Archives du mot-clé contes et légendes

Le prince tigre

Aujourd’hui je vous présente un petit conte chinois écrit par Chan Jiang Hong en s’inspirant d’un bronze de la dynastie des Shang (XI siècle avant J.C.).

vase you dit « La tigresse »

Une tigresse à qui des chasseurs ont tué ses petits est folle de chagrin. Toute à sa haine elle se met a attaquer les villages les uns après les autres. Le rois, prêt à envoyer son armée contre la tigresse, va voir une voyante qui lui dit que la seule façon d’apaiser la tigresse c’est de lui envoyer le prince Wen. C’est à contre coeur que le roi envoie son fils dans la jungle. La tigresse reconnais dans l’enfant les petits qu’elle a predu et adopte l’enfant qui grandira au près d’elle jusqu’à ce que ces parents fous d’inquiétudes ne décident d’envoyer une nouvelle fois l’armée. Ma tout est bien qui fini bien.

« Tigresse », dit Wen, « voici mon autre mère. Vous êtes mes deux mamans, celle de la forêt, et celle du palais. Maintenant, je dois retourner au palais pour apprendre ce que savent les princes. Mais je reviendrais souvent, car je ne veux pas oublier ce que savent les tigres. »

Un beau conte, très joliment illustré .

Editions école des loisirs

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2/20

Romarine ~ des contes d’Italo Calvino

Pour finir le mois italien en beauté, j’ai voulu participer à la dernière lecture commune axe littérature jeunesse. Pour l’occasion j’ai choisit un petit receuil de contes d’Italo Calvino : Romarine (Nathan poche).

Dans ce petit recueil de 95 pages (illustré par Morgan) on retrouve 8 contes italien repris par Italo Calvino. Des contes dans la pure tradition avec ogres, géants, princes, belles jeunes filles, dragons, etc.

Ces 8 contes sont tiré de Fiabe italiane raccolte dalla tradizione popolare durante gli ultimi cento anni e trascritte in lingua dai vari dialetti da Italo Calvino, un recueil publié par Italo Calvino en  1956, celui-ci regroupe 200 contes traditionnels collecté à travers l’Italie et traduits des differents dialectes. (pour les italophone ferus de contes, il existe une édition de 1995 toujours disponible)

les 8 contes de la version française

Romarine, l’histoire d’une princesse née dans un romarin

Les petites oies, l’histoire d’une oie qui se joue du renard vraiment pas malin

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la petite fille vendue avec les poires, l’histoire d’une jolie servante qui doit dérober le trésor des sorcière pour le roi (et qui sera aidé par le traditionnel lot de dons)

Malchance, la drôle histoire de la princesse qui dut apprivoiser sa chance

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Le petit savetier bossu, l’histoire d’un petit bonhomme très malin qui l’emporte sur le méchant ogre

Jeannot Bienfort qui en a mis cinq cent à mort, encore une histoire où le petit bonhomme malin l’emporte sur la force (ici celle du géant)

Pomme et peau, où un cheval de Troie sert à enlever la belle fille de l’enchanteur.

Les cinq mauvais sujets, l’histoire de cinq drôle de bonhommes : le Pouilleux bien malin, Foudre Éclair qui cours plus vite qu’un lièvre, Petit-Soufflet qui fait souffler du vent, Oreille-lièvre qui entends tout et Fortéchine qui peut soulever des charges énormes.

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Le contes et moi :

De toutes ces histoires j’ai particulièrement aimé Malchance, voire la chance ainsi représenté c’est très drôle. On ne se l’imaginerais pas en vieille dame aigrie. J’ai aussi aimé l’idée que l’héroïne doive amadouer, apprivoiser sa chance pour que celle-ci lui sourie enfin. En plus ce conte je ne l’avais jamais entendu !

J’ai également aimé la petite fille vendue avec les poires. De cette histoire je connaissez la version florentine : Prezzemolina. C’était l’un de mes contes préférés. Les deux version différent dans le nom et l’origine de la petite fille mais pour le reste tout y est, le trésor à dérober, les femmes qui nettoient le four avec leur cheveux, les chiens et la porte qui grince.

Je connaissez également une autre version de Jeannot Bienfort, Ammazzasette dont j’ai même vu une adaptation par Disney.

