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Basil et Victoria

Si les premières pages d’Alvin m’avaient choqué par leur ton cru que dire Basil et Victoria de Edith et Yann, sorti chez Les Humanoïdes Associées. De tout évidence cela faisait trop longtemps que je n’avais pas lu de BD jeunesse !

Basil et Victoria sont deux petits vagabonds qui arpentent les rues du Londres du XIX. Et pour les petits vagabonds la vie et loin d’être un long fleuve tranquille. Les bas fond sont malfamé et Basil et Victoria sont amené à fréquenter des gens peu fréquentables.

Couverture de Basil & Victoria -5- Ravenstein

J’ai découvert la série avec le tome 5 que j’ai emprunté à la bibliothèque. Cela faisait un moment que je la voyais dans le rayons jeunesse et après m’être lancé dans le challenge British Mysteries je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir.

Edith et Yann sont deux auteurs français mais cette série est tout à fait dans l’ambiance des British Mystéries, nous sommes à Londres, la reine Victoria est sur le trône et ce n’est pas les mystères qui manquent dans la vie des deux jeunes vagabonds. Dans le tome 5, c’est un étrange monstre qui prends la forme d’un grand corbeau qui inquiète les enfants. Victoria va tomber amoureuse d’un beau ramoneur/voleur et va rejoindra ça bande tandis que Basil va être engagé pour retrouver les corbeaux de la tour de Londres. L’avenir de l’empire britannique en dépend !

Bien qu’il s’agisse du cinquième tome, cela ne m’a pas empêché de suivre l’histoire qui est complète. Cela m’a même donné envie de lire les autres tomes de la série. Série de 7 tomes sorti de 1990 à 2007.

Comme j’avais bien aimé ce cinquième tome je suis retourné à la bibli et j’ai emprunté les premiers tommes. Cette fois je les ai lu dans l’ordre ^^

La première chose qui m’a frappé dans le tome 1 c’est le dessin, il n’est pas exactement pareil. Il a une patine très différente même si on reconnais tout de suite les personnages.

Couverture Basil et Victoria, tome 2 : JackDans le premier tome, on découvre Basil et Victoria et leur vie dans les bas fond londoniens. Il vivent de petits larcin et de chasse au rats. Et les rats ça ne manque pas ! Un gars très louche leur propose de se faire un bon paquet d’argent en lui ramenant une jeune fille hindou qui s’est échappée de chez elle. C’est para hasard que Basil tombe sur elle. Si leur projet est dans un premier temps de la ramener chez elle pour gagner du fric, ils changent d’avis quand il découvrent les raison de sa fuite. Sur les marmots plane l’ombre de Sherlock Holmes. On ne le verra pas, en revanche les enfants vont avoir à faire au Dr Watson (pas vraiment montré sous un très bon jour).

Si l’ombre de Holmes plane sur le scénario du tome 1, c’est Jack l’éventreur qui hante le deuxième tome. Faut dire que ce sont deux figures incontournables du Londres de la fin du XIX. Une autre figure fait fait une apparition : Dickens en personne !

Entre une référence et l’autre, on suis les aventures des enfants, toujours aussi débrouillard et mal éduqués.

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British mysteries 2016_2.jpg

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Pietrolino

Je délaisse le thème des contes de fée le temps d’une lecture commune partagé avec l’équipe de k.bd : Pietrolino, de Jodorowsky et Boiscommun publié chez Les Humanoïdes Associés.

Nous somme à Paris, sous l’occupation. Pietrolino et sa petite troupe de saltimbanques (lui-même, son assistant et la sulfureuse Colombella dont les seuls atouts semblent se situer entre la poitrine et l’entre-jambes) entrent dans un café pour proposer leur spectacle. C’est le début d’une bien triste aventure qui coûtera à Pietrolino, l’usage des ses mains, des long mois de travaux forcés et un cœur brisé. Mais le clown au cœur brisé, sait rebondir ! Après la libération il reconstruit un petit cirque avec une jeune femme talentueuse, et son fidèle assistant de toujours, puis ensemble il intégreront un grand cirque. De cœur brisé en cœur brisé, Pietrolino va s’envoler.

Il y a dans cette bande dessinée quelques chose qui m’attirait. Je l’avais repérées dans les bacs de la bibliothèque. A plusieurs reprises je l’ai feuilleté pour finir par abandonner dans son bac. Pourquoi ? Je ne sais pas. Finalement je me suis laissé convaincre et l’ai emprunté. Je ne regrette pas !

Cette bande dessiné en deux volumes nous raconte une histoire assez triste. Pietrolino n’a pas une vie facile et son cœur sensible et mis à rude épreuve. Ses aventures et mésaventures nous sont racontées avec beaucoup de poésie. Pietrolino est tantôt pathétique, tantôt attachant, parfois beau. L’affection que lui porte son assistant et touchante et la fin belle, même si un peu étrange. Côté dessin j’ai apprécié les visages toujours très expressifs.

#BD Pietrolino

 

Une très bonne lecture que, encore une fois, je dois aux k.bdistes.

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