crom Cruach ! Si ça ne vous dit rien, c’est que vous n’avez pas encore vu
l’excellent Brendan et le secret de Kells. Va falloir vite y remédier ; )

Ce film est génial ! Tellement génial que depuis 3 semaines, Mimi-chan le regarde une fois par jour, si ce n’est pas deux ou trois. Et moi je ne m’en suis toujours pas lassé. Au contraire, cela m’a permis de me rendre compte que la bande originale du film est excellente. Mais j’y reviendrais plus tard. Parlons d’abord du Crom Cruach.

Dans le film, Brendan doit affronter un étrange serpent appelé le Crum Cruach pour lui dérober son œil.

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Sachant que le film s’inspire de fait réel (le livre de Kells existe vraiment, voir précédent article) j’ai voulu en savoir plus sur cette étrange créature appelée Crum Cruach. A-t-il été inventé par les réalisateurs du film, ou s’agit-il d’un personnage de la mythologie celtique ?

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Crom Cruaich ou Cenn Cruaich. Irlande

Le Sinueux du Tertre ou Chef du Tertre à qui l’on offre le premier-né de chaque portée ou l’aîné de chaque progéniture.

Jean- Paul Persigout. Dictionnaire de mythologie celte. Brocéliande/Éditions du Rocher,1996.

En poussant un peu avant mes recherches, j’ai appris qu’il s’agit d’une idole adorée par tous les habitants de l’Irlande avant l’arrivée du Christianisme. Divinité de la fertilité, il demande des sacrifices en échange de lait et grain. Il était représenté par une pierre dorée entourée de 12 pierres, représentant 12 divinités subsidiaires. La légende veut que le Crom Cruach ait été défait pas Saint Patrick, celui qui christianisa l’Irlande.

Dans le film on voit bien les pierres disposées ainsi en cercle, mais le Crom Cruach y prend la forme d’un serpent. Je n’ai trouvé aucune information venant confirmer cette forme. Qu’il ait ou non une représentation serpentesque dans la mythologie celtique, je trouve que sa représentation est particulièrement réussie dans le film.

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Je profite de cet article pour revenir sur la bande originale du film qui est, comme je l’ai dit, excellente. La musique est composée par Bruno Coulais et interprétée par un groupe de musique trad irlandais : Kila. Bruno Calais s’inspire des sonorités traditionnelles pour nous offrir une BO originale et très efficace.

Si j’aime beaucoup la BO, Mimi-chan craque complètement pour cette chanson chantée par Aisling (elle connaît les paroles par cœur )

 

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Brendan et le secret de Kells

Le cadeau que je nous ai offert à Mimiko et moi-même pour nos anniversaires (^_^)

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Titre original : The secret of Kells

Réalisateur : Tomm Moore

Co-réalisateur Nora Towmey

Scénario de Fabrice Zidkowski, d’après l’oeuvre originale de Tomm Moore

Musique de Bruno Coulais

Coproduit par Cartoon-Saloon (Irlande), les Armateurs et France 2 Cinéma (France), Vivi Film (Belgique)

2009

Durée : 75 minutes

site officiel

Synopsis :

Brendan, jeune moine, vit à Kells sous la tutelle de son oncle, l’abbé Cellach. Ce dernier ne pense qu’à une chose : construire des remparts assez solides pour protéger Kells des terribles Vikings qui ravagent l’Irlande à cette époque (9e siècle). C’est ici que frère Aidan, grand enlumineur et gardien d’un livre inachevé, vient se réfugier. Le vieux moine prendra Brendan sous son aile et l’initiera à son art. Poussé par Aidan, Brendan va quitter pour la première fois la forteresse et pénétrer dans la forêt où il rencontrera Aisling, un (ou plutôt une) esprit de la forêt qui l’aidera dans sa quête.

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Ce que nous en avons pensé, Mimi-chan et moi :

C’est un très beau film dont le graphisme original m’a rapidement séduite. Le dessin est très stylisé, avec des personnages très géométriques et anguleux qui contrastent avec le décor, surtout
celui de la forêt où les rondeurs, nœuds et arabesques rappellent les dessins celtiques. C’est surtout dans la forêt que la richesse du décor s’exprime, c’est très beau et l’abondance de la nature y est très bien rendue. Elle peut paraître à la fois hostile et accueillante, dangereuse et paisible.

