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Furari, le cartographe qui marche

furari - vue de Edo

Avec Furari, on retrouve Taniguchi tel qu’on le connaît. Un homme marche et regarde autour de lui. Ici c’est un géomètre cartographe qui arpente les rues d’Edo. Il compte ses pas pour mesurer les distances et, chemin faisant, il observe les paysages, fait des rencontres, s’identifie aux animaux qu’il croise et tente de voir le monde à travers leurs yeux l’espace d’un instant.

Furari n’est pas une surprise, on y retrouve des thèmes que l’auteur traite ailleurs. Tout de suite on pense à Le Promeneur, qui, de façon différente nous montre les rues de la même ville, devenue depuis Tokyo. Les deux marchers, s’ils ne partagent pas la même époque, ni le même but, ont en commun la capacité de s’émerveiller des petits détails que le paysage urbain leur offre.

Furari signifie « au gré du vent », nous c’est au gré des pages qu’on découvre la ville d’Edo et le mode de vie de l’époque. Ce qui ajoute un plus pas inintéressant au lecteurs curieux de l’histoire japonaise. On y découvres des paysages qui rappellent les estampes Ukiyo-e et tout particulièrement celles de Hiroshige.

                 furari - le milan  Hiroshige-Utagawa-Sun

Dans le Milan dessiné par Taniguchi on reconnais tout de suite celui de Hiroshige (Cents Vue de Edo)

Plus loin on voit également des renards qui me rappellent une autre estampe de Hiroshige.

Autre pan de la culture japonaise que ce manga nous fait approcher : la poésie et plus particulièrement les haiku. Avec notre cartographe marcheur, nous faisons la connaissance d’un jeune poète du nom de Issa. Issa est un célèbre poète japonais (1763-1828). Ici Taniguchi le met en scène alors qu’il n’est pas encore connu. Les deux hommes parleront poésie, puis, ensemble ils s’interrogeront sur le mode de vie des poètes, qui eux aussi marchent, voyageant pour faire connaître leur art.

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Si la rencontre avec Issa est très intéressante, celle avec un vieux cerisier, une libellule, ou un pêcheur ne le sont pas moins. A chaque chapitre une nouvelle marche, une nouvelle rencontre.

Un manga comme Taniguchi sait les faire, tout en poésie, rempli de petits riens, un vrai plaisir à lire.

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Titre VO : ふらり

Auteur : Jirô Taniguchi

Éditeur VF : Casterman, collection écriture

Éditeur VO : Kôdansha

Prépublication : Morning

Année : 2010

Type : seinen

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River’s edge

C’est suite à un appel lancé sur la page facebook de Ma petite Médiathèque dans lequel je demandais quelques conseils concernant des lectures shôjo que j’ai lu River’s edge.

Quel est le rapport entre le shôjo et River’s edge ? A vraie dire il y en a aucun, ou presque. La conversation est passé du shôjo au josei et du josei à Okazaki Kyokô qu’on m’a présenté comme « la mère du josei ». Une mangaka a connaître.

Du coup, ben je suis allée voir ce qu’elle avait écrit, parmi ses titres, le résumé de celui-ci m’a intrigué et en plus, je l’ai trouvé d’occaz. Ni une, ni deux j’ai commandé et deux jours plus tard je faisait la connaissance de Okazaki Kyokô (enfin, de son travail).

Une fois le manga chez moi, en l’ajoutant à ma collection sur Manga News, j’ai découvert qu’il s’agit d’un seinen. J’ai cru un instant que pour mon objectif « découverte du manga pour femme » c’est raté, mais finalement c’est bien un josei qui a été intégré à la collection Seinen de l’éditeur français.

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Résumé :

3 adolescents qui n’ont rien en commun vont se retrouver réuni par un étrange secret : la découverte d’un cadavre sur les berges de la rivière derrière le lycée. Ces trois adolescents sont confronté à la dureté de la vie chacun d’une façon différente, chacun doit faire face à ses propres difficultés. La complicité que crée le partage de ce secret leur offre un moment de répit.

Ce que j’en pense :

Le dessin est pas joli, je dirais même plus, il est moche. Très simple, stylisé, peu soigné… Et j’avoie que ça m’a un peu rebouté quand on m’a parlé de cette mangaka. Mais on m’avait assuré que les histoires valent vraiment le coup, j’ai fait confiance et passé le cap de cette première impression négative. Et j’ai bien fait. Parce que c’est pas joli mais le style de Okazaki Kyokô se marie très bien avec le scénario de ce manga. A l’instar de son coup de crayon, les personnages sont des ados brouillons, pas fini et pas très jolis jolis.

Dans River’s edge pas d’héroïnes candides aux grands yeux brillants, mais des filles paumées qui couchent, qui fument, il y en a même qui vomissent après chaque repas.
Pas de jeunes lycéens courageux défendant de nobles valeurs de camaraderie non plus. Non, ici, il y a des garçons violents qui prennent plaisir à tabasser leur camarade et Yamada, le souffre douleur, qui reçoit des coups sans rien dire, un petit copain qui couche avec la meilleur amie de sa copine… Que du joli monde ! River’s edge nous décrit des jeunes dont le mal de vivre sonne sans doute plus vraie que ces romance où le courage et la perseverance l’importent toujours. Ici pas de nobles valeurs, pas de héros ou de héroïnes.

Dans le lycée que Okazaki nous décrit, on n’a pas vraiment envie d’y aller. Elle ne nous fait pas regretter notre jeunesse non-plus. En cela je la trouve juste. Car oui, l’adolescence c’est pas tout rose, c’est pas toujours facile et pour certains c’est carrément dur. Les personnage que la mangaka nous donne à voir sont plausibles. Ils sont mal dans leur peau, ils sont pressés de passer à autre chose, ils veulent être ailleurs.

