Archives par mot-clé : film d’animation

Agatha Ma voisine Detective

Agatha, ma voisine détectiveC’est dans le cadre du Festival Regards Noirs de Niort que nous somme allées au cinéma « entre cops« , comme disent les filles, pour voir l’avant-première de Agatha ma voisine détective.

Ce film d’animation danois a été réalisé par Karla Von Bengston en 2017.

Agatha Christine a 10 ans. Avec sa mère, sa grande sœur et son petit frère, ils viennent de s’installer dans une nouvelles ville, pour un nouveau départ comme aime à le répéter la mère d’Agatha. Elle aimerait que sa fille se fasse de nouveaux amis. Mais Agatha est du genre solitaire. Ce qui l’intéresse ce n’est pas de se faire des amis mais de mener des enquêtes. A peine arrivéé dans leur nouveau logement, Agatha aménage son nouveau bureau de détective dans la cave de l’immeuble. Agatha Christine, A.C. pour les intimes, va mener l’enquête sur un de ses jeunes voisins qui à l’air vraiment louche. Serait-il le cambrioleur de l’épicerie ? Que cache-t-il ?

 

On s’est bien amusé avec ce film, tout à fait adapté aux gamines que nous y amenions et qui ont le même âge que Agatha. Mystère, humour et une pointe de romantisme en font un film réussi qui pèche peut-être par un rythme pas assez soutenu. Il y a de jolies scènes, des personnages attachants, de l’incongru (je pense au petit lézard qu’Agatha adopte), mais ça manque un peu de peps. Cela ne semble pas avoir dérangé les filles qui sont restées concentrées jusqu’au bout, plus intriguées par le lézard que par l’enquête, mais qui ont eu l’air d’avoir passé un bon moment.

Pour ma part, j’ai trouvé que c’était un joli film, qui m’a fait sourire, mais qui ne me laissera pas de grand souvenirs.

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Le garçon et la bête – Mamoru Hosoda

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un très beau dessin animé japonais : le garçon et la bête. Un fable très riche, avec de l’action, de l’humour mais aussi de beaux messages ,réalisé par Mamoru Hosoda en 2016

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Ren, un petit garçon de  9 ans a perdu sa mère dans un accident. De lointains parents qu’ils ne connait pas ont été désigné par le juge comme tuteurs, mais lui il voudrait que son père vienne. Où est-il se père ? Furieux Ren s’échappe et erre, solitaire dans les rue de la ville, échappant aux policiers à l’affût d’enfants fugueurs.

C’est dans une ruelle qu’une rencontra va changer sa vie. Kumatetsu, une bête surnaturelle, lui propose de le suivre dans le monde des bêtes et de devenir son disciple. Ren devient Kyuta, le petit humain disciple d’un ours mal léché qui rêve d’affronter en duel la candidat que tout désigne pour être le prochain seigneur. Kumatetsu et Kyuta vont apprendre l’un de l’autre et devenir bien plus qu’un maître et son élève, ensemble il forment une véritable famille, à laquelle faut ajouter le bonze novice et le singe malicieux, les deux seuls amis de Kumatetsu.

Mais Kyuta est un humain et il faudra qu’un jour il affronte son passé et sa condition humaine. La rencontre avec une jeune femme qui rêve d’indépendance et d’émancipation va beaucoup lui apporter. Il va retrouver goût à la vie chez les humains, mais les ténèbres le guettent, les siennes et celle d’un autre, car la haine et le mensonge ne sont qu’assombrir le cœur. C’est un peu le message de se film. Le mensonge, même bienveillant ne peut rien donner de bon. Et la haine que l’on garde enfermé au fond de notre cœur risque de nous exploser en pleine figure. Il faut aller de l’avant, s’apaiser, accepter le passé, même douloureux, et apprendre à aimer ce que la vie nous donne. Car finalement, si la vie a été très dure avec Ren, elle lui a aussi beaucoup donné. Après avoir perdu sa famille il s’en est reconstruite une autre. Il a su trouver sa place ou plutôt se faire une place.

