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Le défi gastronome bédéphile

Pour pimenter le mois Des livres en cuisine j’avais proposé 2 défis cuisine : le gastronome bédéphile et un roman en cuisine. Dans un cas comme dans l’autre il s’agit de cuisiner un livre à la main mais attention, pas un livre de récette ! L’inspiration doit venir d’une bd ou d’un roman.

Pour le défi du gastronome bédéphile nous avons choisi un manga (très étonnant de la part de Yomu-chan et moi-même, n’est-ce pas?). Nous vous avons préparé du tonkatsu à partir du manga Goggle de Tetsuya Toyoda.

Goggle - Toyoda

L’inspiration nous est venue de la dernière nouvelle du recueil intitulé justement Tonkatsu. Dans cette nouvelle, une jeune femme doit aider un vieil homme à retrouver le tonkatsu qu’il avait l’habitude de manger dans un petit restaurant de quartier désormais fermé. Les voici parti arpenter les restaurants familiaux de la ville à la recherche du tonkatsu perdu. Une histoire simple et touchante.

Le tonkatsu :

Qu’est-ce au juste le tonkatsu ? Et bien je dirais qu’il s’agit de l’adaptation japonaise de l’escalope milanaise ^^ soit une escalope de porc panné. C’est délicieux, j’adore.

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Dans la nouvelle, le tonkatsu tant recherché est encore plus proche de l’escalope milanaise que ces frères. Le restaurateur utilise une escalope fine et ajoute du persil aux œufs battu. Nous avons à notre tour réinterprété cette recette.

Voici notre version du tonkatsu :

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J’ai choisi des côtes de port dans l’échine qui sont moins sèches et remplacé le persil par du cerfeuil.

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étape numéro 1 : fariner les côtes de porc. Facile ! on met un peu de farine dans un sachet de congélation, on y glisse une côte de porc et on secoue bien. La côte est parfaitement fariné. Répéter l’opération pour chaque morceau de viande.

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étape numéro 2 : passer la côte de porc fariné dans l’œuf battu (auquel on a ajouté sel, poivre et cerfeuil cisaillé).

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étape numéro 3 : on roule dans la panure et hop ! dans la poêle. On fait frire dans une bonne quantité d’huile à feu moyen.

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C’est prêt ! Servi avec une petite salade de chou (celui-ci était un peu trop parfumé à mon goût, un simple chou vert cela aurait été un meilleur choix). On arrose la viande avec un filet de citron.

A vous d’essayer ! 🙂

Des livres en cuisine

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A table ! aujourd’hui c’est menu manga

J’avais envie de participer aux Sama awards 2015. J’y ai participé il y a deux ans et j’ai trouvé ça très amusant. Alors pourquoi ne pas retenter l’expérience. Pour l’occasion j’avais envie de proposer quelque chose de particulier, de sortir de mes habitudes. Et c’est là que l’idée m’est venue de vous préparer un petit menu. Depuis le temps que je songe à faire un billet sur les manga culinaires… ce n’est pas vraiment ce à quoi j’avais initialement songé mais… là, j’ai faim ! 😀

Le menu du jour :

Amuse-bouche : Kimbaps sur le pouce

Je vous propose de commencer le repas avec des petits kimbaps coréens minute. Cette recette est tirée du magnifique manhwa culinaire Kitchen de Jo Joo Hee (édition Clair de Lune).

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Il vous faut :

  • des feuilles de kim, algue séchée connu en France sous son nom japonais nori
  • des œufs de poissons volant. J’en ai trouvé sur internet à environ 11€ les 80g… moi je vous propose une version cheep : on remplace ça par des œufs de lompe (moins de 2€) ou des œufs de saumon qu’on trouve dans tous les supermarchés
  • jeunes pousses… la recette donné par JoJoo Hee ne précisant pas de quelle jeunes pousses on parle, je propose de tenter le coup avec de l’alfalfa ou du radis ou pourquoi pas un mélange des différentes espèces. Il faut quelques jours (la durée varie selon l’espèce) pour faire germer vos graines, alors pensez-y à l’avance ! Les épiceries bio proposent un large choix de graines à germer, faite vos expériences
  • sauce soja

comment procède-t-on :

