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une fleur, un caillou

Attendez ! J’arrive !! Oui, oui j’ai un peu de retard, le rendez-vous était samedi dernier… mais bon… samedi j’étais à l’aquarium avec toute la marmaille, pas le temps de lire 🙂

Mais je voulais pas rater ce rendez-vous dédié aux albums jeunesse et à l’art. D’autant plus que j’ai un très joli livre à vous présenter : Une fleur, un caillou de France Alessi et Eric Battut, sorti en 2005 aux édition Bilboquet.

Je vous ai déjà parlé de deux livres de cette collection : Un pont où l’on faisait la rencontre de Monet et Hokusai et une balle, une pomme qui nous faisait découvrir la peintures de la fin du XIX début XX siècle.

Avec Une fleur, un caillou ce sont deux artistes de la fin du XIX siècle que nous découvrons : le Douanier Rousseau et le Facteur Cheval. Deux artistes qui, je l’avoue sans honte, je ne connaissez pas avant. Comme quoi même les mamans apprennent des choses en lisant des albums jeunesse. Et ça j’adore !

Le concept est toujours aussi génial, proposer une petite histoire inspirée de plusieurs œuvres d’art. A droite l’oeuvre originale, à gauche le texte de France Alessi et les jolies illustrations de Battut où l’ont peut retrouver les éléments de la peinture. L’oeuvre est présenté avec un descriptif complet : titre, année de production, type, auteur… bref tous les détails techniques qu’il faut. Et gare à moi si je ne lis pas tout bien comme il faut, car Mimiko veut tout savoir !

Surpris !

1891, huile sur toile

Henri Rousseau (dit le Douanier Rousseau), (1844-1910)

Et pourquoi ça s’appelle « Surpris ! » ?

1891 ? waaa !

Ma culture en histoire de l’art est telle que mes réponses sont, comment dire… pas terrible mais au moins elle découvre, et moi avec elle.

Dans cet album j’ai trouvé le texte un peu trop énigmatique et j’ai parfois butté sur quelques phrases, mais il est très court et se lit vite. Ce qui est amusant c’est de chercher le lien entre les tableaux et l’illustration et puis à la fin de dire quelles étaient nos œuvres préférées.

Bouquet de fleurs, huile sur toile – Henri Rousseau

Mimiko a beaucoup aimé Bouquet de fleurs de Henri Rousseau qu’elle aimerais accrocher à son mur. Trop beau, dit-elle.

Elle aime également Moi-même, portrait paysage de Henri Rousseau qu’elle trouve amusant ainsi que le Palais idéal du Facteur Cheval, surtout ses façades nord et ouest. ça donne envie d’y entrer, m’a-t-elle dit.

Palais idéal du Facteur Cheval

Bref un beau livre, une très jolie collection pour initier les enfants à l’art. Je vous le conseille vivement.

1/20 – thème du mois de mars : l’art
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Une balle, une pomme

Ah ! là là! Je suis grave à la bourre pour mon Challenge Je lis aussi des album ! Moi qui avais si bien commencé, j’ai complètement décroché pendant les vacances. Qu’à cela ne tienne, en ces temps de rentrée, je fait aussi ma rentrée littéraire en compagnie de Mimiko et sur Ma petite Médiathèque. Pour l’occasion, je vais vous présenter un des albums que je viens tout juste de lui offrir : Une balle, une pomme de France Alessi et Eric Battut, aux éditions bilboquet.

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Je suis tombée par hasard sur cette collection et j’ai toute de suite été charmé par le concept : allier une petite histoire, des illustrations et de la peinture. Une façon amusante d’initier nos petites têtes blondes et brunes à la peinture.

Pour la petite histoire :

Luise a huit ans et travaille comme blanchisseuse pour Eugénie, une petite bourgeoise qui aime jouer au ballon. Luise traverse la ville et croise ses camarades, elle se rend au parc pour amener à Eugénie la balle avec laquelle elle n’a pas le droit de jouer. Eugénie traverse le parc et croise ses camarade qui jouent.