River’s edge n’est pas pour autant un triste tableau noir. S’il nous montre des personnages en mal de vivre, il est aussi plein d’espoir car ces même personnages sont plus fort qu’il n’y parait et on sait qu’ils vont s’en sortir. Ils suffit de tenir bon, encore un peu, et de grandir.

Et au final, il ne reste rien de cette première impression que le dessin de Okazaki peut laisser au début, on fini même par l’aimer. D’ailleurs, chose étrange, le trait m’était familier, cela me faisait vaguement penser quelques chose que j’aurais déjà lu, mais je n’arrive pas à savoir de quoi il s’agit. En tout cas c’est le premier manga de Okazaki Kyokô que je lis. A la réflexion, l’ambiance de River’s edge me rappelle  Déviances de Tôme Kei, qui bien que moins violent, montre des ados tout aussi désabusé. Dans le dessin aussi on trouve quelque chose de similaire.

Petite anecdote : en cherchant des infos sur le net je suis tombé sur un film américain de 1986 qui s’intitule River’s edge et où il est question d’ados et d’un cadavre sur les rives d’une rivière. L’histoire du film n’a en elle même rien à voir avec celle de Okazaki, mais je trouve que cela fait beaucoup de coïncidences pour un simple hasard, non ?

 

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Titre VO : リバーズ・エッジ

Auteur : Okazaki Kyokô (岡崎京子)

Publication au Japon : Takarajimasha – 1994

Editeur Fr : Casterman, collection Sakka

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=> Carolus en parle aussi et c’est sur le Furum du Club Shôjo que ça se passe.


Vous avez des conseils, des suggestions ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ou un message sur la page Facebook de Ma petite Médiathèque.

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It’s (my) your world

Il y a quelques jours j’ai reçu un mail de Kana pour m’informer de mises à jour de leur site et (c’est là que ça devient intéressant) que, pour les abonnés à leur newsletter, kana donnait accès à la totalité du tome 1 de It’s your wold en ligne. Vous pensez bien, j’ai tout de suite cliqué sur le lien. D’autant plus que je m’étais récemment renseignée sur ce titre.

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Résumé :

Hiroya, jeune collégien japonais, déménage avec sa famille à Paris. Il va devoir faire face aux difficultés de l’intégration, la barrière de la langue ne l’aidant pas beaucoup. Il arrivera tout de même à se faire une petite place et à s’habituer aux nouvelles mœurs locales (ah! ces français et leurs bises…)

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Ttitre original : Its your world

Auteur : Kawakami Junko

éditeur français : Kana (collection Made in)

première publication : 2008

2 tomes (toujours en cours)

Type seinen, genre tranche de vie.

Mon avis :

C’est léger, parfois un peu stéréotypé, mais assez vrai. Sans pousser trop loin dans la réflexion, It’s your world met en évidences les difficultés que l’on éprouve en débarquant dans un nouveau pays. Il faut tout (ou presque) désapprendre. C’est parfois fatigant, démoralisant, mais on y réfléchissant bien, les gens sont finalement partout les même. Et pour peu qu’on fasse des effort, on arrive à  se faire une petite place dans ce nouveau monde.

Le ton est léger mais juste. Je me suis identifié facilement au héros, ayant moi-même vécu une histoire similaire. It’s your wold finalement, is my world. Et Hiroya ne s’en tire pas si mal. Bien que certaines scènes sonnent parfois un peu cliché, c’est vraiment comme ça que ça se passe. Je pense notamment à la scène où, au début de l’histoire, Hiroya et sa sœur annoncent à leurs camarades de classe leur départ pour la France. Cela m’a bien fait sourire et je me souvient encore de la réaction de mes anciens camarades quand je leur ai annoncé la même nouvelle, leur réaction était encore plus cliché que dans le manga !

Ni fous rires ni larmes, mais une succession de moment de vie de ce jeune expatrié qui me font sourire, me ramènent au « bon vieux temps ». Une lecture très agréable. Le dessin est simple, assez classique, pas particulièrement chiadé, mais efficace. Un bon manga, quoi.

Pour conclure : Merci Kana ! Maintenant j’ai bien envie de lire la suite (mais il y a d’autres titres en haut de ma wish-list, alors ça sera pas pour tout de suite).

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Five, le shojo ultra-cliché

Nous avons reçu ce manga en cadeau lors d’une opération promotionnelle de l’éditeur : pour deux manga acheté on recevait un troisième gratuit choisi parmi une section de titre faite par l’éditeur. J’en ai profité pour acheter la suite de Bakuman et Five était la surprise qui l’accompagnait.

Cette opération ne date pas d’hier, elle a eu lieu l’été dernier mais, depuis, ces manga ont rejoint la bibliothèque de A-chan. Je n’y ai pas mis les pieds depuis plusieurs mois. C’est le challenge lancé par le Club Shojo sur le forum qui m’a donné l’idée d’aller piquer quelques manga sur ces étagères là, dans l’antre de la bête. Bête fort sympathique, puisque quand je lui ai fait part de mon projet, elle m’a dit « bouge pas », a disparu dans son antre et en est ressorti les bras chargé de shojo et de shonen. Que des titres que je ne connaissez pas, à l’exception d’un que je lui avais déjà piqué (Library wars – Love & Wars).

De cette pile j’ai donc tiré Five, occasion de relever à la fois le défi lancé par le Club Shojo et mon défi perso : lire du shojo en 2013. Et avec Five je ne pouvais pas plus mal tomber : plus shojo tu meurs !