Disposé les différents ingrédients sur la table et la sauce soja dans de petites coupelles. Chaque convive prends un morceau de nori y dispose un peu d’œufs de poisson, une touffe de jeune pousse. roule le tout et assaisonne en plongeant le kimbap dans la sauce soja.

silence ça pousse ! graines de radis rose pour vous servir
silence ça pousse ! graines de radis rose pour vous servir

Entrée : Salade de concombres 

On poursuit notre repas avec une petite entrée pensée par Sanpei dans le manga de Fumiyo Kouno, Pour Sanpei (éditions Kana, collection Made in).

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Il vous faut :

  • shirasu-boshi (aussi appelé chirimen-jako dans le Kansai). Où trouver ces petits poissons séché en France ? Je n’en ai aucune idée ! Essayez les épiceries japonaises ou coréennes. Près de chez moi il n’y en a aucune, je vous propose de remplacer ça des petites crevettes. Ou alors on se fait une variante 100% végétarienne et on oublie le poisson…
  • du concombre
  • vinaigre de riz, sauce soja, sucre
  • algues séchées

Comment procède-t-on ?

Verser de l’eau chaude sur les shirasu-boshi, les faire mariner dans 2 cuillères de vinaigre de riz, une cuillère de sauce soja et une cuillère de sucre.

Faire tremper les algues séchées dans l’eau et les couper ensuite en petits morceaux.

Couper le concombre en lamelles et le faire tremper dans de l’eau légèrement salée.

On ajoute le concombre et les algues égouttées à la sauce et aux shirasu. On mélange le tout et c’est prêt !

le wakame n’était pas une bonne option, le côté gluant de l’algue passe très bien en soupe mais pas terrible en salade

Plat : faut rôti de porc et sa purée de chou

Ingénieux et pas cher. C’est une recette proposé par Sôma, dans le premier tome de Food Wars !, un shônen culinaire de Yuto Tsukuda et Shun Saeki (éditions Tonkam). Cette recette m’a tout de suite donné envie.

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Il vous faut : 

  • de l’ail et du thym (c’est ce que j’arrive à déduire du dessin)
  • des pomme de terre
  • des champignons (aucune précision à ce sujet, je choisirais les champignon de paris, pas chers et faciles à trouver)
  • du bacon en tranche

comment procède-t-on ?

Ici le manga ne donne pas la méthode précise alors on interprète un peu.

Faire bouillir les pomme de terre, les égoutter et les réserver.

Hacher ail et thym, le faire revenir dans un peu d’huile (là on voit Sôma utiliser une bouteille de vin rouge, mais franchement je comprends pas ce qu’il fait avec. Il arrose le sauté d’ail ? je trouve ça bizarre).

On écrase les pomme de terre, on mélange avec l’ail et le thym, sel, poivre. On hache des champignons et on mélange à la pomme de terre. Avec le mélange obtenu on fait un gros boudin qu’on recouvre de tranche de bacon (choisissez des tranches assez épaisses ! ), puis on ficelle le tout comme un rôti et hop au four. Combien de temps ? Pas de précision à ce sujet, je pense qu’une vingtaine de minutes avec un four assez fort devraient suffire pour faire griller le bacon.

