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Conte de la nuit noire

Chaque année nous revenons du festival d’Angoulême avec l’un des albums de la petite maison d’édition angoumoisine Comme une Orange. J’aime beaucoup leur travail et cette année nous n’avons pas dérogé à la règle. C’est sur le magnifique Conte de la nuit noire écrit par Eric Wantiez et illustré par Geoffrey Grimal que nous avons jeté notre dévolu.

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Les illustrations de Geoffre Griman sont magnifiques. Des grandes étendues impressionnantes pour un si petit format (format à l’italienne 15×21 cm). Les couleurs sont très vives et très belles.

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Le texte d’Eric Wantiez est également très beau, simple, mais percutant, comme toujours. J’aime beaucoup son travail parce qu’il utilise des mots très simples et à la portée des enfants pour nous raconter des choses très vraies et parfois très dures. Ici, il est question d’un chasseur des steppes terrorisé par la nuit, et qui, n’écoutant que son désire égoïste, veut empêcher le soleil de se recoucher. Mais empêcher la nuit de venir aura de très lourdes conséquences sur la vie des animaux. Cela pourrait tout détruire. Et pourtant le chasseur s’entête. Il n’est pas encore trop tard pour réparer. Sera-t-il écouter ce que tentent de lui faire comprendre les animaux ? Sera-t-il surmonter ses peurs et prendre les bonnes décisions ?

Et nous, le saurons-nous ? Allons-nous continuer à tout détruire? Allons-nous enfin ouvrir les yeux et surmonter nos peurs ? Cela sera bien que l’humanité tout entière ait le courage de ce chasseur. Mais j’ai bien peur que cela n’arrive pas.

Eric Wantiez et Geoffrey Grimal nous offrent un conte écologique et poétique très touchant. Et un très beau livre à regarder, encore et encore.

Comme une orange

Eric Wntiez

Geoffrey Grimal (et son facebook)

⇒ sur Amazon et Decitre


 challenge petit BAC 2018

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Yomu-chan aussi lit des l’albums jeunesses !

Yo ! Bon j’espère que ça ne sera pas considéré comme de la triche mais j’apporte ma contribution aux challenge « Je lis aussi des albums jeunesses » 🙂 Je vais faire ça en collaboration avec Mimiko, ou du moins dans la mesure où elle m’honore de sa collaboration. Cette salle gosse...  Donc nous avons fait une petite sélection de livres pour enfants que nous allons chroniquer dans cet article.

TATSU, le dragon de la pluie :

Premièrement, comme le Japon n’est jamais bien loin dans nos esprit tordu d’otaku, nous allons parler de dieux shinto avec Tatsu le Dragon de la pluie. Il s’agit d’un album qu’on avait ramener, dédicacé, du festival d’Angoulême (ce n’est pourtant pas une bande dessinée) . L’ouvrage est signé Eric Wantiez, pour l’écriture, et Mazan, pour les dessins.

Meï est une petite fille très courageuse. Alors que son village souffre de famine, à cause de la colère du dragon de la pluie, Tatsu, qui refuse de faire pleuvoir, et que son petit frère est en train de mourir, elle décide de partir toute seule vers les lointaines montagnes pour raisonner Tatsu et faire tomber la pluie à nouveau.  Sur son chemin Meï va faire la rencontre de différentes créatures pas toutes sympathiques…

Une histoire d’aventure ambiancée japonaise très sympathique qui apprend les valeurs du courage. J’ai apprécié le fait de faire la rencontre de plusieurs divinité japonaises et les illustrations simple et douces qui mettent en valeurs le récit. Seul bémols, j’ai trouvé le style d’écriture un peu.. lourd ? Un peu redondant dans ses formulations  et pas toujours judicieux dans le choix de ses mots; d’autant plus que c’est un livre pour enfant et je trouve donc que ça manque de fluidité… M’enfin la lecture reste agréable ! 🙂

Ce qu’en pense Mimiko :

Le livre est bien. Mesdames et messieurs je vous dit de le lire parce qu’il est bien. Mes préférés sont la petite fille et le dragon, et le moment le plus rigolo c’est quand les démons de l’orage se sont bataillés ! 