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 Outre son dessin beau et original, « Brendan et le secret » de Kells possède de jolis personnages : Brendan, jeune moinillon curieux que la soif de connaissance va pousser au plus grand des courages. Aisling, l’esprit de la forêt, est aussi très attachante, vive, insaisissable comme un courant d’air, elle se prend d’affection pour le jeune Brendan en qui elle trouve un ami.

Aidan, artiste un peu fou, sage et espiègle, apporte à Kells et à Brendan l’air d’aventure et de fantaisie qui lui manque. Tout le contraire de l’abbé Cellach, qui est toujours sérieux et dur. Mais derrière cette façade se cache une grande générosité et amour de son prochain qu’il veut protéger de la barbarie des Viking. Les viking parlons-en ! J’ai rarement vu des méchants aussi effrayant et inquiétant que cela. Ils nous donnent vraiment la chair de poule.

À Kells on rencontre d’autres moines, tous bien amusants, bien que l’anachronisme de leur présence nous surprenne. Qu’un moine italien, anglais ou allemand se trouve à Kells au 9e siècle, soit. Mais le noir et le chinois, c’est tout de suite moins crédible.

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On retrouve dans cette histoire tous les éléments du conte de fées et de la quête initiatique et ça marche. Il y a un bon équilibre entre humour et suspens, action et réflexion, joie et tragédie.
Et tout est bien qui finit bien pour la plus grande joie des petits. Certaines scènes sont vraiment dures et angoissantes, j’ai même eu peur que cela soit trop pour Mimi-chan. Mais non ! ça fait peur comme un bon conte de fées se doit de faire peur. D’ailleurs, je parle, je parle, mais qu’en a pensé la petite Mimi ? Et bien, elle adore. Elle l’a déjà vu et revu. Ça l’intrigue beaucoup, ça l’impressionne sans pour autant lui faire vraiment peur, bref elle est captivée.

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Et pour son plus grand bonheur, le DVD offre des petits bonus sympas pour les enfants : des jeux et même des coloriages. On y trouve également la version en breton, mais ça, on n’a pas essayé.

brendan et le secret de kells - brendan et aisling

La bande-annonce :

 

– Tout ne s’apprend pas dans les livres, vous savez, frère Aidan

– Hehe… J’ai déjà lu ça quelque part.

J’adore 🙂

Voilà un cadeau réussi ! Mère et fille sont ravies. Si vous ne connaissez pas ce film, je vous le conseille vivement. Et si vous l’avez déjà vu, je vous invite à partager vos impressions en laissant un petit com’  😉



Le coin des curieux :

Hein, quoi ?! Ce n’était pas fini ? Ben non, pour les plus curieux il y a du rab 😉

Le livre de Kells :

Le fameux livre enluminé dont il est question dans ce film existe vraiment. Il s’agit du Livre de Kells (Book of Kells), également connu sous le nom de  Grand Évangéliaire de Saint-Colomban. C’est un manuscrit enluminé réalisé par des moines de culture celte au IX siècle. Il tient son nom de l’Abbaye de Kells ou il a était gardé jusqu’au XVII siècle.

Le livre, resté inachevé, contient les 4 évangiles du Nouveau Testament ainsi que des notes explicatives écrites en latin. Il est très richement illustré. La qualité de ses enluminures en fait un véritable chef-d’œuvre. La tradition veut que le livre ait été commencé par Saint-Colomban lui-même, mais cette théorie a été démentie par des analyses paléographiques. La véritable origine de ce livre reste mystérieuse et plusieurs hypothèses existent toujours. Une chose est certaine, c’est que le livre est intimement lié à la Communauté religieuse fondée par Saint-Colomban, l’Abbaye de l’île de Iona et l’Abbaye de Kells.

Pour la petite anecdote, la couleur verte des enluminures ne vient pas de baie comme on le raconte dans le film, mais de malachite broyée, il s’agit d’un minerai.

Aujourd’hui le livre est exposé à la bibliothèque du Trinity College de Doublin.

