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Auteurs à l’honneur #3 Les frères Grimm

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Bienvenu pour un nouvel épisode d’auteur à l’honneur, rendez-vous mensuel lancé par Nina.

Me revoici avec (enfin !!) un nouvel épisode. J’aime beaucoup ce rendez-vous mais entre le temps qui file trop vite, le manque d’inspiration et la vie qui passe, je fini toujours pas zapper. Avec la nouvelle année j’avais envie de faire revivre ce rendez-vous avec plus d’assiduité qu’en 2017 mais… il m’aura fallu trois moi pour m’y mettre. Je voulais un auteur qui soit dans la thématique du mois : les contes et légendes, alors j’ai eu envie de parler des frères Grimm.

Pas vraiment besoin de les présenter. Tout le monde connais plus au moins, mais comment ne pas parler d’eux alors que leur nom revient régulièrement tout au long de ce mois.

Je ne ferais pas leur bibliographie (les livres publié de leur vivant ne doivent plus être facile à trouver) mais je vais me permettre une présentation toute décalé, avec plus d’adaptation que d’originaux.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes frères Grimm sont né à Hanau, ville allemande, à la fin du XVIII siècle. Jacob en 1785, suivi l’année suivante par son frère Wilhelm. Ils mourrons à Berlin en 1863 et 1859.

Il étaient linguistes et philologues mais ce qui les a rendu très célèbre c’est leur recueil Contes de l’enfance et du foyer où ils ont recensé 201 histoires issue du folklore allemand. Il ont publié plusieurs version de ce recueil, en le peaufinant à chaque nouvelle édition. Ces contes, devenus très populaires sont encore très souvent raconté, adapté et revisité.

Image illustrative de l'article Le Petit Chaperon rougeLes frères Grimm ont prétendu avoir collecté ces contes auprès de paysans mais en réalité leur source principale était une conteuse très cultivée ainsi que familles françaises. Ils s’inspirerons aussi de Perrault. C’est pourquoi on retrouve dans les travaux des Frères Grimm et chez Perrault des contes similaires. Perrault lui-même avait mélangé les sources en proposant à la fois des contes qu’il avait collecté dans la tradition orale et d’autres qu’il puisa dans des recueil d’autre collecteurs, notamment des collecteurs italiens. Bref vous l’aurais compris, les contes ont voyagé d’un pays à l’autres par la tradition orale peut-être mais aussi parce que les collecteur puisent les uns dans les livres des autres.

Si la méthode de collecte des frères Grimm a depuis était effectivement critiquée, il n’en reste pas moins que leur recueil recense un grand nombre de contes et que il s ne sont pas pour rien dans la popularité de certains.

Afin de contrer les critiques faites aux premières éditions des Contes de l’enfance et du foyer les frères Grimm vont modifier certains aspect des contes pour plaire au public de l’époque. Les méchantes mères deviennent des marâtres, tandis que les châtiment que l’ont réserve aux méchant deviennent de plus en plus cruels (je me souvient avoir lu une version de Blanche Neige ou l’on fait danser la reine avec des souliers ardant jusqu’à ce que mort s’en suive).

retrouvez ici la liste complète des Contes de l’enfance et du foyer (toutes éditions confondues)

Parmi leur contes les plus célèbre on retrouve Blanche Neige, Cendrions, Le Petit chaperon rouge (qu’ils ont piqué à Perrault), Hansel et Gretel, La belle au bois dormant, Raiponce, les musiciens de Brême, le joueur de flute

Je soupçonne un certain Disney avoir joyeusement pioché dans leur Contes de l’enfance et du foyer 😀

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Un biographie très fidèle ? Que diriez-vous de film Les frères Grimm ? XD

Livres dont j’ai déjà parlé adaptant les contes des frères Grimm (plus ou moins librement) :

Couverture Blanche neige (Rossi)

Je vous ai parlé il y a quelques jours de l’albums Blanche Neige de Francesca Rossi, elle propose une version on ne peut plus classique du conte. Parmi ses albums de contes on retrouve d’autres histoires des Frères Grimm comme Raiponse, Cendrion, la belle au bois dormant

Blanche Neige toujours avec cette bande dessiné de la série à l’origine des contes pas vraiment fidèle à la version des frères Grimm.

