Archives du mot-clé contes et légendes

Mon premier coup de cœur livresque : Animali nelle favole

Pour ce mois d’avril, le thème proposé pour le viaggio italien de Eimelle était la littérature jeunesse. J’ai pensé que c’était une bonne occasion de fouiller dans mes étagères à la recherche de mes livres d’enfant et je suis tombé sur Animali nelle Favole -Esopo, un livre que je n’ai pas arrêté de lire et relire dans ma jeunesse. Je l’adorais pour ses dessins très simples et mignons, pour son texte imprimé très gros (en tant que dyslexique j’avais beaucoup de mal à lire les livres ordinaires) mais aussi pour le contenu de ses histoires : les fables d’Esope. Sans doute mon premier coup de cœur livresque 🙂

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Mon édition (Giunti Marzocco) date de 1984, la première édition étant de 1976. Les dessins sont de Attilo Cassinelli et la traduction des fables de Tiziano Loschi. Le recueil regroupe 45 fables.

Même maintenant que je suis adulte, j’ai un faible pour les illustrations d’Attilo Cassinelli. Je les trouve très douces, mignonnes et pleines d’humour. Leur simplicité ne les rend pas moins expressives. J’aime leur côté minimaliste.

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La volpe scodata

Una volpe cadde in una tagliola e perse la coda. Aveva tanta vergogna che la vita le appariva insopportabile. Così pensò di indurre tutte le altre volpi a privarsi della coda : la propria deformità sarebbe stata dissimulata. Le convocò tutte, le invitò a tagliarsi la coda, facendo notare che questa appendice era non solo indecorosa, ma constituiva anche un peso superfluo. Una delle volpi, però, le rispose con prontezza : -Ehi, amica ! Certamente questa mutilazione è utile a te, altrimenti non ce la consiglieresti.

Questa favola ci avverte che alcuni danno consigli al prossimo, non per benevolezza, ma per il loro interesse personale

le site d’Attilio Cassinelli 

le site des éditions Giunti

J’ai fait quelques recherches pour voir si ce livre était toujours publié mais je n’ai rien trouvé du coup, s’il vous intéresse… tant pis pour vous 😛

littérature jeunesse
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Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

Aujourd’hui j’avais envie de faire un petit article pour parler des Yôkai, ces créatures étranges qui peuplent le folklore japonais et que l’on retrouve régulièrement dans les manga et les anime. Si l’envie d’en parler est présente, ma connaissance du sujet est loin d’être parfaite, alors n’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice 😉 Je vous propose ici un petit aperçu, une entrée en matière qui ne demandera qu’à être complétée par plus de lectures 🙂

 Des yôkai et des mots :

The Heavy Baske (1892) de Tsukioka Yoshitoshi

Yôkai s’écrit 妖怪, le kanji signifie « attractif », « séduisant » tandis que le kanji  signifie « apparition ». Sous ce terme générique on nomme toutes sortes de créatures surnaturelles diverses. Certaines issues d’anciennes légendes, d’autres plus modernes crées de toutes pièces par des artistes de l’époque Edo (1600-1868) ou encore par des mangaka contemporains tel que Mizuki Shigeru. Sous ce terme on peut aussi trouver des créatures issues du folklore occidental. Il existe des yôkai bienveillants et d’autres très dangereux, entre les deux une multitude de yôkai s’amusent à jouer de mauvais tours aux humains.

rassemblement de yôkai dans Natsume Yuujinchou

On retrouve des yôkai dans nombreux manga et anime qu’ils en soit les personnages principaux ou de simples figurants. Par exemple dans le film d’animation Lettre a Momo ils jouent un rôle principal et sont bienveillant.

D’autres mots désignent ces créatures surnaturelles : ayakashi, mononoke ou mamono.

Ayakashi (妖) semblerais désigner des yôkai ayant la particularité d’apparaître sur une surface d’eau (lu sur wikipedia…). On retrouve en effet un ayakashi dans l’épisode Umibozo de la série Mononoke (si vous ne l’avez pas vu faut absolument vous la procurer c’est génial !). Dans cet épisode  l’apothicaire est sur un bateau et c’est en mer que l’ayakashi apparaît. Cet ayakashi est le fruit de la rancune éprouvée par une humaine en mourant (caractéristique que l’on retrouve chez de nombreux yôkai, mais nous y reviendrons plus tard).

ayakashi (umibozo) dans la série Mononoke

Pour la petite histoire Umibozo (海坊主) est le nom d’un yôkai marin naufrageur. Son nom signifie « moine de la mer ». Son aspect varie selon les sources. Il est tantôt représenté comme une énorme silhouette noire avec de grand yeux, tantôt comme un vieil homme.

le marin Tokuso rencontrant un umibōzu, par Utagawa Kuniyoshi

Si l’ayakashi de la série Mononoke semble correspondre à la définition de wikipedia, dans d’autres séries le terme ayakashi est utilisé pour désigner des apparitions qui se matérialisent aussi bien sur terre que sur l’eau. Je pense notamment à Noragami (manga anime) où ce nom est employé pour désigner toutes les créatures nées des amertumes, tristesses et autres émotions négatives humaines. Dans cette série Yato, un dieu mineur, utilise des armes spirituelles pour détruire les dits ayakashi et ainsi libérer les humains de leur emprise.

ayakashi dans la série Noragami

A noter que la série Mononoke est un spin-off d’une série intitulée Ayakashi : Japanese Classic Horror, série animée composé de 3 arcs indépendants réalisés par 3 réalisateurs différents et mettant en scène des histoires de fantômes (si vous savez pas quoi m’offrir pour mon anniversaire… 😛 ).

On trouve encore le mot ayakashi dans le titre du manga Secret Service Maison de Ayakashi de Cocoa Fujiwara où les personnages principaux sont mi-humain mi-yôkai.