Et puisque c’est le mois italien, je vous propose d’écouter un conte en italien, Ammazzasette :

et voici la version de Disney

Des cinq mauvais sujets je connais également une adaptation animées : les six serviteurs. Il s’agit de la version des frères Grimm

Les petites oies est également un très beau conte. Simple et très amusant. Le renard que l’on a l’habitude de voir si rusé se fait ici berner par une oie qui ne cesse de lui jouer des tours pour ne pas se faire manger. Celui-ci non plus je ne le connaissez pas.

Italo Calvino

Né en 1923 et mort en 1985, Italo Calvino est un écrivain italien très connu et reconnu.

Il est surtout connu pour ses fables pleines d’humour.

Je ne le connais pas assez pour en parler. Alors j’ai cherché une interview où il parlerais de lui-même pour avoir un meilleur apreçu de ce qu’il était. J’en ai trouvé une mais… elle est en italien soustitré espagnol ^-^’

et voilà c’est fini !

 

Le petit chaperon chinois

Dès que j’ai aperçu cet album sur les étagères de la médiathèque, j’ai tout de suite pensé à Blandine et son incroyable collection de Petits chaperons rouges. Je l’ai tout de suite emprunté.

Texte de Marie Sellier, illustrations de Catherine Louis, paru chez Picquier jeunesse.

Grand-mère Yu part apporter un panier de petits pain à la viande à ses petites filles qui habitent de l’autre côté de la montagne chauve. Chemin faisant elle rencontre le grand loup gris qui n’en fait qu’une bouché avent de prendre ça place dans l’espoir de manger les trois petites filles au dîner. Mais les petites filles qui découvrent la supercherie se cachent dans le prunier et se débarrassent du grand méchant loup avant qu’il n’est pu les manger.

Cette histoire, plus qu’au petit chaperon rouge me fait penser au loup et les sept petit chevreaux que ma mère me racontais petite. Plus encore que ce conte de mon enfance, j’y ai retrouvé un conte coréen que j’avais découvert à la médiathèque il y a quelques temps : Frère Lune et Sœur Soleil où c’est un tigre qui piège de la sorte deux enfant qui réussiront à lui échapper en montant dans un arbre.

Une histoire qu’on a déjà entendu que ce soit par l’une ou l’autre de ses variantes mais qui reste une très jolie histoire. Cependant ce que j’ai vraiment aimé dans cet album c’est sa forme  : en accordéon, les illustration noires finement découpé se détachent sur un font rouge pour un très bel effet. Très original ce chaperon nous emporte dans l’atmosphère de théâtre d’ombres chinois. Un très bel objet qui n’aura pourtant trouvé aucune grâce aux yeux de Mimiko qui n’a même pas daignait l’ouvrir.

13/20

contes du Japon

Normalement j’aurais du vous proposer un petit panier de manga mais ce mois-ci je suis terriblement en retard sur mon programme ! Les brouillons s’accumulent mais je n’ai pas le temps de les mettre en ligne :'( Vous vous demandez peut-être ce qui m’empêche de poster mon petit panier là maintenant ? C’est qu’on est le premier samedi du mois !! C’est le rendez-vous Je lis aussi des albums! Pour ce mois le thème de ce rendez vous commun est : adaptation de contes et nouvelles. ça tombe bien j’adore ça. Et justement je viens de lire deux petit albums qui valent le détour.

 Contes du Japon

Il y a quelques temps je vous avez raconté l’histoire de Prince Eclipse et Prince Éclat. Ce conte je l’avait lu dans un petit album de la collection Contes du Japon (éditions Philippe Picquier). Une collection que j’aime beaucoup par le format et ses illustrations qui nous ramènes dans l’ancien Japon dans  un ambiance de vieilles peintures et estampes.

Avec La Danse des chats et Le Miroir de Matsuyama on retrouve ce même aspect visuel que j’avais aimé. Quant aux histoires elles m’ont moins marqué que celle des deux princes.

La Danse des chats :

Un jeune guerrier parcourt le pays. Une nuit il surprends une étrange danse de chats fantômes. Le lendemain il découvre que les villageois vont sacrifier une jeune fille et il décide de la secourir  en piégeant les chats.