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Résumé :

Hina, jeune lycéenne qui a passé sa jeune vie à déménager au grès des mutations de son père, va intégrer un nouveau lycée et elle se réjouit : ce sera le dernier, fini les déménagements, elle va enfin pouvoir se faire des amis. Mais voilà qu’à sa plus grande surprise, elle se retrouve dans une classe rassemblant la crème de l’école et qui ne compte qu’une seule fille, Hina elle-même. Le tops 5 de cette classe, les 5 plus beaux, plus intelligents et plus indisciplinés élèves de la classe vont prendre Hina sous leur aile. Hina qui ne se laisse pas impressionner remet Toshi, le plus beau mec du lycée en place dès son arrivé. Ce qui lui vaudra avoir, la première, touché son cœur. Ce coureurs de jupons est-il sincère envers Hina ? Ou la fait-il marcher ? Que de suspens ! (non je rigole, il y a pas de suspens du tout!)

Fiche technique :

Titre VO : ファイブ

Auteur : Shiori Furukawa

Année première parution : 2004

Éditeur VO : Shûeisha

Éditeur VF: Kana, collection Kana-shojo

Nombre de tomes : 15 (terminé)

Mon avis :

On prend tous les cliché du genre shojo life-school, on secoue bien et voilà : Five est servi. Tout y est : l’héroïne naïve et spontanée, le harem dans lequel l’héroïne qui rêvait d’amour va pouvoir faire ses emplettes… Côté bishonen il y en a pour tous les goût :

  • le populaire : premier au classement, beau, rebelle, adulé par toutes les filles du lycée qui se disputent ses faveurs. Bref, l’incontournable prince du lycée.
  • le sportif.
  • l’enfantin.
  • le beau ténébreux laconique.
  • et bien sur l’intello.

Quelle originalité ! On avais jamais vu ça avant.

Mais le manque d’originalité ne s’arrête pas là. Le scénario est aussi creux que le point de départ. On n’a aucune surprise. L’héroïne, par sa pureté et sa naïveté complètement anachronique (on est au XXI siècle, m***), doublé d’une bonne dose des spontanéité et de sincérité, va conquérir le cœur de ses jeunes fougueux et réussir là où aucune fille n’avais réussi avant, toucher le cœur de Toshi, à moins qu’il ne joue la comédie. Là encore on a un goût de déjà vu.

Du déjà vu donc, mais puisque c’est une recette qui marche, la mangaka aurait tort de se priver. Le problème ce n’est pas tellement que la trame de fond soit banale, c’est qu’ici il n’y a pas ce petit plus qui nous ferait aimer une série dont on connais déjà toutes les ficelles. Non, ici il y a rien. Que du cliché. Et du gros cliché, qui a eu au moins le mérite de me faire sourire toutes les deux pages tellement c’est gros.

Commençons par le commencement. Page 6, alors que Hina vient arriver au lycée et que le professeur l’escorte jusqu’à sa nouvelle classe, elle croise dans les couloir un couple qui s’enlace. Sa réaction est immédiate :

Beurk ! Je cherche l’amour, bien sûr, mais rien d’aussi dégoûtant…

My God ! Mais que faisait donc ce couple dans les couloir de l’école ? Rien, rassurez-vous. Il ne s’embrassent même pas. Le garçon tient une fille son ces bras, celle-ci qui fait une bonne tête de moins que lui (comme il se doit) enfuis la tête dans son épaule enlaçant de ses deux bras le coup du jeune homme.

Beurk ! mais qu’on conduise ces deux dévergondé au bûcher, faire de pareille choses en public ! A-t-on déjà vu ça ?

Bon, je me moque, mais faut replacer ça dans son contexte. Je ne suis jamais allée dans un lycée japonais mais j’imagine aisément que les mœurs n’y sont pas si légère que dans les lycée français. Et pour tout vous avouer, j’ai eu un peu près la même réaction la première fois que j’ai mis les pieds dans une école française. J’étais vraiment choqué par ces comportement libertins. Enfin, s’embrasser dans la cours d’école, voyons, vous n’y pensez pas !

Va pour cette remarque vieux jeu. On continue la lecture. Et là, j’ai pas le temps de lire deux pages que je souri déjà. Elle arrive dans sa nouvelle classe et surprise ! Il n’y a que des garçons. Passons sur le fait que cette « surprise » manque totalement d’originalité scénaristique, mais intéressons nous plutôt aux explication que nous propose la mangaka : la classe A+ que Hina vient d’intégrer regroupe les meilleurs élève de l’école et Hina est la première fille a attendre le niveau pour y accéder. Pourtant il suffit de s’intéresser ne serait-ce qu’un peu à l’univers des études, consulter quelques statistique pour savoir que, dans la vraie vie, les femme ont globalement de meilleurs résultats scolaires, et font des études plus longues. Ce lycée doit faire sans doute office d’exception…

Après cela, il y a des clichés, encore des cliché… Je ne vais pas m’amuser à tous les énumérer, ça serait beaucoup trop long. J’ajouterais juste que si globalement le titre manque d’originalité, quand la mangaka veut nous proposer des petites idée sympa, ben… ça fait flop ! Comme avec cette fête du sport complètement absurde, mais pas assez loufoque pour être drôle. C’est juste absurde. Et tout ce que j’ai pu me dire en la lisant c’est « mais bien sûr. Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu » (vous avez vu ces références culturelles de ouf!).

Reste les personnages. Mais là encore, la mangaka n’arrive pas à me convaincre : Hina est sympa, a un fort caractère qui vient compenser son excessive naïveté, mais les autres personnages manquent de profondeur. On nous esquisse vite fait Toshi, le populaire. Quant aux autres garçons, ils sont là juste pour faire joli. Rien ne les rends particulièrement sympas ou attachants, ils sont des stéréotypes purs et durs, sans rien de personnel.