Ma première tentative était un peu ratée, pas assez de bacon et des tranches trop fines mais le goût était sympa. Je ferais mieux la prochaine fois ^^

Pour l’accompagnement j’ai piquée l’idée à un camarade de dortoir de Sôma dans le deuxième tome de Food wars ! Au départ cette purée de chou simple et rapide accompagnait un morceau de maquereau, mais je trouvais que ce rôti manquait cruellement d’accompagnement ! J’en était à me dire que je me contenterais d’ajouter une petite salade verte quand je suis tombé sur la purée de chou. Ni une ni deux mon cerveau était en ébullition : pomme de terre et bacon ? Quoi de mieux que le chou pour accompagner ça. Une potée au chou complètement revisitée 😀

Ce qu’il vous faut (pour 4 personne) :

  • 400 g de chou (la recette n’indiquant pas quel type de chou utiliser, j’opterais pour du chou blanc ou un chou vert)
  • 4 cuillères à soupe d’eau
  • 2 cuillère de beurre
  • 4 cuillères de crème fraîche
  • 1/1 de consommé en poudre (connais pas le consommé en poudre, je connais les fond de veau en poudre ou alors le bouillon cube, on a qu’à choisir cette dernière option, à base de volaille pour que ce ne soit pas trop fort, 1/2 de cube devrait suffire, sinon, on peut aussi remplacer l’au par du vrai bouillon maison 😉 )

Comment procède-t-on ?

On coupe le chou en petites lamelles et on met dans un plat avec l’eau. On couvre avec un film plastique et hop au micro-onde, 4 minutes à 600 watts. Quand ça fait ding on baque le chou, le beurre, la crème et le consommé dans le mixeur. Bzzzzz. On sale, on poivre et c’est prêt.

Bon, moi j’ai pas de mixeur… mais j’ai un vieux moulin à légume de grand-mère. C’est moins fun mais ça fera l’affaire 😉

Satoshi le beau gosse toujours à poil, cherchez pas il fait de la bonne purée
Satoshi le beau gosse toujours à poil, cherchez pas. Il fait de la bonne purée de chou…

Dessert : tarte au chocolat

Les japonais aiment aussi la cuisine occidentale, pour le dessert je vous propose de faire une escapade du côté de la BD franco-belge avec une tarte au chocolat puisée dans Les Secret du Chocolat – voyage gourmand dans l’atelier de Jacques Genin, une bd-reportage de Franckie Alarcon qui nous fait découvrir l’atelier du maître chocolatier tout on nous donnant quelques recette pour jouer les apprenti chez nous.

Il vous faut : 

pour la pâte:

  • 155 g de farine
  • 30 g de poudre d’amande
  • 63 g de sucre glace
  • 93 g de beurre doux
  • 1 gousse de vanille
  • 1 œuf
  • 1 pincé de sel

Pour la ganache :

  • 200 g de chocolat noir
  • 240 g de crème fleurette

comment procède-t-on ?

Dans un saladier on travaille le beurre coupé en petit morceaux, le sucre glace et la poudre d’amande. Puis on ajoute l’œuf et le graine de vanilles (extraite de la gousse à l’aide d’un couteau pointu). Puis on ajoute la farine et le sel, on forme une boule et on la travaille sur le plan de travail fariné avec la paume de la main (j’adore pétrir la pâte, mais au début sa colle).

Quand la boule est bien homogène on l’épale sur un papier sulfurisé à l’aide d’un rouleau à pâtisserie (pour les étudiants aux cuisines spartiates : vous pouvez utiliser une bouteille en verre, moi c’est comme ça que je faisais 😉 ). On la filme et on la laisse reposer au frigo 1h30.

Pre-chauffer le four à 170°.

A la sortie du frigo on farine le plan de travail, on fait fondre un peu de beurre et on beurre le cercle à tarte avec le beurre fondu (ça en revanche j’y avais jamais pensé !). On le pose sur le plan de travail et on pose la pâte par dessus. On ajoute contre les parois et on coupe l’excédent à l’aide du rouleau à pâtisserie (là je vous met une image parce que bon… mes explication sont pas super claire).

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On fait cuire pendant 20 minutes.

On hache finement le chocolat et on le met dans un saladier. On fait bouillir la crème et on la verse sur le chocolat et on laisse fondre 5 minutes. On pose le saladier dans une casserole au bain-marie et on mélange doucement avec le fouet. Il ne faut pas mettre d’air dans la ganache ! (conseil du chef, attention!)

On pose le fond de tarte sur une grille, on rempli de ganache. On laisse refroidir à température ambiante

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Qu’est-ce qu’on bois ?

