Archives du mot-clé contes et légendes

images pour le plaisir des yeux #23 – Papers toys Contes de fées

Je vagabondais sur pinterest quand je suis tombé sur un chat-peron vintage adorable et de fil en aiguille j’ai trouvé d’autres jeux en papier et j’ai eu envie d’en faire un billet 🙂

le chaperon rouge

Louis Wain

Dolly Dingle dresses up as Red Riding HoodB.jpg

Little Red Riding Hood | Mary Engelbreit Résultat de recherche d'images pour "Paper toy vintage fairy tales"

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Cendrillon

FRONT of POSTCARD <<=>> Information <<=>> Set Title: DRESSING DOLLS' FAIRY TALE, Series V Set Comment: Oilette, Printed In England, Copyright London, Cut Outs; Instructions on back, From a Louis Wain Original Painting, see Booth and Lund. Listed in 1930 Postcard Catalogue Card Title: CINDERELLA Number: 3385 Artist: LOUIS WAIN Résultat de recherche d'images pour "Paper toy vintage fairy tales"

Hansel et Gretel

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La petite sirène

Image of Les princesses Plus

je vais m’arrêter là pour aujourd’hui mais j’ai déniché plein d’autres images 🙂


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John Chatteron, quand les contes deviennent des enquêtes

Quand cet album m’a été présenté par l’école des loisir, j’avoue que je ne connaissais pas du tout, ni le chat et ses albums, ni l’auteur (Yvan Pommaux). J’ai peut-être déjà l’un des ses albums mais je n’avais pas retenu le nom. C’est la curiosité et le fait que cela fasse un clin d’œil aux film noir avec ce chat détective qui m’ont donné envie de le découvrir. En effet j’adore les séries policières en tout genre, tant et si bien que Mimiko se moque gentiment de moi « encore tes enquêtes ! ». J’ai pensé que cet album pouvait être une façon amusant de la faire entre dans cet univers.

Et la lecture fut une très belle surprise. Tout d’abord parce que sans le savoir j’avais là un album qui cadre pile poile avec le thème du mois de mars : le mois des contes et légendes. Si la couverture ne laissais aucun doute quand à l’étroit lien entre John Chatterton et le polar, il ne disait rien du lien très intime qu’il entretient avec les contes, une autre de mes marotte.

Mimiko a vraiment accroché, c’est elle qui l’a lu la première, seule. Et à peine fini le livre elle me l’a vivement conseillé parce qu’il lui a beaucoup plus et qu’elle était sûre que ça me plairait aussi. Le mélange enquête/détective privé et contes de fée connu l’a beaucoup amusé.

Quelques jours plus tard je l’ai lu aussi et elle ne s’était pas trompé, j’ai beaucoup aimé. C’est drôle et bien fait. Le décor et le personnage principal me font vraiment penser aux vieux film/séries de détectives privé. John a une allure à la Colombo avec son imperméable, les immeubles rappellent la ville de New York… On est tout à fait dans l’ambiance à suspens des film noir.

Les enquêtes ont d’étranges ressemblances avec des fameux crimes anciens : l’histoire d’un certain Chaperon rouge, une belle endormie ou une certaine Blanche-Neige a qui sont arrivées des mésaventures proche de celle où se trouve impliqué John Chatterton. Proche mais pas identique. Ici la petit fille en rouge se fait enlever par un loup collectionneur d’art, le prince n’est qu’un ado du quartier tout ce qu’il y a de plus ordinaire ou un garagiste et les nains ne sont que des statuette. Mais les références sont là avec suffisamment de force pour que l’enfant les retrouve de suite.

Une approche très amusant, un détournement vraiment réussi, deux univers qui font ici un très beau mariage.