Avec Grimms manga de Kei Ishiyama on a une adaptation beaucoup plus libre. L’hommage est très clairement énoncé dès le titre mais les contes prennent une allure typique du manga. Les personnages sont plus penser au shojo/shonen habituels qu’à des personnages de contes classiques.

Les contes des frères Grimm sont aussi au centre des intrigues de Ludwig revolution de Kaori Yuki pour une adaptation encore plus libre et un penchant franchement glauque.

Les cent nuits de Héro

Adaptation libre aussi pour Les Cent nuit de Héro bande dessinée de Isabel Greenberg qui, parmi toute les références, pioche aussi dans les contes des frères Grimm avec le bal des douze princesses.


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Le diable aux trois cheveux d’or (en trois services)

D’un conte trois coup ! Je vous propose 3 versions du conte des frères Grimm : le Diables aux trois cheveux d’or.

Dans un village, dans une famille très pauvre, né un petit garçon coiffé, un garçon de la chance. Une sorcière qui passe par la prédit qu’à 14 ans il épousera la fille du roi. Mais le roi ne l’entends pas de cette oreille là et décide de se débarrasser du bébé en le jetant dans la rivière. Mais le bébé est trouvé et élevé par le meunier et son épouse.

L’année de ses 14 ans, le roi passe par hasard chez le meunier et découvre que le garçon est toujours en vie, il imagine alors un stratagème pour tuer le garçon. Son plan échoue encore et quand il rentre au château il découvre que le jeune homme a épousé sa fille. Furieux il envoie le garçon chercher les 3 cheveux d’or du diable, sûr que celui-ci ne réussira jamais à revenir de l’enfer. Mais le garçon de la chance à plus d’un tour dans son sac et il reviendra avec mes 3 cheveux d’or et bien plus encore.

une bande dessinée

Commençons avec une version en bande dessinée de Cécile Chiacault publié par Delcourt.

Image associée

Cécile Chicault propose le conte dans sa forme classique. Le dessin, de 1999, date un peu mais ça reste agréable à lire. Cela m’a justement fait penser à certaines bd jeunesse que je lisais gamine par l’ambiance et le graphisme.

La série compte 6 contes des frères Grimm. Je n’ai lu que celui-ci, étant tombée par hasard sur le tome d’occasion.

Une lecture que j’ai trouvé sympathique parce que je ne connaissais pas ce conte mais qui ne me marquera pas dans le temps.

sur le site des éditions Delcourt

Cécile Chicault

une version audio :

Si vous ne connaissez pas encore se compte vous pouvez rapidement le découvrir grâce à cette version audio lue par Nathalie Mussard, une voix agréable et une lecture sans chichi.

J’en avait trouvé une autre version avec plusieurs voix et pour le coup plein de chichi (bruitages divers et variés), je trouvais cette version marrante mais Mimiko ne l’a pas aimé. Elle a préféré la versions ci-dessus. Elle n’a pas du tout aimé les effets sonores de cette deuxième version audio

J’ai trouvé ces version en cherchant la version originale du conte puisque je l’ai découvert avec la bande dessinée. En là je suis aussi tombé sur un dessins animé.

un dessin animée :

Simsala Grimm est une série animée allemande qui reprend les contes des frères Grimm en 52 épisodes de 25 minutes. Je connaissais cette série par l’un de ses épisodes que ma fille avait en dvd. Je ne suis pas franchement fan, le graphisme est assez banal et l’animation grossière. Sans parler du fait que les contes sont assez librement adapté. Dans les 3 cheveux d’or du diable on passe sur tous le préliminaire, la naissance de l’enfant et la raison pour lequel le rois veux s’en débarrasser. Du coup on comprends pas bien pourvoir il voudrait le faire exécuter.

La série a néanmoins le mérite de faire découvrir des contes traditionnels.