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Côté graphisme, alors ? Je trouvais les couvertures super jolies, et elle me laissait croire que il y  aurais du peps, du nouveau, quelque chose dans ce titre. Publicité mensongère ! Les couvertures sont très bien réussies, mais à l’intérieur, le dessin est aussi plat que le contenu de l’histoire. Un dessin très typé shojo, et qui n’est même pas joli. De trop gros yeux, qui restent assez inexpressifs. Inexpressif c’est justement le mot qui qualifierait le mieux ce dessin qui n’apporte rien de bien nouveau. Un point positif tout de même : la mangaka a un bon sens du découpage et du rythme ce qui rend la lecture dynamique et plutôt plaisante. Sans doute le titre aurais été mieux réussi avec l’aide d’un scénariste.

Pour conclure, voilà un titre stéréotypé qui n’a pas le petit plus qui peut le rendre intéressant et qui ne me donne pas du tout envie de lire la suite. Je dirais même que c’est l’exemple même de ce qui me fait dire : « j’aime pas le shojo ».

N’hésitez pas à laisser vos impression sur ce titre, ici (un petit com fait toujours plaisir) ou sur le forum du club shojo ou vous trouverez des avis partagé, si certaines shojophiles ont été déçue par ce titre, d’autres semblent beaucoup l’aimer. Comme qui dirait, « à chacun ses shojo » 😉

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Petit panier de manga # 2

Même principe que pour le premier panier : des tomes  de manga piochés au hasard sur les étalages pas cher. Je prends tous ce que je trouve pour découvrir des auteurs et des éditeurs, me faire une idée avant de chercher à en savoir plus.

Aujourd’hui c’est un tout petit panier, avec 2 tomes seulement. Deux seinen au style très différent :

Red Garden – T2 :

 Manga que j’ai eu le plaisir de découvrir sous le sapin. Bien que je n’ai pas lu le tome 1, je n’étais pas perdue. Ce tome deux commence par un bref résumé du tome précédent et la présentation des personnages principaux, ce qui m’a parmi de m’y retrouver sans problèmes.

L’histoire : 4 jeunes femmes ont été assassinées en cherchant leur amie commune Lise. Bien que mortes, elle se réveillent sans souvenir de cet épisode. C’est une mystérieuse femme qui leur apprend cette triste vérité et leur annonce qu’elle vont devoir se battre contre des monstres. (tout ça se passe dans le tome 1, je ne fait donc que résumer le résumé).

Le tome deux se concentre surtout sur l’une de ces 4 jeunes filles : Kate, la meilleure amie de Lise.  On y voit aussi Claire, tandis qu’une amitié commence à se construire entre ces deux jeunes filles dont le seul point commun est d’être des amie de Lise (et aussi de devoir se battre ensemble). Les deux autres n’apparaissent que lors de combat, auxquels, d’ailleurs, elle prennent peu part, puisque c’est surtout Kate, mue par une étrange force, sa volonté de survivre et peut-être aussi manipulé par autre chose, qui défonce tous les méchants monstres. Méchants oui, parce qu’il s’agit de tuer ou être tué. Mais que se cache vraiment derrière ses humains qui deviennent soudain des créatures monstrueuses et agressives s’attaquant à d’étranges jeunes combattantes, toutes mortes et pourtant pourvue d’un corps extrêmement puissant ? Difficile de trancher entre les deux camps, les jeunes filles sont manipulé par des personnes fort peu recommandables qui se battent contre des gens pas plus recommandable mais qui semblent ne rien vouloir d’autres que survivre eux aussi.

Si le tome 2 fait la part belle à la jeune et jolie Kate, on y apprends aussi à connaitre Hervé, mystérieux jeune homme qui à assassiné les 4 jeunes femmes et qui se bat pour protéger son adorable petite sœur (et oui, il y a toujours une adorable petite sœur) menacée par une terrible maladie.

Une histoire classique, certe, mais efficace. Du mystère, de l’action à la pelle. Le tout servi par le très beau dessin de Ayamura Kirihito. Une touche en trop de gotique Lolita à mon goût, mais très beau quand même.

Red Garden

Scénario : Gonzo

Dessin : Ayamura Kirihito

Type : Seinen

Editeur VF : 12 Bis

4 tomes (términé)


Aya Conseillère culinaire – T4 :

Ce tome 4 se focalise principalement sur le personnage de Kowai Ippei, l’associé de Aya, l’héroïne de la série. Celui-ci a une semaine pour apprendre à une starlette qui doit passer dans une émission culinaire à cuisiner. Le problème c’est qu’elle déteste cuisiner. Quelques pages permettent d’en apprendre plus sur l’histoire de Aya, mais, étant donné que je n’ai pas lu les tomes précédents, difficile d’en suivre le fil.

Graphiquement ce manga est des plus banal. Pas désagréable, mais il ne dégage rien de particulier. Mais, si vous aimez cuisiner, le thème vous séduira : la gastronomie japonaise. Alors, en lisant j’étais un peu déçue : je trouve qu’on ne nous donne pas assez de détails sur la cuisine. Il y est bien question d’apprendre à cuisiner mais on ne nous fournis pas les info nécessaires pour essayer chez soi. Tant qu’à parler de cuisine, autant y aller à fond, qu’on puisse goûter ! Les cours de cuisine de Ippei ne sont pas inantéressant, mais de là à pouvoir s’y essayer… Mais votre patience sera récompensé ! À la fin du volume on retrouve deux recettes. J’ai pas encore testé.

