Archives du mot-clé film d’animation

Summer Wars

Aujourd’hui c’est cinéma avec le challenge un mois au Japon et comme la semaine dernière, je vous propose un film d’animation.

Summer Wars (サマーウォーズ,) est un film de Mamoru Hosoda, studio Madhouse, sorti au Japon en 2009.

Dans un monde légèrement futuriste où un système en ligne permet à la fois de jouer, communiquer, faire ses courses, ses démarches administratives… Tout est connecté à Oz. Kenji Koiso, un lycéen passionné de math, est engagé par une de ses camarades de lycée d’un an son aîné pour un petit job d’été. Comment refuser un service à la belle Natsuki. Le voici embarqué pour la campagne, dans la demeure familiale de Natsuki, une vielle famille samouraï ayant peut-être perdu de sa superbe, mais qui en garde tout l’esprit. La jeune fille a amené Kenji pour qu’il joue le fiancé devant son arrière grand-mère qui fête ses 90 ans. Mais alors que la famille prépare la fête d’anniversaire, un virus pirate Oz en commençant par l’avatar de Kenji. Le virus sème une sacrée pagaille, mais il en faut plus pour effrayer le clan Jinnouchi. Les voici parti en guerre contre Love Machine, un virus joueur et dangereux.

J’aime beaucoup ce film, il y a de l’émotion, du suspens, de l’humour et une très bonne ambiance. La famille Jinnouchi est excellente et on a vraiment envie d’aller s’incruster dans cette fête d’anniversaire.  La famille est nombreuse et chacun à son caractère. Pour parler comme les vrais, le chara design est très bien réussi. Ce que j’aime dans ce film, c’est vraiment l’ambiance générale. L’animation et la détermination du clan est un régal.

L’histoire est aussi intéressante. En dehors de la guerre à proprement parler contre le virus, on s’interroge sur le risque d’un monde ultra connecté. Si Oz n’existe pas encore, notre réalité n’est finalement pas très loin que ça de ce système. Avec internet, les réseaux sociaux, les déclarations en ligne, les gps jusque dans nos téléphone… Le risque qu’une Love Machine vienne nous attaquer n’est finalement pas de la science fiction.


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Souvenirs de Marnie

Sortez vos mouchoir ! Le films dont je vais vous parler aujourd’hui va vous arracher une petite larme ou deux. En tout cas moi j’en avais plein les yeux.

Souvenirs de Marnie (思い出のマーニー) est un film des studio Ghibli sorti en 2014 et réalisé par Hiromasa Yonebayashi. Le film s’inspire du roman jeunesse When Marnie Was There de Joan G. Robinson, l’un des 50 livres jeunesse recommandés par Miyazaki (lien).

Anna, une jeune fille adoptée à beaucoup de mal à s’intégrer aux autres et se referme de plus en plus sur elle-même. Sa mère adoptive, inquiète pour elle à cause de ses crises d’asthmes, décide de l’envoyer au bord de la mer chez un couple d’ami. Des gens simple et généreux qui accueillent Anna a bras ouvert. Sur le bord de la mer elle peut profiter du grand air et profiter de la solitude. Dans le paysage, un vieux manoir à l’abandon attire son attention. Là elle rencontre Marnie, une jeune fille de son âge, aux yeux bleu et aux cheveux blond. Leurs rencontres doivent rester secrètes. C’est ainsi que chaque jour elle se rencontrent pour passer de bon moments ensemble. A moins que… Marnie n’existe pas ! Amie imaginaire, fantôme ? Nous ne saurons pas le fin mot de l’histoire avant la fin du film.

J’ai beaucoup aimé ce film, surtout après l’avoir vu plusieurs fois. La première fois ne sachant pas de quoi il en retourne, j’étais moins émue, je cherchais à comprendre. Quand nous l’avons re-regardé, j’ai pu en apprécier tous les non- dit. Ce film me touche beaucoup, l’histoire est émouvante, mais au delà de l’histoire en elle même (« qui est donc Marnie ? ») c’est le portrait d’une préadolescente en plein conflit intérieur que nous livre Hiromasa Yonebayashi. Tiraillé entre ses sentiments envers sa mère adoptive et le doute, le manque de confiance en soi et la peur de l’abandon. Des sentiments qu’éprouvent tous les enfants à un certain âge. Anna se réfugie dans l’imaginaire et dans la solitude, pourtant c’est son imaginaire et sa relation avec cette jeune fille qui semble ne pas exister qui va lui permettre d’enfin s’ouvrir aux autres. Une histoire à la croisée des chemins entre introspection et récit de fantôme avec une chute pour le moins inattendue.

Une chouette histoire et un beau film, mais pas pour les tout petits, s’ils peuvent en apprécier l’esthétique, l’histoire est assez complexe à comprendre.

pour aller plus loin : un dossier très complet sur Buta connexion

En tout cas moi j’ai eu envie de lire le roman (je viens de le commander j’espère arriver à le glisser dans ma prochaines lectures assez rapidement).

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Et vous, avez-vous vu ce film ? Qu’en pensez-vous ?

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les films que j’aimerais trouver sous le sapin

Aujourd’hui Mya et son challenge Christmas Time nous invite au cinéma, pour l’occasion j’ai eu envie de faire une brève présentation des dvd que nous aimerions trouver sous le sapin.

Nous trois ou rien

Nous somme allé voir ce film au cinéma à sa sortie (c’était il y a un an) et dès la semaine suivante Mimiko me demandais de lui acheter le dvd.

J’ai promis et … oublié -_-‘

Du coup Noël peut être l’occasion de réparer cet impair !