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Le Miroir de Matsuyama :

Un homme part très loin faire du commerce, en revenant chez lui, il offre un miroir à sa femme. Tombée malade, celle-ci sachant sa fin proche, dit à sa fille qu’après sa mort, la fille pourra regarder chaque matin et chaque soir le miroir pour y voir sa mère. Après la mort de sa mère la fille obéi et chaque matin et chaque soir elle parle au miroir croyant contempler sa mère et non son image.

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Le premier de ces deux contes est intéressant : histoire de guerrier combattant de méchant fantôme… même si la version est un peu simplette (pour moi) l’histoire est sympa.

En revanche le deuxième conte m’a laissé vraiment perplexe. Je ne savais pas quoi en penser. En lisant j’ai trouvé que la fille était aussi stupide que mes pieds pourtant elle est présenté comme un modèle de vertu. Sa naïveté est si grande qu’elle n’est même pas vraisemblable, mais à la réflexion je trouve que cette héroïne traditionnelle ressemble en de nombreux point au de nombreuses héroïnes de manga moderne : un grand cœur, une grande naïveté et un dévouent sans borne. Je me dit alors que nous avons là le modèle de ce que doit être une « bonne » femme dans la culture japonaise. Je ne vais pas affirmer une telle chose car mes connaissance du Japon ne me permette pas de la faire, mais c’est ce que j’ai ressenti et je dois dire que ça m’a mis un peu mal à l’aise.

Quoi qu’il en soit, si vous tombé sur un des livres de cette collection (qui date – 1993) je vous les conseils.

18/20 - thème d'octobre : coup de cœur 2014
19 et 20/20 – thème d’octobre : coup de cœur 2014

Avec cet article je réussi mon challenge (chroniques 20 albums jeunesse dans l’année), en décembre, parfait ! Un bon timing 😀

Pour retrouver tous les albums du thème de décembre : RDV Albums #Adaptations

Les Fées suivi des Souhaits ridicules

Ce n’est pas moi qui ai choisi ce livre, c’est lui qui m’a choisi !

C’était le mois d’octobre, j’étais toute à mon déménagement et à mon exploration des contes de fées quand Babelio a organisé une masse critique (un livre contre une critique). Moi, recevoir des livres en cadeau j’adore ça, alors je suis allée voir. Surtout que c’était une session spéciale littérature jeunesse ! Bref, j’étais fatiguée et je parcourrais distraitement la liste des livres proposés quand la couverture aux couleurs vivres de cet albums m’a attiré. Comme j’y vois pas grand chose je me suis approchée de l’écran, « elle ma l’air drôlement jolie cette couverture, ça parle de fées, Mimiko adore ça… c’est décidé, c’est celui-là ». Je jetais un œil  encore plus distrait au descriptif et validais ma participation. Une semaine plus tard je recevais un message qui m’annonçais que j’avais remporté le livre, j’en était fort contente. Mais à vrai dire je ne gardais qu’un vague souvenir des jolies couleurs de la couverture, qu’il y était question de fées… Pour le reste, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendais. La surprise n’en fut que plus agréable !

En recevant le livre chez moi, je constatais tout d’abord que la couverture était vraiment très jolie :

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 Et… surprise ! un CD accompagne le livre ! Maureen Dor nous lit, de sa jolie voix pleine de vie, deux contes de Charles Perrault : Les Fées et Les Souhaits ridicules.

Les Fées et Les Souhaits ridicules… moi ça me dit rien, je connais pas… Mimiko s’empresse de mettre en route le CD. L’histoire commence.

C’est l’histoire d’une jeune femme, belle et gentille, qui a une méchante mère et une méchante grande sœur. Un jour la mère, qui traite la plus jeunes des filles comme une servante, envoie celle-ci chercher de l’eau à la fontaine. Quand la jeune femme arrive à la fontaine une vielle dame lui demande à boire. La gentille fille s’exécute et la vieille dame pour la remercier lui fait un don : « à chaque fois que tu parlera des fleurs et des pierres précieuses sortiront de ta bouche ». En rentrant chez elle, la mère découvre ce prodige et envoie tout de suite son aînée à la fontaine. « Si une vieille femme te demande à boire, donne lui ». Mais quand l’aînée arrive à la fontaine c’est une belle princesse qui lui demande de l’eau. L’aînée l’envoie balader et la fée (la même qui avait plutôt pris l’apparence d’une vieille femme) pour la remercier de sa méchanceté lui fait également un don : « à chaque fois que tu ouvrira la bouche, sortirons de ta bouche des vipères et des crapauds ».Les-fees-11