Apéritif : Bloody Mary

Pour l’apéritif je vous propose de nous tourner encore une fois vers la bd franco-belge avec le Bloody Mary à la Fausto, idée puisée dans le premier tome du Viandier de Polpette (Neel Julien et Olivier Milhaud, éditions Gallimard).

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un peu de vin :

J’ai voulu demander conseil à Joe Satake avec le premier tome de Sommelier (Araki Joh, Shinobu Kaitani et Ken-ichi Hori, éditions Glénat), mais il ne propose rien dans mes cordes ! Le vin le moins cher qu’il présente, on peut s’en procurer pour environ 28€ la bouteille, un brauneberger Juffer Sonnenuhr Fritz Haay, rien que le nom c’est tout un poème ! un vin allemand que, ma fois, j’aimerais bien goûter. Mais pour notre petit menu du jour je cherchait à vrais dire quelque chose de plus abordable.

Sommelier
Sommelier

Je me suis donc tourné vers Shizuku (Les Gouttes de Dieu, Tadashi Agi et Shu Okimoto, Glénat). Mais là encore, ce n’est pas du vin pour monsieur tout le monde ! Si le premier tome de la série m’a bien donné envie de goûter le Château Mont-Pérat 2001, ce vin, que l’on peut se procurer pour environ 16€, reste très au dessus de mon budget habituel :'(

Les gouttes de Dieu - Château Mont-Pérat
Les gouttes de Dieu – Château Mont-Pérat

Au même temps je suis pas étonnée, les auteurs japonais ne vont pas faire un manga sur le vin pas cher, le petit vin pour les jours ordinaires… Va falloir que je me débrouille autrement pour arroser à moindre frais mon repas ! Le problème c’est que moi en boisson j’y connais pas grand chose ! Et pour marier ça avec les plat proposés… ça va être dur 🙁

En désespoir de cause je suis allé voir un professionnel du vin et voici ce qu’il me propose :

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Un Tarani blanc pour l’hors d’oeuvre et l’entrée. Un Malbec Démon noir pour le plat de résistance et enfin un Goupil moelleux pour la tarte au chocolat. Et on s’en sort pour un budget de environ 5€ par bouteille. J’aurais aimé avoir le temps de déguster tout ça pour vous dire si oui ou non cet accord est heureux, mais il faut que je rende ma copie ! Alors la dégustation ce sera pour plus tard 🙂

Passons aux en-cas pour les jours où on est trop pressé.


Et si on est pressé ?

ramen instantané

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Si vous n’avez pas le temps de mettre les petits plats dans les grands, ou que vous rentrez épuisé, il reste toujours le ramen instantané. Un grand classique, simple et rapide. Le manhwa A vos papilles ! de Kim Young-bin et Hong Dong-kee nous propose de l’arranger avec  du kimchi (sorte de mélange de piment et légumes lacto-fermentés, je suppose qu’on en trouve dans les épiceries coréennes, autrement dit introuvable chez moi), de l’œuf, de l’ail ou du poireau. De temps en temps, je dis pas non !

ramen arrangé œuf et poireaux

Nurungji

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Ou comment recycler un vieux reste de riz.

C’est encore une recette qui nous vient de Corée, piochée dans le deuxième tome de Kitchen, manhwa précédemment cité.

ce qu’il vous faut :

  • un reste de riz cuit

Comment procède-t-on ?

Rien de plus simple : on étale le riz au fond d’une poêle et on fait griller en appuyant fort.

Voilà, c’est fait ! Facile non ?

Facile, facile… pas tant que ça ! Ma première tentative était un peu raté.

Le riz collait à la spatule et non à la poêle :'(

Peut-être que mon riz n’était pas assez gluant. Mais finalement Mimiko a adoré, elle a assaisonné ça d’un peu de sauce soja et saupoudré de  paillettes de nori.

La deuxième tentative était plus croustillante et mieux réussi.