J’avais déjà longuement parlé de ce film dans cet article, alors je ne m’attarderais pas trop aujourd’hui. Si vous ne l’avais pas encore vu, allez-y ça vaut le coup.


Le conte de la princesse Kaguya

Le dernier film de Isao Takahata, le deuxième grand nom des studio Ghibli.

Un très beau film pour un joli conte traditionnel japonais.

résumé : un vieil homme sans enfant découvre une petite fille dans un bambou et décide de l’adopter. L’enfant grandi à une vitesse extraordinaire et devient bientôt une très belle jeune femme. Le vielle homme qui ne souhaite que ce qu’il y a de mieux pour elle décide de l’amener à la capitale. Mais êtes-elle heureuse entourée de toutes ses richesse ?

J’ai adoré l’esthétique du film. Une très jolie histoire à voir et revoire en famille.


Porco RossoPorco Rosso

Miyazaki n’aime pas ce film, du moins c’est ce que j’ai lu. Je ne comprends pas du tout son insatisfaction. Moi je l’adore ! C’est même mon Ghibli préféré. Et les doublages français… pour une fois sont vraiment excellent.

Je l’ai vu et revu mais je l’aime tellement que j’aimerais m’offir le dvd

Pour en savoir plus sur ce film je vous invite à lire mon article écrit il y a une éternité.


Kerity, la maison des contesKerity la maison des contes

Encore des contes. Toujours des contes ! C’est que j’adore ça.

Kerity la maison des contes est une très jolie histoire où un enfant qui a de grandes difficultés à lire se retrouve gadien des contes. Mais avant qu’il n’est pu prendre son poste un personnage de conte lui joue un mauvais tour. Puis c’est aux adultes de s’en méler. Et voici le petit garçon lancé dans une étonnate aventure en compagnie des personnages des contes de notre enfance.

Comme quoi les français font aussi de très beaux film d’animation


Le petit prince

Le petit Prince est LE livre qui a marqué ma jeunesse. J’avais un peu peur de ce que donnerais une adaptation en dessin animé. Finalement ce fut une excellente découverte. Avec ce film, les auteurs ne se sont pas contenté d’adapter le roman il on essayé d’en extraire l’essence, le message et de raconter une nouvelle histoire.

Que nous dit Le petite Prince ? Qu’il faut garder une âme d’enfant. Or la petite fille au centre de cette histoire est obligé de vivre comme une adulte, étudier, étudier et rien d’autre. Pas de temps pour l’imagination ! Sa rencontre avec un vieil homme un peu fou et l’histoire du petit Prince va changer sa vie.

La fin est de trop selon moi, mais ça reste un très beau film que toute la famille a aimé.


Quel films aimeriez-vous découvrir sous le sapin ?

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Des yôkai et des anime

Hier je présentais plus en détails les manga ayant servi à illustrer mon article sur les yôkai, aujourd’hui je vais reprendre la liste des anime et films d’animation cité dans cet article. Bien d’autres film et séries auraient pu me servir à illustrer mon propos, n’hésitez pas à enrichir cette liste par d’autre références en me laissant un commentaire 😉

Séries :

Natsume yuujinchou

2008

3 saisons de 13 épisodes + OAV

studio Brain’s base

site officiel

réalisateur : Takahiro OMORI

adaptation du manga Le pacte des yôkai de Yuki Midorikawa

non disponible en France

résumé : Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est capable de voir les yôkai (créatures surnaturelles du folklore traditionnel japonais) depuis son enfance, un don qu’il n’apprécie guère. Un jour qu’il est poursuivi par un yôkai, il libère un drôle de chat scellé dans un temple. Ce dernier lui apprend que sa grand-mère, grâce à un carnet, a obtenu le noms de nombreux yôkai, lui octroyant le pouvoir de les faire obéir à ses ordres (et même de les tuer). Natsume a hérité de ce précieux carnet qui attise bien des convoitises… Il en apprendra plus sur sa grand mère et sur les yôkai et, contre toute attente, il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le même raison que le manga (présenté hier) : le titre et les nombreux yôkai qu’on y croise. J’ai découvert cette série d’abord par l’adaptation animé puis le manga que j’ai lu cette semaine 🙂

sur Ma petite Médiathèque : Un bol de douceur avec Natsume yuujinchou


Mononoke

2007

12 épisodes

studio : Toei animation

réalisateur : Kenji NAKAMURA

site officiel

spin-off de Aykashi : Japanese Classic Horror

non disponible en France

résumé : Mononoke est la suite de l’histoire du héros de l’arc « Bakeneko » de la série « Ayakashi – Samurai Horror Tales ». Cette série retrace les aventures d’un apothicaire-vagabond qui utilise sa connaissance du surnaturel pour combattre les Mononoké, créatures pouvant être nuisibles, en les poussant à révéler leur véritable forme ainsi que les raisons qui les poussent à agir… (source : Nautiljon)

Pourquoi ? Le titre qui est un synonyme de yôkai. Et le contenu : un exemple de ayakashi correspondant à la définition trouvée sur wikipedia : apparaissant sur un plan d’eau. Plus exactement j’ai utilisé l’exemple du umibozo. La série contiens bien d’autre yôkai. C’est un indispensable pour les amateur de folklore (et d’anime originales)

sur Ma petite Médiathèque : Mononoke, un ovni au royaume de l’anime japonais


Aykashi : Japanese Classic Horror

2006

11 épisodes

Toei Animation

réalisateur : IMAZAWA Tetsuo (arc 1), Hidehiko Kadota (arc 2), Kenji Nakamura (arc 3)

site officiel

licencié par Kazé

résumé : 3 histoires d’horreur issues du folklore japonais

pourquoi ? Je me suis servie de cette série (dont je ne connais que le spin-off Mononoke précédemment cité) pour en extraire un exemple de bakeneko (démon chat)