Cette édition tout fraîche (il sort aujourd’hui en librairie !) regroupe trois enquêtes déjà parues séparément : John Chatterton, détective (1993), Lilas (1995), Le grand Sommeil (1998). J’aime l’idée de se gros volume, les histoires sont trop courtes et le goût de reviens-y est ici satisfait 🙂

Graphiquement j’ai été assez surprise, le dessin m’a d’abord paru très, trop figé. Et le mélange entre des personnages anthropomorphes et de véritables humain est assez étrange, faut-il y avoir une signification caché ? Tel ou tel animal est-il là pour une raison ou est-ce au hasard que tel personnage aura une allure humaine ou pas ? J’avoue ne pas avoir vraiment saisi la subtilité de cet aspect. Par exemple les belles à sauver ont toutes allure humaine, alors que leur parents pas forcement. Cette aspect me laisse toujours assez dubitative. En revanche le côté très figé qui m’avait surpris dans les premières page à fini par ne plus me déranger du tout tant il contribue à donner ce petit air désuet rappelant les vieux film de détectives des années 50 que l’on retrouve aussi dans les tenues des personnages. J’ai également apprécié le format à l’italienne qui change du format habituel des albums jeunesse et lui confère une allure particulière, peut-être un ton plus adulte allant de paire avec l’ambiance polar.

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⇒ à lire aussi l’avis de Nathalie sur John Chatterton Detective

l’album sur le site de l’école des loisir

Yvan Pommaux sur le site de l’école des loisir

⇒ à lire aussi Mon écrivain préféré « Yavn Pommaux » (j’ai bien ris tout en découvrant les différentes oeuvres de l’auteur, un joli exercice de style)

John Chatterton – ses célèbres enquêtes sur Amazon, Decitre


  chut les enfants lisent

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pause musicale #2 The Two Sisters, an English murder ballad

L’une des histoires dont s’inspire Isabel Greenberg dans Les cent nuit de Héro est l’histoire tragique de deux sœurs qui aiment le même homme. J’avais entendu cette histoire à la radio, je devais avoir 10 ans, et elle m’avait énormément ému (la preuve, je m’en souviens encore !).  L’origine en est une ballade anglaise du XVII. De nombreuses variantes de cette chanson existent, on la retrouve aussi sous le titre de The Cruel Sister, Two Sisters, The Twa Sisters

Voici quelques versions glané sur youtube. Laquelle préférez-vous ?

les paroles de la version chanté par Emily Portman :

Two little sisters living in a bower
Oleander yolling
The youngest was the fairest flower
Down by the waters rolling

A noble knight came riding by
Oleander yolling
Two little sisters caught his eye
Down by the waters rolling

And he courted the eldest with diamonds and rings
Oleander yolling
The other he loved above all things
Down by the waters rolling

« Sister, sister, come down to the broom
Oleander yolling
We’ll hear the black birds change their tune
Down by the waters rolling. »

So she took her sister by the hand
Oleander yolling
And led her down to the river strand
Down by the waters rolling

And as they stood at the river’s brim
Oleander yolling
The eldest pushed her sister in

« Sister, sister, reach me your hand
Oleander yolling
And you’ll be the heir to my riches and land
Down by the waters rolling. »

« Oh Sister, sister, that will never be
Oleander yolling
Till salt and oatmeal grow of a tree
Down by the waters rolling. »

« Oh sister, sister, lend me but your glove
Oleander yolling
And you shall have my own true love
Down by the waters rolling. »

« It’s your own true love I’ll have and more
Oleander yolling
But you shall never come to shore

For your cherry cheeks and your long yellow hair
Oleander yolling
Made me a maid for evermore. »

Sometimes she sank, sometimes she swam
Oleander yolling
Till she came to a miller’s dam
By the waters rolling

The miller and his daughter stood at the door
Oleander yolling
And watched her body floating to shore
Down in the waters rolling

« Oh father, father, draw your dam
Oleander yolling
For it’s either a mermaid or a swan
Down in the waters rolling. »

The miller he dragged her out on to the shore
Oleander yolling
And he stripped her of all that she wore
Down in the waters rolling

He laid her body on the bank to dry,
Oleander yolling
A minstrel he came riding by
Down by the waters rolling

And he made a harp of her breast-bone
Oleander yolling
Whose sound could melt a heart of stone

He took three locks from her long yellow hair
Oleander yolling
With them strung a harp so rare
Down by the waters rolling

And he took the harp to the king’s high hall
Oleander yolling
There was the court assembled all
Down by the waters rolling

And he laid the harp there upon a stone,
Oleander yolling
The harp began to play alone.