Pas la série du siècle mais agréable à lire et qui donne l’eau à la bouche. Je me laisserais bien tenter par quelques tomes de plus. Malheureusement pour moi, la commercialisation en a été stoppé. Je ne sais pas si je trouverais les autres si facilement.

Aya Conseillère culinaire

Dessin et scénario : Ishikawa Saburô

Supervisé par Kobayakawa Yôsei

 Type : seinen

Editeur VF : Doki Doki

5 tomes (terminé)

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Zetman

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Réalisateur : Osamu Nabeshima

Auteur manga : Masakuzu Katsura

Studio : TMS Entretainment

Année : 2012

Durée : 13 épisodes de 25 minutes

Site officiel

Licencié en France par Black Box

 

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Synopsis :

Parmi les hommes se cachent d’hideuses créatures en proie aux instincts meurtriers, Jin possède le pouvoir de les vaincre en se transformant et ZET. De son côté le jeune Koga, mu par un rêve : devenir un héros, devient Alpha, un justicier masqué. Tout deux deviendront à la fois rivaux et collaborateurs dans la lutte contre les Playeurs, monstres tueurs.

 

Mon avis :

Sur le plan technique cette série est réussie : graphisme agréable, bonne animation, un chara-design pas spécialement original mais bien fait, proche du dessin original du manga…

Le Scénario est lui-aussi proche du manga. L’histoire, bien que pas très originale en soi, est bien mené. On y voix les différents personnages se construire, se révéler au fur et à mesure. Mais avec seulement 13 épisodes, la série est peut-être un peu trop courte. On n’a certes pas le temps de s’ennuyer, mais cela ne laisse pas assez de temps pour travailler l’évolution des personnages, ni de construire véritablement les relations qui les unissent. Je pense notamment à Jin et sa petite amie. Alors que Jin est un solitaire endurci, il devient en trois coups et deux mouvements un amoureux transit, cela n’est pas très cohérent avec la personnalité du personnage. On pourrait émettre l’hypothèse d’un coup de foudre, mais non ! Cela on nous le montre bien, Hanako fini par l’avoir à l’usure, elle s’incruste littéralement dans sa vie, sans trop demander l’avis du pauvre Jin. L’anime ne laisse pas assez de temps pour montrer comment celui-ci fini par l’accepter puis l’aimer, la transition est trop brutale. Hanako Tanako pose encore problème dans le dénuement de l’histoire pour des raisons que je ne vais pas vous exposer, afin de ne pas dévoiler l’intrigue. Mais encore une fois, je trouve que cela manque de cohérence avec l’ensemble.

En dehors de ces quelques incohérences, un autre point me chiffonne. Seul les deux personnages masculin centraux : Jin/ZET et Koga/Alpha sont bien construits. Les autres manquent de profondeurs, notamment les personnages féminin qui sont assez insignifiants autant par leur personnalité que par leur rôle dans l’histoire avec un prix spécial du « personnages féminin le plus inutile » pour la petite sœur de Koga, Konoha. Hanako s’en sort mieux, avec un rôle plus important dans le dénuement de l’histoire et quelques images tentant de nous expliquer sa personnalité mais qui restent à mon goût assez plates. Parmi les playeurs on découvre également des personnages dont on ne fait que soupçonner l’importance, une sorte d’appel « si vous voulez en savoir plus, lisez le manga » ou quelque chose du genre. Enfin je dirais que les intentions des ennemis de Zet sont assez floues.

En conclusion, je dirais qu’on a là un anime agréable, une histoire avec du potentiel mais qui aurais mérité un plus ample développement.

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Le manga :

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Zetman est, avant tout, un seinen de Masakazu Katsura (桂正和) publié depuis 2002 par Shueisha, pré-publié dans la magazine Yong Jump. Au Japon la série compte 18 tomes et est toujours en cours.

La version française, disponible chez Tonkam, dans collection Young, compte déjà 17 tomes, le 18ème étant prévu pour mars prochain.

N’ayant lu que les trois premiers tomes, je ne peux que donner quelques impression sur cette série. Néanmoins, ce début me semble prometteur. Le graphisme est très agréable, dynamique. Le dessin très réaliste est particulièrement réussi sur les personnages âgés, notamment le « papi » de Jin qui dégage une sacrée aura. Il y a un bon équilibres entre scènes d’action avec jolies bastons et pauses narratives qui permettent à l’intrigue de se mettre en place. Un soupçon de fan service  avec quelques petites culottes & Co, cela reste assez discret, agréables à l’œil sans nuire au ton grave et dramatique de l’histoire.

Au terme du troisième tome  Jin et Koga sont encore jeunes et viennent tout juste de se rencontrer. C’est d’ailleurs là une des principales différences que j’ai constaté entre le manga et l’anime. Alors que dans ce dernier ils sont amis d’enfance, dans le manga, le Jin enfant ne rencontre que Konoha, la petite sœur de Koga. Ce dernier, il ne le rencontre que des années plus tard quand, alors collégien, Koga décide de faire une première intervention en tant qu’Alpha. Une différence qui me semble très importante et qui est d’autant plus surprenante qu’on retrouve certaines scènes du manga reproduite au détail près dans l’anime.

Ce n’est pourtant pas la seule différence. Le sort de Mlle Sakura (Kawakami Akemi, dans la VO), jeune femme chez qui Jin trouvera refuge un certains temps, semble différent. À moins qu’il n’y ai un rebondissement la concernant dans les tomes suivants, mais je ne crois pas. La façon dont celle-ci se fait agresser dans l’anime est également très différente de la version originale. Ces changement, loin d’apporter profondeur au récit, le rendent à mon avis plus banal.

Est-ce que la suite de l’anime continue en s’écartant du manga ? Je ne peux pas en juger, mais vus les quelques incohérences dans le scénario dont je parlais plus haut, j’ose espérer que le manga y prête une plus grande attention et construit mieux son intrigue.