Riz blanc à l’œuf :

Voici une autre idée minutes que j’ai vu pour la première fois dans un titre dont je n’arrive pas à me souvenir. Je revois parfaitement l’image d’un vieil homme se préparant son bol de riz à l’œuf, mais où était-ce ?

Qu’à cela ne tienne ! J’ai retrouve cette recette simplissime dans le premier tome de Mes petits Plats faciles by Hana ( Masayuki Kusumi et Etsuko Mizusawa, éditions Komikku).

il vous faut :

  • un bol de riz cuit et bien chaud
  • un œuf
  • de la sauce soja

Comment procède-t-on ?

Attention, attention ! ça va être compliqué : remplir le bol de riz bien chaud, creuser un trou et y casser un œuf cru dedans. Percer le jaune et y verser de la sauce soja. Mélanger le riz bien chaud avec l’œuf.

C’est prêt !

avec quelques paillettes de nori c'est encore meilleur !
avec quelques paillettes de nori c’est encore meilleur !

Hana accompagne son bol de riz à l’œuf de shibazuke, légumes confit dans le sel et le shiso (pérille de Nankin, une plante aromatique). Comme je ne sais pas où me procurer de shibazuke je vous propose de les remplacer par des concombre confit au vinaigre et au sésame (ma recette arrangé à moi)

ce qu’il vous faut :

  • 1 kg de concombre
  • 80 g de sucre
  • 30 g de sel
  • 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre (la recette originale c’est avec du vinaigre de riz)
  • 2 cuillères à soupe de sésame broyé

Comment procède-t-on ?

On coupe le concombre en gros morceau en éliminant les pépins, mais on garde la peau. Dans un pot hermétique on met tous les autres ingrédients de la marinade, on ajoute le concombre. On ferme, on secoue. On met au frigo et on laisse macérer une demi journée. Après il se garde plusieurs jours au frigo. En été c’est un régal ! Avec le bol de riz ça ajoutera une touche de fraîcheur et de croquant.


Pour les écolos :

Assaisonner son riz

Pour les adeptes du recyclages, les ennemis du gaspillage je recommande une sacrée mamie, un seinen de Yoshichi Shimada et Saburo Ishikawa, mettant en scène une mamie fauchée mais pleine de ressources. Une bonne leçon de vie qui nous apprend à faire beaucoup avec peu.

Au premier tome de la série je pique cette idée d’assaisonnement pour le riz blanc qui ravira les adeptes du recyclage.

Faire sécher les feuilles de thé infusées et les arrêtes de poisson puis les broyer en fine poudre. Riche en éléments nutritifs cette composition pourra agrémenter un bol de riz ou parfumer des onigiri.

L’idée ne me déplaît pas, mais je vais pas avoir la patience de faire sécher mes restes ! Vous avez envie d’essayer ?

extrait une sacrée mamie


Bentô box :

Comment parler de manga et de cuisine sans faire un détour par le bentô, c’est petites boites repas qu’on amène à l’école ou au travail. Si je ne devait citer qu’un titre ce serait Un amour de bentô de Nao Kodako, avec les recettes de Shiori. Si le côté romance pré-pubère du titre m’a laissé de marbre, j’adore le fait que chaque chapitre permette de préparer un nouveau bentô. Parfois les recettes sont très détaillées avec même petites fiches explicatives, parfois on nous donne que les grandes lignes. Si vous avez déjà cuisiné vous n’aurez aucun mal à interpréter les recettes les plus vagues et pour les novices… ben on nous explique même comment faire un sandwich ! XD

Pour vous j’ai sélectionné 2 bentô piochés respectivement dans le premier et le deuxième tome de la série. 

