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The Tarot café, du manhwa et des cartes

Que diriez-vous de vous faire tirer les cartes ? Et si pour cela nous allions dans le Tarot café de Pamela ? Dans ce café elle y reçois des êtres extraordinaires venu cherches son aide et voire, grâce à ses cartes un peu plus clair dans les sentiments. Ces créatures, vivant incognito parmi les hommes, sont de tout bord. On y croise des loup-garous, des vampires, des fantômes et bien d’autres créatures fantastiques venue se faire tirer un tarot.

 

The Tarot Cafe est un manhwa (bd coréenne) Sang-sun Park publié par Soleil manga en 2004 et malheureusement stoppé avec seulement 6 des 7 tomes qui composent la série. Encore un très bon manhwa stoppé avant la fin (cf Coy) T_T

Dans le premier tome on découvre Pamela et son étrange café. Le tome recueil 4 histoires indépendantes entre elle (la dernière se termine dans le tome 2), nous rencontrons ainsi un chat magique, un vampire amoureux, une petite fée espiègle et un alchimiste marionnettiste. Toutes les histoires tournent autours du sentiments amoureux et sont tragiques.

Ce premier tome m’a laissé une impression assez mitigée. J’ai aimé l’esthétique du dessin, très surchargé au style gothique improbable me rappelant les manga de Kaori Yuki, mais les histoires contée étaient un tantinet trop mélodramatiques à mon goût et les personnages un peu trop maniéré (là encore ça me rappel Ludwig de Kaori Yuki, mais en moins mauvais caractère). Mais la pointe de shonen-aï de la dernière aventure à titillé mon imagination perverse fertile. Si bien que je n’ai eu aucune peine à enchaîner avec les tomes suivants.

Avec le deuxième tome Pamela gagne un nouveau compagnon d’infortune. Le beau Belus nous avait été présenté dès le premier tome même si ça présence ne nous est pas expliqué. Au tome é arrive un jeune loup-garou que Pamela prendra sous son aile et embauche comme garçon dans son café. Nouveau personnage mais aussi nouvelle structure de récit. Là ou le premier tome proposait 4 histoires sans lien elles, le deuxième tome cherche à donner plus de profondeurs aux personnages principaux. Nous avons le loup-garou et son histoire, mais aussi des bribes du passé de Pamela qui remontent à la surface avec l’irruption d’un beau jeune homme semblant resurgir de son passé, et quel passé ! Nous apprenons ainsi qui est Pamela. A partir de là les histoires individuelles des personne venues se faire lire les carte et l’histoire de Pamela s’entremêlent.

Avec ce fil conducteur le récit devient plus captivant. Et malgré le mélodrame toujours très présent, j’ai commencé à vraiment apprécier l’histoire (ou plutôt devrais-je dire les histoires). La tension monte. Les personnages cachent leur jeu et il se pourrait bien que Pamela se trouve en danger. Dès leur on a envie de savoir ce qui c’est passé, pourquoi les personnages agissent de telle façon et comment Pamela va tirer son épingle de se nœuds de sentiments.

Tout comme Coy, ce sunjeaong manhwa (équivalent du shôjo japonais, soit un manhwa destiné à un public féminin), mélange romance classique avec la romance shonen-aï (entre jeunes hommes) ce qui moi me plait beaucoup. J’aime en effet beaucoup lire des yaoi mais souvent je leur reproche de crée des univers où n’existent que des hommes gay. Or ici on trouve de la romance pour tous les goût. J’aime beaucoup ce mélange qui se fait de façon très naturelle sans qu’aucun personnage ne s’en étonne. Bref un univers comme je les aime, on aime qui on aime peut importe que ce soit des femmes, des hommes, humains ou pas.

Après avoir lu les 4 premiers tomes vient le temps de la frustration. Comme j’ai beaucoup aimé, j’avais envie de lire la suite et les volumes d’occasions que j’ai pu trouvé en ligne sont à des prix un peu excessif. De plus la série n’a jamais été terminé en France (avec un seul tome manquant !!!). C’est ainsi que j’ai pu découvrir que le manhwa était aussi disponible en anglais  et en espagnol. Du coup j’ai bon espoir. Il se pourrait bien que je m’offre la fin dans une autre langue.

