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FIBD 2018 – Mes pérégrinations, épisode 3

Après les expo officielles du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême (épisode 1 et épisode 2), voici venu le temps des expo non officielles. Il y en a beaucoup, un peu partout dans la ville. Nous en avons remarqué 3. Celle de La boite à Bulle qui se tenais dans la maison des peuples et de la paix, un lieu très agréable, où nous sommes passé aussi pur la pause café. Celle organisé par Eidola et que nous avons longuement cherché (au fait on était pas loin mais on a tourné en rond un moment…) et enfin une sur laquelle on est tombé par hasard.

(cliquez sur l’image pour accéder à la présentation sur le site de la maison des peuples et de la paix)

Dans la première salle on pouvait voir le travail de David Cenou (que j’avais déjà rencontré au FIBD 2017) et José Pablo Garcia que j’ai découvert à cette occasion.

A l’étage supérieur on découvrait le travail de Geneviève Marot dans la première pièce.

Puis celui de Clément Baloup et Gaëtan Nocq dans la deuxième salle. J’ai découvert le travail de ces trois auteurs à l’occasion de cette expo et j’ai particulièrement aimé les planches de Nocq sur Capitaine Tikhomiroff. D’ailleurs nous nous somme offert le livre avec Yomu-chan et avons même demandé une dédicace (que je ne peux pas vous montrer, Yomu-chan garde le livre en otage chez elle).

 

Une chouette expo au tour du témoignage qui m’a donné envie d’aller voir de plus près le catalogue de la Boite à Bulles.

Une autre maison d’éditions profitais du festival pour exposer les planches originales de leurs auteurs présents sur le festival. C’est Yomu-chan qui avait craqué sur le stand d’Eidola pour Polyphonte de Cécile Vallade et Julie Nakache qui nous a entraîné dans les ruelles d’Angoulême à la recherche de la Galerie Art Image où se tenait l’expo. On a cherché longtemps, on a cru trouver souvent… et finalement on y est arrivées ! Les planches valaient le détour et si le livre ne m’a pas personnellement attiré, j’étais assez impressionnée par les planches originales.

 

Enfin nous sommes tombé par hasard sur une expo où nous avons découvert la bande dessinée Cinq branches de coton noir. Les planches nous ont donné envie de découvrir cette bd (qui aurait été une très belle lecture pour le African american Month Challenge) mais je ne l’ai pas acheté, ce n’est que partie remise.

Et cette fois j’ai bel et bien fait le tour de toutes les photos que j’ai prise au Festival (sauf celle ou on nous vois boire, mais ça c’est privé ! ;P ).

Si j’ai le courage (enfin surtout le temps) je ferait un quatrième épisode pour reparler plus en détails des livres que nous avons ramené dans nos valises. Vous pouvez déjà en avoir un aperçu dans l’épisode 1.

 

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Le chat du kimono

Un kimono, un chat et une bd, il y a avait de quoi me mettre en appétit avec ces trois ingrédients là. Rajouté une dose de bon conseil, une belle rasade de dédicace et le tour est joué. Je repartais du FIBD d’Angoulême avec La trilogie de Nancy Peña sous le bras.

Aujourd’hui je vais vous parler du premier volet de cet étrange histoire : Le chat du kimono.

C’est au Japon que tout commence. Un tisserand, épris de la fille du patron, tisse un magnifique tissus aux motifs de chat pour confectionner un kimono à la belle. Mais insensible aux sentiments de l’artisan celle-ci le repousse. Commence alors une guerre de motifs acharnés : chats contre rats, chat contre grue… Un chat sort du kimono et s’égare. Nous le retrouvons sur un bateau, puis dans les rue de Londres. Chat fantasmagorique, hallucination ou simple chat errant ? Faut-il croire la légende ? Et quelle version ?

C’est dans un univers étrange et onirique que Peña nous entraîne, à la suite de ce chat, de son kimono. On y croise des personnages connu, d’autres inconnus, des clins d’œil à la pelle, le tout dans une ambiance fin XIX. Les histoires se croisent, se font écho. Est-ce le hasard où le chat ?