Quoiqu’il en soit, ces premiers tomes m’ont bien plu et donnent envie de lire la suite.

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Petite remarques sur la traduction : pourquoi avoir changé le nom de Kawakami Akemi en Mlle Sakura ? à en croire les traduction de manga, toutes les femmes japonaises s’appellent Sakura… Autre remarque, Jin l’appelle oba-san qui signifie tante et qu’on utilise pour parler de femmes mûres, non obaa-san qui signifie mamie et qu’on utilise pour les vielles dames. Voir Jin appeler une femme d’une trentaine d’année « mamie » dans le manga m’a quelque peu choqué. Enfin, elle travaille comme strip-teaseuse !! De là à l’appeler mamie… même pour un enfant elle n’a rien d’une mamie !! Non mais, je vous en donnerais du « mamie » moi 

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Le journal de mon père

Ce manga était sur mon étagère depuis des mois. Presque un an. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, je ne me décidais pas à l’ouvrir. Comme si j’attendais le bon moment. Mais, quand est-ce le bon moment ? A force d’attendre, j’en avais presque oublié son existence.

C’est il ya quelques jours, à la suite d’une conversation sur la page Facebook de Ma petite Médiathèque à propos de Taniguchi, que l’envie m’est venue de lire Le journal de mon père, enfin !

Une fois la lecture commencé, je ne l’ai pas regretté. Si je devais avoir un regret, c’est d’avoir tant attendu.

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父の暦, (Chichi no koyomi)le jounal de mon père 2

Jirô Taniguchi (谷口 ジロー)

Shogakukan (1995)

Casterman (2007)

L’histoire :

Yoichi apprend la mort de son père et doit se rendre dans sa ville natale pour la veillé funèbre et les obsèques. N’étant pas retourné au pays natal depuis 15 ans, ce retour va faire resurgir en lui de nombreux souvenir. C’est à la veillé funèbre que, par la bouche de son oncle Daisuké, Yoichi va apprendre à connaître son père pour lequel il éprouvé une grande rancune depuis l’enfance, n’ayant jamais accepté le divorce de ses parents. Il découvrira des trait de caractère de son père qu’il n’avais jamais imaginé.

le journal de mon père 3

Ce que j’en ai pensé :

Pour ce qui est de la forme, je possède une superbe version cartonné. Et même si je préfère, en général lire les manga en sens de lecture original, faut avouer que c’est une belle édition que Casterman nous offre là. Quant au dessin, on reconnais au premier coup d’œil le trait caractéristique du maître, à la fois réaliste et stylisé. Simplifié au point que ses personnages semblent avoir tous un peu la même tête. Ce qui rend peut être l’ensemble un  peu trop impersonnel. D’ailleurs, quand la femme du protagoniste réapparaît au dernier chapitre, alors qu’on ne la voit pas depuis le chapitre 1, je ne l’ai pas reconnu. N’ayant pas retenu son nom, j’ai mis quelques pages à me rendre compte de l’identité de ce personnage qui semblait important.

Le dessin, tout comme l’ambiance me rappellent énormément Quartier lointain, le premier manga de Taniguchi que j’ai lu. Bien que ce dernier aie une dimension fantastique, complètement absente dans le journal de mon père, on y retrouve des thématiques similaires : le retour vers le pays natal et les relation père-fils avec les rancunes et les non-dit qui s’accumulent aux fil du temps.

Si le dessin de Taniguchi très épuré est agréable à l’œil, j’avoue avoir préféré ses dessins plus complexes, plus expressifs de son manga Le sommet des Dieux dont j’aurais aimé vous parler. N’ayant pas encore eu l’opportunité de finir la série, il faudra encore patienter un peu.

Mais revenons au journal de mon père !

le journal de mon père 4Le scénario est particulièrement réussi. Taniguchi a réussi à nous faire passer les émotions et les sentiments qu’éprouve Yoichi après une longue absence, le ressentiments qu’il éprouve pour son père depuis l’enfance, le traumatisme qu’a laissé en lui le divorce de ses parents… Toutes ces émotions, Taniguchi sait nous les raconter. Il sait aussi nous montrer le faussé qui sépare le ressenti d’un enfant et la réalité des adultes qui l’entourent. Peu à peu, en écoutant son oncle lui parler de se père qu’il connaissez si peu, Yoichi se rends compte que le ressentiment qu’il éprouvé pour son père durant toutes ces années, n’était pas justifié. Mais maintenant il est trop tard. Trop tard pour parler à son père, trop tard pour apprendre à le connaître, à le comprendre.

Le contexte est triste : on est à une veillé funèbre, les personnages se remémorent des moments douloureux du passé… Mais ce n’est jamais mélodramatique. Tout est exprimé avec tendresse et retenue. Et le ton est juste. En lisant ce manga j’ai pensé à ma propre histoire, à ma propre relation avec mes parents. Et bien que mon expérience soit très différente de celle vécue par Yoichi, j’ai pu m’identifier dans ses réaction d’enfant têtu et obstiné, dans sa rancune et dans son incompréhension. J’ai trouvé cette histoire très émouvante. Cet album était un cadeau de ma mère. Maintenant que je l’ai lu, j’aimerais lui prêter. J’espère que ça la touchera, comme j’ai été touchée.

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Prix du Jury Œcuménique de la BD (2001)

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Pink Diary, un shôjo français

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vais vous parler d’un shôjo. Et pour cette première chronique shôjo je n’ai pas choisi n’importe lequel ! Ce dont je vais parler aujourd’hui c’est d’un shôjo français. Et oui, français.