Secret Service
Secret Service

Les yôkai sont encore appelés mononoke (物の怪), autre terme générique utilisé pour parler de monstres ou esprits.  signifie « chose », « objet » et on retrouve le kanji 怪 de yôkai qui signifie « apparition », « mystère ».

Ce terme donne son nom à la série dont je vous parlait plus haut (Mononoke – モノノ怪) mais aussi à l’un des film de Miyazaki : Princesse Mononoke (もののけ姫)

Je n’ai pour ma part jamais rencontré appellation mamono mais on pourrait ici citer le terme yurei (幽霊) qui désigne lui les fantômes en général à ne pas confondre avec les yôkai qui seraient plutôt des monstres. Les yurei sont les âmes des défunts qui n’ont pas trouvé le repos après leur mort à cause d’une rancune ou autre.

Yūrei par Sawaki Sūshi (1737)

Des yôkai et des formes

Les yôkai sont de formes et de natures très variées, animaux magiques, humains ayant perdu leur humanité à cause d’émotions négatives, objets prenant vie… il n’y a aucune limite à la yôkai’attitude !

des animaux à vous faire peur

Nombreux sont les animaux magiques que l’on pourrait trouver sous le terme de yôkai. Je ne vais pas m’amuser à tous les reprendre, je n’en citerai que quelques uns des plus connus.

Tanuki

Commençons avec le tanuki. Tanuki est le terme désignant en japonais le chien viverrin, petit canidé originaire de l’Asie de l’est. Ce terme est utilisé en occident pour désigner le bake danuki (化け狸) esprit de la forêt ayant la forme d’un tanuki. Il est souvent représenté avec un chapeau de paille et une gourde de sake. Il a le ventre bien rebondi et de gros testicules. Il est généralement considéré comme un symbole de bonne fortune. Les tanuki (tous comme les renards) sont des o-bake (お化け – aussi appelé bakemono 化け物 du kanji 化 « se transformer », « se métamorphoser ») soit des esprit métamorphes. Ils peuvent changer de forme à loisir et prendre une apparence humaine. Mais la caractéristique la plus étonnante du tanuki est ce qu’il fait de ses testicules ! Il peut les grossir et les utiliser à des fins diverses.

On ne peut pas parler de tanuki sans mentionner Pompoko (j’adore ce film !) de Isao Takahata (studio Ghibli). Dans le film on les voit se métamorphoser de plus belles.

J’avais été surprise dans le film de voir les transformations faites avec des testicules. J’ai découvert plus tard que ce n’était pas une invention de Takahata mais un fait reconnu de cet animal dans le folklore japonais.

estampe de Kutagawa Kuniyoshi

Kitsune

Au côté du tanuki on trouve le kitsune, le renard. Ici c’est le même terme qui est employé à la fois pour désigner l’animal réel et la créature légendaire : 狐. Tout comme le tanuki, le renard est un yôkai métamorphe et peut prendre forme humaine.

Les renards peuvent être bienveillants, ils sont alors associés au dieu Inari (dieu des céréales et du commerce… tiens ça me fait penser à une certaine Holo qui n’est pas une renarde mais une louve mais partage avec le renard sa malice et son pouvoir métamorphe, lire Spice and Wolf).

Les kitsune peuvent être malveillant. Ils jouent des farces aux humains et peuvent  même les posséder (Kitsunetsuki), la victime est toujours une jeune femme qui prends alors des trait rappelant ceux du renard.

On retrouve également des renards dans Pompoko, ils y sont particulièrement espiègles et opportunistes par opposition aux tanuki qui sont bon enfant.

On représente souvent les renards avec plusieurs queues, le nombre de queues augmente avec l’âge et la puissance de l’esprit renard. Le plus célèbre renard dans le manga est sans doute le kyûbi de Naruto, ce renard à neuf queues qui est scellé dans son corps.

Kurama le « kyûbi no kitsune » (renard à 9 queues) de Naruto

Autre renard autre style, on retrouve ce yôkai dans le film d’animation coréen Yobi, le renard à 5 queues. Ici le renard s’amuse à prendre forme humaine pour rejoindre un camp d’enfants.

(« une oeuvre de la même veine que celle de Miyazaki » si Miyazaki avait fumé un gros pétard mais… malgré le côté wtf du film Mimiko a beaucoup aimé)

On retrouve en effets des légendes de renards à plusieurs queues aussi dans la mythologie chinoise et coréenne.

Je me souviens également d’un renard dans Natsume Yuujinchou (Le pacte des Yôkai dans la version manga en français).

Un tout petit renard qui se prends d’affection pour Natsume.

Je ne me souviens plus dans quel épisode il apparaît.

Rien à voir avec le Kyûbi de Naruto ! XD

renard à 9 queues dans Secret Service
renard à 9 queues dans Secret Service

L’esprit renard prend souvent la forme d’une femme-renard qui séduit les hommes. Elle peut parfois se révéler être une bonne épouse. Selon la légende, Abe no Semei était le fils d’une femme-renarde (Kuzunoha) qui lui aurait légué une part de ses pouvoirs. Pour savoir qui est Abe no Semei je vous conseille la lecture de Onmiyôji, un manga de Okano Reiko. On y rencontre d’ailleurs pas mal de yôkai.

Kuzunoha quittant son enfant par Yoshitoshi

Autre yôkai lié au renard le kitsunebi (狐火) « feu du renard » magnifiquement représenté par Hiroshige. On retrouve cette estampe dans Furari, un manga de Taniguchi.

Hiroshige – New Year’s Eve Foxfires at the Changing Tree, Ōji (1857)

bakeneko

Autre animal réputé pour ses pouvoirs magiques (chez nous aussi !) le chat. Appelé bakeneko (化け猫) « monstre chat », on retrouve le kanji 化 de la métamorphose. Tout comme le tanuki et le kitsune c’est un bakemono.

bakeneko par Hiroshige

Le bakeneko n’est pas une créature charmante, il peut dévorer son maître pour prendre ça place ou faire revenir les morts à la vie. On retrouve ces chats monstrueux dans de nombreuses légendes notamment dans La danse des chats, un joli conte dont j’ai déjà parlé.