But the only tune that the harp would play was
Oleander yolling
The only tune that the harp would play
Down by the waters rolling

It sang: « Yonder sits my love the king,
Oleander yolling
How he’ll weep at my burying,
By the waters rolling

And yonder sits my sister the queen
Oleander yolling
She drownèd me in the cold, cold stream,
Down in the waters rolling »

les paroles de la version chanté par Clannad (et reprise par Ruth Navarre)

There were two sisters side by side
Sing I-dum, sing I-day
There were two sisters side by side
The boys are born for me
There were two sisters side by side
The eldest for young Johnny cried
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

Johnny bought the youngest a gay-gold ring
Sing I-dum, sing I-day
Johnny bought the youngest a gay-gold ring
The boys are born for me
Johnny bought the youngest a gay-gold ring
He never bought the eldest a single thing
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

Johnny bought the youngest a beaver hat
Sing I-dum, sing I-day
Johnny bought the youngest a beaver hat
The boys are born for me
Johnny bought the youngest a beaver hat
The eldest didn’t think much of that
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

As they were a-walking by the foamy brim
Sing I-dum, sing I-day
As they were a-walking by the foamy brim
The boys are born for me
As they were a-walking by the foamy brim
The eldest pushed the youngest in
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

Sister, oh sister, give me thy hand
Sing I-dum, sing I-day
Sister, oh sister, give me thy hand
The boys are born for me
Sister, oh sister, give me thy hand
And you can have Johnny and all his land
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

Oh sister, I’ll not give you my hand
Sing I-dum, sing I-day
Oh sister, I’ll not give you my hand
The boys are born for me
Oh sister, I’ll not give you my hand
And I’ll have Johnny and all his land
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

So away she sank and away she swam
Sing I-dum, sing I-day
So away she sank and away she swam
The boys are born for me
So away she sank and away she swam
Until she came to the miller’s dam
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

The miller, he took her gay-gold ring
Sing I-dum, sing I-day
The miller, he took her gay-gold ring
The boys are born for me
The miller, he took her gay-gold ring
And then he pushed her in again
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

The miller, he was hanged on the mountain head
Sing I-dum, sing I-day
The miller, he was hanged on the mountain head
The boys are born for me
The miller, he was hanged on the mountain head
The eldest sister was boiled in lead
I’ll be true unto my love if he’ll be true to me

voici les paroles de la version chanté par  The Pantagle et Old Blind Dogs:

There lived a lady by the North Sea shore
(Lay the bent to the bonnie broom)
Two daughters were the babes she bore
(Fa la la la la la la la la la)
<alternating with each of the lines below>
As one grew bright as is the sun,
So coal black grew the elder one.
A knight came riding to the lady’s door,
He’d travelled far to be their wooer.
He courted one with gloves and rings,
But he loved the other above all things.
Oh sister will you go with me
To watch the ships sail on the sea?
She took her sister by the hand
And led her down to the North Sea strand.
And as they stood on the windy shore
The dark girl threw her sister o’er.
Sometimes she sank, sometimes she swam,
Crying, « Sister, reach to me your hand!
« Oh Sister, Sister, let me live,
And all that’s mine I’ll surely give. »
« (It’s) your own true love that I’ll have and more,
But thou shalt never come ashore. »
And there she floated like a swan,
The salt sea bore her body on.
Two minstrels walked along the strand
And saw the maiden float to land.
They made a harp of her breastbone,
Whose sound would melt a heart of stone.
They took three locks of her yellow hair,
And with them strung the harp so rare.
They went into her father’s hall
To play the harp before them all,
But when they laid it on a stone
The harp began to play alone.
The first string sang a doleful sound:
« The bride her younger sister drowned. »
The second string as that they tried,
In terror sits the black-haired bride.
The third string sang beneath their bow,
« And surely now her tears will flow

 

J’avais aimé le conte, j’adore cette chanson, ces chansons ! Toutes les versions sont très belles. Avec, peut-être une préférence pour celle de Emily Portman.


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Créatures fantastiques – album pup-up

Couverture Créatures Fantastiques

C’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur cet album et j’ai craqué. Avec le mois des contes et légendes, je tenais une bonne excuse 😉

Le soir même nous l’avons lu avec Mimiko, une page chacune et on était toutes les deux ravie. A chaque page une créature fantastique qui nous ai familière avec une petit fiche rappelant son histoire et ses caractéristiques principales et une illustration en 3D.

