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Mangaka #3 – Jirô Taniguchi

L’auteur à l’honneur d’avril ce sera Jirô Taniguchi (谷口 ジロー). Cela fait bien longtemps que j’avais envie de faire un article sur lui, sa disparition récente n’a fait que renforcer ma volonté de lui rendre hommage mais le temps file et je n’en ai rien fait ! Le rendez-vous mensuel Auteur à l’honneur (initié le mois dernier) et le challenge Un mois au Japon sont là pour me motiver.

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Paradoxalement, Jirô Taniguchi est un auteur plus réputé en France qu’au Japon. Et pour cause son style est une sorte de pont entre la BD occidentale et le manga. Son dessin très réaliste et son découpage le rendent très accessibles aux lecteurs de BD non habitué aux codes manga. Plusieurs des œuvres sont d’ailleurs publié dans le sens occidental de lecture afin d’être accessible à tous les lecteurs, même ceux qui sont perturbé par une lecture en sens original.

zoomSon premier manga parut en France est L’Homme qui marche, publié par Casterman en 1995. Bien que l’oeuvre ne fut pas un franc succès commercial à l’époque, il a beaucoup marqué les esprits notamment du côté des auteurs et des éditeurs francophones de BD qui, pour beaucoup, avaient une image très stéréotypé du manga et ne s’imaginaient pas que parmi la production de mangas on puisse trouver des œuvres contemplatives et poétiques telles que L’homme qui marche.

Le manga a d’ailleurs été republié plusieurs fois, la dernière éditions date de 2015. Très bien accueille par la critique, cette première oeuvre traduite ouvre les portes de la France aux mangas de Taniguchi.

Je n’ai pas lu tous ses mangas traduits, mais après en avoir lu un assez grand nombre je distingue deux catégories : ses mangas action au dessin plus réaliste, plus chargé mais peut-être aussi plus beau. Dans cette catégorie j’ai été particulièrement marqué par Le sommet des Dieux, mais j’ai aussi apprécié Sky Hawk. Et de l’autre côté une production beaucoup plus épurée dans le dessin et plus introspective dans le récit. Dans cette catégorie on ne peut que citer Le journal de mon père qui met en lumière l’incompréhension entre le fils et son père avec beaucoup de sensibilité. Cette deuxième catégorie semble s’ouvrir avec L’Homme qui marche. un projet qui a vu le jour grâce à l’éditeur de Taniguchi qui a l’époque lui a demander d’écrire un manga sur la promenade.

Un deuxième tournant dans la carrière du mangaka semble être marqué par sa série au Temps de Botchan, qu’il a écrit avec le scénariste Sekikawa. Pour réaliser ce manga il a beaucoup travaillé son style, il s’est beaucoup interrogé sur la façon de représenter l’histoire. Il a épuré son style réduisant le nombre de traits, notamment sur les visages et en utilisant des trames grises plutôt que des aplats de noir… Des techniques qui l’a ensuite réutilisé pour d’autres manga. Je n’ai pas encore lu cette série, mais après avoir lu l’auteur en parler, j’ai bien envie de découvrir ce manga.

Au Temps des Botchan

La carrière du mangaka

Après son lycée, Jirô Taniguchi quitte le foyer familial pour travailler. Il veut être indépendant et trouve un travail de bureau qui ne le passionne pas. Il ne tiendra pas plus de huit mois. Depuis toujours il dessine des mangas, il décide donc de tenter sa chance comme assistant auprès de Kyûta Ishikawa, un jeune auteur de shônen à succès. Il sera son assistant pendant 5 ans avant de décider de se lancer comme auteur en 1972.

Maken Musashi de Kyûta Ishikawa

Mais ses débuts sont très difficiles, la plus part des histoires qu’il envoie aux éditeurs sont refusées et il est contraint de redevenir assistant pour subvenir à ses besoin. Il travaillera alors comme assistant pour Kazuo Kamimura. Auprès des deux mangaka aux styles, aux personnalités et aux façons de travailler très différentes il apprend beaucoup, d’autant plus que Taniguchi est autodidacte.

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Au début de sa carrière en tant qu’auteur indépendant, Taniguchi travaille pour une revue érotique. Peu à peu il s’oriente vers des manga sur les animaux. Son éditeur lui présente le scénariste Natsu Sekikawa avec qui il collabore sur diverses séries. Puis après la disparition du magazine pour lequel les deux auteurs travaillaient Taniguchi change de collaborateur et se met à écrire des séries avec Caribu Marley. Les deux auteurs collaborent sur de nombreuses séries. C’est une période de travail intensif qui lui permet à peine d’en vivre.

#jirotaniguchi #mangaka #manga

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Après quelques problèmes de santé alarmant. Taniguchi décide de ralentir le rythme, de réduire le nombre de séries en cours. Il cesse de travailler pour des hebdomadaires pour moins subir la pression des délais. Mais finalement son style graphique étant assez travaillé, cela ne signifie pas forcement moins de travail, mais peut-être plus de sérénité. Il n’est plus obligé d’employer plusieurs assistant et peu ainsi mieux gagner sa vie. Les assistants sont en effet payé par le mangaka et non par la maison d’édition. Ce qui créé une relation assez particulière. Taniguchi dit se sentir responsable des assistants qu’il emploie et avoir parfois accepté des projets qui ne l’intéressent pas vraiment pour ne pas devoir mettre ses assistants au chômage.

Une autre oeuvre dont je n’ai pas encore parlé marque une étape importante dans la carrière de Tanigichi : Blanco (1984). C’est la première série longue qu’il écrit seul. Jusque là il avait soit écrit des histoires courtes, soit collaboré avec des scénaristes.

Malgré un succès relatif au Japon, son style et la relation de confiance qu’il a  tissé avec ses éditeurs on fait que Taniguchi a pu vivre de son art, produire de nombreuses séries tout en étant assez à l’abris de la pression que connaissent beaucoup d’auteurs à succès. Heureusement puisque par rapport à d’autres mangaka japonais, Taniguchi a une façon de travailler plutôt lente. Sans être sur le devant de la scène dans le monde du manga japonais, Taniguchi a toujours réussi à suffisamment séduire les lecteurs pour pouvoir poursuivre ses séries au rythme souhaité par ses auteurs. Une seule de ses série, qu’il écrivait avec Caribu Marley a du être stoppé précipitamment. Les auteurs se sont bien vengé puisqu’il ont tué le protagoniste juste avant son dernier combat ! (cette anecdote m’a beaucoup fait rire).

