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Top Ten Tuesday #40 Les romans qui parlent de guerres, de terrorismes et d’attentats

Rendez-vous hebdomadaire, créé par The Broke and the Bookish et repris par  Frogzine. Chaque semaine, un top ten sur un thème imposé.

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Les 10 romans qui parlent de guerres, de terrorismes et d’attentats

Pour ce top ten je me suis concentré sur les vraies guerres (pas forcément de vraies histoires, mais en tout cas de vrais événements historiques). Je me rends compte qu’ils se concentrent tous sur des faits historiques récents. Est-ce un hasard ou l’histoire récente m’intéresse plus ? J’aurais tendance à répondre que c’est le hasard de la disposition de mes lectures sur la bibliothèque virtuelle que j’utilise pour préparer mes top ten (livraddict/babelio), mais je suis tout de même frappé par cette coïncidence. Je remarque aussi que je n’ai lu aucun livre parlant de terrorisme ou d’attentats.

Voici les 10 premiers livres correspondant au thème : des lectures très variées du manga au roman en passant par la bd, des témoignages, des fictions, des œuvres légères et des bouleversantes…  Les première et seconde guerres mondiales y occupent une place importante, mais d’autres conflits se sont glissés dans mes lectures.

Couverture Zéro pour l'éternité, tome 1Couverture La combe aux loupsCouverture Mon père est parti à la guerreCouverture Darnand le bourreau français, tome 1Couverture Le Joueur d'échecs / Nouvelles du jeu d'échecs

Couverture Golden Kamui, tome 01Couverture La rédactionLe printemps d'Oan par WantiezCouverture Les larmes interditesCouverture Max

Zéro pour l’éternité est un manga en 5 tomes qui parle des kamikazes, ces aviateurs japonais qui pendant la Deuxième Guerre mondiale se faisaient exploser avec l’avion.  J’ai trouvé ce manga très bien fait et intéressant, même si je n’ai lu que les deux premiers tomes (à l’époque je n’arrivais pas à mettre la main sur le tome 3, relire ma chronique m’a donné envie de reprendre cette lecture). Si l’histoire japonaise et la Deuxième Guerre mondiale vous intéressent, je vous conseille cette série.

La combe aux loups est en revanche une lecture récente qui m’a laissé un sentiment mitigé. Le début est très lent et je n’ai véritablement apprécié que le dernier tiers du roman. Il est encore question de la Deuxième Guerre mondiale (ainsi que de la première par les séquelles qu’elle a laissées), mais de loin. De très loin même puisque l’histoire se déroule dans la campagne américaine, loin des champs de bataille. La guerre est présente surtout dans l’esprit des gens et les influences de façon parfois irrationnelle.

Mon père est parti à la guerre est un roman jeunesse historique qui nous fait découvrir le quotidien d’un enfant londonien pendant la Première Guerre mondiale. Pédagogiquement, je l’ai trouvé très intéressant, mais je me suis un peu ennuyé.

Je viens tout juste de lire le deuxième tome de Darnand. Ici je vous ai mis la couverture du premier tome qui nous présente le héros de la Première Guerre mondiale. J’avais été un peu déçue par ce premier tome parce que j’attendais autre chose. Sachant à quoi m’attendre, le deuxième tome ne m’a pas fait le même effet et j’ai trouvé ça intéressant parce que j’y ai appris des choses.

Le joueur d’échec, ce livre m’aura pris une éternité. Je ne m’attendais vraiment pas à mettre autant de temps à lire un si petit roman. Je pense que je m’attendais à autre chose. Il n’est reste pas moins intéressant à sa manière. Il est ici question de guerre psychologique et de nazi.

Golden Kamui est un manga plutôt léger. C’est une fiction pure et dure, mais le conflit qui lui sert de décor a bel et bien existé. Et le manga n’est pas sans intérêt pédagogique puisqu’on y apprend plein de choses sur l’aïnou, ethnie habitant le nord du Japon qui a été largement écrasée par la colonisation japonaise. Il y est aussi question de la guerre entre le Japon et les Russes.

La rédaction est un album jeunesse qui parle de la dictature militaire au Chili. Je ne sais pas vraiment s’il est légitime d’en parler ici. Une dictature militaire, ce n’est pas vraiment la guerre. Mais je voulais glisser dans cette sélection quelques albums jeunesse. Celui-ci a une solide réputation, mais moi je ne l’ai pas vraiment aimé.

Le printemps d’Oan est en revanche magnifique. Il est question de la Première Guerre mondiale et des tranchées, c’est triste à mourir et j’ai fait l’erreur de le lire trop tôt à Mimiko qui en a été très troublée (j’ai été obligée de cacher le livre tant le simple fait de le voir dans la bibliothèque la mettait dans tous ses états, un peu comme le tombeau des lucioles pour sa sœur… mauvaise mère que je suis !).