Court mais très sympa.

Laissons plutôt parler les images :


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Les cent nuits de Héro

Les cent nuit de Héro était dans la sélection officielle du Festival international de la BD d’Angoulême (festival dont j’ai déjà parlé ici). C’est à cette occasion que je l’ai découvert et lu. Si je vous en ai déjà très brièvement parlé, je me gardais cette chronique au chaud pour vous en parler dans le cadre du Mois des Contes et Légendes, car le conte est au centre de cette bande dessinée.

Les cent nuits de Héro

Isabel Greenberg, auteure britannique, revisite ici le conte des contes : Les Milles et une Nuit. Ce ne sera pas Shéhérazade qui conte chaque nuit une nouvelle histoire mais la jeune Héro, servante et amante d’une jeune demoiselle marié qu’un vilain homme veut séduire ou violer si elle ne se laisse pas faire. Tout comme Shéhérazade se met à raconter des histoires à son époux pour échapper à la mort, Héro se met à conter pour épargner à son amie l’humiliation.

Dans les contes de Héros, ce sont toujours les femmes qui sont au centre de l’histoire. Des histoires de femmes courageuses contées par des femmes non moins courageuse dans une société patriarcale où la femme ne jouit d’aucune libertés, pas même celle de pouvoir lire.

De très nombreuses histoires s’entremêlent dans cet album. Il y a d’abord la naissance du monde, créer par la fille du dieu Homme-Aigle. Puis l’histoire de Héro et de son amante, l’histoire de la ligue secrète des conteuses à laquelle appartient Héro. Et enfin, toutes les histoires que conte Héros pour faire passer le temps et empêcher le vilain homme d’accomplir son méfait.

Toutes ces histoires semblent s’inspirer de contes existant, mais je n’en ai reconnus que quelques uns, qui sont ici assez librement adapté, pour servir le propos : la résistance des femmes face à un monde misogyne.

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J’ai beaucoup aimé cet album, tout d’abord pour son graphisme riche et original qui ne laisse pas indifférent. Puis pour l’imbrication des histoires les unes dans les autres. J’ai trouvé ça très amusant d’y reconnaître des références que je connaissais, mais au même temps je n’arrivais pas à me souvenir de leur titres et j’ai trouvé ça agaçant. Une petite « bibliographie » à la fin ça aurait été génial.

La morale de l’histoire, je ne peux qu’y adhérer. Des femmes qui souhaitent devenir libres, qui refusent la domination de l’homme, c’est, malheureusement, toujours d’actualité. En mélangeant des vieux contes a un style et un ton très moderne, Isabel Greenberg réactualise le sujet et c’est très réussi. La morale des histoires qu’elle utilise change par rapport à la version originale et ce pour mieux servir son propos. Pas besoin d’être sauvé par un prince charmant ! que diable ! Voilà un livre qui devrait beaucoup plaire à Yomu-chan 😉

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Les cent Nuit de Héro de Isabel Greenberg est sorti il y a un an chez Casterman

⇒ à lire aussi l’avis de Mo’

sur le site de l’éditeur

le site de Isabel Greenberg , sur instagram, sur twitter

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Quelques unes des histoires qui, je pense, ont inspiré cet album :

  • les milles et une nuit (conte)
  • le bal des 12 princesses (conte des frères Grimm)
  • Cosi fan tutte (opéra de Mozart)
  • the two sisters (balade anglaise du XVII)

  challenge petit BAC 2018British mysteries 2016_2.jpg

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Prince en pince

Après Drôle de Princesse, voici un autre album qui se moque des contes de princes et princesses traditionnels. Prince en pince de Benoît Perroud est sorti aux éditions La Martinière jeunesse en 2014.