 

En tout cas, si vous tombé sur ce manhwa par hard, je vous le conseille, à condition d’aimer les mélodrame aux allures gothiques 😉

shôjo qui ne se déroule pas au Japon
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Ch∃ de Kim Yong-hwe

J’avais repéré ce manhwa au moment où je préparais la thématique manhwa pour K.BD en octobre dernier. Ce titre n’avait finalement pas été retenu comme lecture commune mais je le gardais dans un coin attendant l’occasion d’y plonger. Cette occasion est arrivée avec la semaine coréenne de Choco.

Kim Yong-hwe retrace dans ce one-shot les grandes lignes de la vie du Che pour permettre aux jeunes (et moins jeunes) qui arborent fièrement le portrait du Che sur leur t-shirt de vraiment savoir qui était cet homme dont effigie, d’abord symbole de révolution et devenu un produit marketing par excellence (drôle de destin posthume).

On passe très brièvement sur l’enfance et l’adolescence d’Ernesto Guevara, né dans une petite famille bourgeoise argentine, asthmatique mais très volontaire. Après une brève introduction de quelques pages on retrouve Ernesto jeune homme, près a se lancer dans des études de médecine. Son premier stage dans un hôpital pour lépreux et son voyage à la découverte de l’Amérique latin en moto avec son amis Alberto (également médecin) vont faire prendre conscience au jeune Ernesto les injustices qui touche les peuples d’Amérique latine et l’impérialisme américain.

Kim Yong-hwe nous montre ensuite comment Ernesto devient le « Che » et comment il s’engage politiquement petit à petit jusqu’à s’engager militairement au côté de Fidel Castro dans la révolution cubaine.

Kim Yong-hwe nous fait un portait très flatteur, où le Che est montré comme un homme très courageux, en quête de justice, un idéaliste qui chercher la meilleurs de façon de soutenir le peuple.

J’y connais rien du tout et c’est le premier livre sur sa vie que je lis alors je ne sais pas du tout dans quelle mesure sa figure est idéalisé mais j’ai parfois eu le sentiment que ce n’était pas toujours objectif. A en croire ce livre le Che était un saint. Or pour moi le régime de Castro est un dictature, un homme en quête de justice véritable ne peut pas soutenir une dictature. Néanmoins c’est une lecture intéressant qui permet de faire un premier pas vers ce personnage historique mythique. Ce manhwa m’a donné envie d’approfondir le sujet. Une très bonne entrée en matière, de quoi éveiller la curiosité.

Graphique ce manhwa n’a rien de remarquable, mais il reste agréable à l’œil. De petites pointes d’humour et quelques références hyper populaires (voir incongrues) viennent détendre l’atmosphère assez pesant du récit.

Aux éditions Soleil Manga dans la collection Gochawon.

⇒ à lire aussi l’avis de Gemini

Et pour accompagner votre lecture un petite bande sonore 😉


manhwa
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Petit panier de manga # 9

Déjà le neuvième panier de manga ! Aujourd’hui je vous propose un panier bien garni avec un shonen en entrée, du seinen en plat de résistance et pour finir une touche de féminité au dessert avec 3 shôjo très différents l’un de l’autre.

Bonne lecture !

Pandora Heart – T4 :

J’avais parlé il y a quelques temps de ce manga, que je qualifié de shonen pour fille. A l’époque, profitant d’un challenge lancé par le Club shôjo, je m’étais lancé dans la lecture des trois premiers tomes. Mon avis était assez mitigé. Je avais trouvé la lecture plutôt agréable, mais le manga avance trop lentement à mon goût. Au bout de 3 tomes on n’a rien découvert, et la seule chose qui aurait pu nous surprendre était une évidence.