L’inspiration de la bd occidentale :

On lisant les mangas de Taniguchi on peut sentir l’influence de la BD européenne et dans une moindre mesure du comics. Ma connaissance en la matière ne me permettrait pas de mettre le doigt sur les influences réellement mais j’ai ressenti quelque chose de très occidentale à la fois dans son dessin et dans le découpage de ses pages.

Parmi les auteurs européen l’ayant influencé le mangaka cite : Bilal, Giraud- Maebius (qui est devenu un modèle pour lui), Micheluzzi, Giardino, Tito, Crepax, Crespin, Schuiten… Parmis les auteurs américains il cite Frank Frazetta, Richard Corben, Mike Mignola, Franck Miller… Ce sont plus généralement les auteurs paru dans la revue Métal Hurlant à laquelle il s’était abonné à prix d’or qui l’ont marqué. A l’époque les mangakas s’intéressent très peu à la BD occidentale et très peu de titres sont traduits en japonais. Ce n’est donc que par leur aspect graphique et non narratif que la BD occidentale l’influence. Il parle notamment de la « très forte impression de réalisme » et du « fait que les information étaient très nombreuses dans chaque case » contrairement à ce qui se faisait dans le manga. Autour de lui rares sont les auteurs qui partagent son intérêt pour la BD occidentale. Mais il n’est pas le seul, et le magazine Morning pour lequel il travail  tente d’ouvrir une passerelle entre les deux univers en invitant plusieurs auteurs européens à écrire pour le magazine.

bibliographie :

ses mangas disponibles en français par ordre de parution au Japon

  

  

   

   

    Le Gourmet Solitaire

  

  

      

  

  

  

  

Les albums chroniqué sur Ma petite Médiathèque

Pour aller plus loin

Je vous conseille la lecture Jirô Taniguchi l’homme qui dessine, entretiens entre Taniguchi et Peeters. C’est très intéressant, on apprends plein de choses sur la carrière de Taniguchi et sa relation à son oeuvre. Et il se lit très facilement.


 Auteur

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Les enquêtes du limier

Un détective solitaire et ténébreux, une bouteille de whisky et son chien. L’ambiance polar est là ! Mais pas de crimes, de sang et de drames. Taku Ryûmon c’est bien un détective mais sa spécialité est retrouver les chiens de chasse. Un détective spécialisé en chien, voilà une drôle d’idée et avec un pitch pareil on a de quoi être inquiet. Et pourtant ! Personnellement j’ai beaucoup aimé cette série en 2 tomes. Taniguchi arrive avec talent à marier l’ambiance polar et détective ténébreux avec des histoire de chasse et de montagne.

Le personnage principal est charismatique et le tandem qu’il forme avec son chien fonctionne très bien. La façon dont l’histoire est raconté c’est très sympa aussi, Taku Ryûmon parle à la première personne et on a vraiment l’impression de lire un vieux polar, ce contraste avec les histoires de chiens est amusant et rend le récit captivant.

Je suis rarement déçue par les manga de Taniguchi. Pourtant ça m’est arrivé récemment avec le premier tome de Seton, que je n’ai pas vraiment aimé. J’avais peur ici de me retrouver dans le même cas. Il en est rien. Je suis tout de suite rentrée dans le récit et j’ai été captivé par les aventures du héros, chose que je n’avais pas du tout réussi à faire avec Seton.

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Petit panier de manga #12

 Ce nouveau petit panier commence avec une déception, déception que je ne m’explique pas totalement… Et comme écrire des critiques négatives c’est peut-être drôle à faire, mais pas trop dans mon état d’esprit, j’ai souhaité la contrebalancer par des lectures qui ont plu.

Bonne lecture et n’hésitez pas à laisser vos avis 🙂


Fate/Zero – tome 1 :

résumé :

Il y a de cela deux cents ans, trois familles ont décidé d’unir leurs pouvoirs pour atteindre l’ « autre côté du monde ». Les Einzbern, Les Makiri et les Tôsaka. Ils unissent leurs forces et leurs connaissances secrètes pour recréer le Saint Graal et fabriquer le « Récipient ultime ». Cependant ce calice ne peut réaliser le vœu que d’un seul être humain. La collaboration entre les magiciens se transforme alors en conflit violent et sanglant.

Après trois défaites consécutives dans sa conquête du Saint Graal, la famille Einzbern est bien décidée à vaincre cette ultime bataille.

Elle engage le redoutable Emiya Kiritsugu, plus connu sous le nom de Tueur de Mages, et lui confie une relique qui lui permettra d’invoquer le plus puissant des Servants parmi les Esprits héroïques : Saber…

(source : Manga News)

mon avis :

Ce manga je l’ai lu il y a des mois (merci à Manganime pour le concours qui m’a permis de le gagner). Depuis je suis en proie à un dilemme cornélien : écrire ou ne pas écrire une chronique sur Fate/Zero ? Là est la question (heu… ça c’est plutôt un dilemme shakespirien, mais bon… vous avez compris ce que je veux dire).

Le problème c’est que j’ai pas aimé. Mais alors pas du tout ! Sauf qu’à l’idée d’écrire une chronique sur un manga pour le démolir me fait culpabiliser un peu, d’autant plus que ce manga je l’ai gagné. Depuis des mois je laisse donc traîner cette chronique d. Et finalement j’ai trouvé un bon compromis, dans l’anonymat d’un petit panier de manga, mon avis négatifs heurtera moins les susceptibilités et se trouvera contrebalancé par des avis positifs (sur d’autres manga, mais c’est déjà ça ^^)

Ma première erreur a été de vouloir lire ce manga avec une attention particulière. S’il avait été laissé sur une table, comme ça, devant moi. Je l’aurais peut-être lu distraitement, rapidement, et j’airais conclu par un « convenu mais amusant”. Or je me suis dit, si les éditeurs en partenariat avec certains sites mettent en jeu des manga, c’est pour en faire la promotion, pas pour nous faire plaisir. Vu que je reçois ce manga gratuitement, je me dois de le lire attentivement afin de pourvoir donner un avis construit… Noooonnn ! Trop tard !! Je n’ai compris mon erreur qu’en refermant le tome une grimasse de dégoût au visage. Ce manga ne mérite pas tant de haine ! Mais il mérite encore moins qu’on le lise attentivement ! C’est un de ces manga qu’on doit survoler en laissant le cerveau au vestiaire de façon à profiter du défouloir qu’il peut être. Moi je me suis attardé sur les dialogues, sur le scénario, sur le découpage des case, le rythme de narration…. Bref, en lisant Fate/Zero avec une loupe d’enquêtrice, ses petits défauts me sont apparu comme des énormités. Le côté un peu débile à complètement noyé le côté amusant que je cherche encore.