Le héro est ici un prince, tout ce qu’il y a de plus traditionnel, il est beau gosse, il chasse et fait des conquêtes. Mais voilà, un jour, par inadvertance, il écrase le crapaud d’une sorcière qui lui lance un maléfice. Lui, qui aimait les jolies fille, le voilà condamné à voir toutes ses belles et jeunes épouses se transformer en horrible monstre une fois la nuit de noce consommée. Plus de 20 mariage et toutes les épouses devenues laides finissent au cachot, jusqu’à ce que l’ennui pousse le malheureux prince à faire un tour dans la prison où il découvre la laide Cunégonde qui lit. Ne sachant pas lire lui même, il demande à celle-ci de devenir sa liseuse et, au bout de nombreuses lecture, le prince tombe pour la première fois vraiment amoureux. Il fini par épouser la laide Cunégonde, qui étant née laide ne se transformera point au petit matin. Il vécurent heureux, eurent des enfant et le prince appris à lire.

J’ai trouvé cet album très amusant. Le prince, futile à souhait est bien ridicule et voire ses jolies épouses se transformer et l’horrifier est amusant. Mais, comme dans tout bon contes, le personnage évolue, mûri. Ici c’est grâce à une laide mais intelligente jeune femme. Et les deux seront réuni par un amour véritable et pas un amour basé sur les apparences. Un joli conte avec une jolie morale et qui prends à contre-pied le conte traditionnel où l’héroïne est toujours belle, parce que une princesse digne de se nom se doit d’être belle… Et ben non ! Benoît Perroud se moque ici de ce dictât. La princesse sera laide, et c’est avec elle que le prince sera heureux en amour.

J’ai aussi beaucoup aimé le dessin, il est doux et drôle. Les monstres/princesses sont plus étonnants les uns que les autres.

Un joli album à ajouter à sa collection de contes.

sur le site de l’éditeur

Benoît Perroud

⇒ à lire aussi l’avis de MyaRosa

Prince en pince sur Amazon


 

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Blanche Neige – Francesca Rossi

Couverture Blanche neige (Rossi)

Tout le monde connais le conte de Blanche Neige, la version que nous livre Francesca Rossi n’a rien de particulièrement original. Elle reprend le conte des frères Grimm et le met en image.

L’album fait 64 pages, autan dire que même écrit gros Francesca Rossi prends sont temps. Ici Blanche Neige (comme dans toutes les versions traditionnelles que j’ai lu) est une vrais cruche aussi bonne et belle que sotte. Trois fois la méchante reine vient pour l’éliminer 3 fois elle lui ouvre la porte. Et histoire d’en rajouter une couche, Blanche Neige ne comprends pas pourquoi les nains s’inquiètent pour elle…

Bref, Blanche Neige n’est pas vraiment un de mes contes préféré. Je trouve l’héroïne sotte, et l’histoire sans grand intérêt.

En revanche j’aime beaucoup les illustrations de Francesca Rossi. Je les trouve très belles et élégantes. En revanche Mimiko ne les a pas du tout aimé.

Un joli album, un conte classique et pas de coup de cœur au rendez-vous pour nous.

Francesca Rossi

⇒ Francesca Rossi sur facebook

⇒ Acheter sur Amazon 


  

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Réinterprétation de la princesse au petit pois

Dans le cadre des contes en cuisine j’ai eu envie de réinterpréter à ma façon un conte dont le nom me fait déjà penser à la cuisine : La princesse au petit pois.

Par une nuit d’orage, une jeune fille frappe à la porte d’un château. quand on lui ouvre elle dit être une princesse et chercher refuge pour la nuit. Elle est si belle que le prince s’éprend immédiatement d’elle. Mais la reine se méfie, rien ne prouve qu’elle soit vraiment une princesse. Pour en avoir le cœur net, elle cache sous une épaisse couche de matelas un petit pois. Au matin, elle demande à la jeune fille. Celle-ci avoue avoir avoir très mal dormi à cause de quelque chose de dur qui lui meurtrissait le dos. Seule une vraie princesse a la peu si fragile et sensible pour sentir un petit pois à travers tant de couches de matelas. Rassuré sur le noble sang de la belle, le prince épouse la princesse, et tout est bien qui fini bien.

Je suis si douillette, qu’enfant on se moquait souvent de moi en m’appelant la princesse au petit pois. L’idées de réinterprété ce conte en cuisine s’est très naturellement imposait à moi.