« Ume no Haru Gojūsantsugi » (梅初春五十三駅) by Utagawa Kuniyoshi

On retrouve un bakeneko vengeur dans le dernier épisode de Mononoke ainsi que dans le dernier  arc de la série Ayakashi.

bakeneko dans Ayakashi – Japanese classic horror

Autre yôkai chat, le nekomata se caractérise par une double queue :

Nekomata par Gojin Ishihara
nekomata dans Naruto

Mais il n’y a pas que des chats malfaisants, il y a aussi le chat porte-bonheur : le maneki-neko (招き猫), ce chat à la patte levé qui vous invite à entrer.

J’ai découvert récemment la légende à l’origine du maneki-neko sur Vivre livre, je n’ai pas encore lu l’album qui la raconte mais en attendant je vous invite à faire un tour chez Blandine pour en apprendre plus sur ce charmant chat.

Les références aux maneki-neko dans les manga et anime sont nombreuses. Je citerais avant tout Natsume Yuujinchou où Madara, un puissant yôkai, se voit affublé la forme d’un maneki-neko après avoir été scellé dans une statuette.

Natsume Yujinchou

On retrouve des chats peu ordinaires dans un autre film de Ghibli : Le royaume des chats

J’allais oublier le chat-bus de Totoro

 Okuri-inu

Après les chats, les chiens, avec le okuri-inu (送り犬) « le chien qui accompagne », aussi appelé okuri-ôkami (le loup qui accompagne). Il peut être bienveillant, il suit le voyageur pour le protéger d’autres yôkai ; ou malveillant, attendant que le voyageur chute pour le dévorer. Le mot okuri-ôkami serait aussi utilisé pour désigner un homme malintentionné qui propose de raccompagner les jeunes fille pour les agresser.

okuri-ôkami par Mathiew Meyer

On trouve la version agressive de ce yôkai dans le manga Mokke de Takatoshi Kumakura.

okuri-ôkami dans Mokke
okuri-ôkami dans Mokke

Kappa

kappa – Toriyama Sekien

Le kappa (河童), ce yôkai très connu ressemble beaucoup à une tortue anthropomorphe. Le haut de son crâne est creux et plein d’eau.

Le kappa vit près de l’eau et attire les humains pour leur jouer de mauvais tours. Ils raffolent de concombre. Pour leur échapper on doit s’incliner pour qu’en vous saluant en retour l’eau au sommet de son crâne se vide et qu’ils perdent ainsi ses pouvoirs.

Les kappa sont très populaires et on en trouve dans de nombreux manga/anime. On en croise d’ailleurs  dans Le pacte des Yokai, mais si je ne devais citer qu’un seul manga je parlerais de Mon copain le kappa de Mizuki Shigeru.  Dans ce manga un jeune garçon qui ressemble à s’y méprendre aux kappa est enlevé par 2 d’entre eux avant de revenir chez lui avec un jeune kappa.

Il y a aussi le très joli (mais un peu long) film Un été avec Coo

Dans Gintama aussi on rencontre une sorte de kappa :

Gintama

Tengu

Autre yôkai aux formes d’un animal anthropomorphe très connu, le Tengu à l’allure d’un rapace. Pourtant le nom tengu (天狗) signifie « chien céleste ». Initialement représenté avec un bec, cette caractéristique a été peu à peu remplacée par un très long nez. Dangereux guerrier, démons ou protecteurs de la forêt, il  y a de très nombreuses variantes du tengu. On dit même que c’est au près d’eux que les yamabushi, sorte de moines guerrier des montagnes, tireraient leur savoir.

Tengu par Hokusai
An elephant catching a flying tengu, by Utagawa Kuniyoshi

Ce yôkai est au centre du manga le clan des Tengu de Iô Kuroda où des tengu ayant pris forme humaine tentent de rétablir leur ancienne puissance. Un manga assez étrange mais très intéressant.

le clan de Tengu de Iô Kuroda

Les tengu sont aussi au centre de l’intrigue de Kabuto Le Dieu Corbeau de Buichi Terasama.

Kabuto Le Dieu Corbeau
Kabuto Le Dieu Corbeau

Dans un tout autre style on retrouve les tengu au centre de l’intrigue de Black Bird, un shôjo où l’héroïne est éprise du maître des tengu, un beau et ténébreux jeune homme revenu dans sa vie après une longue absence.

On rencontre un tengu aussi dans le global-manga de Camille Moulin-Duprès Le voleur d’estampes (si vous aimez comme moi les estampes japonaises je vous conseille vivement ce manga très atypique qui m’a séduit surtout pour son esthétique)

Le voleur d’estampes – Camille Moulin-Duprès

Oni

Les oni (鬼) sont des yôkai à l’allure de démons qui vivent dans les montagnes. Ils ont habituellement la peau rouge, bleu, marron ou noire et sont armés de grosses massues. Je pense tout de suite au conte Momotaro où le jeune Momotaro va se battre contre des oni.

oni par Hokusai

On aperçois des oni dans le premier tome du très bon manga de Ima Ichiko : Le cortège des cents démons.

Le cortège des cents démons
Le cortège des cents démons

Tsukumonogami

Les tsukumonogami (付喪神) sont des yôkai ayant la forme d’un objet. Ceux-ci prennent vie à leur centième anniversaire. Toutes sortes d’objet peuvent devenir des yôkai. Certains d’entre eux sont particulièrement connu.

Kasa-obake

Le kasa-obake (傘おばけ) est un yôkai parapluie très populaire. Il est également appelé karakasa-obake (から傘おばけ) et karakasa kozō (唐傘小僧).