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Si le mot manga sert simplement à désigner la bande-dessiné au Japon. Par sa particularité, le manga est un style à part entière qui attire de plus en plus d’auteurs dans le monde. Bien sûr nous avons vu l’influence du manga sur le manhwa coréen, dont certains auteurs se contentent d’en copier le style pour répondre à la demande du marché. Mais aujourd’hui, le manga attire également des jeunes auteurs occidentaux. Dans certaines bandes dessinées française on sent la forte l’influence du manga, comme par exemple dans Nanami, ou encore l’immeuble d’en face. Si sur le site de l’éditeur, ce dernier est présenté comme un manga français, je ne partage pas cet avis, cela reste différent. Mais le titre dont je vais parler aujourd’hui est un authentique Manga français. Alors, sans plus attende, entrons dans le vis du sujet.

Résumé :

Kiyoko, lycéenne de 16 ans, ne parle plus à Tommy, un amis d’enfance, depuis 4 ans car il a déçu tous les espoirs qu’elle fondait sur leur relation. Mais voilà que Tommy et sa petite amie vont étudier dans le même lycée que Kiyoko et son frère jumeau. Alors que Tommy rêve de reformer le trio de choc du passé. Kiyoko s’entête, Sashiko devient la victime de harcellement dont seul Keinji, frère de Kiyoko, semble s’apercevoir. Et ce n’est que le début des problèmes ! S’en suivront complications sur complications.

Ce que j’en pense :

Avant tout commentaire je me dois de préciser que le shôjo et moi… c’est pas vraiment le grand amour. Les histoires à l’eau de rose, ne m’attirent pas vraiment, je ne suis pas fleur bleu, pas romantique pour un clou… et par conséquence je n’en lis que très rarement. Disons quand le hasard (ma fille) en pose devant moi, ma curiosité me pousse à les lire. J’en ai donc lu assez peu.
J’ai vu pas mal d’anime type shôjo mais, ça fait longtemps que je m’en abstient, sauf rares exceptions (Natsume Yuujinchou) car franchement les « je t’aime, moi non plus », j’en ai vite marre.

Alors pourquoi parler d’un shôjo ? Pour en dire du mal ? Ben non, justement ! Le titre et la couverture rose avec des petit cœurs me donnerais presque la nausée, mais bon, il était posé juste devant moi. Et puis je savais que l’auteure était française, du coup j’ai pas résisté à la tentation d’y jeter un œil.

numérisation0038Je dois dire que ce premier tome ne m’a pas franchement donné matière à abandonner mes à priori sur le genre. Une héroïne qui fait d’une petite déception amoureuse de l’enfance, la fin du monde… franchement j’ai passé l’âge (à vrai dire, je ne l’ai jamais eu, mais ça c’est une autre histoire…). Mais le dessin m’a plus, très épuré. Sans tous ces surplus typiques du shôjo avec étoiles, bulles, roses et autre fleurs à profusion. Le dessin me ferais d’ailleurs plus penser à un shônen qu’à un shôjo. Plus clair, plus simple, plus dynamique. Puis les petites caricatures des personnages de Jenny sont à croquer. Du coup l’histoire m’a laissé complètement insensible, mais la dynamique de l’ensemble : dessin, cadrage, scénario, ont fait que fini le premier tome j’ai machinalement commencé le deuxième, sans même m’en rendre compte.

Et, en avançant dans la lecture, j’ai commencé à vraiment aimer ce que j’étais en train de lire. L’intrigue devient moins basique, moins niaise aussi. On est plus sur le « petit chagrin d’amour qui est une fin du monde », mais des problèmes de plus en plus graves se greffent sur l’histoire de départ : harcèlement, blessures psychologiques profondes, anorexie, et même tentative de suicide. Du tragique en veux-tu en voilà. Mais bien que le scénario devienne de plus en plus tragique (voire même un peu trop, l’auteur s’acharne sur ses pauvres personnages !) le traitement n’est jamais tragique. Je dirais même que les petits problèmes du départ sont traité de façon plus grave que les gros problèmes qui s’en suivent.

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Il y a un bel effort de traitement psychologique des personnages, même si on peu se demander si tous les tarés de la ville ne se sont pas donné rendez-vous dans le même lycée, tant il y a d’ados à GROS problèmes. Entre la petite Sashiko au lourd passé qui devient victime de harcèlement. Akemi son bourreau, jeune fille tyrannique et dangereuse, d’une cruauté peu vraisemblable, Yuki fidèle bras droit pas très bien dans sa tête non plus (je vous dis pas pourquoi, sinon, il y a plus de suspens ^-^) il y a une belle brochette de personnages déséquilibrés. Finalement, le trio de départ se relève le plus normal, aussi peut-être le plus mur, capable de prendre du recul et de chercher des solutions.

Tout au long de l’histoire les personnages évoluent énormément et si Jenny à un talent, outre celui de nous offrir un joli dessin très agréable à regarder, c’est de nous maintenir en haleine. Le scénario, objectivement et à posteriori ne casse pas vraiment des baraques, mais une fois le nez dedans, on reste scotché et on enchaîne les volumes les uns après les autres, jusqu’au dernier. « Quoi ? Déjà fini? » se dit-on après avoir refermé le huitième et dernier tome.

numérisation0039Alors oui, j’ai aimé un shôjo. Peut-être est-ce justement parce que l’auteure est française qui cela m’a paru plus mature. Enfin, mature n’ai pas vraiment le mot. je dirais moins mièvre, moins fleur bleu. On en est plus au stade du premier baiser (même s’il y en a, c’est un shôjo, tout de même). L’auteure n’hésite pas à aborder des sujet graves tel que l’anorexie, tout un gardant un esprit optimiste de fond.