J’ai imaginé un « lit » fait d’une couche de petits pois, puis de deux purées de couleurs différentes pour les matelas. Un tartare de betteraves et un tranche de truite fumée en guise de princesse. Parce que si les princesses c’est pas forcement rose, ce n’est pas autrement qu’avec des couleurs guirly que j’imagine celle-ci.

le lit :

une couche de petits pois (que j’ai acheté en bocal et fait simplement chauffer avec une branche de romarin, puis égouttés), une couche de purée de pomme de terre préparée avec des pomme de terre cuite à la vapeur, un peu de lait, du beurre et beaucoup de muscade et une couche de purée de patate douce préparée avec la patate cuite à la vapeur du beurre et une pointe de muscade. Quelques tours de moulin à poivre et deux ou trois pincée de gomasio (sésame grillé et salé)

La princesse :

tartare de betterave : une belle betterave cuite coupée en très petits dés, assaisonnée avec une vinaigrette à base d’huile d’olive à l’ortie, vinaigre balsamique, sel, paprika et graines de sésame blanc.

Pour l’huile d’olive à l’ortie, j’ai mis deux cuillère à soupe d’ortie sèche dans une petite bouteille en verre, puis j’ai recouvert d’huile d’olive bio et laissé infuser un bon mois avant de l’utiliser. ça donne un petit gout délicat et très agréable à l’huile. Je l’utilise pour les salades. J’aurais voulu faire une vinaigrette avec du vinaigre de framboise mais je n’en avais plus.

une tranche de truite fumée avec quelques gouttes de citron.

  

Simple mais efficace. Tous les goût se marient très bien et c’est joli dans l’assiette. Les filles étaient ravie. Mimiko m’a même donné un 10/10 😀 Yomu-chan n’avait qu’un reproche, ça refroidi un peu trop vite.


 

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Charles amoureux d’une princesse

Je flâné dans les rayons d’une librairie de déstockage que j’aime bien, il y a toujours de très jolis livres à des pris très intéressants. Si les titres ne sont pas des nouveauté, j’y trouve toujours des choses intéressantes. Et là je suis tombé sur un bon jour, il venaient de recevoir des palettes d’album jeunesse, je savais plus où donner de la tête. Tel un papillon affamé déboulant dans une prairie fleurie, je batifolé d’un tas de livre à l’autre. Trop dur de faire un choix ! T_T Il le fallait pourtant, je voyez planer au dessus de mon épaule le regard réprobateur de mon compte en banque. J’ai décidé donc de me concentrer sur ma thématique mensuelle : Contes et légendes. C’est donc dans ce cadre que j’ai fini par craquer pour l’un des albums du petit dragon Charles : Charles amoureux d’une princesse, de Alex Cousseau et illustré par Philippe-Henri Turin, sorti aux éditions Seuil jeunesse 2015.

Nous n’avons pas ici un conte au sens stricte du terme, mais un album qui s’amuse à en détourner les codes. Les dragons qui retiennent les princesses prisonnières n’est-ce pas un grand classique ?

Charles c’est un petit dragon, drôlement fichu. Il a des très, trop longues ailes qui traînent lamentablement derrière lui, il est minuscule et jaune vif. Pas vraiment effrayant. Faut dire que Charles est poète. Il traîne avec lui un livre de contes de fées.

Quand il arrive dans le royaume de Cornélia, une terrible dragonne qui a tout détruit, il lui fait part de son désir de trouver une princesse. Il cherchent partout mais quand il en trouvent enfin une Charles à déjà les yeux et le cœur ailleurs.

J’avais choisi ce livre parce qu’il me plaisait bien mais je n’était pas sûr qu’il plaise à Mimiko. A vrais dire j’en avais déjà repéré quelques exemplaires et je ne l’avais pas acheté, persuadé qu’il ne serait pas à son goût. quel ne fut ma surprise de la voir sauter de joie en brandissant Charles amoureux d’une princesse.

Nous l’avons lu le soir même et c’était une très jolie lecture. Les dessins sont très flashy mais agréables et amusant. Le texte est drôle aussi et se lis assez facilement à haute voix. C’était un très bon moment de  partagé.

Dès le lendemain je suis retourné à la librairie acheter les autres albums, mais nous n’avons pas encre eu le temps de les lires, cela ne saurait tarder.