Kasa-obake par Utagawa Yoshikazu

Je l’ai rencontré plusieurs fois. Le plus connu est sans doute celui de Mizuki que vous avez du déjà apercevoir.

kasa-obake par Shigeru Mizuki

Dans le pacte des yôkai on en croise 2 différents dans le même tome. L’un d’eux est accompagné d’une kameosa (vieille jarre à sake) autre tsukumonogami.

2 kasa-obake dans Le pacte des Yôkai
2 kasa-obake dans Le pacte des Yôkai

Biwa-bokuboku

Biwa-bokuboku in Toriyama Sekien’s Hyakki Tsurezure Bukuro

Le biwa (琵琶) est un instrument de musique japonais utilisé depuis le VIII° siècle, dérivé du pipa chinois. Le biwa-bokuboku (琵琶牧々) serait un biwa ayant pris vie.

Tout de suite je pense au biwa farceur présent dans Onmiyôji de Reiko Okano.

extrait de onmiyôji

Chôchin-obake

Le chôchin-obake (提灯お化け) est un yôkai lanterne en papier. Je le connais surtout pour les nombreuses estampes le représentant à commencer par celle d’Hokusai que vous avez sans doute déjà vu.

Chôchin-obake, série Hyaku monogatari de Hokusai

Chôchin-obake ou fantôme vengeur d’Oiwa, ces lanternes font vraiment peur !

Portrait d’Oiwa selon Utagawa Kuniyoshi

Des humains devenus yôkai

Après les animaux magiques, les créatures légendaires, les objets qui prennent vie, il y a une autre sorte de yôkai, ceux qui étaient humains avant de se transformer en horribles monstres à cause de leur trop fortes émotions négatives (à ne pas confondre avec les humains qui deviennent des fantôme à leur mort).

Les oni hannya sont par exemple des femmes devenues démons à cause de leur trop grande jalousie.

Warai Hannya de la série Hyaku monogatari – Hokusai

Autres yôkai d’origine humaine le rokurokubi (ろくろ首), est yôkai pouvant allonger le cou.

manga de Hokusai

J’ai même trouvé un manga dont le personnage principal est une rokurokubi : Kanojo wa rokurokubi, mais ne l’ayant pas lu je ne peux pas vous en dire grand chose.

kanojo wa rokurokubi
Le pacte de Yôkai
Le pacte de Yôkai

wanyûdô

Le wanyûdô est un yôkai en forme de roue de char à bœuf avec un visage entouré de flammes. Selon la légende c’est l’âme d’un daimyo tyrannique qui se serait transformé en yôkai.

wanyûdô par Toriyama Sekien

On retrouve ce yôkai dans le manga/anime La filles des Enfers

wanyûdô dans la fille des enfers

yôkai interdit aux moins de 16 ans

Bon, jeunes puceaux et pucelles vous aurez été avertis, je décline toute responsabilité pour les images qui vont suivre XD

Mais c’est trop drôle ! Je peux pas faire l’impasse : je vous présente tête de gland

par Utagawa Kuniyoshi

Il existe bien d’autres yôkai, je ne pourrais pas tous les citer mais si vous en connaissez un qui vous a particulièrement marqué et que je ne présente pas, n’hésitez pas à me donner quelques infos, je l’ajouterais à cette présentation avec plaisir 🙂

Je voulais reprendre plus en détails tous les manga cités dans cet article mais je pense que ce sera un peu trop long. J’opte donc pour un deuxième article que vous pourrais lire sur Ma petite Médiathèque dès demain.

Sore jaa, mata 


annexe 1 : Des Yôkai et des manga

annexe 2 : Des Yôkai et des anime

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Oneuli – un conte coréen

C’est à la bibliothèque que j’ai repéré ce magnifique album. Je l’avais sélectionné pour la semaine coréenne de la semaine dernière mais je n’ai eu le temps d’écrire mon billet. C’est en cherchant des albums coréens que je suis tombée sur ce titre, la couverture étant très jolie je l’ai emprunté.

Oneuli de Cho Ho-sang (texte) et Kim Dong-seong (illustrations) est un conte très classique mais pas moins beau pour autant. On y retrouve la structure de nombreux conte ou le personnage principal, un enfant, part en quête de quelque chose et fait de nombreuses rencontres tout au long du chemin, sa gentillesse attire les bonne grâces de ses interlocuteurs qui l’aident ainsi dans sa quête.

Ici Oneuli, une petite fille trouvée par des voyageurs qui lui donnerons ce nom, part à la recherche de ses parents biologiques qui vivent dans le « Woncheongang, un royaume situé très loin dans le ciel ». En chemin elle rencontre divers personnages qui doivent lui indiquer le chemin, tous lui confient des questions à poser lors qu’elle aura atteint le Woncheongang. Il y a le jeune homme qui ne peut rien faire d’autre que lire, un arbre, un serpent géant, une jeune femme qui ne peut rien faire d’autre que lire et une fée. Grace à leur aide elle atteint le Woncheongang où elle peut retrouver ses parents avant de retourner sur terre apporter les réponses à tous ceux qu’elle a croisé en chemin. Une fois cette tache accomplie, Oneuli peut accomplir son destin et devenir à son tour une fée.

J’ai trouvé ce conte magnifique. Sa structure traditionnelle m’a ramené en enfance, j’adorais ces contes à répétition. Et la morale y est simple et belle : aide les autres et ils t’aiderons.

Graphiquement l’album est magnifique. Le dessin est très doux et rappelle les peintures traditionnelles.

J’ai beaucoup aimé cet album qui nous est proposé dans la collection Chan Ok des éditions Flammarion (une très belle collection !)


7/20
7/20
album jeunesse
album jeunesse
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7 contes japonais

Pour le thème de février du challenge je lis aussi des albums je vous propose un petit livre de contes japonais bilingue de Tomonori Taniguchi, édition Le Lézard Noir, collection Le petit Lézard.