Minute ! Minute ! Mais ce conte je le connais !!! J’y pensais justement il y a quelques temps, ma mère me l’avais raconté quand j’étais enfant, j’avais envie de la relire depuis longtemps mais je n’avais aucune idée de son titre ! Quand je vous dit que c’est le livre qui m’a choisi ! 😀 I’m happy

La deuxième histoire, Les souhaits ridicules, je ne la connaissais vraiment pas. Et je l’ai trouvé très drôle.

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Revenons au livre. Les deux contes n’ont pas été adaptées. Elle sont seulement traduite en français moderne pour pouvoir être accessibles aux plus jeunes enfants. J’ai apprécié cette initiative de l’éditeur, on peut ainsi retrouver l’esprit original du conte, tel que Perrault a souhaité le transmettre. Les illustrations de Anne Defréville sont très jolies, couleurs vives, traits tendres et pleins d’humour. Elles nous mettent tout de suite de bonne humeur. Cet album est un vrai plaisir et nous l’écoutons/lisons souvent le soir, avant l’heure du coucher. Une belle très découverte.

Merci à Babelio et aux éditions Clochette a qui je dois d’avoir retrouvé un conte qui m’avait marquée enfant et d’avoir découvert la collection Les Classimots qui compte 3 autres albums proposant des contes de classiques traduits en français moderne, lu par Maureen Dor. J’ai bien envie de nous offrir ces autres albums 🙂

19/20

Un mois de contes – le récap

Comme j’aime bien me mettre la pression, je décidé à la dernière minute de me lancer pour un mois à thème sur le blog en octobre. Et quand je dis la dernière minute, c’est vraiment la dernière minute ! La décision a été prise le 30 septembre -_-‘ Du coup pas vraiment le temps de préparer le terrain, d’autant plus que le même mois j’avais déjà un programme très chargé : finir les travaux de la maison à temps et déménager !

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, le thème du mois d’octobre était : les contes. Pendant tout le mois d’octobre le blog était presque entièrement dédié à ce thème. J’aurais pu choisir de faire ça plus tard, prendre le temps de déménager et de me préparer, mais k.bd traitant le même sujet, je trouvais plus sympa de le faire au même temps.

Malgré le côté improvisé et le manque de rigueur, j’espère que cette première expérience de mois à thème vous à plu. Revenons un peu sur ce qui a été dit.

Au pays des contes :

Notre expédition au pays des contes est passé par diverses contré : manga, BD, recueil de contes traditionnels, dessins animés…

Le manga au pays des contes :

Parmi les nombreux manga inspirés des contes je vous proposais Ludwig Révolution de Yuki Kaori, un shôjo à la fois classique et disjoncté (à retrouver aussi sur K.BD).

Grimms Manga, un shônen au dessin très shôjo s’adressant au jeune public et reprenant les contes de frères Grimm (si, si, je vous assure).

Et pour finir Mär de Nobuyuki Anzai, un shônen très classique, plutôt sympa.

Il y a bien d’autres manga qui explorent le monde des contes, ceux d’ici comme ceux de là-bas. J’ai essayer d’en recenser un maximum dans une petite bibliographie : Le manga et les contes. N’hésitez pas à y faire un tour et y laisser des références qui m’auraient échappé.

La BD au pays des contes :

Parce que dans la vie il n’y a pas que le manga, je suis aussi allé voir du côté des bd franco-belge avec La Belle et la Bête de Sobral, qui ne m’a pas vraiment convaincue. Puis A l’origine des contes – Blanche-Neige, que j’ai beaucoup apprécié. L’une comme l’autre de ces deux bd reprennent des contes très connu pour en livrer une version très originale et plutôt éloignées du conte traditionnel, mais les deux ne reussissent pas cet exercice avec le même talent.