C’est bien joli de dire qu’on aime pas, mais va falloir argumenter ! Bon je vais tenter d’exposer mon point de vue de façon constructive, mais c’est pas facile d’être constructif quand on a le sentiment d’avoir lu le navet de l’année T_T

(Hé les fans ! pas la peine de lancer des tomates, j’ai mon super bouclier anti-tomates-pourries)

Commençons donc par parler du dessin. Il est bien réalisé, plutôt agréable à regarder, mais il n’a a mes yeux aucune personnalité. Il est certes bien exécuté, on voit que l’auteur à une bonne maîtrise, mais il me laisse assez indifférente, un dessin comme on en a déjà vu mille, tout calibré pour l’adaptation en anime. Quand le dessin ne dégage rien de particulier, on mise tout sur le scénario. Enfin, moi en tout cas, je m’accommode bien de n’importe quel dessin, même un peu moche si l’histoire est intéressante. Problème ! Le scénario tient dans un mouchoir de poche. Et d’ailleurs je me suis demandé si l’auteur n’avait pas oublié de se relire tant les propos d’une page viennent contredire ceux de la page précédente.

Commençons par le commencement. Au tout début on nous présente le héros. Un fous furieux qui pour “sauver” le monde s’est investi lui-même de la mission exterminer la vermine et si, au passage, il faut tuer quelques âmes innocentes, aucune culpabilité ne viendra obscurcir son cœur déshumanisé. Déjà là, tu fait une petite pose contemplative : “Waa! quelle originalité ! un héros qui se croit aux dessus de ses semblables et décide de sauver le monde qui lui a rien demandé. ça faisait longtemps, tiens. En plus celui-ci semble avoir été dépourvu d’une qualité indéniable de ses collègues : un cerveau !” Mais ne restons pas sur ces préjugés négatifs, replongeons-nous dans la lecture attentive du scénario.

Le héros fait apparaître un “héros légendaire » qui lui servira d’arme dans un combat à mort contre d’autre combattant armé de héros légendaire tout ça pour gagner le graal pour une obscure organisation qui semble aussi pourrie sinon plus que ses ennemis et qui veut entrer en possession du saint graal grâce au quel elle va pouvoir gouverner le monde. (reprends son souffle) Vous avez là le mouchoir de poche autour duquel se construit cette histoire qui plus qu’une histoire à des allures de jeu vidéo avec des combats à venir entre les différents “héros légendaire” les uns plus fort que les autres. On voit déjà se profiler le combat contre le boss final et la trahison du héros de son clan parce que justement eux aussi c’est des pourris qui courent après le pouvoir et… non j’arrête là les spéculation. Mais c’est vrai qu’on lisant ce manga, j’avais l’impression de regarder la cinématique d’un vulgaires jeu de combat avec zéro originalité. Normal ! A l’origine c’est un visual novel !

Ah! si ! il y a une originalité, amusante mais pas exploité : le héros légendaire qu’invoqué par Emiya Kiritsugu est le roi Arthur qui, surprise ! est une femme. L’idée est amusante mais… ben… rien ! Le héro, gros macho, fait la gueule parce que c’est une femme. La honte, quoi! il va devoir se battre en se servant d’une femme. L’épouse du héros cherche alors à rassurer Athurine : « ça se voit pas mais c’est un homme tellement bon » (plein de petit cœurs)…

Excusez-moi Madame, mais vous avez pas lu le premier chapitre ? Celui où on nous explique que votre mari est un fou-furieux assassin sanguinaire et sans pitié ? Non ? Ah bon? Vous êtes une femme lobotomisé ? Ah, oui, d’accord, je comprends mieux. Un femme dans un manga, quoi. Ben oui, excusez-moi, j’avais oublié…

Non mais sérieux ! Qui m’a mis une godiche pareille dans le scénario, et comble du comble cette idiote d’Arthurette s’entiche de cette femme délicate et… débile.

On se calme l’hystérique, tu vas tout de même pas te faire pousser les poils sous les bras et les fleurs dans les cheveux pour défiler les seins à l’air contre la représentation de la femme dans le manga pour jeune boutonneux ! (et je plaisante hein ! tous les amateur du genre sont pas boutonneux, il y a aussi ceux qui ont passé l’âge :p )

Ah, oui c’est vrai. Pardon, je me calme.

Donc un dessin banal, une histoire de jeu vidéo est des personnages dont le charisme… Quel charisme? Donc des personnages sans charisme, il nous reste…. qu’est-ce qu’y nous reste ? Rien ! Rien du tout. J’ai rien trouve qui veille la peine dans ce premier tome qui m’a fait tomber les bras de déception toutes les trois pages. Je ne me suis pas amusé, je n’ai ni ris, ni pleuré, je n’ai éprouvé aucune empathie pour aucun des personnages et j’ai même envie que le héros perde parce que c’est un con. Il perd, hein ? Dites moi qu’il perd dès le tome deux et qu’on rencontre enfin des personnages qui valent le coup !

Je crois que sur ce coup là, je me suis complètement planté. Non seulement je ne suis pas du tout la cible de ce manga, mais je peux même pas faire semblant.

Est-ce mes argument étaient vraiment constructifs ? Je sais pas, mais quand on aime pas, on aime pas ! Et moi, je ne me suis pas du tout prise au jeu de Fate/Zero. Pourtant il m’est arrive de lire des manga tout aussi débiles et de trouver ça génial. Mais comme je suis fairplay, je vais faire circuler le manga et l’offrir à quelqu’un qui est plus dans le public cible histoire de donner une seconde change à ce tome 🙂

à lire aussi l’avis de sweetmadonna

Fate/Zero

dessin : Shinjiro

scénario : Type-Moon

2010

Type : seinen

Genre : fantastique, aventure

Editeur VF : Ototo Manga

nombre de volumes : 4/7 (toujours en cours)


Petite dédicace pour Tenger : Je comprends pourquoi tu aime autant faire des critiques négatives !! C’est vrai que ça défoule ! XD Tu as une mauvaise influence sur moi, je trouve 😉


Samourai deeper kyo – tome 1 :

résumé :

Nous sommes dans le Japon médiévale, juste après la guerre de Sekigahara et le début du règne des Tokugawa. Kyoshiro, un jeune pharmacien insouciant arpente les rues du pays lorsqu’il tombe sur une chasseuses de prime en mini-kimono (quoi ça existe pas ça ? ben on s’en fous on est dans un shônen !) qui le prend pour Kyo le démon, un assassin recherché ayant sévi pendant la guerre.

