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Les petits pains de la pleine lune

Aujourd’hui je vais vous parler d’un roman jeunesse coréen. Il était dans ma PAL depuis très longtemps. Je l’avais acheté il y a quelques années pour Yomu-chan et depuis je souhaitais le lire mais je ne trouvais pas le bon moment. Profitant du challenge coréen je me suis enfin lancé dans cette lecture.

Le héro de ce conte moderne est un jeune adolescent qui vit avec une belle-mère qui le déteste, la jeune fille de cette dernière et un père absent qui préfère ne rien voir de ce qui se passe sous son toit.

Le garçon, abandonné encore enfant par une mère suicidaire se renferme de plus en plus. Pour cohabiter avec une belle-mère qui souffre de la comparaison avec la précédente épouse de son mari, il décide de s’effacer et de jouer l’indifférence tandis qu’elle l’humilie et réduit de plus en plus la place du héro tant au sein de la famille. Bientôt l’adolescent devient un fantôme dans sa propre maison, quittant l’appartement très tôt le matin et revenant tard le soir après avoir mangé des petits pains dans une pâtisserie du quartier. Il espère ainsi pouvoir cohabiter presque pacifiquement jusqu’à ce qu’il ai l’âge de partir. Mais les choses dégénèrent et rien ne se passe comme il avait prévu. Contraint de fuir de chez lui, le héro trouve refuge dans la pâtisserie du quartier. Une pâtisserie loin d’être ordinaire ! Le pâtissier-sorcier lui ouvre les porte de son four magique où il vit en compagnie d’un oiseau-jeune fille. Il y restera à l’abris le temps de trouver le courage d’affronter sa famille.

Un joli conte initiatique moderne où le héro doit apprendre à se faire un place malgré un climat familial hostile. La magie n’est pas ici utilisé comme solution. L’adolescent doit trouver seule la force de surmonter ses difficultés. Seul dans la mesure où la détermination vient de lui. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne trouvera pas de soutien. Le sorcier-pâtissier au caractère rude mais au grand cœur et la jeune fille-oiseau lui un grand réconfort non pas parce qu’il l’aideront à trouver une solution mais parce qu’il lui donneront l’attention et l’affection qui lui permettra de prendre confiance en lui. A leur contact il va petit à petit se sentir à sa place, s’affirmer d’avantage et enfin trouver le courage d’affronter la haine de sa belle-mère et l’indifférence de son père.

Ici la héro n’est pas épargné. L’univers dans lequel il a grandi est d’une grande violence. Et l’auteur n’épargne pas non plus le lecteur car il n’y a pas, malgré une pâtisserie regorgeant de mets magiques aux pouvoirs extraordinaires de façon d’arranger les choses. Il n’y a pas de solution miracle, il s’agit d’accepter et d’apprendre à vivre avec. Contrairement aux contes classiques (on aura tout au long du récit de nombreuses références) le salut ne vient pas par l’intervention extérieur d’un prince charmant ou d’une fée, elle viendra lentement du héros lui-même qui aura pansé ses blessures.

J’ai aimé cette approche sans conditions de la réalité de la vie qui parfois peut se montrer très cruelle entremêlé au récit fantastique d’un sorcier qui vendrait de redoutable pâtisseries magiques sur un site internet. Les personnages sont très attachant mais il y a un je ne sais quoi dans la façon dont c’est écrit qui m’a mis légèrement mal à l’aise. Je ne serait dire dans quelle mesure c’est du au texte original ou à la traduction, mais j’ai trouvé la langue pas très naturelle. La façon dont s’exprime le héros est parfois un peu étrange et met une certaine distance avec le lecteur. Du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. Du coup j’avais l’étrange sentiment de vouloir connaitre la suite de l’histoire qui m’intriguait tout en trouvant la narration un peu ennuyeuse. Je sais pas si j’arrive à bien me faire comprendre.

Malgré cette impression étrange que m’a laissé le texte, j’ai aimé l’histoire qui par les sujet abordé (violence, suicide, harcèlement…) s’adressera surtout à un public adolescent.