La famille, la paternité, la quête d’identité, le dépassement de soi ou encore l’entraide et les relation avec autrui sont autant de sujet que l’on aborde tout au long de se film, très riche. Le film est d’ailleurs assez long, près de deux heures, mais je le regarde toujours avec beaucoup de plaisir. C’est bien rythmé.

Le ton entre le début et la fin est très différents, le personnage grandi et le ton change avec lui. On a beaucoup de burlesque quand Kyuta arrive chez les bêtes et est encore un enfant. On est dans l’énergie, l’extériorisation, les colères et les rires. Alors que le ton devient beaucoup plus sérieux et sombre à la fin du film, Kyuta devient plus adulte, se pose des questions, s’interroge sur sa place et son avenir. Cette différence de ton est un peu déstabilisante la première fois, mais elle suit le cheminement du héro  que l’on découvre  enfant butté et devient un jeune homme qui a soif de savoir.

Une belle animation, de belles images, colorées. C’est drôle, c’est triste, c’est intelligent… un très beau film pour toute la famille (sauf peut-être pour les tous petits parce qu’il y a quand même quelques scènes un peu difficiles pour les plus sensibles). Décidément Mamoru Hosoda est un incontournable à la maison.

⇒ à lire aussi l’avis de El Tooms

⇒ sur le site Kazé anime

⇒ le dvd sur Amazon


challenge un mois au japon

 

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Ferdinand – le film

C’est l’histoire d’un taureau qui ne veux pas se battre dans la corrida. Ce qu’il aime lui, c’est les fleurs. Après la mort de son père, il s’enfuis de l’acienda et est recueilli pas une gentille famille de fleuristes. Il grandi et devient une immense bête. Il est doux à l’intérieur mais effrayant à l’extérieur et lors de la fête des fleurs il se fait arrêter et… retour à la case de départ : l’acienda, la corrida, les matadores…

Le cœur doux et vaillant de Ferdinand trionphera-t-il de l’obstination du matador ?

Nous sommes allé voir ce film au cinéma en famille et nous nous sommes bien amusé. C’est rythmé et drôle.

Le seul reproche que je ferait à ce film (comme à tous les autres du même genre) c’est un accès de naïveté. La corrida c’est mal, l’abatoir c’est mal mais à aucun moment on fait le lien entre les taureau qu’on envoie à l’abattoir et les steack qu’on mange. On gros le film ne va pas au bout de l’idée. Si l’abatoir c’est mal alors manger de la viande aussi et pas seulement celle de Ferdinand, non ?

D’un autre côté je comprends ce parti prix car le film s’adresse à un très large public dont la plupart de membres ne sont pas végétarien et il est évident que l’on fait un effort pour ne pas offusquer le public.

Tout comme dans la scène finale (attention spoiler !) de la corrida. Les spectateurs qui finalement réclament la grâce pour Ferdinand sont montré de façon très positive, comme s’il étaient en train de faire un truc trop bien… ils sont quand même venu voir une corrida ! Je vois pas vraiment ce qu’il y a de bien là-dedans. On les pardonne un peu vide à mon goût mais… je chipote.

Le film est très sympa et on rigole bien. A voir.

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Phantom boy

C’est à la médiathèque que nous avons découvert ce film d’animation franco-belge de 2015. Je n’en avais jamais entendu parler avant et c’est bien dommage ! J’ai beaucoup aimé.

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Un garçon malade, un flic maladroit et une journaliste téméraire, un méchant à la gueule cassé, un roquet au dents de requin, la ville de New York en otage, c’est un véritable thriller que nous proposent Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli.

J’ai beaucoup aimé ce film. C’est drôle et émouvant. L’histoire est bien construite et nous tient en haleine. Les dialogues sont vraiment pas mal et plusieurs réplique m’ont bien fait rire. Le petit Léo est vraiment touchant et j’ai bien cru y laisser une larme.

Si vous aimé les jolis dessins animé, je vous le conseille. Nous l’avons regardé en famille et nous y avons tous pris du plaisir.