Mon avis :

… un shônen, quoi ! Bon, l’héroïne qui en fait des tonnes et tape sur le héros dès que l’occasion se présente, un héros qui a l’air idiot (assurant ainsi le côté comique de l’histoire) mais qui est super fort quand l’autre  se réveille, un peu d’érotisme histoire de, pas mal d’humour, des scènes de combat sanglantes… tous les ingrédients sont là. Pourtant ce premier tome ne m’a pas tellement donné envie. Tout comme le début de la série animé issue du manga que j’avais commencé il y a une éternité et que je crois n’avoir jamais fini (ou alors si je l’ai fini ça m’a pas marqué…)

Samourai deep Kyo

Kamijô Akimine

1999

Type : shônen

genre : samourai, aventure

éditeur VF : Kana

Nombre de tomes : 38 (série terminée)


Soil – tome 1 :

Résumé :

Dans une des ces new town japonaises où les pavillons identiques s’enchaînent, là où les habitant de Soil Town sembles vivre dans une paix bien trop harmonieuse pour être authentique, une famille à disparu. La polisse locale, dépassée, fait appel à des inspecteurs de la ville qui viennent leur prêter main forte dans une enquête officieuse.

Mon avis :

Cette série m’avait été fortement conseillé, et c’est par hasard que je suis tombé sur le tome 1. Je cois bien que ceux qui me l’avaient conseillé étaient dans le vrai ! J’ai beaucoup aimé ce premier tome et j’ai bien envie de continuer la série.

Le tome 1 s’ouvre sur un paysage, toujours le même à différentes époques. Puis la ville, une maison, une famille. Ces trois dernière sont représenté plein page, pourtant le dessin est coupé en 4 cases de taille identique. Ce découpage semble indique que cette maison, cette famille est identique à toutes les autres. Nous somme dans une “new tows” japonaise, une de ces nouvelle villes dortoir ayant vu le jour durant la grande croissance économique. Formé de pavillons identiques, une très grande harmonie semble y régner. Une harmonie qui sonne faut dès les premiers pas. Cette ville cache quelque chose de louche et la disparition soudaine d’une famille et d’un agent de police viennent mettre le doigt sur ce malaise.

Entre le vieil inspecteur macho qui ne peu pas sortir une phrase sans tomber dans le harcèlement sexuel, la fliquette timide et importée qui n’est pas prête de faire évoluer l’image des femmes, le bellâtre bizarre et les habitants plus suspects les uns que les autres, les protagonistes sont antipathiques et pathétique à souhait. L’ambiance est pensante et mystérieuse. Le tout est traité avec un humour décalé et un trait particulier propre à l’auteur et reconnaissable au premier coup d’œil. Que l’on trouve cela beau ou pas, j’aime les mangaka au très unique, Atsushi Kaneko fait parti de ceux là.

J’ai tout de suite aimé la façon dans l’intrigue est traité. L’ambiance rappelle celle de film noirs, des enquêtes policières avec des flics pathétiques… je pense notamment à quelques bons films policier coréens que j’ai vu récemment où l’on trouve le même genre de flics désabusé et où le mystère et le suspens se mêlent à un humour décalé.

Cette serie laissera cependant quelques lecteurs aux bord du chemin, surtout les plus jeunes. Ici pas de beaux gosses, de jolies fille, pas de rythme effréné, pas de prise de tête excessive… Contrairement au seinen qui n’ont de seinen que le nom, ce manga s’adresse à un public assez mature, non pas à cause de la présence de scène violente ou de sexe (il y en a pas) mais par son ambiance particulière. Un ambiance qui moi me séduit au point de non seulement vouloir lire la suite mais de vouloir me la procurer pour ma bibliothèque personnelle. Chose que je devrait faire sans tarder puisque la commercialisation est (ou sera très prochainement) arrêté.

Soil

Atsushi Kaneko

2004

type : seinen

genre : policier, sf

éditeur VF : Ankama

nombre de volumes : 11 (série terminée)


Erased – tome 1 :

résumé :

Satoru Fujinuma, jeune mangaka peinant à percer et travaillant comme livreur de pizza, a un don exceptionnel. Il peut remonter dans le temps quelques minutes afin éviter des accidents. Après avoir sauvé la vie d’un enfant il finit à l’hôpital. Sa mère vient lui rendre visite et de vieux souvenir d’éventements traumatisants refont surface, alors qu’il avait tout oublié. Pourquoi avait-il tout voulu oublié ? Pourquoi ces souvenirs font-il surface maintenant ?

Mon avis :

La suite ! Vite !

J’avais beaucoup aimé l’Ile de Hôshin, du même hauteur. Si dans Erased il y a moins de suspens, moins de mystère, ce premier tome m’a fait une excellente impression. J’ai aimé le lire, j’ai aimé l’histoire et les personnages. Et le cliffhanger de la fin ne peut que donner envie d’en savoir plus ! Le scénario est plutôt bien construit, oscillant entre triller psychologique et fantastique, il ne nous tiens peut-être pas en haleine (le rythme est plutôt lent) mais il a piqué au vif ma curiosité.

Bref un très bon premier tome, reste à voir si la suite sera à la hauteur.

Erased

Sanbe Kei

2012

type : seinen

genre : suspens, fantastique

éditeur VF : Ki-oon

nombre de volumes : 2/4 (série toujours en cours)


Mon histoire – tome 1 :

Résumé :

Il n’avait rien pour plaire, et pourtant…

Takeo Gôda est un lycéen pataud bâti comme une armoire à glace. Les filles dont il tombe amoureux s’éprennent toutes de son ami d’enfance : le beau Sunakawa. Mais un jour il sauve une jeune fille des griffes d’un pervers. Et, pour la première fois, il semble qu’une fille craque pour lui !