Qu’en est-il de ce quatrième tome ? Et ben… comme le reste. ça nous laisse espérer des révélations, on lit tout le tome en y croyant et… fin. On n’a rien apris. Des pistes sont lancé mais c’est tellement flou qu’on y comprend pas grand chose. Ou devrais-je dire : que ça me donne même pas envie de faire des effors de compréhension. Des idées, des personnages intrigants qui restent malheureusement mal exploité. Je me suis ennueyé, un peu. J’étais frustrée, beaucoup. Ce quatrième tome me donne, décidement envie de laisser tomber la série.

Au fait, j’ai l’impression que l’auteur lui-même ne sait pas ce qu’il va nous racconter et qu’à chaque tome il brode un peu en attendant de trouver une idée pour la suite.

Titre vo : パンドラハーツ

Auteur : Mochizuki Jun

Type : shônen

Genre : aventure, fantastique

Éditeur VF : Ki-oon

Éditeur VO : Square Enix

Nombre de volumes : 20/21 (toujours en cours au Japon)

-_-_-

Azamaru – tome 1 :

Résumé :

La belle Tomoé veux venger la mort du shogun Yoshinaka en s’en prenant au clan de Genji, grand vainqueur de la guerre qui les opposés au Taira. Pour l’aider dans sa quête, elle va à la rencontre d’un survivant du clan Taira qui se fait appeler Akubé. Ceclui-ci refuse dans un premier temps mais, vien la socourrir quand elle se fait attaquer par un guerrier Geinji terrifiant. Le véritable visage des Genji se revèle alors à elle : des mort-vivant immortels ! Le sabre que porte Akubé peut leur infliger de terribles blessures.

Mon avis :

Ce manga je l’ai cherché. Maintenant je me demande bien pourquoi ! En réalité je m’y suis intéressé car je recherchais des manga historiques ambianté dans les Japon prè-Edo. Si les histoires de samouraï de l’époque Edo sont très répendue, j’ai du mal à trouver des histoires concernant les guerrier des périodes plus anciennes. C’est alors que je suis tombé sur ce titre. Mais, surprise ! C’est une histoire de morts-vivants ! Quel originalité… -_-‘ des histoires de morts-vivants impliquant Yoshitsune et Benkei j’en ai déjà vue. Faut croire que ces personnages s’y prêtent…

Bref, ce premier tome de Azamaru n’est pas désagréable, mais il n’a rien d’extraordinaire. La trame et les personnages sont très classiques. Le scénario pas très subtil. On est dans du bon seinen qui tache avec des héros super balaise, des méchant super méchant, des fille en kimono mini-jupe, des combat sanglants… aucune réflexion ne sera nécessaire pour suivre l’intrigue. Le dessin est lui aussi très classique.

Titre vo : 源平天照絵巻 痣丸

Auteur : Tamaki Ippei

Type : seinen

Genre : aventure, historique, guerrier

Éditeur VF : Soleil, collection seinen

Éditeur VO : Media Factory

Nombre de volumes : 4/4 (commercialisation stoppée)

Si vous connaissez des titres un peu plus sophistiqué sur le Japon du Moyen-Age, je suis intéressée.

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L’île de Hôzuki – tome 1 :

quatrième de couverture :

Abandonné par leur mère, deux enfants sont envoyés dans un centre de réadaptation sur l’île de Hôzuki. Kokoro et sa petite sœur aveugle,Yume, découvrent que leur nouveau foyer compte seulement quatre élèves, pour autant de professeurs.

Petit à petit, les langues se délient. Les histoires des autres pensionnaires font froid dans le dos : à les croire, meurtres, disparitions, visions fantomatiques et sombres machinations se succèdent sur cette île inquiétante… Pour survivre, les enfants n’ont qu’un seul mot d’ordre : ne se fier aux adultes sous aucun prétexte.

Un petit bijou horrifique en 4 tomes … signé Square Enix.

Mon avis :

Horreur, suspens ou triller psychologique ? Quelques soit la case dans laquelle on le case, ce seinen nous offre une ambiance des plus glauques. Une poignée d’enfants que la vie n’a pas épargné, se retrouvent sur une île déserte, à la la merci d’un groupe d’adulte dangereux et inquiétants.