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Niko le petit renne

Avec le Christmas Time Challenge aujourd’hui c’est cinéma. Je suis bien heureuse que Mimiko est grandie et qu’elle se soit enfin lassé du film dont je vais vous parler. Non pas qu’il soit désagréable à regarder mais on la vu tellement de fois qu’on connais presque toutes les répliques par cœur !!

Kiko vit seule avec sa mère, elle lui parle de son père qu’elle n’a connu qu’un soir mais qui était le plus séduisants des rennes du père Noël. Niko est a un âge où l’on se pose des questions. Est-il vraiment le fils d’un renne du père Noël ? Il veut absolument découvrir la vérité et rencontrer ce père mystérieux. Il part donc à sa recherche avec un écureuil pour qui il est un fils adoptif et en chemin ils rencontrent une hermine malicieuse. Ensemble ils vont affronter divers danger avant de pouvoir enfin découvrir le village du père Noël.

Le film arbore le schéma traditionnel de la quête initiatique : la bande d’amis, les danger à surmonter, ses propres peur à dépasser et enfin la récompense. Si en cela il n’offre rien de particulièrement nouveau, il faut avouer qu’il est assez drôle. Il y a beaucoup d’humour, c’est joyeux, dynamique, il y a de l’action et du suspens et le happy end indispensable à un bon film de Noël. Bref, classique mais efficace. Parfait pour les petits bout de choux en cette période de fin d’année.

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Il y a même une suite dans laquelle la mère de Niko rencontre un renne et décide de fonder avec lui une nouvelle famille. Niko qui rêvait encore de rabibocher ses parents, doit à la fois faire le deuil de cet espoir vain et devenir le grand frère du fils de son nouveau beau-père. Beaucoup d’émotion pour le petit renne !

Avec ce deuxième volet, que Mimiko a aussi regardé plusieurs fois, le côté moderne du premiers film m’est apparu encore plus clairement. Dans le premier volet la mère raconte à Niko très librement qu’il est le fruit de la rencontre d’un soir. Pas un discours très courent dans le film pour enfant où l’on a très souvent encore une image très classique de la famille et de l’amour. Ici on continue dans la même veine en abordant un sujet actuel : les familles recomposées. Si les familles recomposées font partie du quotidien des enfants depuis quelques années (voir décennies) ce n’est pas si souvent que l’on voit le sujet abordé dans les films d’animation comme celui-ci et j’ai trouvé ça très sympa. Finalement la famille recomposée devient quelques chose de normal et les enfants dans situation ne se sentent plus mal à l’aise face aux autres. Déjà que c’est une situation émotionnellement délicate, sentir en plus que la société demande de vous justifier c’est très lourd. Je me souvient de l’embarras que j’éprouvais chaque début d’année scolaire quand les professeurs me demandais pourquoi je ne portais pas le nom de ma mère. Heureusement on en est plus là (enfin, j’espère !!) mais le fait de voit le sujet abordé ainsi dans un film pour tout petits m’a beaucoup plus. Surtout que le film montre que tout ne se passe pas tout de suite bien et que c’est normal.


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Les Selkies

The Selkie by Kitty-Grimm
The Selkie by Kitty-Grimm

C’est avec le film Le Chant de la mer que j’ai découvert les selkies. Ces créatures métamorphes, femme-phoque. Mythe de l’Europe du nord (Irlande, Ecosse, Islande et îles subarctiques), diverses versions existent. Les selkies peuvent prendre la forme de très belles femmes quand elle enlèvent leur manteau et redevenir des phoques en enfilant leur manteau.

Comme dans toutes les légendes avec une femme-fée métamorphe impliquant un manteau on retrouve la même histoire : un homme découvre la belle sous sa forme humaine et en tombe amoureux. Il lui vole son manteau et elle ne peut plus se transformer. Il en fait sa femme. Ont des enfants. Mais un jour, la selkie récupère son manteau et retourne à la mer, abandonnant homme et enfant.