(source : Manga News)

Mon avis :

Et bien, ce premier tome m’a plutôt plus. Il est pas d’une grande innovation, on a une trame on ne peut plus classique du shôjo school life avec sa dose de romance et de triangle amoureux. Mais c’est traité avec beaucoup d’humour et une pointe d’originalité : le héros et jolis cœur est moche. Et oui, fini les tombeurs de ses dames, les beaux gausses à vous donner la nausée ! Ici le héros est trop grand, trop costaud, trop niai et pas franchement beau. Pourtant c’est pour lui que craque la jolie fille. Mais faut pas exagérer, il a quand même un beau gosse pour meilleur amis.

Le trio fonctionne plutôt bien, c’est sympatrique. Une lecture détente sans prétention. Est-ce que les tomes suivants seront garder le même intérêt une fois l’effet surprise passé ? J’ai bien envie d’essayer pour voir.

Mon histoire

dessin : Aruko

scénario : Kawahara Kazune

2012

type : shôjo

genre : romance, school life, comédie

éditeur VF : 3/6 (série toujours en cours)


Seton – livre 1 : Lobo, le roi des loup

résumé :

Ernest Thomson Seton, célèbre naturaliste américain de la fin du XIXe siècle, se lance à la poursuite d’une meute de terrifiants loups cendrés semant la panique parmi le bétail. Il répondra à l’appel des grands espaces et de la nature vierge et sauvage…

(source : Manga News)

mon avis :

On y retrouve la dextérité de Taniguchi a dessiner les grands espaces et les loup. Néanmoins je n’ai pas était particulièrement touché par ce volume que j’ai trouvé beau sans être émouvant.

Seton

dessin : Taniguchi Jirô

scénario : Imaizumi Yoshiharu

2005

type : seinen

genre : aventure

éditeur VF : Kana

nombre de volumes : 4


Lady détective – tome 1 :

résumé :

Un homme meurt…Le cadavre arbore le même costume que le héros des « Souffrances du jeune Werther ».
Une arme à feu est retrouvée sur la scène de crime…Tout semble indiquer un suicide.
Et voilà qu’Elisabeth Newton alias Lizzy entre en scène !!
la célèbre auteur de polars reprend l’enquête en main pour prouver que la victime a été assassinée !!
Épaulée par son majordome Edwin qui se trouve être un as du barreau aux 30 victoires consécutives, Lizzy est déterminée à faire toute la lumière sur cette ténébreuse affaire !!
Meurtre, complot, mystère…
Voici un thriller ésotérique au parfum de souffre dans l’Angleterre du XIXème siècle !

(source : Manga News)

mon avis :

Moins élégants que Le protectorat de l’ombrelle, moins subtile dans le langage et le jeux des personnages mais tout aussi distrayant. Ici point de loup-garou ou de vampires mais des crimes à résoudre. La protagoniste est un brin trop hystérique, surtout pour une héroïne de l’époque, elle manque d’élégance mais son flair pour les enquêtes est digne de celui du fameux Sherlock. Dommage qu’elle n’ai pas sa finesse. Quant à son majordome-fiancé-ami d’enfance… les ficelles sont trop grosse pour que je trouve leur relation intrigante, j’irai même jusqu’à dire qu’elle est téléphoné, mais j’attends pour l’affirmer de lire la suite.

Lady détective

dessin : Lee Ki-ha

scénario : Jeon Hey-jin

2011

type : sunjung manhwa

genre : policier, romance

éditeur VF : CLair de lune

nombre de volumes : 6


Baby-sitters – tome 1 :

quatrième de couverture :

Ryuichi et son petit frère Kotaro, qui est encore tout petit, ont perdu leur parents dans un accident d’avion. Ils sont tous deux recueillis par la directrice de l’Académie Morinomiya, mais à une condition : que Ryuichi soit baby-sitter à la crèche de l’établissement ! Que va-t-il faire, confronté à de très énergiques bébés ?!

mon avis :

On fait le plein de kawaï avec des bébé trop’gnon aux joues rebondies… Genre, mais qu’est-qui ma pris d’acheter ce manga ?! Moi, un shôjo plein de bébé ?! Parfois je me surprends moi-même. Et ce qui est plus surprenant encore c’est que j’ai aimé !! J’ai complètement craqué pour ces bébés aux bouilles rondes pas toujours réaliste (des vrais héros de manga qui affrontent l’adversité avec courage sans jamais se plaindre). C’est mignon. Il ne se passe pas grand chose, on enchaîne des petites scènes de vie tendre dans la crèche de l’école. Ryuichi et Kotaro sont deux personnages on ne peut plus classiques (pour être un bon héros de shôjo, faut être orphelin !) mais attachant. Et pour changer un peu, les héros de ce shôjo sont des garçon 🙂 Bref, je suis tombé sous le charme de cette bouffé de tendresse sans prétention.

Baby-sitters

Tokeino Hari

2009

Type : shôjo

genre : comédie, tranche de vie

éditeur VF : Glénat

nombre de volumes 5/9 (série toujours en cours)

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Sky Hawk

Après le western bol de riz, c’est au tour du western sushi ! Et oui, aujourd’hui je vous parle d’une manga western de Jiro Tanguchi : Sky Hwak.

Résumé :

Hiko et Manzo sont deux samouraï du clan Aizu ayant fuit le Japon après la défaite de leur clan lors de la restauration Meiji. Il cherchent asile aux Etats-Unis où ils espéraient faire une nouvelle vie. Mais les choses ne se sont pas passé comme ils l’espéraient. Manzo est blessé et ils trouvent refuge dans une cabane perdue en territoire indien. Alors qu’il rentre de la chasse, Hiko trouve une femme indienne seule qui vient de mettre au monde une petite fille. Elle est à bout de force et ne pourra pas se défendre contre les prédateurs attirés par le sang. Il décide alors de l’amener dans leur cabane. En décidant de protéger cette femme et son enfants, Hiko et Manzo viennent de changer le cour de leur histoire. Ils seront accueilli par une tribu Sioux. Les deux samouraï décident de rester auprès des indiens pour les aider dans leur guerre contre les blancs qui tentent de leur voler leur terres. Ce ne seront pas quelques chercheurs d’or qui leur feront face, mais l’armée du gouvernement américain, bien décidé à se débarrasser des indiens. Une guerre qui malgré tout le courage et la détermination dont feront preuve les valeureux guerriers indiens ne peut être gagne.

Mon avis :

S’agissant d’un manga de Taniguchi, j’avais peut de chance d’être déçue. J’aime son travail, et quelque soit le sujet qu’il aborde, je m’y retrouve toujours.