Est-ce la vie que ces enfants ont connu qui les rendent si suspicieux ? Est-ce que les professeurs cachent-ils vraiment d’horribles secrets ? Et quel secret ! La vie des enfants est en danger, mais comment s’enfuir de l’île?

Un premier tome pas encore très angoissant mais qui plante bien son décor. On veut savoir ce qui se cache vraiment derrière cette étrange école. Comment les enfants vont-ils s’en sortir ?

Le dessin est assez particulier. On ne peux par dire qu’il soit particulièrement original, mais il a ce petit quelques chose qui le rend différent des autres.

Cette série s’adresse à un public averti, les nus et les scènes sanglants sont nombreuses, mais pas particulièrement choquantes. Cela reste assez soft, du moins dans ce premier tome.

Titre vo : 鬼燈の島

Auteur : Sanbe Kei

Type : seinen

Genre : suspense, horreur

Éditeur VF : Ki-oon

Éditeur VO : Square Enix

Nombre de volumes : 4/4

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Survivant – tome 1 :

Résumé :

Un jeune collégien parti en randonné avec des amis se retrouve coincé dans une grotte après un tremblement de terre. Il reprend conscience après avoir reçu un coup à la tête. Ce qui l’attend à son réveil est bien plus terrible de tout ce qu’il aurait pu imaginer. Après avoir pu sortir de la grotte il découvre qu’il est le seul survivant, que la mer a tout englouti et qu’il est maintenant seul sur une île déserte. Petit à petit, il devra apprendre à survivre par ses propres moyen dans la nature : chasser, pêcher, se construire un abris, faire des réserves pour l’hiver, lutter contre les rats… Autant de lutte qu’il devra mener avec courage, aidé par la chance.

Mon avis :

Et bien, lire tout un manga ou le héros est aussi l’unique personnage et les dialogues des monologues, ce n’est pas évident. Pourtant Takao Saito s’est sort très bien. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce récit post apocalyptique. L’auteur donne à son héros le temps d’apprendre la survie mais le récit n’est jamais ennuyeux. Avec le héros, on découvre des règles de vie indispensable à la survie en pleine nature et c’est intéressant. On peut critiquer l’excès de chance que Saito accorde à son héros, mais bon, le pauvre, déjà qu’il est le seul survivant, on va pas en plus l’accabler de mal chance. Ce premier volume se lit vraiment tout seul et se termine sur un cliffhanger qui ne peut que donner envie de connaitre la suite.

Titre vo : サバイバル

Auteur : Saito Takao

Type : seinen

Genre : fantastique, suspense

Éditeur VF : Milan, collection Kanko

Éditeur VO : Leedsha

Nombre de volumes : 10/10 (commercialisation stoppée)

-_-_-

Un amour de bento  – T1

Résumé :

Saé est une jeune collégienne un peu gourmande qui découvre que le bentô est l’allié des filles amoureuses. Eh oui, quoi de plus romantique que d’offrir un petit repas fait maison à l’élu de son coeur ? Bien qu’elle ne soit pas bonne cuisinière, avec l’aide de Yûki, son camarade de classe et de Shiori, la sœur de ce dernier qui va lui donner de nombreux conseils culinaires, Saé va aider ses copines à séduire les garçons dont elles sont secrètement amoureuses en leur confectionnant des bentô plein de bonnes choses et plein d’amour !

Source : Manga-News

Mon avis :

Je ne m’attendais pas à grand chose avec ce titre. A vrais dire je m’attendais même à m’ennuyer. C’est sans doute pour cela que j’ai eu une agréable surprise. Le manga n’a en soit rien exceptionnel, mais c’est agréable à lire. C’est léger et les personnages sont plutôt sympa et donnent envie de les suivre. L’histoire est mignonne et, je n’irais pas jusqu’à m’acheter ce manga, mais le premier tome m’a plu et j’ai bien envie de lire la suite.