C’est peut-être là le fond de mon malaise ! Le vocabulaire et la façon de s’exprimer semblent s’adresser à un public assez jeune alors que les sujets abordés touchent un public adolescent. Entre ces deux postures, je ne savais pas trop comment me placer.

Un bon roman un peu étrange qui fait pas mal réfléchir sur la vie, ses difficultés et notre posture vis à vis de celles-ci.

 Les petits pains de la plaine lune de  Gu Byong-mo est disponible aux éditions Philippe Phiquier dans la collection Picquier jeunesse.

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roman jeunesse
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Le petit chaperon chinois

Dès que j’ai aperçu cet album sur les étagères de la médiathèque, j’ai tout de suite pensé à Blandine et son incroyable collection de Petits chaperons rouges. Je l’ai tout de suite emprunté.

Texte de Marie Sellier, illustrations de Catherine Louis, paru chez Picquier jeunesse.

Grand-mère Yu part apporter un panier de petits pain à la viande à ses petites filles qui habitent de l’autre côté de la montagne chauve. Chemin faisant elle rencontre le grand loup gris qui n’en fait qu’une bouché avent de prendre ça place dans l’espoir de manger les trois petites filles au dîner. Mais les petites filles qui découvrent la supercherie se cachent dans le prunier et se débarrassent du grand méchant loup avant qu’il n’est pu les manger.

Cette histoire, plus qu’au petit chaperon rouge me fait penser au loup et les sept petit chevreaux que ma mère me racontais petite. Plus encore que ce conte de mon enfance, j’y ai retrouvé un conte coréen que j’avais découvert à la médiathèque il y a quelques temps : Frère Lune et Sœur Soleil où c’est un tigre qui piège de la sorte deux enfant qui réussiront à lui échapper en montant dans un arbre.

Une histoire qu’on a déjà entendu que ce soit par l’une ou l’autre de ses variantes mais qui reste une très jolie histoire. Cependant ce que j’ai vraiment aimé dans cet album c’est sa forme  : en accordéon, les illustration noires finement découpé se détachent sur un font rouge pour un très bel effet. Très original ce chaperon nous emporte dans l’atmosphère de théâtre d’ombres chinois. Un très bel objet qui n’aura pourtant trouvé aucune grâce aux yeux de Mimiko qui n’a même pas daignait l’ouvrir.

13/20
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Un voyage en Corée :

Je continue sur ma lancée coréenne pour deux nouveaux albums jeunesse. Après le conte Frère Lune et Sœur Soleil, voici deux nouveaux livres pour faire découvrir la Corée aux enfants.

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Commençons par Dans le temple de Kim Mi-hye et illustré par Choi Mi-ran, publié aux éditions Picquier jeunesse (2011).

Ce qui m’a attiré dans cet album ce sont les illustrations de Choi Mi-ran, faite au fusain et encre de chine. Ils sont d’une très grande douceur avec des bouilles très rondes et blanches dans un décor sombre et inquiétant où l’on distingue les impressionnantes sculptures des dieux du temple. Cette petite histoire nous permet de découvrir le temple de Seokguram, situé sur le mont Taham, en compagnie d’un enfant et sa maman qui si rendent à l’aube pour prier Bouddha pour le retour du père. A la fin, une double page nous donne queques information supplémentaires sur ce temple qui existe vraiment.

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Le deuxième album dont je vais vous parler c’est Une terre coréenne de Kim Hyang-geum et illustré par Choi Sook-hee, publié par Chan-ok/ Flammarion (2010).

Celui-ci c’est à cause de son titre que je l’ai choisi. Je pensais en apprendre plus sur la Corée. En réalité, c’est plutôt des cartes que le livre parle. Ou comment, les hommes pour ne pas se perdre ont commencé à marquer leur chemin pour petit à petit en arriver aux cartes modernes. Le tout prenant comme décor la terre coréenne. Les dessins sont assez stylisé et les couleurs vives. A vrais dire je n’ai pas vraiment aimé ce livre. Je n’aime pas vraiment les illustrations et le texte peut servir à illustrer un cour de géographie à l’école primaire, mais pour le lire comme ça, ce n’est pas très amusant.

Mimiko n’a pas voulu lire ces livres.

logoalbums2014 2 et 3/20

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