J’ai aimé sa version du western. Le parti est franchement prix pour les amérindiens, qui sont idéalisé, alors que le méchant blanc n’a rien d’humain. La vision qu’il nous offre est bien trop manichéenne mais cela ne gâche pas le plaisir de la lecture.

D’un côté on voit Hiko et Manzo évoluer, se muer de samouraï japonais et guerrier sioux. De l’autre, l’histoire du pays et des indiens que le gouvernement américain cherche à renfermer dans des réserves. C’est intéressant. ça m’a donné envie d’en savoir plus sur ce volet de l’histoire américaine (si vous avez des bon livres sur le sujet à me conseiller, je suis preneuse).

Sans être le manga du siècle, une bonne lecture.

anime manga aggregator sama Sama It!

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L’homme qui marche

Dans ce manga, on accompagne un homme ordinaire lors de ses promenades, dans son quartier, avec son chien, sur le chemin de la bibliothèque… Taniguchi croque des scène du quotidien banal avec beaucoup de tendresse. Cette homme, d’âge mur, est attachant par son côté un peu enfantin : il grimpe aux arbres, saute sur un mur ou s’amuse à se faufiler dans une ruelle trop étroite. Le voir ainsi s’amuser d’un rien, nous rappelle que le bonheur tient à peu de chose et que c’est à nous de savoir le cueillir, tout les jour, même sur le chemin qui mène à la poste.

Dans le promeneur, on a plus de nostalgie, on s’attarde également plus longtemps sur les découverte que fait le promeneur. Ici le récit est plus décousu, un peu comme une succession de photo dans un album. L’accent est mis surtout sur le plaisir de l’instant, pas sur ce que la promenade nous évoque. Dans ce sens on peut dire qu’il a quelque chose de très zen : être dans l’instant présent, sans se perdre dans nos pensées.

Cependant le côté un peu trop décousu du manga fait qu’il est peut-être moins touchant que le promeneur ou encore Furari.

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Un ciel Radieux – Jirô Taniguchi

Kazuhiro, quarantenaire, rentre de l’usine tard dans la nuit. Takuya, 17 ans, se balade à moto. Un moment d’inattention et c’est le crash. Les deux hommes seront amené aux urgences dans un état très grave. Les deux sont dans le coma. L’âme de Kazuhiro n’est pas prête à partir. Il veut retourner auprès de sa femme et de sa fille. Mais alors qu’il reprend le chemin de l’incarnation, ce n’est pas son corps qu’il intégré mais celui du jeune Takuya. La jeunesse de Takuya et la volonté de Kazuhiro le feront se réveiller et miraculeusement récupérer. Mais une fois de retour à la vie, c’est une famille qu’il ne connais pas qui l’accueil. Sa femme et sa fille ont déjà incinéré son corps, mort au moment même où il réintégré le corps de Takuya.

Ainsi commence cette étrange histoire.

Comme dans beaucoup d’autres de ces autres albums, on peut reprocher à Taniguchi un dessin un peu trop uniforme. Heureusement pour nous, ici, les deux personnages ont un grand écart d’âge, il est donc facile de les distinguer. Si ces personnages se ressemblent toujours son dessin a quelque chose de beau, subtile et sobre qui fait du bien. C’est reposant et cela colle parfaitement avec cette histoire.

C’est l’originalité de l’histoire, qui nous parle ainsi de la mort et de se qu’elle implique pour celui qui part mais aussi pour ceux qui restent, qui m’a particulièrement touché. Elle n’est pas particulièrement travaillé. Avec un tel début on aurais pu imaginer plein de choses. Ici cela reste assez basique. Mais c’est touchant et assez bien construit.

Par son passage dans le corps de Takuya, Kazuhiro aura pu partir le cœur léger, sans amener de regret dans sa prochaine vie. Mais c’est aussi grâce à Kazuhiro que Takuya va changer son regard sur sa propre vie. Grâce à cette homme qui lui a emprunté son corps, c’est un nouveau Takuya qui va reprendre sa place.

Finalement, malgré un départ des plus intrigants, l’histoire est simple, et c’est bien en cela qu’elle est touchante. Un beau manga, un beau Taniguchi. Une lecture pour adolescent et adultes que l’on soit amateur de manga où pas.

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Furari, le cartographe qui marche

furari - vue de Edo

Avec Furari, on retrouve Taniguchi tel qu’on le connaît. Un homme marche et regarde autour de lui. Ici c’est un géomètre cartographe qui arpente les rues d’Edo. Il compte ses pas pour mesurer les distances et, chemin faisant, il observe les paysages, fait des rencontres, s’identifie aux animaux qu’il croise et tente de voir le monde à travers leurs yeux l’espace d’un instant.

Furari n’est pas une surprise, on y retrouve des thèmes que l’auteur traite ailleurs. Tout de suite on pense à Le Promeneur, qui, de façon différente nous montre les rues de la même ville, devenue depuis Tokyo. Les deux marchers, s’ils ne partagent pas la même époque, ni le même but, ont en commun la capacité de s’émerveiller des petits détails que le paysage urbain leur offre.

Furari signifie « au gré du vent », nous c’est au gré des pages qu’on découvre la ville d’Edo et le mode de vie de l’époque. Ce qui ajoute un plus pas inintéressant au lecteurs curieux de l’histoire japonaise. On y découvres des paysages qui rappellent les estampes Ukiyo-e et tout particulièrement celles de Hiroshige.

                 furari - le milan  Hiroshige-Utagawa-Sun

Dans le Milan dessiné par Taniguchi on reconnais tout de suite celui de Hiroshige (Cents Vue de Edo)

Plus loin on voit également des renards qui me rappellent une autre estampe de Hiroshige.

Autre pan de la culture japonaise que ce manga nous fait approcher : la poésie et plus particulièrement les haiku. Avec notre cartographe marcheur, nous faisons la connaissance d’un jeune poète du nom de Issa. Issa est un célèbre poète japonais (1763-1828). Ici Taniguchi le met en scène alors qu’il n’est pas encore connu. Les deux hommes parleront poésie, puis, ensemble ils s’interrogeront sur le mode de vie des poètes, qui eux aussi marchent, voyageant pour faire connaître leur art.

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Si la rencontre avec Issa est très intéressante, celle avec un vieux cerisier, une libellule, ou un pêcheur ne le sont pas moins. A chaque chapitre une nouvelle marche, une nouvelle rencontre.

Un manga comme Taniguchi sait les faire, tout en poésie, rempli de petits riens, un vrai plaisir à lire.