 

Mon Panda :

Un titre très poétique, signé Ramona Badescu et Chiaki Miyamoto, que j’ai dégoté dans la bibliothèque de Mimiko.  C’est un livre très court où le (ou la) protagoniste nous demande où est passé son panda et imagine ce qu’il pourrait être en train de faire. (encore une fois : Japon quand tu nous tiens !  oui oui je sais le panda est chinois mais un des nom d’auteur a une sonorité très japonaise et puis dans les illustrations on voit plusieurs références au pays du soleil levant)

Moi j’aime beaucoup cet album !! Pour plusieurs raison : d’abord pour l’écriture très sobre, très enfantine et sans vraiment de sens, que je trouve tout à fait charmante. Ensuite pour les dessins que je trouve vraiment adoraaaaable, et genre trooop mignon !! Et qui collent parfaitement à la poésie du texte. Bon et puis je suis une dangereuse pandaphile  alors forcément quand je vois « PANDA » mes yeux se mettent à briller :3 Il y a aussi autre chose qui me fait apprécier l’ensemble de ce petit album, quelque chose que je relève rarement mais qui ici m’a marqué, c’est le papier sur lequel le livre est imprimé. Je ne saurais vous le décrire mais il me plait :p

Je crois bien que Bidib aussi nous avez donné son avis sur cet album il y a quelques temps : Ici.

Ce qu’en pense Mimiko :

C’est bizarre que le panda soit parti… Mais j’aime bien. Et puis le panda est trop mignon et rigolo !

 

Shan et l’anneau d’argent :

Cette fois on quitte le Japon, mais on ne va pas bien loin puisque qu’on s’arrête en Chine. Et oui, bien que la quasi totalité de la famille soit accro à culture japonaise, Mimiko elle ce qu’elle préfère c’est la Chine ! Alors quand j’ai vu ce titre à la médiathèque je n’ai pas pu m’empêcher de le lui proposer, et j’ai bien fait apparemment :p Un livre de la collection minimiki que l’on doit à Nadja et Julie Camel.

La sécheresse frappe le village de Shan et Li Mei, les deux meilleurs amies du monde, et pousse certaine familles à déménager. La tristesse s’empare de Shan lorsque c’est le père de Li Mei qui est contraint d’emmener sa famille loin du village. Mais alors que les deux petites filles passent leur dernière soirée ensemble, elles font une drôle de découverte…

Mmh.. Que dire ? Je pense que j’aurais adoré ce livre si je l’avais lu quand j’avais 7 ou 8 ans. Je le trouve très bien fait pour des enfants de cet age là. De très jolies illustrations qui attirent les jeunes demoiselles la tête pleine de princesses, une écriture fluide et puis une mise en page adaptée à de jeunes lecteurs. En plus il y a à la fin du livre quelques mots compliqués sont explicité pour les enfants. Et puis l’histoire, bien que très simple et très courte, fonctionne super bien ! Oui, une réussite 🙂

Ce qu’en pense Mimiko :

Le livre est super bien ! J’adores les deux amies, elles sont trooooop belles ! Et puis les dessins sont bien, j’aime bien les couleurs. Et puis j’aime bien la magie qu’il y a dans l’histoire. 

Célestin et l’enfant étoile :

Il s’agit encore d’un livre ramené du festival d’Angoulême mais toujours pas d’une BD (nb : oui je sais nous mettons un temps inconsidéré à parler de ce que nous avons ramener du festival ^^’) .  Avec Célestin on quitte totalement l’Asie pour aller encore plus loin : dans les étoiles. C’est un titre signé Romain Niveleau.

A l’école on se moque de Célestin, on dit qu’il est stupide, et pour cause il dit vouloir aller chez les étoiles avec un avion en papier ! Mais Célestin ne va pas renoncer à son rêve à cause de quelques moqueries, il est bien décidé à aller jusqu’au bout ! Dans sa quête de la voie lactée il fera d’étonnante rencontre poétique et philosophique.