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Bentô n° 1 : crevettes panées, onigiri, omelette japonaise et petits légumes

ce qu’il vous faut :

  • des crevettes
  • farine
  • œuf
  • chapelure grosse (et pour les chanceux qui habitent près d’une épicerie japonaise vous pouvez même vous procurer de la chapelure japonaise pour plus d’authenticité)
  • sel, poivre
  • riz japonais
  • furikake rose et jaune, c’est un assaisonnement à base de différents produits qu’on saupoudre sur le riz blanc, vous en trouverez dans les épiceries japonaises
  • 1 œuf
  • ½ cuillère à soupe de sucre (moi j’en met un peu moins, j’aime pas quand c’est trop sucré),
  • chirimenjako, l’autre nom du shirasu-boshi déjà utilisé pour la salade au concombre. Bon, à mon avis ça va pas être facile d’en trouver,  je vais faire sans
  • brocolis, tomates cerises
  • poudre d’agar agar, fuit au sirop, sucre

Comment procède-t-on ?

Préparer les crevettes pannées :

On décortique la crevette en lui laissant la queue, qu’on découpe pour éviter qu’elle ne retienne de l’eau (cool le petit conseil de pro au passage ! J’y aurais pas songé), on enlève le boyau à l’aide d’un cure dent. On sale et poivre. Puis on plonge la crevette successivement dans la farine, œuf battu et la chapelure. On les plonge dans de l’huile à friture chaude (on teste la température en faisant tomber dans l’eau un peu de pâte de panure, si elle remonte l’huile est à bonne température). Un fois frites les crevettes, on les réserve sur une grille ou un papier absorbant pour éviter les excès d’huile. 

Pour préparer les onigiri :

On fait cuire du riz japonais à l’étouffé (1 volume de riz pour 1 volume d’eau un peu près, moi j’ai investi dans un cuiseur de riz, c’est le bonheur !!), on le laisse refroidir dans un saladier (sinon ça brûle… j’ai déjà essayé T_T) puis on y ajoute du furikake rose pour préparer un onigiri rose et jaune pour l’onigiri jaune. A défaut de furikake si vous voulez un bel onigiri rose fuchsia, je vous donne mon astuce à moi : de la betterave ! Haché finement et mélangé au riz, c’est super joli 🙂 Pour façonner les onigiri je vous conseille d’avoir à porté de main un bol d’eau salé, vous humidifié vous main avant chaque boule de riz pour éviter qu’il ne colle au main, moi je me saupoudre aussi les mains de sel, pour relever un peu le goût du riz. On presse la boule de riz entre ses paumes de main, on peu après choisir pour une forme en boule (plus facile) ou en pyramide (traditionnel).

Pour l’omelette japonaise :

L’idéal serait d’avoir une poêle rectangulaire ou carrée, moi j’en ai pas alors je galère avec mes poêles rondes… Battre l’œuf avec le sucre et le sel pour remplacer le shirasu-boshi on peut être rajouter un peu de dashi en poudre. Moi pour faire mes omelettes japonaise je met un peu de sucre et un peu de sauce soja légère seulement.

Une fois l’œuf battu, on verse sur la poêle chaude et on enroule. On réserve et on laisse refroidir avant de la couper en rondelles.

Pour accompagner ce bentô on ajoute quelques tomates cerises et de brocoli cuit. Comme assaisonnement pour les brocoli je vous conseille (le manga ne dit rien à ce sujet) un filet d’huile d’olive extra vierge, un peu de sauce soja et du gomasio. On met les legumes dans des petits moules à cupecake et on les glisse à coté de l’omelette 

Pour les gourmands Shiori (la grande sœur de Yûki) nous propose un petit dessert ultra sucré et simple : on fait fondre la poudre d’agar agar dans un peu d’eau, on ajoute des fruits au sirop et du sucre. On enveloppe les fruits dans du film transparent en aumônière et on laisse solidifier au frigo. Avec ça vous êtes sur de vomir des arc-en-ciel en sucre. Perso je me passerais du dessert ou j’ajouterais quelques fruits de saison bien frais 😉 

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Bento n°2 : nori-ben

Ce premier bentô n’était pas des plus simples ! Il demande pas mal de travail c’est pourquoi j’en ai choisi un deuxième plus simple et plus rapide à préparer : le nori-ben soit un bentô de riz décoré avec une feuille de nori. Pour ce bentô le manga donne la recette détaillé (le deuxième tome est beaucoup plus détaillé que le premier, et les recettes sont plus simples).