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  chut les enfants lisent

 

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Les cent nuits de Héro

Les cent nuit de Héro était dans la sélection officielle du Festival international de la BD d’Angoulême (festival dont j’ai déjà parlé ici). C’est à cette occasion que je l’ai découvert et lu. Si je vous en ai déjà très brièvement parlé, je me gardais cette chronique au chaud pour vous en parler dans le cadre du Mois des Contes et Légendes, car le conte est au centre de cette bande dessinée.

Les cent nuits de Héro

Isabel Greenberg, auteure britannique, revisite ici le conte des contes : Les Milles et une Nuit. Ce ne sera pas Shéhérazade qui conte chaque nuit une nouvelle histoire mais la jeune Héro, servante et amante d’une jeune demoiselle marié qu’un vilain homme veut séduire ou violer si elle ne se laisse pas faire. Tout comme Shéhérazade se met à raconter des histoires à son époux pour échapper à la mort, Héro se met à conter pour épargner à son amie l’humiliation.

Dans les contes de Héros, ce sont toujours les femmes qui sont au centre de l’histoire. Des histoires de femmes courageuses contées par des femmes non moins courageuse dans une société patriarcale où la femme ne jouit d’aucune libertés, pas même celle de pouvoir lire.

De très nombreuses histoires s’entremêlent dans cet album. Il y a d’abord la naissance du monde, créer par la fille du dieu Homme-Aigle. Puis l’histoire de Héro et de son amante, l’histoire de la ligue secrète des conteuses à laquelle appartient Héro. Et enfin, toutes les histoires que conte Héros pour faire passer le temps et empêcher le vilain homme d’accomplir son méfait.

Toutes ces histoires semblent s’inspirer de contes existant, mais je n’en ai reconnus que quelques uns, qui sont ici assez librement adapté, pour servir le propos : la résistance des femmes face à un monde misogyne.

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J’ai beaucoup aimé cet album, tout d’abord pour son graphisme riche et original qui ne laisse pas indifférent. Puis pour l’imbrication des histoires les unes dans les autres. J’ai trouvé ça très amusant d’y reconnaître des références que je connaissais, mais au même temps je n’arrivais pas à me souvenir de leur titres et j’ai trouvé ça agaçant. Une petite « bibliographie » à la fin ça aurait été génial.

La morale de l’histoire, je ne peux qu’y adhérer. Des femmes qui souhaitent devenir libres, qui refusent la domination de l’homme, c’est, malheureusement, toujours d’actualité. En mélangeant des vieux contes a un style et un ton très moderne, Isabel Greenberg réactualise le sujet et c’est très réussi. La morale des histoires qu’elle utilise change par rapport à la version originale et ce pour mieux servir son propos. Pas besoin d’être sauvé par un prince charmant ! que diable ! Voilà un livre qui devrait beaucoup plaire à Yomu-chan 😉

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Les cent Nuit de Héro de Isabel Greenberg est sorti il y a un an chez Casterman

⇒ à lire aussi l’avis de Mo’

sur le site de l’éditeur

le site de Isabel Greenberg , sur instagram, sur twitter

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Quelques unes des histoires qui, je pense, ont inspiré cet album :

  • les milles et une nuit (conte)
  • le bal des 12 princesses (conte des frères Grimm)
  • Cosi fan tutte (opéra de Mozart)
  • the two sisters (balade anglaise du XVII)

  challenge petit BAC 2018British mysteries 2016_2.jpg

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Blanche Neige – Francesca Rossi

Couverture Blanche neige (Rossi)

Tout le monde connais le conte de Blanche Neige, la version que nous livre Francesca Rossi n’a rien de particulièrement original. Elle reprend le conte des frères Grimm et le met en image.

L’album fait 64 pages, autan dire que même écrit gros Francesca Rossi prends sont temps. Ici Blanche Neige (comme dans toutes les versions traditionnelles que j’ai lu) est une vrais cruche aussi bonne et belle que sotte. Trois fois la méchante reine vient pour l’éliminer 3 fois elle lui ouvre la porte. Et histoire d’en rajouter une couche, Blanche Neige ne comprends pas pourquoi les nains s’inquiètent pour elle…

Bref, Blanche Neige n’est pas vraiment un de mes contes préféré. Je trouve l’héroïne sotte, et l’histoire sans grand intérêt.