Naruto

2002

série en 220 épisodes + films + OVA

studio Pierrot

réalisateur : Hayato Date

licencié chez Kana

site officiel

adaptation du manga de Masashi Kishimoto

résumé : Naruto Uzumaki est un jeune garçon rejeté par tout le monde dans son village Konoha, parce que l’actuel Hokage (= grand maître du village) lui a donné naissance en scellant dans son corps un monstre renard très puissant à 9 queues. Son rêve est de devenir le futur Hokage du village, à condition qu’il obtienne d’abord le titre de ninja, ce qui ne sera pas aisé pour Naruto qui accumule les bêtises et qui désespère tout le monde. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le kyûbi bien sûr !


Gintama

2006

316 épisodes + OVA

studio : Sunrise

site officiel

licencié par Crunchyroll

adaptation du manga de  Hideaki Sorachi.

résumé : Cette anime nous plonge dans la ville d’Edo assaillie soudainement d’extraterrestres, les Amanto. C’est aussi l’époque où l’on décide d’abolir l’utilisation des épées, ce qui a pour résultat de faire disparaître les samouraïs. Gintama Sakata n’a pourtant pas renoncé à l’esprit du Bushido. Il se promène avec un sabre et même si celui-ci n’est qu’en bois, il lui attire des problèmes. Il est accompagné de son apprenti Shinpachi et d’une jeune fille nommé Kagura avec lesquels il mène de petites enquêtes. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? C’est la faute à Yomu-chan 😉 Elle m’en a parlé pour son personnage rappelant le kappa


La filles des enfenrs

2005

26 épisodes

stutio Deen

réalisateur : Takehiro Oumori

site officiel

licencié par Kaze

résumé :  Trahis et maltraités par les personnes envers qui ils avaient confiance, des hommes et des femmes de tous ages contactent la mystérieuse Fille des Enfers pour qu’elle les libère de leurs tortionnaires. Mais le prix à payer est lourd : à la fin de sa vie, le commanditaire doit rejoindre sa victime en Enfer et subir en sa compagnie les affres des tourments éternels. Et tous se retrouvent devant un choix difficile : vendre leur âme au diable en échange d’un nouveau départ ou subir l’Enfer sur Terre jusqu’à la fin de leurs jours… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? encore une fois c’est Yomu-chan qui m’y a fait penser pour illustrer un exemple de wanyûdô.


Films :

Lettre à Momo

2012

réalisateur : Hiroyuki Okiura

studio : Production I.G.

licencié chez Arte éditions

résumé :  Trois gouttes d’eau tombent du ciel et rebondissent sur l’épaule de Momo qui tient dans sa main une lettre inachevée écrite par son père, océanographe, disparu en mer. Cette lettre, qui commence par « Chère Momo », est restée blanche. Après ce décès, Ikuko, la mère de Momo, décide de quitter Tokyo avec sa fille et de rejoindre son île natale, l’île de Shio, située dans la mer intérieure de Seto. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? 3 yôkai sont au centre de cette histoire, des yôkai bienveillants pour changer. Un très beau film.


Princesse Mononoke

1997

réalisateur Hayao Miyazaki

Studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Blessé par un sanglier rendu par les démons, le jeune guerrier ASHITEKA doit quitter les siens et partir à la recherche du Dieu-cerf qui, seul, pourra défaire le sortilège. Au cours de son voyage, ASHITAKA rencontre Lady EBOSHI, une sacrée femme à la tête d’une communauté de forgerons, qui doit se défendre contre ceux qui lui reprochent de détruire la forêt pour alimenter ses forges. (source : Manga News)

pourquoi ? pour son titre où l’on retrouve le mot mononoke, synonyme de yôkai. Je vous avoue que je n’ai vu ce film qu’une seule fois et que c’était il y a très longtemps. Je ne m’en souviens plus du tout.


Pompoko

1994

réalisateur : Isao Takahata

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : A la fin des années 60, la ville de Tokyo commence à s’étendre dans la zone de Tama, qui est habitée par de nombreux Tanuki (chien viverrin). Ceux-ci s’affrontent tout d’abord pour le territoire, puis décident de s’associer pour chasser les humains. Mais la tâche s’avère très difficile, et les talents de transformistes de nos joyeux fêtards devront se développer pour faire face aux envahisseurs des chantiers de construction… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Un titre indispensable pour illustrer le cas du tanuki et, un de mes Ghibli préféré. J’adore ce film.


Yobi le renard à 5 queues

2007

réalisateur : Sung-gang Lee

studio : Sunwoo Entertainmant

licencié par Editions Montparnasse

résumé : Yobi est un renard à cinq queues qui vit dans la colline depuis des millénaires. Au fur et à mesure, la ville s’est développée au pied de la colline. Cependant les humains sont effrayés par les renards à cinq queues qui peuvent dérober leur âme pour devenir humains. Pour les approcher, Yobi met à profit son aptitude à se transformer en jeune fille. Elle se lit d’amitié avec le jeune Geum-Ye lorsqu’un chasseur de renards fait son apparition… (source : Manga News)

pourquoi ? autre exemple de yôkai renard venu cette fois-ci de Corée et non du Japon


Le royaume des chats

2002

réalisateur : Hiroyuki Morita

Studio Ghibli

distribué par buena Vista

résumé : Haru est une jeune fille de 17 ans qui n’a aucune volonté dans la vie. Un jour, elle mets sa vie en péril pour sauver un chat d’un accident de la route. Elle ne sait pas encore qu’elle vient de sauver la vie du fils du roi des chats et que cette rencontre va lui faire découvrir un monde parallèle dont elle ne pourra plus sortir… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? dans ce film il n’y est pas vraiment question de yôkai mais de chat qui parlent, ces chats ont bien des choses en commun avec les bakeneko même s’il ne sont pas aussi malveillants.