Les contes sont très courts et se lisent facilement. Le texte est en français et en japonais, idéal pour les amoureux du Japon qui veulent apprendre la langue (j’ai pour ma part laissé tombé l’apprentissage du japonais depuis trop longtemps pour en profiter). Même sans s’intéresser à la langue japonaise ce livre est très agréable. On y découvre de très joli contes et les illustrations sont très mignonnes, pleine de tendresse. Parmi les contes présenté je n’en connaissais qu’un seul : Urushima Taro.

A conseiller à tous les amateurs de contes, du Japon ou tout simplement de jolis albums.

6 autres albums de Tomonori Taniguchi sont disponibles chez l’éditeur. visitez le site de l’auteur.

Feuillez l’album :

3/20 - thème langue étrangère
3/20 – thème langue étrangère

les autres albums du rendez-vous langue étrangères :
Abonnez-vous au tableau Langues étrangères – Challenge Je lis aussi des albums de Sophie sur Pinterest.

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Le prince tigre

Aujourd’hui je vous présente un petit conte chinois écrit par Chan Jiang Hong en s’inspirant d’un bronze de la dynastie des Shang (XI siècle avant J.C.).

vase you dit « La tigresse »

Une tigresse à qui des chasseurs ont tué ses petits est folle de chagrin. Toute à sa haine elle se met a attaquer les villages les uns après les autres. Le rois, prêt à envoyer son armée contre la tigresse, va voir une voyante qui lui dit que la seule façon d’apaiser la tigresse c’est de lui envoyer le prince Wen. C’est à contre coeur que le roi envoie son fils dans la jungle. La tigresse reconnais dans l’enfant les petits qu’elle a predu et adopte l’enfant qui grandira au près d’elle jusqu’à ce que ces parents fous d’inquiétudes ne décident d’envoyer une nouvelle fois l’armée. Ma tout est bien qui fini bien.

« Tigresse », dit Wen, « voici mon autre mère. Vous êtes mes deux mamans, celle de la forêt, et celle du palais. Maintenant, je dois retourner au palais pour apprendre ce que savent les princes. Mais je reviendrais souvent, car je ne veux pas oublier ce que savent les tigres. »

Un beau conte, très joliment illustré .

Editions école des loisirs

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2/20

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Romarine ~ des contes d’Italo Calvino

Pour finir le mois italien en beauté, j’ai voulu participer à la dernière lecture commune axe littérature jeunesse. Pour l’occasion j’ai choisit un petit receuil de contes d’Italo Calvino : Romarine (Nathan poche).

Dans ce petit recueil de 95 pages (illustré par Morgan) on retrouve 8 contes italien repris par Italo Calvino. Des contes dans la pure tradition avec ogres, géants, princes, belles jeunes filles, dragons, etc.

Ces 8 contes sont tiré de Fiabe italiane raccolte dalla tradizione popolare durante gli ultimi cento anni e trascritte in lingua dai vari dialetti da Italo Calvino, un recueil publié par Italo Calvino en  1956, celui-ci regroupe 200 contes traditionnels collecté à travers l’Italie et traduits des differents dialectes. (pour les italophone ferus de contes, il existe une édition de 1995 toujours disponible)

les 8 contes de la version française

Romarine, l’histoire d’une princesse née dans un romarin

Les petites oies, l’histoire d’une oie qui se joue du renard vraiment pas malin

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la petite fille vendue avec les poires, l’histoire d’une jolie servante qui doit dérober le trésor des sorcière pour le roi (et qui sera aidé par le traditionnel lot de dons)

Malchance, la drôle histoire de la princesse qui dut apprivoiser sa chance

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Le petit savetier bossu, l’histoire d’un petit bonhomme très malin qui l’emporte sur le méchant ogre

Jeannot Bienfort qui en a mis cinq cent à mort, encore une histoire où le petit bonhomme malin l’emporte sur la force (ici celle du géant)

Pomme et peau, où un cheval de Troie sert à enlever la belle fille de l’enchanteur.

Les cinq mauvais sujets, l’histoire de cinq drôle de bonhommes : le Pouilleux bien malin, Foudre Éclair qui cours plus vite qu’un lièvre, Petit-Soufflet qui fait souffler du vent, Oreille-lièvre qui entends tout et Fortéchine qui peut soulever des charges énormes.

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Le contes et moi :

De toutes ces histoires j’ai particulièrement aimé Malchance, voire la chance ainsi représenté c’est très drôle. On ne se l’imaginerais pas en vieille dame aigrie. J’ai aussi aimé l’idée que l’héroïne doive amadouer, apprivoiser sa chance pour que celle-ci lui sourie enfin. En plus ce conte je ne l’avais jamais entendu !

J’ai également aimé la petite fille vendue avec les poires. De cette histoire je connaissez la version florentine : Prezzemolina. C’était l’un de mes contes préférés. Les deux version différent dans le nom et l’origine de la petite fille mais pour le reste tout y est, le trésor à dérober, les femmes qui nettoient le four avec leur cheveux, les chiens et la porte qui grince.

Je connaissez également une autre version de Jeannot Bienfort, Ammazzasette dont j’ai même vu une adaptation par Disney.

Et puisque c’est le mois italien, je vous propose d’écouter un conte en italien, Ammazzasette :

et voici la version de Disney

Des cinq mauvais sujets je connais également une adaptation animées : les six serviteurs. Il s’agit de la version des frères Grimm

Les petites oies est également un très beau conte. Simple et très amusant. Le renard que l’on a l’habitude de voir si rusé se fait ici berner par une oie qui ne cesse de lui jouer des tours pour ne pas se faire manger. Celui-ci non plus je ne le connaissez pas.

Italo Calvino

Né en 1923 et mort en 1985, Italo Calvino est un écrivain italien très connu et reconnu.