Luise c’est La petite Blanchisseuse de Pierre Bonnard (1867-1947), Eugénie sort du Coin de parc avec enfant jouant au ballon de Félix Vallotton (1865-1925). A l’instar des deux héroïnes, tous les personnages du livre trouvent leur alter-ego dans les peintures et affiches fin XIXème début XXème. Une peinture pour chaque double-page.

Ce que Mimiko et moi en avons pensé :

Si j’ai d’emblée aimé le concept et le graphisme tendre et mignon de Eric Battut, j’étais sceptique quant à l’accueil que Mimiko réserverais à cet album. J’étais prête pour mon fiasco et, à ma grande surprise, Mimiko a de suite adhéré. Tant et si bien que j’ai du le lire et le relire soir après soir. L’idée de voire l’image sortir de la peinture et prendre vie dans une illustration lui a plu. A chaque page, elle cherche la corrélation et me demande le titre de la peinture d’origine.

Un très bel album et un franc succès auprès de notre critique en herbe. Elle m’a d’ailleurs demandé de vous parler d’un autre album de cette collection. A très bientôt pour Un pont

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Un vent d’Afrique souffle sur les albums jeunesse

Pour cette chronique livres jeunesse, j’ai mis Mimi-chan à contribution. Je lui ai demandé de me choisir dans sa bibliothèque un livre parmi ses préférés. Elle a choisit deux titres : Homme de couleur ! de Jérôme Ruillier et Mon lion de Mandana Sadat. Est-ce une pur hasard, une simple coïncidence ? Je ne sais pas, mais le fait est que je trouve ça amusant que les deux livres aient comme un parfum d’Afrique, c’est pourquoi j’ai décidé d’en parler dans un seul et même article.

Mon lion est une histoire sans parole où l’on voit un petit enfant rencontrer un lion sur des dunes. L’enfant et le lion rouges se lient d’amitié et font un voyage, vivent une aventure. A la fin de la journée, le lion dépose l’enfant près de sa citée. Chacun des deux amis retournant dans son univers. Pourtant, la nuit venue, il se rendrons visite en rêve. Les illustration sont stylisées, avec une prédominance de couleur chaudes : jaunes, rouges et orangés, l’ensemble à un côté épique et fantastique qui plaît beaucoup à Mimi-chan.

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Homme de couleur ! s’inspire d’un compte africain et commence ainsi :

Moi, homme noir, quand je né, j’étais noir

Toi, homme blanc, quand tu es né, tu était rose

C’est sur ce même modèle de phrase qu’on voit l’homme blanc changer de couleur au fil des pages : bleu de froid, vert de peur, rouge au soleil… Alors que l’homme noir est toujours noir.

Ce petit livre se conclu par

Et tu m’appelles homme de couleur !

ou un petit bonhomme à la bouille ronde et noir fait fasse à un bonhomme arlequin.

homme de couleur détail

Les illustrations sont simples, mignonnes, douces et rigolotes. Personnellement, j’en comprends (et partage) le message. Cependant j’ai trouvé cela assez difficile de lire à ma fille pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais appelé un noir « un homme de couleur » ni d’ailleurs un blanc « un blanc ». Je ne fait jamais de distango de couleur en parlant des gens. Et si elle me demande pourquoi une personne à la peaux de telle ou telle couleur, je me contente de lui expliquer qu’il existe plusieurs pigmentation de peaux, tout comme plusieurs couleurs de cheveux. Elle ne peut pas, par conséquent, comprendre le message de cette histoire. Pourquoi est-ce que l’homme noir dit à l’autre « tu m’appelle homme de couleur » ? Comment lui expliquer ? D’autant plus que l’utilisation du « tu » pourrait lui faire songer que c’est à elle que l’homme noir s’adresse…

Et, en effet, elle aime ce livre, surtout pour ses illustration rigolotes, mais elle a toujours un air un peu perplexe à la fin. Aujourd’hui elle me demande, en montrant l’homme « blanc » de toutes les couleurs de la dernière page : « pourquoi il a pas de noir ? »


mon lion 

Mon lion

Mandana Sadat

2004

Éditions autrement

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Homme de couleur !

Jérôme Ruillier

1999

Éditions bilboquet

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