Le manga et l’Asie, le franco-belge et l’Europe, il fallait bien faire une escale au nouveau monde ! Côté comics c’est à Château l’Attente que revient l’honneur d’une chronique. Une chouette lecture que je dois à l’équipe de k.bd avec qui je partage cette lecture.

Le dessins animé au pays des contes :

Quand on parle de contes, on pense tous aux films de Disney. Je les ai presque tous vu, mais un seul a été mis à l’honneur en octobre. Je n’ai pas choisit n’importe lequel, non ! J’ai choisit celui que j’aime le moins. Et pourtant il a gagné un oscar. La Reine des Neiges de Disney était accompagné par une autres Reine des Neiges animées venue de Russie. Un dessin animé plutôt quelconque mais très proche de la version originale de ce conte de Andersen. Conte que d’ailleurs j’ai tenu à lire pour l’occasion. Les deux films et le conte original sont réunis dans une seule et même chronique.

 Côté japanimation je n’ai pas vraiment eu le temps de m’y plonger (à mon grand regret) du coup, je me suis contenté de partager deux openings : Fairy Tale et Mär.

Autres escapades au pays des contes :

Sur Ma petite Médiathèque on s’intéresse beaucoup aux albums jeunesse, et, avec un thème comme celui-là, il y avait de quoi faire ! Mais non ! Ce mois-ci il y a eu très peu d’albums jeunesse, faut dire que, si j’exclue les recueils de contes et les livres Disney, je n’ai trouvé aucun album reprenant les contes classiques dans la bibliothèque de Mimiko. Il y a bien un livre auquel j’ai tout de suite pensé. Il ne reprends pas un conte existant mais la structure du conte pour offrir une histoire complètement décalée et à contre pied où la princesse charmante va réveiller le prince endormi. J’adore ! Mais j’en avais déjà parlé. Il s’agit de Drôle de princesse de Martin Waddell et Patrick Benson.

Sinon rien !

Amateur de littérature jeunesse ne soyez point tristes ! Je suis tout de même allez cherchez un très bel album réunissant à lui seul plusieurs de mes centres d’intérêt : les albums illustrés, la culture et la langue japonaise. En ce mois dédié au contes, j’avais envie d’explorer quelques uns des contes traditionnels nippons, enfin… au moins un (faute de temps). Pour commencer j’ai jeté mon dévolu sur Momotaro, un conte très populaire au Japon que j’avais vu apparaître en référence ici et là. J’ai d’abord cherché du côté des albums jeunesse français mais n’ai rien trouvé qui me donne envie. Finalement je suis tombé sur un petit album bilingue japonais-anglais absolument délicieux : The Adventure of Momotaro, the Peach Boy. Je vous les conseille vivement.

Peu d’albums jeunesse donc mais deux très jolis recueils des contes publié chez Castor Poche : 20 contes du Niger et 15 contes d’Amérique Latine. J’aime beaucoup cette collection.

Et ce n’est pas tout ! Nous aviez droit aussi à une petite histoire : La traversée du fleuve et à une jolie musique avec Butterfly lovers (conte populaire chinois). Sans oublier le petit mot de la fin 😉

Au pays des regret et du temps perdu :

J’exagère ! Pas de regret, juste pas assez de temps pour tout faire !

J’aurais aimé vous parler de Kerity la maison des contes, un très joli film d’animation français.

J’aurais aussi aimé parler de l’oiseau de l’empereur, un recueil de contes illustrés que Mimiko et moi-même aimons beaucoup.

Ce que je aurais vraiment aimé faire si j’en avais eu le temps c’est raconter les contes de mon enfance, ceux qui ont été transmis oralement de génération en génération dans la famille. Ma mère nous en racontait beaucoup mais je ne m’en souviens plus assez bien pour les raconter à mon tour :'(

Parmi tout ces choses que je n’ai pas eu le temps de faire : regarder l’anime Princesse Tutu qui m’a été conseillé par Rukawa. Et lire Histoire d’Asie et d’ailleurs de Sumeragi Natsuki (j’ai bien aimé Romance d’Outre-tombe). Ainsi qu’un des manga de Mizuno Junko (Cinderella, Hansel et Gretel, La petite sirène… beaucoup de ses titres s’inspirent de nos contes de fée). Je ne connais pas du tout cette mangaka et je ne suis pas sûre que ça me plaise, mais j’étais bien tenté.