Ce qu’il vous faut :

pour le nori-ben :

  • ½ feuille de nori. Maintenant on peut en trouver dans un peu près tous les supermarché, au rayon cuisine du monde. Il faut en avoir toujours un paquet dans son placard !
  • ½ sachet de bonite séchée. ça en revanche c’est un peu plus compliqué à trouver, va falloir vous rendre dans une épicerie japonaise.
  • ½ cuillère à soupe de sauce soja
  • 1 à 2 cuillères de miettes de saumon
  • 1 bol de riz cuit

pour  les haricot verts au sésame :

  • 3 haricots verts
  • 1 cuillère à soupe de sésame pilé
  • ½ cuillère à café de sucre
  • 1 cuillère à café de mentsuyu (sauce japonaise trouvable dans les épiceries japonaises)

pour l’omelette :

  • voir bento 1 sans les chirimenjako

pour la soupe miso :

  • 1 sachet de miso instantané et puis voilà ! enfin ça c’est la version cheep, mais pratique 😀 , moi j’en trouve au supermarché rayon cuisine du monde. Ou alors 1 cuillère à soupe de miso en poudre (j’en ai trouvé dans un magasin bio), du bouillon japonais (merci, mais c’est quoi au juste le bouillon japonais ? non parce qu’il doit y en avoir des centaines ! Bon ben comme je n’ai aucune idée de ce qu’entend pas la l’auteur, je dirais de mettre un peu de bouillon de dashi en poudre (on en trouve en épicerie japonaise), des morceaux d’algues séchées (aussi en magasin bio), de la ciboulettes cisaillée (ça vous pouvez en faire pousser à votre fenêtre 😉 )
  • un thermos d’eau chaude

et pour le dessert ?

  • une pomme (et si vous avez envie de changer de fruit, on ne vous dira rien !)

Comment procède-t-on :

pour le nori-ben :

On commence par remplir la moitié de la boite avec du riz, on recouvre les bords du riz avec des copeau de bonite séchée trompé dans la sauce soja. On découpe une feuille de nori à la taille de la portion de riz et on fait une forme à l’intérieur en pliant délicatement la feuille de nori en 2 (attention c’est cassant !). On dépose la feuille de nori sur le riz et on remplie la forme (ici un cœur) avec les miettes de saumon.

Pour l’omelette on fait comme pour le premier bento.

Pour les haricots :

On coupe les haricots en 3, on les place dans une assiette et on chauffe au micro-onde 20 seconde à 600 watts. Dans un bol on mélange les haricots avec le sucre, le mentsuyu et le sésame pilé.

Il nous reste à préparer la soupe miso et à mettre un peu de fruit dans ce bentô.

Pour la pomme, déposé le morceau coupé 5 minutes dans un bol d’eau salé, cela évitera qu’il ne s’oxyde.

Pour la soupe miso, soit on opte pour le sachet tout prêt, soit on se prépare un sachet maison : dans un bol on dispose du film transparent puis on y met une ½ cuillère à soupe de miso en poudre, ¼ de cuillère à café de dashi en poudre, ½ cuillère à café d’algues et ½ cuillère à café de ciboulette. On ferme notre petit paquet et au moment de manger on verse son contenu dans une tasse et on ajoute environ 180 ml d’eau chaude.

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Voilà pour ce qui est des bentô. Et j’en profite pour mettre le lien vers une vielle chronique de Yomu-chan qui présente un chouette petit livre de cuisine, spécial bentô 😉


Et voilà ! C’est fini ! J’espère que cet article vous a plu et que vous y aurais trouvé des idée gourmandes pour votre cuisine et votre bibliothèque 🙂

N’hésitez pas laisser vos suggestions culinaires et littéraires pour compléter ce menu.

Et si vous testez les recettes, dite moi comment ça c’est passé 😉

itadakimasu !

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