Résultat de recherche d'images pour "Charles amoureux d'une princesse"

sur le site de l’éditeur

lire un extrait

Alex Cousseau

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Des contes et légendes en BD

A l’occasion du mois des Contes et Légendes, j’ai fait un petit tour dans mes archives pour voir quels Contes et Légendes en bande dessinée j’avais déjà lu (et chroniqué).

  

Côté contes traditionnel, j’ai lu deux adaptation libres (voir très libres) des contes de Blanche Neige et La Belle et la Bête. Si le premier, Banche Neige, qui fait partie de la série A l’origine des contes, m’a plus, je ne peux pas en dire autant de la version que Sobral nous livre de La Belle et le Bête.

Dans la série A l’origine des contes, on part du principe que à chaque conte correspond un événement l’ayant inspiré. Evénement pour le moins sanglant, il n’y a qu’à voir la couverture avec cette Blanche Neige à la hache sanglante. Une couverture que j’aime beaucoup d’ailleurs. Après ce volume, j’avais envie de découvrir les autres tomes de la série. Honte à moi, je n’ai ai toujours pas lu d’autres !!

La Belle et la Bête en revanche m’avait déçu. Le titre manque de subtilité, utilise des recettes trop facile et j’avais pas vraiment accroché. Ça ne m’a pas tellement donné envie de lire Les Légendaires dont pourtant son fan mes filles.

Dans la catégorie conte traditionnel j’ai aussi casé le comics Château l’Attente que j’avais lu avec feu l’équipe K.BD. Une lecture dont je garde un bon souvenir. Ce n’est pas vraiment un conte en particulier qui est repris ici mais plutôt l’ambiance des contes qui y est caricaturé. A partir d’une adaptation de la belle au bois dormant, on s’éloigne peu à peu du conte tout en en gardant l’ambiance et les références.

  

Côté manga on joue sur le détournement et les références. Grimm manga reprends, vous l’aurez deviné, les contes des frères Grimm et en offre une version très typé manga si j’ose dire, tant du point de vu graphique que du point de vu du traitement des personnages. Il ya du fan service, les beaux gosses, les gros yeux et tout ce qui fait cliché dans le shôjo manga, mais j’y ai tout de même découvert des contes que je ne connaissais pas et ça c’est chouette. Avec Ludwig révolution on retrouve également les contes des frères Grimm auquel Kaori Yuki donne vraiment une allure glauque et gothique à souhait. Elle en fait des tonnes, mais c’est ça qui est drôle. Quand à Mär, il n’y a que l’inspiration qui se rattache à l’imaginaire des contes classiques. Pour le reste on est dans un shônen aventure classique, qui me m’a pas marqué.

Je vous propose également petite bibliographie des manga qui inspirant des contes et légendes. La liste est non exhaustive et vous pouvez la compléter en me laissant des références en commentaire.

  

Côté légende, il n’y en a qu’une : La légende de la ville de Ys. Une légende qui m’est chère et à laquelle j’avais dédié un article où j’y partageais plusieurs références et adaptations.

En bande dessinée je citais 4 titres. La cathédrale engloutie étant le premier que j’ai lu et celui qui m’a fait découvrir la légende. Une lecture qui remonte à 20 ans déjà !

Les autres séries, je les ai découvertes en faisant des recherches pour mon article. J’avais bien aimé le premier tome de Ys la légende malgré ses clichés. J’ai un peu moins accroché au premier tome de La Ville d’Ys et j’ai franchement été déçue par le premier tome de Merlin surtout parce que les auteur récupèrent le nom du personnage de la légende pour en faire quelques chose qui n’a absolument rien à voir. Du coup, ce n’est pas que la bd soit désagréable c’est juste que j’étais venu chercher une légende, et finalement elle n’était pas là. En revanche, comme le nom de la série l’indique, c’est Merlin l’enchanteur qui est ici à l’honneur. Aucune des séries ne m’avais franchement donné envie de les poursuivre même si je n’exclue pas de les lire un de ses jour, je n’ai pour le moment acheté aucune suite.

Voici pour ce qui est des archives du blog, une autres bande dessinée mettant à l’honneur les contes et légendes est prévue ce mois-ci : Les Cents Nuits de Héro. Rendez-vous le 17 mars 😉

Si vous avez d’autres suggestion lecture, laissez-les nous en commentaire 🙂


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