J’aimerais aussi prendre le temps de lire les Contes de Beedle le Barde, en anglais de préférence. Il m’a été conseillé par Hana, et comme j’aime assez l’univers de Harry Potter, je pense que ça devrait me plaire. D’ailleurs, je n’ai pas tilté tout de suite, mais en réalité j’avais déjà entendu parler de ce livre par un youtubeur espagnol qui en raconte une histoire en vidéo. J’aime bien les vidéo deSebastián et ce conte m’avait beaucoup plu. Raison de plus pour lire le livre !

En attendant de lire la version anglaise, je vous laisse profitter de l’histoire des trois frères en espagnol 🙂

 

Au pays des stats

Avant de vous quitter, quelques mots sur les stats du mois. Un mois plutôt tranquille avec seulement 1102 visites.

Les articles ayant attiré le plus de visiteurs :

  1. La Reine des Neiges
  2. Il était une fois Ludwig, le prince nécrophile
  3. Octobre est là ! Et si on s’offrait un mois à thème ?

Je ne vous embête pas plus avec les chiffres et les classements.

Des conseils ? Des suggestions ? N’hésitez pas à laisser vos impressions (sauf pour dire que je fait des fautes d’orthographe ! Je sais T-T)

 


La chanson que je n’ai pas osé partager 😀

Il était une fois… une fin

Le mois des contes se fini ce soir et pour conclure : un petit billet sur les fins ! 🙂

Les contes ont souvent une façon de se conclure bien typique. Je me souviens que ma mère finissait toujours ses histoires par une grande fête et cette phrase :

e a me che c’éro, non dettero niente

« Et à moi qui était là, on n’a rien donné ». Je trouvais cette fin magique, c’est comme si la frontière entre le monde des contes et celui de la réalité devenait plus flou. Bien sûr je savais bien que ma mère n’avait pas pu être témoin de ces fêtes, mais j’aimais imaginer qu’elle y avait vraiment assisté et que tout cela avait un fond de vérité. Et puis, le temps d’une histoire elle était comme un troubadour qui parcours le pays et, en échange d’un peu de nourriture et quelques pièces, nous raconte des histoire d’ailleurs. Elle était notre troubadour malheureux qui à chaque fin d’histoire se retrouvait le ventre vide et partait en quête d’une nouvelle histoire dans l’espoir que, peut-être, à la fin on lui donne à manger… J’ai toujours aimé cette fin, elle donne au conteur le pouvoir magique de voyager dans le monde des fables.

Kirikou et les hommes et les femmes – la griotte

D’autres fins tout aussi typiques et amusantes existent. Je vous ai déjà parlé des fins sous forme d’interrogation qui m’avaient amusé dans les 20 contes du Niger. Dans la plupart des contes de 15 contes d’Amérique latine, on trouve également des jolies fins qui invitent à découvrir d’autres histoires… demain ! J’ai aimé ces fins, idéales pour envoyer les enfants au lit :

“Si tu veux entendre un autre conte, embrasse trois fois la lune, car demain, je reviendrai entre deux et une.”

“Si tu veux que je te dise un autre conte, ne me parle pas du renard. Et je reviendrai demain matin, descendant de cette colline.”

“Ce fut ce que me conta mon père quand  nous allions à la chasse et si tu veux que je te dise une autre histoire, reviens demain, car aujourd’hui, il fait grand vent”

“Et si vous voulez que je vous conte une autre histoire, prévenez-moi lorsque le loup dupera le lièvre. Je reviendrai vous en conter une autre de fort loin.”

“Voici ce que me contèrent mes grands-pères,

Après le tremblement de terre.

Si tu viens demain matin,

Je te dirai un autre conte.”

“Fleur de papaye,

Fleur de papaye,

Si tu veux entendre un autre conte,

Reviens demain au coucher du soleil.”

“Ici s’achève l’histoire du Chien vaniteux et, si vous voulez que je vous conte demain une autre histoire, apportez-moi un délicieux lait de coco.”

 

Et vous, quelle est votre fin préférée ?