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timbres des îles Féroé

C’est d’ailleurs un peu près ce qui arrive dans le Chant de la mer, sauf que le mari ne lui pique pas son manteau, mais celui de sa fille car il a peur qu’elle disparaisse comme sa femme en redevenant un phoque. Un très beau film d’animation européen qui vaut vraiment la peine d’être vu, soit dit en passant.

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Après Le Chant de la mer, j’ai retrouvé la légende des selkies dans un album jeunesse où la légende est non présenté comme celtique mais inuit : La femme phoque.

Dans cet album on retrouve la légende dans sa forme la plus classique. Un pêcheur voit un groupe de phoque monter sur la banquise et se transformer en femme après avoir retiré leur peau. Il récupère la peu de la plus belle d’entre-elle l’empêchant ainsi de redevenir un phoque. Restée seule celle-ci n’a d’autre choix de le suivre. Après quelques temps l’enfant née, ma la belle est triste, elle veut retourner auprès des sien. Quand enfin elle retrouve sa peau, pour son mari elle n’a pas un regard.

Très bel album.

Catherine Gendrin et Martine Bourre - La femme phoque.

Et pour finir voici une dernière version, islandaise, contée par Michel Lidou :


sources :

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Le Chant de la mer

Chose promise, chose due. Je vais enfin prendre le temps de vous parler du deuxième long-métrage de Tomm Moore, le réalisateur de l’excellent Brendan et le secret de Kells.

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Ben a hâte de devenir grand-frère. Avec sa mère il décore la chambre pour accueillir le nouvel enfant. Mais, alors qu’il sombre dans le sommeil, il se rend compte que quelques chose ne va pas.

Six ans plus tard Ben, s’appète à fêter les 6 ans de sa petite sœur Maïna dans le phare où ils habitent avec leur père. Six ans que sa mère a disparu. Le père ne s’est toujours pas remis du chagrin. Le lendemain matin, Maïna est retrouvée par la grand-mère, venue de la ville pour l’occasion, sur la plage avec son manteau de selkie. C’en est trop pour cette vieille dame qui n’en peut plus de voir son fils au cœur brisé délaisser ses enfants. Elle décide de les amener avec elle à la ville.

Ben n’a aucune envie de vivre avec cette vielle dame aigrie. Il veut retourner au près de son père. Les voici parti à l’aventure pour retourner à la maison. Mais en chemin, ils sont pourchassés par la sorcière Macha qui, à l’aide de ses hiboux, transforme tous les être magiques en pierre en les privant de leurs émotions.

Pour sauver les être magiques, la selkie doit chanter. Mais pour cela il lui faut son manteau. Manteau que le père, en proie au chagrin, a fait disparaître. Heureusement Ben est là pour veiller sur sa petite sœur.

J’aime beaucoup ce film. Il raconte plusieurs histoires à la fois : celle de Ben et Maïna séparés par le deuil et qui vont trouver le chemin de la fraternité en se confrontant à de grandes difficultés. Ben en veut à sa sœur pour la disparition de sa mère et est toujours froid et distant avec elle. Mais quand Maïna se retrouve en danger, il se découvre un grand courage et vole à son secours. Puis il y a les histoires des être magiques qui se croisent et s’entremêlent et qui s’immiscent dans la vie des deux enfants. Car Bruna, leur mère, était une selkie et Maïna a hérité de ses traits.

Celle de Mac Lir et de la sorcière Macha  fait écho aux histoires des adultes qui entourent les deux enfants. Cet écho entre monde magique et réalité est particulièrement intéressant. Il donne une dimensions symbolique claire aux sentiments des adultes, les rendant paradoxalement plus compréhensibles.

On découvre dans ce film de nombreuses créatures issues des légendes celtiques. Il y en a tant qu’il est difficile de savoir quels personnages sont tiré de véritables légendes et lesquels ont été inventé pour l’occasion.

Résultat de recherche d'images pour "Chanaki"Mon personnage favori c’est le grand Chanaki, mais j’ignore s’il existe vraiment une légende sur lui. Je n’ai rien trouvé.