Mon voisin Totoro

1988

réalisateur : Hayao Miyazaki

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Deux petites filles viennent s’installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l’hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l’existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros. Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains. (source : Manga News)

pourquoi ? J’ai utilisé le chat-bus du film pour illustrer les bakeneko mais en réalité c’était une excuse pour pouvoir caser le film quelque part. En dehors du chat-bus, dans ce très joli film on voit comment les croyances shintô persistent dans le Japon contemporains.


Un été avec Coo

2009

réalisateur : Keiichi Hara

 studio : Shochiku films

licencié par Kaze

résumé : Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le lit asséché d’une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu’il décide de laver ce précieux trophée, un étrange animal en sort. Surprise, c’est un kappa, un esprit de l’eau. La famille de Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d’en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet d’ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L’aventure de Coo à la recherche d’autres kappa commence. (source : Manga News)

pourquoi ? comme vous pouvez le deviner à la jaquette, pour parler du kappa.


⇒ retrouvez les bandes d’annonce dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga


Et voilà c’est fini pour aujourd’hui. J’espère que vous aurez aimé cette petite série d’article dédié aux yôkai. Dans les semaine qui vont suivre je présenterais sans doute quelques uns des manga et des film dans des articles dédiés.

Sore jaa, mata !

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Couleur de peau miel – la boucle est bouclé

Ce n’est que 4 ans après avoir découvert Couleur de peau : miel avec les 2 premiers tome de ce triptyque autobiographique Jung, que je lis enfin sa conclusion.

Dans ce troisième tome, Jung quadragénaire, décide enfin de retourner en Corée. Pour ce premier voyage sur la terre qui l’a vu naître, il sera accompagné par une équipe de tournage qui filme ce retour pour l’adaptation cinématographique de Couleur de peau : miel. Dans ce troisième volet Jung devenu adulte se remémore quelques souvenir de jeunesse, parle avec son enfant intérieur,  échange avec l’équipe de tournage et réfléchi beaucoup à son expérience et a ses sentiments d’abandon et de déracinement. Il est enfin apaisé, mais la blessure est toujours là et elle lui laissera pour toujours une cicatrice.

Dans ce troisième tome il y a beaucoup d’émotion. C’est très touchant. Bien que ce soit moins amusant à lire que le premier tome ou les farces joué par la fratrie faisant rire malgré la réflexion sus-jacente sur l’adoption. Ici on est plus dans la réflexion et moins dans l’expérience de vie.

Le dessin est toujours très agréable, le ton est plus sérieux. C’est un adulte qui parle aux adultes, le premier tome parlait à l’enfant, le deuxième à l’adolescent révolté. 3 albums, 3 périodes, une vie. Une très belle autobiographie qui m’a beaucoup ému et qui m’a fait réfléchir sur l’adoption, un sujet qui me tenait à cœur depuis ma plus tendre enfance. Dans mon premier article je disais avoir toujours désiré adopter un enfant. La lecture de couleur de peau : miel m’a marqué au point de me faire changer d’avis.

→ à lire aussi mon avis sur les 2 premiers tomes, les avis de Lunch et Badelel (tome 1 et 2) et Mokamilla

Couleur de peau : miel est aussi un film. Après avoir lu le dernier tome j’ai eu envie d’enchaîner avec l’adaptation animé. Dans j’avais pu voir il y a 4 ans les premières images.

Dans ce film les prises de vue réelles sont mêlée à l’animation. On y voit Jung arriver dans sa famille Belge, y grandir. Puis revenir en Corée pour ouvrir son dossier d’adoption dans l’espoir d’en apprendre plus sur ses parents naturels. Le retour de Jung ne nous est pas livré à la fin, mais parsemé par petites touches tout au long du film. Sa voix off nous raconte son ressenti, tandis que l’animation nous montre ses souvenir d’enfance.

J’ai trouvé ce film extrêmement touchant et j’avais les larmes aux yeux même après avoir déjà lu la bande dessiné. C’était peut-être même trop touchant. Mimiko qui l’a regardé avec moi en a été bouleversé.

En revanche j’ai eu un peu de mal avec la technique d’animation que je n’ai pas trouvé assez fluide. C’était parfois déstabilisant.

Que vous choisissiez la bande dessiné ou le film (pourquoi pas les deux), je vous conseille vivement ce témoignage touchant et personnel.


bd et film d’animation
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Les oiseaux de l’espoir

Judith Loske, illustratrice allemande, reprend dans cet album magnifiquement illustré la tragique histoire de Sadako Sasaki, une fillette qui mourut en 1955 à cause des radiation de la bombe atomique qui toucha Hiroshima en 1945. Ce n’est que 10 après l’explosion que la fillette tombe malade. Durant sa maladie la petite fille entreprit de plier 1000 grues de papier afin de voir son souhait se réaliser : rester en vie. Elle mourut avant d’avoir plié le 1000 grues. Les enfants de sa classe choqué par son décès recueillir des dons pour ériger une sculpture en son nom. Elle est aujourd’hui devenue avec ses grues en papier un symbole de paix.