Le conteur par Ablayee Marie

Le manga et les contes

Petite liste non exhaustive des manga (et autres BD asiatiques) revisitant les contes traditionnels d’ici ou de là-bas, avec parfois de interprétation très… personnelles ^^

N’hésitez pas à compléter cet inventaire par des titres auxquels j’aurais pas pensé. L’idée est de proposer des petites listes regroupant des titres très différents autours d’un thème commun. Une première bibliographie à vu le jour en juillet sur le thème de l’île en hommage au challenge lecture proposé par VendrediLecture. Ce mois-ci, bien sûr c’est les contes !

le petit chaperon rouge vu par Yuki Kaori

 

  • Ayashi no ceres de Watase Yû – série en 14 tomes – Tonkam
  • Cinderella de Mizuno Junko – one-shot- Imho
  • Contes du Japon d’autrefois de Hanawa Kazuichi – one-shot – Kana
  • Contes fantastiques de Hanawa Kazuichi – one-shot (commercialisation stoppé) – Kana
  • Dictatorial Grimoire de Kano Ayumi – série en 3 tomes – Doki Doki
  • Dragon ball de Toriyama Akira – série en 42 tomes – Glénat
  • Fushigi Yugi de Watase Yû – série en 18 tomes -Tonkam
  • Hansel et Gretel de Mizuno Junko – one-shot – Imho
  • Histoires D’Asie et d’ailleurs de Sumeragi Natsuki – one-shot (commercialisation stoppé) – Delcourt
  • Hoshin de  Fujisaki Ryû – série en 23 tomes – Glénat
  • Il était une fois…  de Lee Young A – 2/4 (série en cours, commercialisation stoppé) – Saphira
  • La légende de Songoku de Tezuka Osamu – série en 4 tomes – Delcourt
  • La petite sirène de Mizuno Junko – one-shot – Imho
  • Le voyage en occident de Peng Chao (dessin) et Chan Weidong (scenario) – 5/20 (terminé en Chine, commercialisation stoppée) – Xiao Pan
  • Mär de Anzai Nobuyuki – série en 15 tomes – Kana
  • Mermaid melody de Hanamori Pink (dessin) et Yokote Michiko – série en 7 tomes (commercialisation stoppée) – Kurokawa
  • Mille et une nuits de Han Seung-Hee – 5/11 (commercialisation stoppée) – Kami
  • Moonlight Act de Fujita Kazuhirô – 13/29 – Kazé
  • Patariro, voyage en occident de Maya Mineo – 6/8 (terminé au Japon, commercialisation stoppée) – J’ai lu
  • Pretear de Naruse Kaori (dessin) et Satô Junichi (scénario) – série en 4 tomes (commercialisation stoppé) – Taifu
  • Princesse Kaguya de Shimizu Reiko – 17/27 (terminé au Japon) – Panini
  • Saiyuki de Minekura Kazuya – série en 9 tomes – Panini
  • Saiyukiden – l’étrange voyage vers l’occident de Terada Katsuya – 1/2 (toujours en cours au Japon, commercialisation stopée) – Delcourt
  • Sara et les contes perdus de Jenny – série en 6 tomes – Delcourt
  • Shin Shunkaden des CLAMP – one-shot (commercialisation stoppée) – Glénat
  • Shirahime Syo des CLAMP – one-shot – Glénat
  • Snow in the dark de Kanô Yasuhiro – one-shot – Tonkam

 


cendrillon vu(e) par Kano Ayumi


merci à tous ceux qui m’ont aidé à compléter cette liste 🙂

Momotaro, un conte populaire japonais

Je ne pouvais pas m’intéresser au contes sans aller voir du côté des histoires populaires japonaises. J’ai donc choisi, pour l’occasion, un conte très populaire. Souvent je suis tombé sur des histoires faissant référence à ce conte. J’avais envie de le connaître. J’ai donc cherché un livre francophone racontant l’histoire de Momotaro, mais je n’ai rien trouvé qui me donne envie. J’ai donc élargi mon périmètre de recherche aux livres anglophones et je suis tombé sur une petite merveille qui je ne regrette pas d’avoir fait venir des Etat-Unis : The Adventure of Momotaro, the Peach Boy adapté en anglais par Ralph F. McCarthy et illustré par Ioe Saito publié par Kodansha USA.