J’ai beaucoup aimé ce titre, plein d’une douce poésie qui délivre un message tout à fait honorable. A travers l’aventure de Célestin l’auteur nous dit combien l’imagination est précieuse et combien il est triste de voir les grande personnes la jeter à la poubelle; il nous dit que ce n’est pas grave si l’on est différent et qu’au contraire c’est ce qui fait notre force. Le personnage est très attachant, et le dessin ajoute à la douceur de cela. Sur un papier sépia, aucune couleurs vives, des illustrations toutes en rondeurs. Oui vraiment, très beau livre, tout doux avec un beau message.

Ce qu’en pense Mimiko :

Mimiko n’en pense rien, il semble que la sale gosse la mignonne petite chérubine aie décidé de stopper sa collaboration. Ah ! Pour se faire lire des histoires ya du monde mais quand il s’agit de les commenter ya plus personne GRRRR… Faut croire que la flemmingite aiguë est génétique… 

Et voilà c’est fini pour les albums 🙂 Vous les avez lu ? Vous en avez penser quoi vous ?

4, 5, 6 et 7 /20

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Un secret

Un secret c’est l’histoire d’un secret partagé entre un grand-père et son petit fils.

– Grand-père? Si c’est un secret, ça veut dire que je ne devrais jamais en parler à personne ?

– Bien sûr que si, tu devras en parler. Les secrets sont fait pour être partagés. Mais attention ! On ne doit pas les partager avec n’importe qui ! Seulement avec des gens de confiance…

Parce qu’un secret, c’est un trésor.

C’est l’été, nous somme en 1970, et le protagoniste passe les vacances chez son grand-père, comme chaque été, dans la maison au bord de la rivière. Il cherche quelqu’un avec qui partager son secret. Mais ce n’est pas facile de trouver la bonne personne !

Le temps passe, la vie passe… et l’enfant grandi. C’est l’âge des premiers baisers, des premiers amours, l’âge adulte, le mariage… Le temps passe et le héros n’a toujours pas trouver le compagnon avec qui partager son trésor.

– tu te souviens de notre secret ? L’as-tu révélé à quelqu’un ?

– pas encore grand-père, pas encore…

-dépêche-toi mon petit, dépêche-toi.

Mais dans la vie des grands il y a le travail et encore le travail. Pas le temps pour les trésors, pas le temps pour les secrets ! Le temps passe et toujours personne pour partager le secret au bord de la rivière. Mais toute chose arrive à qui sait attendre et c’est un été de 2032 que le héro, devenu grand-père va partager son précieux secret.

– On va où, grand-père ?

– il y a un endroit que je dois te montrer. Un endroit secret.

 

C’est une histoires à la fois simple et émouvante que nous content là Eric Wantiez et Marie Deschamps. Une histoire qui vous donne envie de partager des secrets. Une histoire qui m’a ramené à mon enfance et à tous ces été passé avec mes grands-parents. J’ai repensé à tous ces choses partages et apprises avec eux. Une histoire qui m’a donné envie de devenir grand-mère pour à mon tours partager de précieux trésors.

Le texte simple et poétique et accompagne d’un joli dessin noir et blanc au trait stylisé et très expressif. Les bouilles rondes des enfants, les visages ridés des grands-pères sont attendrissant. Quant au paysage, il donne envie de se balader au bord de la rivière, sous les saules pleureurs (mon arbre préféré). Ce paysage ressemble sans doute à tous les bord de rivière de France et de Navarre, je n’ai cessé, pour ma part, d’imaginer le récit se déroulant au bord d’une rivière du marais poitevin, où canaux et rivières se croisent et s’entrecroisent pour offrir un magnifique terrain de jeu au grands-pères en bateau 🙂

Un très bel album, tendre et émouvant, sur la vie, le partage et les liens familiaux. Un album qui donne envie de devenir vieux, un jour. Un album pour les petits et les grands… et les vieux grands-pères 😉

Merci à Babelio pour la Masse critique qui m’a permis de découvrir cet album. Et mille merci aux auteurs et à leur maison d’édition Comme une orange, pour ce bel album et la jolie dédicace que j’ai eu le plaisir d’y découvrir.

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