Il est surtout connu pour ses fables pleines d’humour.

Je ne le connais pas assez pour en parler. Alors j’ai cherché une interview où il parlerais de lui-même pour avoir un meilleur apreçu de ce qu’il était. J’en ai trouvé une mais… elle est en italien soustitré espagnol ^-^’

et voilà c’est fini !

 

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Le petit chaperon chinois

Dès que j’ai aperçu cet album sur les étagères de la médiathèque, j’ai tout de suite pensé à Blandine et son incroyable collection de Petits chaperons rouges. Je l’ai tout de suite emprunté.

Texte de Marie Sellier, illustrations de Catherine Louis, paru chez Picquier jeunesse.

Grand-mère Yu part apporter un panier de petits pain à la viande à ses petites filles qui habitent de l’autre côté de la montagne chauve. Chemin faisant elle rencontre le grand loup gris qui n’en fait qu’une bouché avent de prendre ça place dans l’espoir de manger les trois petites filles au dîner. Mais les petites filles qui découvrent la supercherie se cachent dans le prunier et se débarrassent du grand méchant loup avant qu’il n’est pu les manger.

Cette histoire, plus qu’au petit chaperon rouge me fait penser au loup et les sept petit chevreaux que ma mère me racontais petite. Plus encore que ce conte de mon enfance, j’y ai retrouvé un conte coréen que j’avais découvert à la médiathèque il y a quelques temps : Frère Lune et Sœur Soleil où c’est un tigre qui piège de la sorte deux enfant qui réussiront à lui échapper en montant dans un arbre.

Une histoire qu’on a déjà entendu que ce soit par l’une ou l’autre de ses variantes mais qui reste une très jolie histoire. Cependant ce que j’ai vraiment aimé dans cet album c’est sa forme  : en accordéon, les illustration noires finement découpé se détachent sur un font rouge pour un très bel effet. Très original ce chaperon nous emporte dans l’atmosphère de théâtre d’ombres chinois. Un très bel objet qui n’aura pourtant trouvé aucune grâce aux yeux de Mimiko qui n’a même pas daignait l’ouvrir.

13/20
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contes du Japon

Normalement j’aurais du vous proposer un petit panier de manga mais ce mois-ci je suis terriblement en retard sur mon programme ! Les brouillons s’accumulent mais je n’ai pas le temps de les mettre en ligne :'( Vous vous demandez peut-être ce qui m’empêche de poster mon petit panier là maintenant ? C’est qu’on est le premier samedi du mois !! C’est le rendez-vous Je lis aussi des albums! Pour ce mois le thème de ce rendez vous commun est : adaptation de contes et nouvelles. ça tombe bien j’adore ça. Et justement je viens de lire deux petit albums qui valent le détour.

 Contes du Japon

Il y a quelques temps je vous avez raconté l’histoire de Prince Eclipse et Prince Éclat. Ce conte je l’avait lu dans un petit album de la collection Contes du Japon (éditions Philippe Picquier). Une collection que j’aime beaucoup par le format et ses illustrations qui nous ramènes dans l’ancien Japon dans  un ambiance de vieilles peintures et estampes.

Avec La Danse des chats et Le Miroir de Matsuyama on retrouve ce même aspect visuel que j’avais aimé. Quant aux histoires elles m’ont moins marqué que celle des deux princes.

La Danse des chats :

Un jeune guerrier parcourt le pays. Une nuit il surprends une étrange danse de chats fantômes. Le lendemain il découvre que les villageois vont sacrifier une jeune fille et il décide de la secourir  en piégeant les chats.

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Le Miroir de Matsuyama :

Un homme part très loin faire du commerce, en revenant chez lui, il offre un miroir à sa femme. Tombée malade, celle-ci sachant sa fin proche, dit à sa fille qu’après sa mort, la fille pourra regarder chaque matin et chaque soir le miroir pour y voir sa mère. Après la mort de sa mère la fille obéi et chaque matin et chaque soir elle parle au miroir croyant contempler sa mère et non son image.

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Le premier de ces deux contes est intéressant : histoire de guerrier combattant de méchant fantôme… même si la version est un peu simplette (pour moi) l’histoire est sympa.

En revanche le deuxième conte m’a laissé vraiment perplexe. Je ne savais pas quoi en penser. En lisant j’ai trouvé que la fille était aussi stupide que mes pieds pourtant elle est présenté comme un modèle de vertu. Sa naïveté est si grande qu’elle n’est même pas vraisemblable, mais à la réflexion je trouve que cette héroïne traditionnelle ressemble en de nombreux point au de nombreuses héroïnes de manga moderne : un grand cœur, une grande naïveté et un dévouent sans borne. Je me dit alors que nous avons là le modèle de ce que doit être une « bonne » femme dans la culture japonaise. Je ne vais pas affirmer une telle chose car mes connaissance du Japon ne me permette pas de la faire, mais c’est ce que j’ai ressenti et je dois dire que ça m’a mis un peu mal à l’aise.

Quoi qu’il en soit, si vous tombé sur un des livres de cette collection (qui date – 1993) je vous les conseils.

18/20 - thème d'octobre : coup de cœur 2014
19 et 20/20 – thème d’octobre : coup de cœur 2014

Avec cet article je réussi mon challenge (chroniques 20 albums jeunesse dans l’année), en décembre, parfait ! Un bon timing 😀

Pour retrouver tous les albums du thème de décembre : RDV Albums #Adaptations

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Les Fées suivi des Souhaits ridicules

Ce n’est pas moi qui ai choisi ce livre, c’est lui qui m’a choisi !