Parmi les autres créatures magiques que j’ai découvert avec ce film il y a les selkie, créatures légendaires des Shetland, femme-phoques capables de changer de forme. On retrouve dans cette légende un élément très classique : le manteau permettant à la femme magique de changer de forme. Ici aussi le manteau de la selkie va être au centre du récit.

Quand au géant Mac Lir, il existe bel et bien comme personnage légendaire, mais je n’ai pas retrouvé l’histoire que raconte ce film. Quoi qu’il en soit, ce film donne envie de se (re)plonger dans les livres de légendes celtes. (peut-être de idées de futurs d’articles ^^)

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A ce double intérêt (histoire familiale et découverte des légendes celtiques) s’ajoute un troisième, artistique. J’aime beaucoup le dessin et les couleurs de ce film. Si les trait sont moins tranchants que dans Brendan le secret de Kells, on retrouve la même particularité. Très géométrique, très stylisé et pourtant très expressif. Les décours sont magnifiques. La bande sonore est également excellente.

Et j’ai apprécié le petit clin d’œil que Tomm Moore fait à son précédent film. Quand les enfants arrivent en ville c’est le jour d’Halloween. Les rues sont remplie d’enfants déguisé. Ouvrez bien l’œil et vous verrez Aisling.

Un film pour toute la famille. Nous l’avions vu au cinéma et tout le monde en été ressorti ravi. J’ai acheté le dvd et depuis nous l’avons revu plusieurs fois. Je l’ai même montré à ma mère qui en a eu des larmes aux yeux. Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous le conseille vivement. Et si vous connaissez déjà dites nous ce que vous en avez pensé.

Le film a été réalisé en 2014.

(quand je pense que je suis allé le voir au cinéma et que en sortant je me suis dit, il faut absolument que j’en parle… je n’ai que… 3 ans de retard…)

Le scénario est de Will Collins.

A la musique on retrouve Bruno Coulais et Kila. A noter le générique interprété par Nolwenn Leroy

site de Cartoon Saloon

Le film est disponible en DVD et il existe aussi un très beau livre-cd (l’avis de Lylou sur ce dernier)


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Lettre à Momo

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Des yôkai, une île perdue du Japon, une mère et une jeune fille qui doivent apprendre à reconstruire leur vie après la disparition du père dans une accident, voile ce qui fait le charme du film dont j’ai envie de vous parler ce soir. Halloween donc, avec des créatures fantastiques, mais pas vraiment un film pour ce faire peur 😉

Tout commence avec l’arrivée dans l’île, où les deux femmes viennent s’installer à côté de leur oncle et tante. La mère veut être forte, cache son chagrin et se jette à corps perdu dans le travail. La fille, délaissée, se ronge de chagrin. Cela aurait pu durer et se cristalliser, mais c’était sans compter sur l’intervention de trois yôkai maladroits qui viennent veiller sur elles. Par un étrange concours de circonstance, Momo, la jeune fille, peut les voir et ça ne va pas être facile à gérer. Passée la peur des premières rencontres, une relation d’amitié s’installe entre le jeune fille et ces drôles de créatures.

J’aime beaucoup ce film. Si les yôkai sont drôles et attendrissants, c’est surtout l’évolution de la jeune fille qui, grâce à leur présence, va petit à petit s’ouvrir et faire son deuil, qui me touche le plus. Le film est long, mais je trouve qu’il est bien équilibré. On ne s’ennuie pas malgré ses deux heures. Il y a de l’humour, du drame. On rie, on pleure et on grandi un peu avec Momo.

Graphiquement il n’a rien de remarquable, mais c’est très agréable à regarder. Mon personnage préféré c’est Mame, l’un des trois yôkai, il est complètement à l’ouest. Je le trouve tellement drôle, toujours décalé.

Image associée

Lettre à Momo (ももへの手紙) a été réalisé par Hiroyuki Okiura en 2012. Il est disponible en dvd et en VOD chez Arte édition.

Je vous recommande vivement ce film qui aborde avec tendresse un sujet pas si facile.