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Titre VO : ふらり

Auteur : Jirô Taniguchi

Éditeur VF : Casterman, collection écriture

Éditeur VO : Kôdansha

Prépublication : Morning

Année : 2010

Type : seinen

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Le journal de mon père

Ce manga était sur mon étagère depuis des mois. Presque un an. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, je ne me décidais pas à l’ouvrir. Comme si j’attendais le bon moment. Mais, quand est-ce le bon moment ? A force d’attendre, j’en avais presque oublié son existence.

C’est il ya quelques jours, à la suite d’une conversation sur la page Facebook de Ma petite Médiathèque à propos de Taniguchi, que l’envie m’est venue de lire Le journal de mon père, enfin !

Une fois la lecture commencé, je ne l’ai pas regretté. Si je devais avoir un regret, c’est d’avoir tant attendu.

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父の暦, (Chichi no koyomi)le jounal de mon père 2

Jirô Taniguchi (谷口 ジロー)

Shogakukan (1995)

Casterman (2007)

L’histoire :

Yoichi apprend la mort de son père et doit se rendre dans sa ville natale pour la veillé funèbre et les obsèques. N’étant pas retourné au pays natal depuis 15 ans, ce retour va faire resurgir en lui de nombreux souvenir. C’est à la veillé funèbre que, par la bouche de son oncle Daisuké, Yoichi va apprendre à connaître son père pour lequel il éprouvé une grande rancune depuis l’enfance, n’ayant jamais accepté le divorce de ses parents. Il découvrira des trait de caractère de son père qu’il n’avais jamais imaginé.

le journal de mon père 3

Ce que j’en ai pensé :

Pour ce qui est de la forme, je possède une superbe version cartonné. Et même si je préfère, en général lire les manga en sens de lecture original, faut avouer que c’est une belle édition que Casterman nous offre là. Quant au dessin, on reconnais au premier coup d’œil le trait caractéristique du maître, à la fois réaliste et stylisé. Simplifié au point que ses personnages semblent avoir tous un peu la même tête. Ce qui rend peut être l’ensemble un  peu trop impersonnel. D’ailleurs, quand la femme du protagoniste réapparaît au dernier chapitre, alors qu’on ne la voit pas depuis le chapitre 1, je ne l’ai pas reconnu. N’ayant pas retenu son nom, j’ai mis quelques pages à me rendre compte de l’identité de ce personnage qui semblait important.

Le dessin, tout comme l’ambiance me rappellent énormément Quartier lointain, le premier manga de Taniguchi que j’ai lu. Bien que ce dernier aie une dimension fantastique, complètement absente dans le journal de mon père, on y retrouve des thématiques similaires : le retour vers le pays natal et les relation père-fils avec les rancunes et les non-dit qui s’accumulent aux fil du temps.

Si le dessin de Taniguchi très épuré est agréable à l’œil, j’avoue avoir préféré ses dessins plus complexes, plus expressifs de son manga Le sommet des Dieux dont j’aurais aimé vous parler. N’ayant pas encore eu l’opportunité de finir la série, il faudra encore patienter un peu.

Mais revenons au journal de mon père !

le journal de mon père 4Le scénario est particulièrement réussi. Taniguchi a réussi à nous faire passer les émotions et les sentiments qu’éprouve Yoichi après une longue absence, le ressentiments qu’il éprouve pour son père depuis l’enfance, le traumatisme qu’a laissé en lui le divorce de ses parents… Toutes ces émotions, Taniguchi sait nous les raconter. Il sait aussi nous montrer le faussé qui sépare le ressenti d’un enfant et la réalité des adultes qui l’entourent. Peu à peu, en écoutant son oncle lui parler de se père qu’il connaissez si peu, Yoichi se rends compte que le ressentiment qu’il éprouvé pour son père durant toutes ces années, n’était pas justifié. Mais maintenant il est trop tard. Trop tard pour parler à son père, trop tard pour apprendre à le connaître, à le comprendre.

Le contexte est triste : on est à une veillé funèbre, les personnages se remémorent des moments douloureux du passé… Mais ce n’est jamais mélodramatique. Tout est exprimé avec tendresse et retenue. Et le ton est juste. En lisant ce manga j’ai pensé à ma propre histoire, à ma propre relation avec mes parents. Et bien que mon expérience soit très différente de celle vécue par Yoichi, j’ai pu m’identifier dans ses réaction d’enfant têtu et obstiné, dans sa rancune et dans son incompréhension. J’ai trouvé cette histoire très émouvante. Cet album était un cadeau de ma mère. Maintenant que je l’ai lu, j’aimerais lui prêter. J’espère que ça la touchera, comme j’ai été touchée.

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Prix du Jury Œcuménique de la BD (2001)

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Quartier lointain, quand le cinéma français adapte un manga

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Le film, réalisé par Sam Garbarsky en 2010, reprend la trame du manga éponyme de Jirô Taniguchi (1998) et la transpose en France.

Étant une grande fan de Taniguchi, j’étais très curieuse de voir ce que donnerais une adaptation live à la sauce Roquefort. Je dis ça parce que c’est typiquement français les fromages qui puent et tout ça, rien à voir avec les origines du Réalisateur, que je connais pas, ni le lieu où se déroule l’histoire. D’ailleurs je ne sais même pas d’où est le Roquefort exactement. Mais revenons au film !

Le casting :

Pascal Gregory : Thomas adulte

Jonathan Zaccaï : le père

Alexendra Maria Lara : la mère

Léo Legrand : Thomas adolescent

L’histoire : c’est donc celle du manga, parfum français

Thomas, un homme d’une cinquantaine d’années, las, déprimé, il se rend à un salon de la BD. Mais en rentrant le soir, il se trompe de train et se retrouve au village de son enfance. Il décide alors de visiter la tombe de sa mère et perd conscience au cimetière. Quand il se réveille, il se retrouve dans son corps de 14 ans. Il veut alors saisir cette deuxième chance qui lui est donné pour empêcher son père de les quitter comme il l’a fait.

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La Bande-annonce :

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Alors, réussie comme adaptation ?

Et bien, j’ai beaucoup aimé ce film. Le début est un peu lent. Cette lenteur met en relief l’état dépressif du protagoniste, mais déstabilise un peu. On se demande pourquoi les acteurs parlent de cette drôle de façon, ça ne fait pas très vrai. Peut-être la déprime est un peu sur-jouée.