C’était le mois d’octobre, j’étais toute à mon déménagement et à mon exploration des contes de fées quand Babelio a organisé une masse critique (un livre contre une critique). Moi, recevoir des livres en cadeau j’adore ça, alors je suis allée voir. Surtout que c’était une session spéciale littérature jeunesse ! Bref, j’étais fatiguée et je parcourrais distraitement la liste des livres proposés quand la couverture aux couleurs vivres de cet albums m’a attiré. Comme j’y vois pas grand chose je me suis approchée de l’écran, « elle ma l’air drôlement jolie cette couverture, ça parle de fées, Mimiko adore ça… c’est décidé, c’est celui-là ». Je jetais un œil  encore plus distrait au descriptif et validais ma participation. Une semaine plus tard je recevais un message qui m’annonçais que j’avais remporté le livre, j’en était fort contente. Mais à vrai dire je ne gardais qu’un vague souvenir des jolies couleurs de la couverture, qu’il y était question de fées… Pour le reste, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendais. La surprise n’en fut que plus agréable !

En recevant le livre chez moi, je constatais tout d’abord que la couverture était vraiment très jolie :

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 Et… surprise ! un CD accompagne le livre ! Maureen Dor nous lit, de sa jolie voix pleine de vie, deux contes de Charles Perrault : Les Fées et Les Souhaits ridicules.

Les Fées et Les Souhaits ridicules… moi ça me dit rien, je connais pas… Mimiko s’empresse de mettre en route le CD. L’histoire commence.

C’est l’histoire d’une jeune femme, belle et gentille, qui a une méchante mère et une méchante grande sœur. Un jour la mère, qui traite la plus jeunes des filles comme une servante, envoie celle-ci chercher de l’eau à la fontaine. Quand la jeune femme arrive à la fontaine une vielle dame lui demande à boire. La gentille fille s’exécute et la vieille dame pour la remercier lui fait un don : « à chaque fois que tu parlera des fleurs et des pierres précieuses sortiront de ta bouche ». En rentrant chez elle, la mère découvre ce prodige et envoie tout de suite son aînée à la fontaine. « Si une vieille femme te demande à boire, donne lui ». Mais quand l’aînée arrive à la fontaine c’est une belle princesse qui lui demande de l’eau. L’aînée l’envoie balader et la fée (la même qui avait plutôt pris l’apparence d’une vieille femme) pour la remercier de sa méchanceté lui fait également un don : « à chaque fois que tu ouvrira la bouche, sortirons de ta bouche des vipères et des crapauds ».Les-fees-11

Minute ! Minute ! Mais ce conte je le connais !!! J’y pensais justement il y a quelques temps, ma mère me l’avais raconté quand j’étais enfant, j’avais envie de la relire depuis longtemps mais je n’avais aucune idée de son titre ! Quand je vous dit que c’est le livre qui m’a choisi ! 😀 I’m happy

La deuxième histoire, Les souhaits ridicules, je ne la connaissais vraiment pas. Et je l’ai trouvé très drôle.

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Revenons au livre. Les deux contes n’ont pas été adaptées. Elle sont seulement traduite en français moderne pour pouvoir être accessibles aux plus jeunes enfants. J’ai apprécié cette initiative de l’éditeur, on peut ainsi retrouver l’esprit original du conte, tel que Perrault a souhaité le transmettre. Les illustrations de Anne Defréville sont très jolies, couleurs vives, traits tendres et pleins d’humour. Elles nous mettent tout de suite de bonne humeur. Cet album est un vrai plaisir et nous l’écoutons/lisons souvent le soir, avant l’heure du coucher. Une belle très découverte.

Merci à Babelio et aux éditions Clochette a qui je dois d’avoir retrouvé un conte qui m’avait marquée enfant et d’avoir découvert la collection Les Classimots qui compte 3 autres albums proposant des contes de classiques traduits en français moderne, lu par Maureen Dor. J’ai bien envie de nous offrir ces autres albums 🙂

19/20
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Un mois de contes – le récap

Comme j’aime bien me mettre la pression, je décidé à la dernière minute de me lancer pour un mois à thème sur le blog en octobre. Et quand je dis la dernière minute, c’est vraiment la dernière minute ! La décision a été prise le 30 septembre -_-‘ Du coup pas vraiment le temps de préparer le terrain, d’autant plus que le même mois j’avais déjà un programme très chargé : finir les travaux de la maison à temps et déménager !

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, le thème du mois d’octobre était : les contes. Pendant tout le mois d’octobre le blog était presque entièrement dédié à ce thème. J’aurais pu choisir de faire ça plus tard, prendre le temps de déménager et de me préparer, mais k.bd traitant le même sujet, je trouvais plus sympa de le faire au même temps.

Malgré le côté improvisé et le manque de rigueur, j’espère que cette première expérience de mois à thème vous à plu. Revenons un peu sur ce qui a été dit.

Au pays des contes :

Notre expédition au pays des contes est passé par diverses contré : manga, BD, recueil de contes traditionnels, dessins animés…

Le manga au pays des contes :

Parmi les nombreux manga inspirés des contes je vous proposais Ludwig Révolution de Yuki Kaori, un shôjo à la fois classique et disjoncté (à retrouver aussi sur K.BD).

Grimms Manga, un shônen au dessin très shôjo s’adressant au jeune public et reprenant les contes de frères Grimm (si, si, je vous assure).

Et pour finir Mär de Nobuyuki Anzai, un shônen très classique, plutôt sympa.

Il y a bien d’autres manga qui explorent le monde des contes, ceux d’ici comme ceux de là-bas. J’ai essayer d’en recenser un maximum dans une petite bibliographie : Le manga et les contes. N’hésitez pas à y faire un tour et y laisser des références qui m’auraient échappé.

La BD au pays des contes :

Parce que dans la vie il n’y a pas que le manga, je suis aussi allé voir du côté des bd franco-belge avec La Belle et la Bête de Sobral, qui ne m’a pas vraiment convaincue. Puis A l’origine des contes – Blanche-Neige, que j’ai beaucoup apprécié. L’une comme l’autre de ces deux bd reprennent des contes très connu pour en livrer une version très originale et plutôt éloignées du conte traditionnel, mais les deux ne reussissent pas cet exercice avec le même talent.