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L’Abbaye de Kells :

L’Abbaye de Kells a été fondée au IX siècle par des moines originaires de l’île de Iona, une des îles Héberides sur la côte ouest de l’Écosse où se trouvait une communauté religieuse fondée par Saint-Colomban. Les ravages causés par les raids vikings ont rendu l’île trop dangereuse et les moines se sont retiré à Kells, dans le comté de Meath en Irlande. C’est en 814 que Cala, l’abbé de Iona, quitte l’île pour Kells. Les vestiges de la tour monastique ronde sont encore visibles.

Comme dans le film, l’Abbaye de Kells fut attaquée à plusieurs reprises par les Vikings. Le Livre de Kells y fut volé en 1006 et restitué deux mois plus tard sans sa couverture.

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Les enluminures :

Je vous parle de livres enluminés, d’enlumineurs… Mais savez-vous ce que sont les enluminures ? Il s’agit des peintures ou dessins que les moines enlumineurs exécutaient sur les livres manuscrits rédigés par les moines copistes du Moyen Âge. Il peut s’agir de simples lettrines comme d’illustration pleine page. Les moines enlumineurs devaient maîtrises l’art du dessin , de l’élaboration des pigments et de la coloration.

Tomm Moore :

Cofondateur et directeur de Cartoon Saloon, il a travaillé sur plusieurs projets d’animation avant de signer ici son premier film en tant que réalisateur.

Vous pouvez suivre son actualité sur ses blogs The Blog of Kells ou Song of the Sea, son prochain film.

Brendan et le secret de Kells c’est aussi une BD :

Après le film, Tomm Moore en a fait une BD de deux tomes. Et elle est dispo chez Glénat : link

ma chronique sur la BD

Cette fois, c’est la vraie fin.

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Le Chaman et la mère de l’océan, une légende inuit

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Voici ma dernière acquisition. Alors que j’étais à « la grande ville » j’en profitais pour faire du shopping (comprendre « faire le tour des librairies » ). je cherchais un cadeau pour ma plus jeune sœur…

Dans une librairie ?!

Ben… c’est que… c’est chouette les livres, non ? Je finirais bien par en trouver un qu’elle lira (à force)

Donc, je flânais quand je suis tombé sur ce magnifique album. A ma sœur j’ai pris un très joli livre sur les chevaux (sa passion) mais je n’ai pas pu résister à la tentation d’acheter Le chaman et la mère de l’océan pour ma petite dernière.

Mais…  Mimi-chan n’a que 4 ans !!

Hein… quoi… oui, bon, c’est écrit à partir de 8 ans… mais je peux quand-même pas dire que j’ai acheté ce livre pour moi !

Revenons-en au livre : Les dessins sont magnifiques, surtout le portait du chaman en couverture. J’avoue que c’est ce qui m’a séduite de suite.

L’histoire raconte une aventure vécue par « grand-père du père de la mère » du narrateur, un homme « mi-prêtre, mi-sorcier, un grand chaman ». Cette année là, le gibier et les poissons se sont fait très rares. Chasseurs et pêcheurs, le ventre vide, viennent rendre visite au chaman pour qu’il les aide. Pour ce faire, le chaman part « en rêve au pays des esprits ». Accompagné de ses esprits tutélaires, il part à la rencontre de « la déesse Sedna, Mère des animaux. Celle qui vit en bas au plus profond des flots. » Celle-ci est en colère car les mauvaises actions des humains salissent ça maison. Le chaman réussi à calmer la déesse qui fait revenir gibier et poissons. Mais elle demande en retour que, malgré l’abondance d’animaux, les chasseurs ne se contentes que d’un phoque
par jour pendant 3 jours.

Une très jolie légende qui nous apprend le respect de la nature, le mérite de se modérer, tel les chasseurs qui ne doivent prélever que ce dont ils ont besoin, sans chercher à s’enrichir au dépend de la nature. Faudrait faire lire ce livre à pas mal d’adultes…. Mais là, c’est un autre débat.

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Il est vrai que le vocabulaire est un peu trop élaboré pour Mimi, néanmoins elle m’a écouté jusqu’au bout, demandent parfois que je lui reexplique les images avec des mots plus simple. Ayant vu (et revu)  L’enfant qui voulait être un ours dernièrement, elle a aimé retrouver dans ce livre l’ambiance de la banquise.

Publié aux Editions du Sorbier (2007) : link

Texte de Chantal Nguyen

Illustration de Pierre Droal

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