Les larmes interdites m’aura tiré toutes les larmes de mon cœur. Une histoire vraie, une histoire terrible et terriblement bien écrite. J’ai pleuré, j’ai eu mal au ventre, j’ai même été obligé de m’imposer des horaires de lecture pour ne pas en faire des cauchemars. Mais j’ai aussi appris des choses (et détesté l’humanité). À ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir.

Je finis cette sélection avec un autre livre qui m’a arraché toutes les larmes de mon corps : Max, un roman jeunesse qui prend pour cadre les lebensborn, des centres mis en place par le régime nazi pour créer un race pure. J’avais acheté ce livre dans l’idée de l’offrir à mon neveux, finalement j’ai été si bouleversé à la lecture que je me suis abstenu de lui offrir.

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14-14, l’histoire d’une correspondance entre deux personnages de 1914 et 2014

Récemment je vous ai parlé d’un roman jeunesse qui m’avait conquise, 14-14 est également une très bonne surprise. Je l’ai choisi pour son thème – la guerre 14-18 – et aussi pour sa forme qui me paraissait originale, une correspondance entre deux adolescents, l’un de 1914 et l’autre de 2014. Je ne connaissez pas encore les deux auteur de ce roman, , et je dois dire qu’il nous proposent là un très joli roman.

Adrien a 13 ans, nous sommes le 1er janvier 2014 et il a rendez-vous avec son amie d’enfance au cimetière de Laon. Il est bien décidé à lui déclarer sa flamme. Mais tout ne se passe pas comme il l’avait prévu. Tout à son chagrin, il n’a pas la tête à écrire cette carte de veux que sa mère veut absolument qu’il envoie. Et au moment d’envoyer la lettre il la glisse dans cette étrange boite au lettre bleu, juste à côté de chez lui. Étrange, il ne l’avait jamais remarqué. Les boite au lettre de sont-elle pas jaune d’habitude ?

C’est ainsi que sa lettre arrivera chez son “cousin” Hadrien qui habite un petit village dans la campagne non loin de là. Sauf qu’Hadien est en 1914. Une étrange boite au lettre jaune vient d’apparaître juste à côté de chez lui.

Les deux garçon vont entreprendre une improbable correspondance à travers le temps. Ils vont se parler de leur préoccupations, de leur histoire de cœur, de l’école, des parents… Et aussi de la guerre, imminente pour l’un, lointaine pour l’autre.

Ce décalage dans le temps dans lieu à de drôle d’incompréhensions entre les deux garçons ajoutant ainsi une dose d’humour à l’histoire.

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est que s’il nous parle de la guerre et nous donnes des informations très précises sur l’occupation de la Picardie par les allemands en 1914, il le fait de façon détourné noyant le tout dans une histoire fantastique et dans le quotidien des personnages. Nous apprenons donc des choses mais sans avoir droit à un cour d’histoire. Et l’histoire elle même ne devient jamais ennuyeuse à cause des information historique qui y sont distillé.

Par ailleurs, les auteurs s’attardent sur le quotidien des deux garçons ce qui les rends très attachant. Et c’est tout aussi intéressant de découvrir le quotidien d’un garçon de 13 ans de 1914 que d’avoir des détails sur la guerre. Le contexte en devient plus vivant et cela permet aussi (je pense) au jeune lecteur de relativiser sur ses propres problématiques. Par exemple le père d’Hadrien ne veut pas qu’il poursuive ses études après le brevet d’état pour aller au “petit lycée”. Une réalité qu’ont dû connaître beaucoup d’enfants de l’époque mais qui peut sembler très étrange à beaucoup de collégiens actuels (du moins en France). Cela permet peut-être de leur faire prendre conscience de la chance qu’on a de pouvoir choisir d’étudier (ou pas ! puisque souvent ce sont les parents qui envoient au lycées des élèves qui eux ne sont pas (encore) conscient de cette chance).

C’est donc une très jolie lecture, alliant très bien l’utile à l’agréable, on apprend et on s’amuse. Les personnages sont attachant et le style est très agréable, alternant des phases narratives avec des correspondances à la première personne. Des images d’époque illustrent les chapitres, rendant le propos plus réaliste encore.

Une seule petite coquille vient ternir ce tableau. Ce n’est pas grand chose mais ça m’a fait bondir car c’est au tout début du livre et que cela aurais pu facilement être évité : la desciption d’un même personnage à 2 pages d’intervalle présente des incohérences.

P.23 : Il a six mois de plus qu’elle, mais elle est presque aussi grande que lui. Assez pour qu’il n’ait pas besoin de se pencher quand il lui colle soudain un bécot sur la joue.

P.25 : Hadrien se relève pour la suivre […] Il la dépasse d’une tête

Ceci mis à part c’est à mes yeux un très bon roman jeunesse accessible aux bon lecteurs dès 10 ans.

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