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L’habitant de l’infini – éditions 20 ans [manga]

Manga - Manhwa - Habitant de l'infini (l') - Edition 20 ans

J’ai beaucoup entendu parler de l’habitant de l’infini de Hiroaki Samura, mais après avoir regardé les premiers épisodes de la version animée, je pas eu envie de découvrir le manga. Ce genre d’histoire ne m’interpelle pas vraiment. Un peu trop basique.

Et bien j’avais tort !!

C’est par hasard que je suis tombé sur l’édition spéciale que Casterman a publiée à l’occasion des 20 ans de la série. Ce gros volume à la couverture cartonnée regroupe les 2 premiers tomes, de nouvelles illustrations couleur et une interview croisée entre Hiroaki Salara et Masashi Kishimoto (l’auteur de Naturo).

 

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L’habitant de l’infini de Hiroaki Samura @casterman_bd Que c’est beau ! 😍 #manga #hiroakisamura #leslecturesdebidib

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L’histoire est effectivement basique, un classique du genre : un ancien samouraï recherché pour assassinat,  une jeune orpheline qui veut venger la mort de ses parents, et de méchants et cruels sabreurs qui veulent détruire toutes les écoles d’escrime pour s’imposer comme unique référence. Le pitch de départ n’est pas vraiment original, à un détail près. Manji, l’ancien samouraï recherché qui va accepter d’aider la jeune fille à accomplir sa vengeance, est immortel. Un étrange parasite habite son corps, l’empêchant de mourir et refermant chacune de ses blessures.

Est-il le meilleur des sabreurs ou seulement un adversaire qui ne peut pas mourir ? Ses adversaires semblent le battre plus souvent que le contraire, mais… il ne peut pas mourir.

Afin d’expier ses fautes, Manji a fait le serment de tue mille scélérats. Sa rencontre avec la jeune Lin va lui permettre de trouver un but à son errance et lui procurer un bon lot de scélérat à mettre en pièce. Ensemble, ils vont parcourir Edo à la recherche des disciples de l’école Ittoryû responsable de la mort des parents de Lin.  Des flots de sang vont couler et c’est surtout dans ce sang versé que réside l’intérêt du manga.

L’histoire n’a rien d’exceptionnel. Elle est bien tournée, bien mise en scène et on a envie de savoir comment nos deux héros vont faire face aux membres de l’école  Ittoryû , mais elle n’a rien d’exceptionnel. En soit ça ne suffit pas à en faire un manga remarquable. Pouratant en lisant cette édition spéciale je me suis pris un p** de claque !

Le graphisme est exceptionnel. Hiroaki Samura excelle dans le dessin et tout particulièrement dans la mise en scène des combats. C’est beau. C’est vraiment beau à regarder. L’histoire n’est que prétexte à nous montrer son talent de dessinateur.

Ceux qui me suivent savent que si je peux pardonner un dessin médiocre pour un bon scénario, c’est avant tout le dessin que je regarde dans le manga et ici je suis servie. Les planches sont toutes très bien réalisées, mais ce que j’ai aimé par-dessus tout ce sont les images pleine page qui viennent conclure chacun des combats. En forme de mandala.

Il y a un souci du détail dans le dessin, les mains, les pieds, les kimonos, les armes, le mouvement… tout est maîtrisé. Si je devais pinailler, je n’aurais qu’un reproche à faire, les femmes ont toutes le même visage.

J’ai vraiment été fascinée par la qualité du dessin et cette édition anniversaire lui rend bien hommage. Ceci dit, la série fait 30 tomes en tout et je ne suis pas sûre, même si j’ai un coup de cœur pour le dessin de cette série que je serais prête à investir dans une série aussi longue. Pour cela il faudrait que je sois un peu plus captivé par l’histoire. Or ces deux premiers tomes annoncent une longue série des duels avec des adversaires de plus en plus féroces et ce n’est pas assez pour moi.

 

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Hiroaki Samura #manga #hiroakisamura

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Je ne peux que vous conseiller d’au moins découvrir le début de la série pour apprécier la qualité du trait de Hiroaki Samura. En tout cas moi je vais retenir le nom de ce mangaka !

un dossier complet à lire sur Manga News

sur le site de l’éditeur

→ à lire aussi l’avis de Tachan

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Commentaires

19 août 2019 à 19:33

Ravie que tu sois tombée sous le charme des dessins du monsieur. Si tu as peur d’investir dans cette longue série, et je peux le comprendre parce que oui il y a un côté “combat sur combat”, il a aussi sorti un oneshot aussi fascinant qui se déroule en Russie (mais je l’ai un peu moins aimé) qui s’appelle Snegurochka ^^



    20 août 2019 à 07:53

    Snegurochka et moi c’est une histoire compliquée. Je sais pas pourquoi j’arrive pas à le lire. J’accroche pas avec les premières pages sans doute. ça fait au moins 3 fois que je l’emprunte pour le ramener sans avoir eu le temps de le lire. La première je l’ai trouvé au rayon jeunesse de la bibli…. “heu..; m’dame, v’zetes sûres que le viol d’une handicapée c’est bien pour les enfants de 12 ans?” Tu aurais du voir la tête de la bibliothécaire XD mais du coup après l’avoir lu en diagonale, j’ai pas pris le temps de le lire vraiment. Tout le monde semble emballé par ce titre, faut vraiment je que m’y mette



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