Un bien triste histoire pour un album jeunesse. L’histoire est extrêmement triste, mais elle est vraie et en tant que telle il est intéressant de la raconter à nos enfants. Le fameux devoir de mémoire…

Ici c’est le chat de la petite fille qui nous raconte son histoire, c’est émouvant mais cela reste très subtil et peut être entendu même par les jeunes enfants qu’il faudra cependant accompagner dans cette lecture. Les illustrations très douces et le chat qui lui survit aident à mieux accepter le triste destin de la fillette. Le texte est même parfois un peu trop édulcoré à mon goût. Sur la fin le chat en rajoute trois tonne sur le fait que la fillette vie toujours à travers les souvenir qu’elle a laissé.

Ce livre nous est proposé par minedition et peut être feuilleté ICI

14/20

Avec l’histoire de Sadako Sasaki, la grue en papier est devenue symbole de la paix. Aujourd’hui encore les enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima ou il sont disposé autour de la statue.

Comment faire votre grue en papier :

L’oiseau bonheur

Toujours pour les enfants, cette histoire est aussi raconté dans un court métrage d’animation : L’oiseau bonheur de Seiji Arihara (1994).

Personnellement j’ai trouvé ce court métrage (28 min) très touchant et instructif mais… j’ai pas osé le montrer à ma fille, pas encore.

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La Reine des Neiges

Mimiko possède deux dessins animés inspiré du même conte de Andersen : La Reine des Neiges de Disney (2013) et La Reine des Neiges de Vlad Barbe et Maxim Sveshnikov, un film d’animation russe de 2012. Les deux films racontes des histoires tellement différentes l’une de l’autre que j’ai voulu en savoir plus sur la version originale : le conte écrit par Hans Andersen en 1844.

La Reine des Neiges par Christian Birmingham

La reine de Neige à la sauce Disney :

Que les choses soit bien claires : je DÉTESTE ce film !!! Je ne peux pas le supporter et Mimiko adore, c’est vous dire le cauchemar. Pourtant je suis plutôt bon public, j’aime presque tous les dessins animés que j’ai vu. Je suis pas du genre élitiste à n’aimer que le cinéma d’auteur (au contraire !) ni du genre branché à n’aimer que les films du soleil levant. J’aime un peu près tout du moment que c’est bien fait, qu’il y a de l’humour et un bon rythme… Je suis une grande fan de Kung fu panda, j’adore le roi lion, je trouve Sherck très drôle et j’ai bien ris en regardant les Croods… c’est dire si j’apprécie le film d’animation mainstream. Mais là, non ! Vraiment c’est épidermique. Dès le premier quart d’heur j’étais dépitée. Quand je pense que ce film à eu un oscar, je comprends pas. Le jury n’avait jamais vu un bon film d’animation ? Ils ont touché un pot de vin ?

Mais là je commence par vous dire à quel point je déteste ce film sans même pas vous le présenter. Remédions à ça immédiatement :

Il était une fois un roi et une reine qui avaient 2 filles. L’aînée était doté d’un étrange pouvoir : celui de créer de la glace. Après un triste accident où le pouvoir de l’aînée blesse la cadette, des sortes de trolls disent au roi et à la reine que leur jeune fille doit apprendre à maîtriser son pouvoir et que le plus grand danger c’est  la peur de ce pouvoir. Du coup, que font-ils ? Il enferment la princesse dans sa chambre, ferment le château, il l’isolent du monde et lui inculquent la peur d’elle-même. Vive le roi ! Bon, heureusement le roi et son épouse meurent prématurément dans un terrible accident. Quel soulagement ! Le temps passe, les princesses chantent encore et toujours (à Arendelle on ne parle pas, on chante). Et puis vient le jour du couronnement d’Elsa, l’aîné. Anna, la cadette, qui a hérité de l’intelligence de ses parents, décide de se marier avec un prince venu des îles du sud et… tout juste rencontré. Du coup sa sœur, qui semble un peu moins simplette, s’y oppose. Une dispute s’en suit. Elsa perd le contrôle et son pouvoir se manifeste. Panique à bord. L’hivers s’installe en pleine été, et là… on dirait la France quand il y a 2 cm de neige : c’est la panique ! Au bout d’à peine 24 heures c’est déjà la fin du monde (dans un pays où il neige tous les hivers, précisons-le). Passons sur les détails logistiques et revenons à nos jolies princesses. Anna part à la recherche de sa sœur qui s’est enfuie. Elle rencontre en route un bon gars,un reine et un bonhomme de neige (les seuls personnages sympa de l’histoire) et, enfin, arrête de chanter. Tout ne se passe pas comme prévu, elle est trahie par le beau prince, qu’à cela ne tienne et le remplace du revers de la main par le bouseux. L’important c’est l’Amour, pas le mec… Mais tout est bien qui fini bien, les deux princesses sont sauvées, le véritable amour est révélé, les princesses sont toujours aussi niaises mais dans la joie et la bonne humeur. Fin.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je n’aime pas ce si beau conte ? Par où commencer ? Prenons les chansons, le début du film est littéralement noyé sous les chansons ! Des chansons pour rien dire tous les 3 minutes. Si la première passe encore, au bout d’un moment ça devient carrément agaçant. Et je vous dit pas la chanson phare (au milieu du film) que toutes les petites filles chantent donnant ainsi des envie meurtrières à leur pauvres parents… Bref si la bande sonore de Spirit était très bien, si le hakuna matata du Roi lion me fait toujours sourire. Le « libérée, délivrée » d’Elsa me donne des boutons !