En revanche j’aime beaucoup les illustrations de Francesca Rossi. Je les trouve très belles et élégantes. En revanche Mimiko ne les a pas du tout aimé.

Un joli album, un conte classique et pas de coup de cœur au rendez-vous pour nous.

Francesca Rossi

⇒ Francesca Rossi sur facebook

⇒ Acheter sur Amazon 


  

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Grimms manga

Je ne pouvais pas parler de contes ici sans intéresser ne serais-ce qu’un instant à Grimms manga de Kei Ishiyama. Après tout, sur Ma petite Médiathèque le manga occupe une place très importante ! Mais j’hésitais. Du coup, avant de m’acheter l’intégral, je décidais d’emprunter le tome 2 à la bibliothèque (le tome 1 n’y étant pas…). Mais comme chaque histoire (1 ou 2 chapitres) raconte un nouveau conte, les deux tomes peuvent être lu indépendamment et ce n’est pas très gênant.

Le tome deux s’ouvre sur l’adaptation du célébrissime Blanche Neige. Un version très courte, proche de la version originale mais avec des nains tout mignons. Et là, franchement, même si je les trouve craquant, les petits nains de Kei Ishiyama, je trouvais ça trop bizarre. Pour moi les nains c’est laid… Ce n’est qu’un détails, mais disons que la version que l’auteur propose est trop brève, trop mièvre et j’ai vraiment pas aimé. Après avoir lu son Blanche Neige, ma première réaction à été de me dire “j’ai bien fait de pas l’acheter !” Mais puisque je l’avais entre les mains et que j’étais condamnée à rester encore quelques temps face au parque de jeux… Autant lire la suite.

Kei Ishiyama adapte, dans ce tome, deux autres contes : Le chat botté, tout aussi célèbre, et La-fauvette-qui-chante-et-qui-sautille. Ces deux contes sont un peu plus développés et comptent deux chapitres chacun.

Je n’ai pas vraiment été convaincue par son chat botté. Je ne sais pas si c’est à cuase de mon esprit mal tourné, mais la relation entre le chat et son maître… ça a l’allure d’un boy’s love mélodramatique (enfin un shonen-ai très subtile) même si à la fin c’est la princesse que le héros épouse… Je sais pas, il y a dans le traitement de leur amitié un peu trop d’intensité. Et toujours un côté un peu mièvre que l’on ne retrouve pas dans les contes originaux. On a un peu la la mièvrerie à la Disney mélangé au kawaii nippon. ça fait un drôle de mélange !

C’est finalement le dernier compte qui m’a conquis : La-fauvette-qui-chante-et-qui-sautille. On a toujours un dessin très typée et une ambiance mielleuse, mais j’ai aimé ces derniers chapitres pour la simple et bonne raison qu’ils m’ont fait découvrir un conte que je ne connaissez pas encore ! La version que nous offre Kei Ishiyame est un peut trop manga classique. Je veux dire par là que son style est très stéréotypé, qu’il n’y a aucune originalité, ni dans le dessin, ni dans la façon de raconter les choses. Mais il ne faut pas oublier que le manga s’adresse avant tout à des enfants et que après avoir proposé la version manga, on peut y lire le conte original à la fin. Ce que je trouve très sympa. ça permet d’abord apprivoiser le conte par une version dessiné, puis de se l’approprier pleinement en lisant le texte original. Cela permet aussi de voir qu’il n’y a pas un conte, mais autant de contes que de conteurs. Et finalement après avoir intégralement lu le tome 2, j’en ressors plutôt satisfaite et j’ai bien envie de l’offrir à la petite Mimiko qui ne cesse de me réclamer des manga qu’elle a le droit de lire (je viens tout juste de lui interdire Naruto, c’est encore un peu trop tôt…).

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