J’ai bien aimé cette histoire qui nous entraîne en terre connue (nous y rencontrons Sherlock Holmes et Watson ou encore Alice) et pourtant nouvelle. C’est très dépaysant et drôle tout en étant intéressant. Intéressant tout d’abord par son approche graphique. Les dessins sont très beau et captivant, surtout quand il s’agit des tissus qui prennent vie. Il est original et immédiatement reconnaissable (ça me change des manga pré-calibré !). L’histoire aussi est intéressante. Si on se demande parfois où est-ce qu’on va, on fini par se laisser aller et suivre les rocambolesques aventures de ce drôle de chat. Peu à peu l’intrigue se construit et les éléments se lient entre eux de façon étonnante. Si l’album se suffit à lui seul arrivé à la dernière page on a bien envie de découvrir la suite et voir vers quelles autres aventures se chat va-t-il nous entraîner.

Une très bonne lecture !

mon album dédicacé
mon album dédicacé

à lire aussi les avis de Mo’ et Champi

bientôt sur k.bd

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L’immeuble d’en face

Après une première version de 80 pages auto-produite, L’immeuble d’en face est publié par La Boite à Bulle en 3 tomes dans la collection contre-jour.

l'immeuble d'en face

Tome 1 paru en 2004, sélectionné pour le Festival International de la Bande-dessinée d’Angoulême en 2005

Tome 2 paru en 2007

Tome 3 paru en 2010

Résumé :

Tout au long de ses trois tomes ont apprend à connaître les locataires de cet immeuble de Lille. On les suit dans leurs tribulations du quotidien : promenade du chien, tasse de thé, rencontres sur le palier, querelles d’amoureux… la vie aussi vraie que nature. Au rez-de-chaussé vit une mère célibataire enceinte, au premier un couple d’âge mûr avec leur gros chien et au dernier étage un jeune couple d’étudiants.

Mon avis :

L’éditeur présente le premier tome de la série comme un « manga à la française qui devrait séduire les amateur aussi bien de shojo que de roman graphique« . Moi je trouve que le travail de Vanyda est bien plus qu’un « manga à la française« . Elle a su créer son propre style à mi chemin entre le manga et la BD franco-belge.   Son coup de crayon est tout de suite reconnaissable. Dessin noir et blanc au trait fin, simple et expressif. Si on retrouve parfois quelques mimique et une mise en page qui rappellent le manga, le dessins est très loin des standards du shojo. On sent plus l’influence des manga dans les dialogues que dans le dessin. Si je devait comparer cette BD à un manga j’aurais plutôt parlé de seinen dans le genre tranche de vie, car il y a aucun ingrédient du shojo. Pas de romance, mais la vrai vie de couple avec leur interrogation, leur haut et leur bas.

Les personnages ont une belle profondeur et sont très attachants. Le jeune couple prédomine, avec leur amis par le nombre de pages qui leurs sont accordé, sans doute dû à l’âge de l’auteur. Les scènes de la vie quotidiennes sont touchante de vérité .

Raconté comme ça, on pourrait s’attendre à quelque chose de plutôt ennuyeux, mais pas du tout ! Il y a peut-être pas de grande aventure, d’énigme à résoudre ou d’intrigue amoureuse tordue. Mais on se prends d’affection pour ces personnages, on a envie de les suivre, de les voir évoluer, grandir, vieillir… On enchaîne les trois tomes et à la fin on se dit « oh non, déjà fini! », on aurais voulu rester dans cet immeuble encore un peu plus longtemps.

Une très bonne BD, un auteur à retenir.

-_-_-_-_-_-

Du même auteur :

Trilogie Celle que … publiée chez Dargaud.

On suit Valentine, une jeune ado qui se cherche. Un univers peut-être un peu plus shojo, puisque on se retrouve au collège, puis au lycée. Une très bonne BD aussi. L’influence du manga y est beaucoup plus présente, surtout par de nombreuses références. Les personnages sont très bien traité et même si j’ai quitté le lycée depuis… longtemps ^^, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette trilogie que je vous conseille également.

Vanyda a également collaboré avec F. Duprat sur L’année du dragon. Comme je ne l’ai pas lu, je n’en dirais pas plus.

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