Ce n’est là qu’un détail me dirais vous. Plus qu’un détail, je dirais que c’est la goutte qui fait déborder le vase ! Le scénario est mauvais. Si dans les grandes lignes passe encore, l’équipe à l’origine de ce film n’a vraiment pas le sens du détail. Et quand on a vu le film 50 fois, c’est très énervant. C’est grossier ! Tout comme les personnages, princesses en tête, qui sont insipides, stupides, agaçants… Ce n’est pas les adjectifs qui manquent pour les qualifier. Heureusement que le bonhomme de neige est là pour apporter une touche d’humour salvatrice. Mais sa présence ne suffit pas à faire oublier les dialogues et le scénario mal ficelé. Sans parler de la morale ! On nous parle d’amour véritable, et là, on a juste envie de pleurer.

C’est sans conteste le pire film de Disney qu’il m’ai été donné de voir. Et les pires personnages féminin que nos chères têtes blondes et brunes pouvait prendre pour icone. Un désastre !


La Reine des Neiges russe :

Passons au film russe. Tout d’abord quelques mots sur l’histoire, qui comme je vous l’ai dit ne ressemble en rien à celle de Disney.

Tout commence par une nuit d’hiver. La Reine des neiges vient pour tuer un homme et une femme dont le pouvoir la dérange. Les parents réussissent grâce à un miroir magique à protéger leur enfants (scène qui me fait beaucoup penser à Harry Potter…). Depuis, l’hiver éternel s’est installé rendant tout gris et laid. Un enfant, pourtant, ne se laisse pas abattre par la froidure de l’hiver. Kay aime dessiner et ses dessins redonne de la couleur au monde. La Reine des neige ne peut le supporter et envoie un troll le capturer. Gerda, le rencontre à l’orphelinat et découvre, oh surprise, “tu es mon frère”… Bref, le troll arrive, tente d’amener Kay. Gerda s’y oppose et est importée par une bourrasque. Gerda, le troll et la belette de Gerda se retrouvent un plein milieu de nulle part et partent à la recherche du pauvre Kay. En chemin Gerda rencontre une magicienne qui a un jardin enchanté et qui veux la garder avec elle, puis un roi et ses deux enfants capricieux, des pirates, une chamane et enfin arrive au château de la Reine des neiges. Là elle doit se battre contre elle pour sauver son frère. Grâce à son bon cœur elle sauve Kay mais aussi la Reine des neiges qui était en réalité une petite fille aux pouvoirs surprenant devenue méchante après avoir été rejeté par les siens. Fini l’hiver éternel. Happy end.

Si ce film n’est pas un chef d’oeuvre de l’animation, le scénario y est déjà mieux construit que chez Disney. Il tiens la route, il est cohérent et on y retrouve l’ambiance traditionnel du conte de fée initiatique avec quête et rencontres. Le film dans son ensemble n’est pas désagréable, mais pas spécialement marquant non plus. Déjà en cela il dépasse la grosse machine Disney, qui, à utiliser toujours les même ingrédients, fini par gâter son plat.


Le conte de Andersen :

Mais qu’en est-il de la Reine des Neiges d’Andersen ? Avec deux histoires si différentes, difficile de croire que l’on s’inspire du même conte, non ? Il n’es fallait pas plus pour titiller ma curiosité ! Depuis le temps que je voulais en avoir le cœur net, j’ai profité de ce mois dédié au contes de fée pour m’acheter La Reine de Neige de Andersen disponible chez Librio.

#Contes et légendes. Arrivé ce matin dans la boîte aux lettres.

A photo posted by Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) on

Le conte de Andersen se divise en sept histoires :

Première histoire : qui traite du miroir et de ses morceaux

Où l’on nous parle d’un miroir magique, crée par un diable et pourvu du pouvoir de déformer toutes chose pour en effacer la beauté et n’en laisser voir que la laideur.

Deuxième histoire : Un petit garçon et une petite fille

Où l’on nous parle du petit Kay et de la petite Gerda, deux voisins liés par une très profonde amitié. Où Kay est touché par un débris du miroir magique et voit son cœur glacer, attirant à lui La Reine des Neige qui l’emporte.

Troisième histoire : Le jardin de la femme qui savait faire des enchantements

Où la petite Gerda part à la recherche de son ami et en chemin rencontre une gentille vieille dame qui veut la garder au près d’elle dans un beau jardin enchanté.

Quatrième histoire : Prince et princesse

Où Gerda croit retrouver Kay et rencontre une belle princesse et un beau prince.

Cinquième histoire : La petite fille des brigands

Où Gerda se fait capturer par des brigands et devient le jouet d’une méchante petite fille qui fini par l’aider.

Sixième histoire : La lapponne et la finnoise

Où Gerda rencontre deux vielles femmes qui l’aideront à trouver le palais de la Reine des Neiges

Septième histoire : Le palais de la Reine des Neaiges

Où Gerda retrouve son bienaimé Kay et le sauve.

La Reine des Neiges par Anne Cresci

Avant de parler du texte de Andersen, j’aimerais revenir rapidement sur les deux film précédemment cités. Dès le résumé on se rend bien compte que non seulement l’équipe des studio Disney n’a pas été capable de faire un beau film, mais aucun de ses membres ne semble avoir lu le conte d’Andersen à qui ils empruntent le titre. Pourquoi ce titre, alors ? Il aurais pu l’appeler « la reine de glace » ou « les sœurs givrées ». Mais non il prennent un des titre d’Andersen les plus connu et… il racontent une histoire qui n’a rien à voir ! Le seul point commun c’est la neige. Avouez que cela ne fait pas beaucoup !