L’avez-vous vu ? Qu’en pensez-vous ? Laissez nous vos impressions 😉

⇒à lire aussi l’avis de Lili 

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From Darkness

Aujourd’hui je vais partager avec vous un court métrage qui date de 2002 réalisé par un studio d’animation que j’aime beaucoup : Cartoon Saloon. C’est de chez eux qu’est sorti Brendan et le secret de Kells.

From Darkness s’inspire d’un conte inuit où un pécheur solitaire remonte de l’eau le squelette d’une femme qui y fut jetté des années plus tôt par son père.

Cette vidéo m’a fait penser à un autre conte, illustré cette fois par Chen Jianghong,  Le petit pêcheur et le squelette, l’album jeunesse que je présenterais demain.

Rendez-vous vendredi prochain pour un autre film des studios Cartoon saloon 😉


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Le grand méchant renard et autres contes

C’est les vacances. Enfin… pas les miennes, mais celles des enfants. Et comme aujourd’hui je ne travaillais pas, je les ai amenées au cinéma. Avec Mimiko et Kitsune nous somme allées voir le Grand méchant renard. Mimiko et moi-même avions beaucoup aimé la bd éponyme.

Film d’animation franco-belge, réalisé par Benjamin Renner (auteur de la bd) et Patrick Imbert, Le grand méchant renard et autres contes est sorti au cinéma le 21 juin. Heureusement pour nous il est toujours à l’affiche depuis 🙂

Le film raconte 3 petites histoire, qui nous sont présentées comme 3 pièces de théâtre joué par les animaux de la ferme. Curieusement ce n’est pas l’histoire du grand méchant renard qui ouvre la marche. Tout commence avec un bébé à livrer. Une cigogne qui en a marre de travailler tombe sur le lapin, le canard et le pauvre petit cochon. Faignant une blessure, il leur demande de livrer le bébé à sa place. Alors que le cochon refuse, le lapin et le canard acceptent de bon cœur. Le problème c’est ces deux gaillards n’ont pas une once de responsabilité ! Le cochon ne peut pas les laisser seul avec un bébé ! Les voilà donc parti tout les trois, enchaîner catastrophe sur catastrophe, pour mener à bien leur mission.

Sans doute mon sketch préféré. D’un comique classique mais très efficace. Le lapin et le canard ont une inépuisable ressource quand il s’agit d’enchaîner les mauvaises idées et le cochon cherche sans cesse à les raisonner, je l’ai trouvé touchant et drôle, surtout que c’est lui qui paye plus cher les bêtises de ces compères.

Vient ensuite l’histoire du grand méchant renard, la même que dans la bd. Un renard, incapable de faire peur à une poule, décide sous les conseils du loup, d’enlever 3 œufs et de les couver pour pouvoir manger les poussins. Sauf que les poussins le prennent pour leur mère et… finalement lui aussi se prend au jeu. Avec cette deuxième histoire on retrouve ce qu’on est venu chercher : le grand méchant renard. C’est drôle mais, finalement, j’ai préféré la version papier. La maladresse du renard parait plus grotesque dans le film. Et il en devient moins attachant.

Enfin, pour la troisième et dernière histoire, on retrouve le trio lapin, canard, cochon. Leur nouvelle mission : sauver Noël. Le trio marche tout aussi bien et le chien est ici excellent. Il tente de convaincre le cochon qu’il ne boit pas couver les deux autres s’il veut qu’il grandissent un jour. Sauf que… ces deux là sont bien incapables de grandir. Et les voici qui embarquent le cochon dans unes nouvelles de aventure loufoque.

Ce n’est peut-être pas le meilleur film animé de l’année mais on a bien ri, grand et petit. C’est drôle et bien rythmé.  Avec les premières images j’ai eu un peu peur parce que je trouvais l’animation assez saccadée, mais finalement, une fois dans le feu de l’action je n’ai plus eu cette sensation. Nous avons toutes les trois passé un bon moment. Un bon film familial plein d’humour et de tendresse, non sans oublier une petite pointe de cynisme qui me plait beaucoup.

L’avez-vous vu ?

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