#Contes dernier arrivage pour le thème du mois d'octobre. Une chronique bientôt.

 

Le conte :

One day a long, long time ago (How long? Nobody knows),

A Woman we’ll call Grandmama was washing out her clothes.

The biggest peach you’ve ever seen (I mean, a real big peach)

Came bobbinf down the middle of the river, out of reach.

Un jour une vielle dame trouve une énorme pêche. Elle l’amène chez elle et quand elle l’ouvre avec son mari, à l’intérieur ils trouvent un bébé fort et vigoureux. L’enfant grandi, plus fort que tous les hommes. Un jour, le jeune Momotaro décide de se rendre sur une île habité par des démons qui terrorisent la région. En chemin il rencontre un chien, un singe et un faisant. Avec ses trois compagnons il se rend sur l’île et soumet les démons qui, pour le remercier de leur avoir laissé la vie sauve, lui offrent de nombreux présents. C’est ainsi devenu riche qu’il retourne chez les deux vieux qui l’ont adopté.

#Contes "The adventure of Momotaro, the peach boy" une pure merveille!

 

Le livre :

Ce livre est bilingue. Après le texte anglais de McCarthy, on a une version japonaise entièrement écrite en hiragana, la rendant accessible même au novices. Mais que les passionné de sinogrammes se rassurent, à la fin une page de note permet de retrouver les principales expressions écrite en kanji.

J’ai vraiment adoré ce livre, autant pour les magnifiques illustrations de Ioe Saito, très colorées, que pour le texte de McCarthy, très vivant et rythmé.

Un joli conte, classique, très bien servi dans cette édition : petit format, couverture cartonné et papier glacé.

#Contes Momotaro par Joe Saito

 

Dans la même collection on trouve d’autres contes classiques japonais. J’ai bien envie de tous les collectionner 🙂

Connaissez-vous d’autres jolies édition de ce conte ?

La belle et la bête – Patrick Sobral

Du contes que nous connaissons tous il ne reste qu’une bête, une belle et une rose. Avec ses trois éléments Patrick Sobral crée une histoire bien différente.

Un village reculée dans la montagne souffre de la famine. Les villageois demandent à un mage de leur venir en aide. Celui-ci promet de revenir une semaine plus tard avec un artefact. Mais ne le voyant pas revenir, les villageois partent à sa recherche, mais au lieu de trouver le mage, il sont accueilli par une terrible bête. Il font venir des chevalier pour ccombattre la bête. Ne voyant pas revenir les chevaliers, il partent à leur recherche. Mais c’est la bête et ses nouvelles sentinelles qui les accueillent. 10 ans plus tard, les villageois entrent à nouveau dans la forêt de la bête. Il poursuivent une fille, Bellyana. La bête intervient et amène la belle dans son château. La belle réussira-t-elle a vaincre la bête ?

Si le scénario dans ces grande lignes ne manque pas d’un certain charme, les ficelles sont trop grosses et on découvre le pot aux roses (et c’est le cas de le dire) bien avant qu’on nous le dévoile. Au début j’ai été un peu surprise, ayant trouvé cette BD au rayon jeunesse de la bibliothèque et ne connaissant pas auteur, je l’ai choisie pour son titre (et parce que une vignette indiqué “par l’auteur de la série Les Légendaires). Je n’ai jamais lu Les Légendaires, mais j’en ai beaucoup entendu parler. J’étais curieuse, mais je m’attendais à un truc plus gentillet. La bête écrase la tête d’un villageois à main nue. Le ton n’y est pas celui que j’attendais. Ce n’est pas pour me déplaire. Passée la surprise, je m’intéresse à l’histoire, sauf que ça manque de subtilité. Il n’y a pas de surprises et je n’ai éprouvé aucune empathie ni sympathie pour les personnages, si ce n’est peur-être un peu pour la bête. Peut-être certain passages auraient mérité plus de longueur pour qu’on s’attache aux personnages… Mais j’ai le sentiment que cela n’aurait pas suffit.

Bref, je ne suis pas vraiment convaincue par cette lecture qui, si elle offre une version très originale de la belle et la bête, reste très basique dans son développement.