Mais une fois que Thomas se retrouve aux jours de ces 14 ans, le ton change. Il a toujours son esprit de 50 ans, qui continue de nous parler en voix off. Mais, être ainsi projeté dans son passé, va lui redonner goût à la vie. Bien que hanté par le souvenir d’un passé douloureux il se laisse porter par l’insouciance de l’adolescence tout en cherchant à comprendre pourquoi son père est parti et, s’il partira encore, cette fois-ci.

Le film est également très drôle. Du moins, moi j’ai bien ris. Voir le jeune Thomas s’émerveiller d’un simple déjeuner en famille et la tête de ses parents qui se demande quelle mouche a bien pu piquer leur gamin… C’est très bien joué et ça m’a beaucoup amusé.

Leo-Legrand.jpgLe casting n’est pas mal du tout. A part Pascal Gregory, je ne connais pas les autres acteurs mais je les trouve tous bien dans leur rôles. La maman est belle comme tout. Le père mystérieux à souhait. Et j’ai craqué pour le petit Léo Legrand, qui est mignon comme tout et nous offre une belle interprétation. Et il est mignon, ah! non, je l’ai déjà dis ça  ^-^’

Pour la peine je vous met un petit portrait  ^w^

Et à la fin du film, ouvrez bien les yeux ! Il se pourrait que vous aperceviez un certain Taniguchi dans le TGV ; )

Le film n’est cependant pas une simple adaptation du manga dans un village français, le réalisateur s’est approprié l’histoire et l’a fait sienne. Outre le pays, de nombreux détails changent comme par exemple le métier du protagoniste. Dans le film il est un auteur de BD ce qui permet une fin plus ouverte. Dans le manga, il y a un côté fantastique : ce bond dans le temps est arrivé. Alors que le film laisse le choix au spectateur : est-ce vraiment arrivé ? Le protagoniste n’aurait-il pas rêvé ? C’est ce que laisse suggérer son regard croisant celui de Taniguchi dans le TGV du retour.

Si le fond de l’histoire est le même : que dirions-nous si nous avions la possibilité de revenir dans le passé et parler au père qui nous a abandonné ? Pour autant, l’histoire est est différente : les détails, la chronologies, le contexte… Cette réinterprétation du manga est une réussite. Très bon film. À voir avant ou après le manga. D’ailleurs, moi, ça m’a donné envie de relire la manga que j’ai lu il y a plus d’un an déjà. 

    DVD édité par Wild Side Video – dispo sur Amazon

Pour en savoir plus sur le film :

La bande originale du film est du groupe français Air, très connu à l’étranger. Taniguchi lui même les écoute en travaillant chez lui. Ils sont également les auteur de la BO du film Lost in Translation de Sofia Copola (super film, soit dit en passant).

Le scénario du film a été écris à 3 mains par Sam Garbarky lui même, Jerôme Tonnerre et Philippe Blasband.

Retrouvez le film sur Allociné pour encore plus d’infos : link. Vous y trouverez, entre autres, des interviews de Sam Garbarsky et Jirô Taniguchi

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Le promeneur

Manga de Jirô Taniguchi (dessin) et Masayuki Kusumi (scénario), publié par Casterman en 2008.

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Résumé :

Uenohara, employé dans une petite entreprise de Tokyo, aime se perdre et se promener dans les différents quartiers de Tokyo, laissant le hasard guider ses pas. Au fil de ses promenades improvisées il fait d’étonnantes petites découvertes : magasins insolites, rue à l’allure d’autre fois, de vieux amis, ou encore une excellente échoppe de ramen. Comme nous le dit M. Uenohara lui même :

« Même en marchant au hasard, je tombe toujours sur des endroits intéressants »

« l’idéal c’est de se promener avec nonchalence »

Chaque chapitre est une nouvelle promenade, une nouvelle découverte.

  • Première promenade : L’Ampoule Edison
  • Deuxième promenade : Les Socques de Shinagawa
  • Troisième promenade : Le Bouquiniste
  • Quatrième promenade : La Fête des hippies
  • Cinquième promenade : Les concombres amers au milieu de la nuit
  • Sixième promenade : Le Chien t la balle
  • Septième promenade : Le Quartier de l’Harmonica
  • Huitième promenade : Les Gâteaux de Mejiro

Avec une interview de Jirô Taniguchi qui conclu l’album.

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Mon avis :

Cet album est publié à la mode européenne : sens de lecture occidental, grand format, couverture cartonnée afin de séduire les amateur de BD qui ne se sont pas encore laisser tenter par le manga. Si j’aime les manga en format original, il faut dire que l’oeuvre de Taniguchi s’accommode très bien du format à l’occidental. On dit, d’ailleurs, de lui qu’il est le plus européen de mangaka. Chez Taniguchi par de sortie de case, de coupes transversales et autres mises en page fantaisistes communes dans les manga. Ici les cases sont bien ordonnées, le dessin et propre et « sage ». On ne trouve pas non plus onomatopée exagérée chez Taniguchi, mais un texte proprement installé dans les petites bulles. La mise en page rappelle celle des BD franco-belge, exception faite du dessin noir et blanc.

Côté graphisme, le dessin de Taniguchi est très propre, réaliste et agréable. Seule critique que je pourrais lui faire c’est que ses personnages se ressemblent tous un peu, ils ne sont pas assez identifiés. On a parfois l’impression de se retrouver face au même personnage, alors qu’il s’agit de 2 personnes différents, loin d’avoir le même age.

Côté scénario, ce manga est un hommage à la contemplation. On savoure avec plaisir les flânerie du héros. Le manque d’action ne rend pas cet album ennuyeux, loin de là. Cet univers contemplatif est bien loin des scénario explosif si répandu dans le manga et ça fait du bien, ça change. Ici on marche, assis sur notre fauteuil, dans les rue de Tokyo et on s’émerveille au côté du héros devant une simple paire de socque ou un vieux puits toujours en fonction.

Après avoir lu Le promeneur, on a envie d’aller se balader, « marcher au hasard » et se laisser séduire par le décor et les petit plaisir du quotidien. Je suis une grande marcheuse. Dès que les distances me le permettent, je ne me déplace que à pieds. Mais contrairement à M. Uenohara, je marche dans un but précis avec une destination et un temps défini, ce qui ne m’empêche pas de profiter du paysage. Mais, après avoir lu le promeneur, j’ai une autre image de la promenade sans but. Cet album me donne envie de sortir et marche, tout simplement .

Excellent album a mettre entre toutes les mains

Idéal pour s’initier à la lecture du manga

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