Quant au film russe, Vlad Barbe et Maxim Sveshnikov ont pris des libertés mais il ont au moins lu le conte et gardé les grandes lignes de celui-ci. Si chaque épisode à été changé (Kay et Gerda deviennent frère et sœur, la magicienne aux fleurs devient malveillante, le troll n’existe pas dans la version originale, et la Reine des Neiges n’y est pas une petite fille rejeté mais seulement la Reine de la neige qui vit dans le grand nord, là ou la neige est perpétuelle…) il gardent les mêmes étapes du voyage initiatique de Gerda : le jardin enchanté, le prince et la princesse, les brigands, et les chamanes (une seule dans le film). Une raison de plus pour préférer la version russe, certes imparfaite, mais plus intéressante que la comédie musicale à deux balle de Disney. Je m’arrête là avec Disney… après tout ce film ne mérite pas  qu’on s’y attarde d’avantage.

Revenons donc au conte de Andersen. C’est un jolis conte. Je n’ai pas été transporté mais c’est plaisant. J’y retrouve toute l’ambiance des contes qui ont bercé mon enfance.  Ce qui m’a très agréablement surpris, c’est le niveau de langue. Je ne sais pas si c’est le style d’Andersen ou celui des traducteurs (David Soldi, Ernest Grégoire et Luis Moland), mais je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus lourd, plus alambiqué et difficile à lire. Il n’en est rien. Le langage est fluide et simple. Si certaines tournures sonnent un peu désuètes, on comprends très facilement et le texte est accessible pour les enfants. J’ai pris plaisir à lire ce recueil et maintenant je suis prête pour le lire à la petite Mimiko, j’espère qu’elle l’aimera, même si ça ne ressemble pas à son film préféré 🙂

La Reine des Neiges par Vladyslav Yerko

Dans le petit recueil Librio on peut lire, après la Reine des Neiges, quatre autres contes de Andersen : La Petite Poucette, Les Fleurs de la petite Ida, La Cloche et Les cygnes sauvages.

J’ai bien aimé découvrir la version originale de ses contes très connus. J’aimerai maintenant découvrir la version originale de La petite Sirène.

Cette lecture participe au challenge Union Européenne

étape danoises
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Le roi des ronces

Voilà bien longtemps que je n’ai pas parlé d’anime. Pour la reprise, j’ai choisi un long métrage : Le roi des ronces.

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Synopsis :

En 2015 une étrange maladie se répand sur terre, les personnes atteintes par le virus Médusa meurent pétrifiées. Alors que le monde est en état d’alerte, la compagnie Vega propose de cryogéniser 160 personnes malades. Celle-ci seront plongées dans un profond sommeil le temps que la médecine trouve un remède. Kasumi, jeune collégienne aux tendances suicidaires, a été sélectionné pour participer au projet. Elle entre dans le château forteresse de la compagnie Vega en compagnie de sa sœur jumelle Shizuku.

C’est dans un monde apocalyptique que Kasumi et les autres membres du projet se réveillent. La salle est remplie de ronces et d’étranges créatures les attaquent. Depuis combien de temps sont-ils
ainsi plongés dans le sommeil ? Que s’est-il passé sur terre ? D’où sortent ses étranges créatures dévoreuses d’hommes qui peuplent à présent le château de la compagnie Vega ? Kasumi, accompagnée de quelques autres survivants va devoir affronter bien des dangers et des pièges pour réussir à sortir de la forteresse.

Bande annonce :

ça donne quoi :

Une adaptation apocalyptique du conte de la belle au bois dormant où le château recouvert de ronces se remplit de bêtes féroces assoiffé de sang qui n’est pas inintéressante. Du moins au départ. Oui, j’ai aimé l’entrée en matière puis le réveil des cryogénisé dans ce monde étrange, leur confusion, leur incompréhension, et les pistes qui nous sont livré petit à petit. Depuis combien de temps dorment-il ? Qu’à bien pu se passer sur terre pendant ce temps ? Les réponses au départ évidentes se relèvent des fausses pistes. On nous relève de nouveaux indices et on a du mal à y croire. La fuite vers la superficie des 7 rescapés est palpitante, elle nous tient en haleine. Vont-ils tous s’en sortir ? Combien vont encore mourir ? La tension est là, les scènes d’action sont réussies. On reste scotché à l’écran.

Oui, mais voilà ! Quand l’explication arrive enfin… comment dire, je l’ai trouvé un peu trop tiré par les cheveux. Elle a le mérite d’être originale et inattendue, mais je trouve qu’elle manque de pertinence. Plus on avance vers la conclusion du film plus l’ensemble perd en qualité. La pression retombe alors que le danger est toujours présent. Le côté dramatique ne marche pas très bien. Et le côté « belle au bois dormant » à un je ne sais quoi d’exagéré qui fait que j’ai décroché, je n’ai pas adhéré. En revanche, le mystère autour de l’héroïne et bien travaillé, bien amené. Ce que je viens de dire est un peu contradictoire, mais difficile de mieux m’expliquer sans spoiler.

Graphiquement c’est plutôt réussi, même si je n’adhère pas tellement au look kawaii de l’héroïne. Bref un long métrage pas mal du tout avec action et suspense, mais des explications compliquées auxquelles j’ai eu du mal à accrocher (je n’ai pas fait trop d’effort non plus).