J’ai trouvé que c’était un bon manga. Pas hyper profond, ni un chef d’oeuvre. Mais franchement un très bon manga qu’on lit avec beaucoup de plaisir. Même si à la fin il n’en reste pas grand chose d’autre que le fait d’avoir passé un bon moment.

Fiche technique :

Auteur : Jenny

Éditeur : Delcourt

Volumes : 8 (terminé)

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J’ai testé le hentai

Et oui, la curiosité est un vilain défaut. Mais il est incurable. Alors, autant l’assouvir ^_^

Et puis, si je veux parfaire ma connaissance de l’univers du manga (et j’ai encore un long chemin à parcourir) je dois en explorer les diverses facettes. Le hentai en est une, au même titre que le seinen, le shônen ou le shôjo. (heu… pourquoi est-ce que je me justifie, moi?)

Après de nombreuses hésitations j’ai fini par sauter le pas et ai choisi un titre au hasard. Ben oui, je me voyais mal aller dans ma librairie préféré et demander au charmant vendeur qu’y travaille : « quel hentai me conseillez-vous ? » (pourtant, il y a quelques années j’ai acheté, dans cette même librairie, une belle collection de BD de Manara…). Alors, faute de culot suffisant et d’infos sur le genre, je me suis contenté de choisi un peu au pif sur Amazon. J’ai jeté mon dévolu sur Entre deux.

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Alors bon, niveau scénario ça vole pas bien haut. Keita Sakura rencontre la belle Honoko, ils couchent ensemble. Mais, avant qu’il n’ai eu le temps de la retrouver, Aya lui met le grappin dessus et, il est tellement faible qu’il se laisser faire. Alors que ses pensées sont encore toutes tournées vers Honoko, dont Aya est une bonne amie (histoire de pimenter un peu l’intrigue).

Ce que j’en ai pensé ?

Le scénario est plat et les personnages… pas vraiment « cool ». Sakura est si faible une belle paire de nichon suffit à avoir raison de lui, Honoko est trop gentille et Aya trop obsédé, elle ne laisse même pas le temps de dîner à son petit-amis avant de lui sauter dessus. Oui, mais bon, si on lit du hentai, c’est pas pour l’histoire. Ok, ok… Mais quand même, on pourrait faire un minimum d’effort.

Côté émoustillage, alors ? Là, pas de soucis, dans ce titre, le sexe ne manque pas. Des scènes très explicites et pas désagréables à regarder. Un bémol cependant : des seins vraiment, vraiment trop gros ! Je peux comprendre que ça plaise au mecs, et j’en suis pas un, mais là, ça fait vache laitière !

Au final, une lecture nocturne pas désagréable, mais pas particulièrement palpitante. Un tantinet redondant et ennuyeux. Peut mieux faire.

Défi du jour : trouver un hentai avec un minimum d’histoire et des poitrines normales.

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Jésus et Bouddha à Tokyo

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Que font Bouddha et Jésus à Tokyo ? Et bien, ils sont en vacances ! Fatigués de leur dur labeur d’hommes saints, ils ont prix un repos bien mérité. Et comme destination, ils ont choisit Tokyo. C’est là qu’ils vont s’adonner aux petites joies terrestres.

Voici l’histoire du manga de Hikaru Nakamura (中村 光) dont le quatrième tome en français vient de sortir en septembre dernier, aux éditions  Kurokawa.

Au Japon la série est prépublié dans la revue Gekkan Morning Two. Toujours en cours, elle compte déjà 7 tomes.

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Alors, ces vacances, drôles ou pas ?

Bon, évidemment, il faut aimer tourner en ridicule les images sacrées, ne pas s’offusquer d’une couronne d’épines qui fleurit ou d’une dinde venant s’offrir en repas en sonnant à la porte de Bouddha. Si pour vous, la religion c’est une affaire sérieuse, passez votre chemin !

Pour tous les autres venez leur rendre visite, il y aura quelques moment de franche rigolades. Bon, le plus souvent se sera un semple sourire. Mais l’ensemble est assez amusant.

Je dirais même  que c’est de plus en plus drôle. J’ai acheté le premier tome car le sujet m’intriguait. C’était amusant, mais sans plus. En tout cas suffisamment pour me donner envie d’acheter la suite. Et depuis, j’ai acheté tous les tomes sortis en France.

La plupart des scènes sont assez absurdes, et pas très recherchées, mais il y a quelques jolies trouvailles. Comme, par exemple, un yakuza qui prend Jésus pour le fils d’un puissant parrain, et celui-ci, naïf, ne se doute de rien et en rajoute une couche.

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Je regrette parfois un certain manque de profondeur. Ces blagues, justement, sont assez légères et n’exploitent que très superficiellement les deux religions que représentent respectivement Bouddha et Jésus. Même si le but est d’amuser le lecteur, il y avait matière à faire rire tout en abordant des sujets un peu plus sérieux.

Finalement Les vacances de Jésus et Bouddha reste un bon moment de détente, on rit, on sourit et on ne se prend pas la tête.

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Ce qui est intéressant, en revanche c’est le travail fait par le(s) traducteur(s). Pratiquement tout le manga est basé sur les jeux de mots, et quoi de plus dur à traduire que les jeux de mots ?
Pourtant l’éditeur ne mentionne pas son nom. À la fin de l’ouvrage on peut lire « French translation by editions Kurokawa« , c’est tout. S’agit-il d’une traduction collective ? En tout cas moi j’étais curieuse de connaître celui ou ceux qui y ont travaillé parce que, franchement chapeau. Le résultat n’est pas mal du tout. Même les petits clin d’œil imprimés sur les T-shirt des deux saints sont assez amusants.

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