Le manga et l’Asie, le franco-belge et l’Europe, il fallait bien faire une escale au nouveau monde ! Côté comics c’est à Château l’Attente que revient l’honneur d’une chronique. Une chouette lecture que je dois à l’équipe de k.bd avec qui je partage cette lecture.

Le dessins animé au pays des contes :

Quand on parle de contes, on pense tous aux films de Disney. Je les ai presque tous vu, mais un seul a été mis à l’honneur en octobre. Je n’ai pas choisit n’importe lequel, non ! J’ai choisit celui que j’aime le moins. Et pourtant il a gagné un oscar. La Reine des Neiges de Disney était accompagné par une autres Reine des Neiges animées venue de Russie. Un dessin animé plutôt quelconque mais très proche de la version originale de ce conte de Andersen. Conte que d’ailleurs j’ai tenu à lire pour l’occasion. Les deux films et le conte original sont réunis dans une seule et même chronique.

 Côté japanimation je n’ai pas vraiment eu le temps de m’y plonger (à mon grand regret) du coup, je me suis contenté de partager deux openings : Fairy Tale et Mär.

Autres escapades au pays des contes :

Sur Ma petite Médiathèque on s’intéresse beaucoup aux albums jeunesse, et, avec un thème comme celui-là, il y avait de quoi faire ! Mais non ! Ce mois-ci il y a eu très peu d’albums jeunesse, faut dire que, si j’exclue les recueils de contes et les livres Disney, je n’ai trouvé aucun album reprenant les contes classiques dans la bibliothèque de Mimiko. Il y a bien un livre auquel j’ai tout de suite pensé. Il ne reprends pas un conte existant mais la structure du conte pour offrir une histoire complètement décalée et à contre pied où la princesse charmante va réveiller le prince endormi. J’adore ! Mais j’en avais déjà parlé. Il s’agit de Drôle de princesse de Martin Waddell et Patrick Benson.

Sinon rien !

Amateur de littérature jeunesse ne soyez point tristes ! Je suis tout de même allez cherchez un très bel album réunissant à lui seul plusieurs de mes centres d’intérêt : les albums illustrés, la culture et la langue japonaise. En ce mois dédié au contes, j’avais envie d’explorer quelques uns des contes traditionnels nippons, enfin… au moins un (faute de temps). Pour commencer j’ai jeté mon dévolu sur Momotaro, un conte très populaire au Japon que j’avais vu apparaître en référence ici et là. J’ai d’abord cherché du côté des albums jeunesse français mais n’ai rien trouvé qui me donne envie. Finalement je suis tombé sur un petit album bilingue japonais-anglais absolument délicieux : The Adventure of Momotaro, the Peach Boy. Je vous les conseille vivement.

Peu d’albums jeunesse donc mais deux très jolis recueils des contes publié chez Castor Poche : 20 contes du Niger et 15 contes d’Amérique Latine. J’aime beaucoup cette collection.

Et ce n’est pas tout ! Nous aviez droit aussi à une petite histoire : La traversée du fleuve et à une jolie musique avec Butterfly lovers (conte populaire chinois). Sans oublier le petit mot de la fin 😉

Au pays des regret et du temps perdu :

J’exagère ! Pas de regret, juste pas assez de temps pour tout faire !

J’aurais aimé vous parler de Kerity la maison des contes, un très joli film d’animation français.

J’aurais aussi aimé parler de l’oiseau de l’empereur, un recueil de contes illustrés que Mimiko et moi-même aimons beaucoup.

Ce que je aurais vraiment aimé faire si j’en avais eu le temps c’est raconter les contes de mon enfance, ceux qui ont été transmis oralement de génération en génération dans la famille. Ma mère nous en racontait beaucoup mais je ne m’en souviens plus assez bien pour les raconter à mon tour :'(

Parmi tout ces choses que je n’ai pas eu le temps de faire : regarder l’anime Princesse Tutu qui m’a été conseillé par Rukawa. Et lire Histoire d’Asie et d’ailleurs de Sumeragi Natsuki (j’ai bien aimé Romance d’Outre-tombe). Ainsi qu’un des manga de Mizuno Junko (Cinderella, Hansel et Gretel, La petite sirène… beaucoup de ses titres s’inspirent de nos contes de fée). Je ne connais pas du tout cette mangaka et je ne suis pas sûre que ça me plaise, mais j’étais bien tenté.

J’aimerais aussi prendre le temps de lire les Contes de Beedle le Barde, en anglais de préférence. Il m’a été conseillé par Hana, et comme j’aime assez l’univers de Harry Potter, je pense que ça devrait me plaire. D’ailleurs, je n’ai pas tilté tout de suite, mais en réalité j’avais déjà entendu parler de ce livre par un youtubeur espagnol qui en raconte une histoire en vidéo. J’aime bien les vidéo deSebastián et ce conte m’avait beaucoup plu. Raison de plus pour lire le livre !

En attendant de lire la version anglaise, je vous laisse profitter de l’histoire des trois frères en espagnol 🙂

 

Au pays des stats

Avant de vous quitter, quelques mots sur les stats du mois. Un mois plutôt tranquille avec seulement 1102 visites.

Les articles ayant attiré le plus de visiteurs :

  1. La Reine des Neiges
  2. Il était une fois Ludwig, le prince nécrophile
  3. Octobre est là ! Et si on s’offrait un mois à thème ?

Je ne vous embête pas plus avec les chiffres et les classements.

Des conseils ? Des suggestions ? N’hésitez pas à laisser vos impressions (sauf pour dire que je fait des fautes d’orthographe ! Je sais T-T)

 


La chanson que je n’ai pas osé partager 😀

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