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Fiche technique :

Titre original : いばらの王

Réalisateur : Katayama Kazuyoshi

Studio : Sunrise

Année de production : 2010

Idée originale : Iwahara Yuji (manga éponyme publié entre 2002 et 2005)

Scénario : Katayama Kazuyoshi et Yamaguchi Hiroshi

Chara design : Matsubara Hidenori

Musique : Sahashi Toshihiko

Durée : 120 minutes

Licéncié chez Kazé

Le manga :

Le film est tiré d’un manga de Iwahara Yuji pré-publié dans Comic Beam entre 2002 et 2005, éditions Enterbrain. Il s’agit d’un seinen et compte 6 volumes au total. La vérsion française nous est proposé par les éditions Soleil, dans leur collection Soleil-seinen

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L’enfant qui voulait être un ours

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Titre original : Drengen der Ville Vaere Bjorn

Réalisé par Jannick Hastrup

Scénario : Bert Haller, Michel fessler

Musique : Bruno Coulais

Co-production Franco-danoise

2002

 durée : 1h18

Résumé :

Une ourse polaire perd son enfant sur la banquise. pour la consoler l’ours enlève un bébé humain et lui offre. La maman ourse va s’attacher à cet étrange bébé sans fourrure et l’élève comme son fils. Le petit homme grandira comme un ours, mais un jour ses véritables parents le retrouvent et en font un être humain. Malgré les efforts de ses parents, l’enfant ne se sent pas chez lui. Au fond de son cœur il est encore un ours blanc. Il ira voir l’esprit de la montagne pour que celui-ci lui permette de devenir un véritable ours.

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Mon avis :

C’est sur une vieille K7 (et oui, il y en a qui ont encore cet appareil archaïque qui permet de lire les VHS) enregistrée par une amie que j’ai découvert ce film il y a quelques années. Je suis tout de suite tombée sous son charme, et quand je suis tombé par hasard sur le DVD, je n’ai pas hésité un instant. Ce DVD a rejoint la vidéothèque de Mimi-chan qui en a bien profité. Si en ce moment elle n’a plus d’yeux que pour  Brendan, on regarde encore régulièrement L’enfant qui voulait être un ours.

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Je trouve l’histoire très belle. Dure, triste parfois, mais drôle aussi avec ce petit homme qui fait un bien étrange ourson et le corbeau qui lui sert de compagnon de jeu. Une histoire émouvante qui se fini bien. Un beau conte. Une quête initiatique qui amènera le héros à devenir ce qu’il veut être en dépit de ceux que les autres désirent (son père) ou de ce que la nature avait initialement prévu pour lui (être un être humain). Le héros fera preuve de courage et de persévérance. Il trouvera dans la nature des alliés qui l’aiderons à surmonter les épreuves et se transformer enfin en ce qu’il est dans son cœur : un ours.

Mais il n’y a pas que l’histoire qui m’a plu. Le graphisme est très agréable avec un décor façon aquarelle très sobre rendant les paysages arctique avec poésie, des personnages simples mais très expressifs. La bande originale du film est excellente avec des influences de musiques inuit et quelques chants traditionnels. Un vrai régal pour les oreilles, ce qui n’est pas un luxe quand on a à faire avec une Mini accro qui regarde en boucle ses films préférés. A noter que la BO est signé Bruno Coulais, compositeur à l’origine de la musique de Brendan et le Secret de Kells dont j’ai déjà parlé deux fois (ici et ici).

Aujourd’hui, bien que j’ai fini par connaître ce film par cœur, je le regarde toujours avec autant de plaisir et je suis la premier à le proposer à Mimi-chan.

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Le Crom Cruach

Crom quoi ?! Le Crom Cruach ! Si ça ne vous dit rien, c’est que vous n’avez pas encore vu
l’excellent Brendan et le sectret de Kells. Va falloir vite y remédier ; )

Ce film est génial ! Tellement génial que depuis 3 semaine Mimi-chan le regarde une fois par jour, si ce n’est pas deux ou trois. Et moi je ne m’en suis toujours pas lassé. Au contraire, cela m’a permit de me rendre compte que la bande originale du film est excellente. Mais j’y reviendrais plus tard. Parlons d’abord du Crom Cruach.

Dans le film, Brendan doit affronter un étrange serpent appelé le Crum Cruach pour lui dérober son œil.

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Sachant que le film s’inspire de fait réels (le livre de Kells existe vraiment, voir pécedent article) j’ai voulu en savoir plus sur cette étrange créature appelé Crum Cruach. A-t-il été inventé par les réalisateurs du film, ou s’agit-il d’un personnage de la mythologie celtique ?

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Crom Cruaich ou Cenn Cruaich. Irlande

Le Sinueux du Tertre ou Chef du Tertre à qui l’on offre le premier-né de chaque portée ou l’aîné de chaque progéniture.

Jean- Paul Persigout. Dictionnaire de mythologie celte. Brocéliande/Éditions du Rocher,1996.

En poussant un peu avant mes recherches, j’ai appris qu’il s’agit d’une idole adorée par tout les habitant de l’Irlande avant l’arrivée du Christianisme. Divinité de la fertilité, il demande des sacrifices en échange de lait et grain. Il était représenté par une pierre dorée entourée de 12 pierres, représentant 12 divinité subsidiaires. La légende veut que le Crom Cruach ai été défait pas Saint Patrick, celui qui christianisa l’Irlande.

Dans le film on voit bien les pierres disposé ainsi en cercle, mais le Crom Cruach y prend la forme d’un serpent. Je n’ai trouvé aucune information venant confirmer cette forme. Qu’il est ou non une représentation serpentesque dans la mythologie celtique, je trouve que sa représentation est particulièrement réussi dans le film.

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Je profite de cet article pour revenir sur la bande original du film qui est, comme je l’ai dit, excellente. La musique est composée par Bruno Coulais et interprétée par un groupe de musique trad irlandais : Kila. Bruno Calais s’inspire des sonorité traditionnelles pour nous offrir une BO originale et très efficace.

Si j’aime beaucoup la BO, Mimi-chan craque complètement pour cette chanson chantée par Aisling (elle connaît les paroles par cœur )

 

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