Si le sujet, comme le suggère le titre, tourne au tour de la préparation de bento (petite boite repas), dans ce premier tome, il ne faut pas vous attendre à trouver des recettes ou des idées pour vos bento maison. Je ne sais pas si la suite sera plus riche en cuisine.

Titre vo : 初恋ランチボックス

Auteur : Kodaka Nao

Type : shôjo

Genre : romance, cuisine

Éditeur VF : Pika, collection sojo

Éditeur VO : Kôdansha

Nombre de volumes : 3/3

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Mais moi je l’aime – série en 2 tomes :

Résumé :

Moka une lycéenne naïve et mignonne a le coup de foudre pour Masato un beau garçon à lunette rencontré à la bibliothèque. Masato a beaucoup de charme, mais un gros problème affectueux. Il ne peut tomber amoureux que des filles qui ont déjà un petit copain, mais dès que celles-ci quittent leur copain pour lui, il se désintéresse tout de suite d’elles. Moka n’a pas de petit copain et n’a aucune chance de séduire le beau Masato. Mais malgré cela, et bien qu’elle sache tout des goût étranges du garçon, elle décide de l’aimer à sens unique, préférant devenir son amie plutôt que de rester loin de lui. La persévérance et la gentillesse de Moka finiront-elle pas séduire le beau et torturé Masato?

Mon avis :

La cruche réussira-t-elle a séduire le tordu ? Voilà une question bien rhétorique. On sait comment ce manga se termine à peine commencé. Aucune surprise ne nous attend. Même les révélations sur ce qui a rendu Masato aussi tordu ne sont… ni émouvantes, ni étonnantes. Les personnages d’ailleurs ne dégagent pas grand chose, ils ne sont pas particulièrement charismatiques. Ce sont des adolescents ordinaires. L’histoire est mignonnette, sans grand intérêt, mais le manga est plutôt bien construit et se laisse lire avec plaisir. Un petit shôjo sans prétention, léger, qu’on oublie vite. Si on aime les romance lycéenne, on y trouvera peut-être son compte. Pour moi ce n’aura été qu’une distraction le temps d’un voyage en train.

Titre vo : だって好きなんだもん

Auteur : Yoshizumi Wataru

Type : shôjo

Genre : romance, school-life

Éditeur VF : Glénat, collection shojo

Éditeur VO : Shûeisha

Nombre de volumes : 2/2

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L’arcane de l’aube – T1 à 4:

Résumé :

Nakaba, princesse de sang royal, est envoyée en pays ennemi accompagnée de son unique serviteur, Loki, afin d’épouser leur prince et ainsi garantir la paix entre les deux royaumes. Rencontrant son mari pour la première fois le jour de son mariage, la jeune fille, malgré sa grande beauté, est tout de suite rejetée par son époux du fait de sa chevelure rousse, apanage des gens du peuple, alors que les rois se targuent d’une crinière d’ébène. Dans cet environnement hostile où les intrigues de cour peuvent être fatales, l’étrange pouvoir qui sommeille en Nakaba émerge doucement…

Source : Manga-News

Mon avis :

Du heroic fantasy à la sauce shôjo, pourquoi pas ? Et c’est plutôt pas mal dans l’ensemble. On a une ambiance type moyen-âge avec guerre entre royaume voisins, mariages princiers, complot et armes secrètes. Des hommes et des mi-hommes réduit en esclavage. Une héroïne qui veut changer le monde… Ouais, mais…. On est dans un shojo à l’eau de rose! Le prince capricieux manque cruellement d’envergure, le beau serviteur est pas très crédible en chef de la révolte et la princesse… Parlons-en de cette princesse ! Horriblement amoché par son côté héroïne de shôjo. Elle a toutes les tares du genre : grande gueule dans le premier tome, elle devient vite une pleurnicharde, hyper naïve et… inutile. Heureusement, dans le tome 4 elle reprends un peu du poile de la bête et retrouve le charisme qu’elle avait dans les premiers chapitres. Elle reste trop naïve, aussi bien pour ce qui est des problèmes de cœur que pour la géopolitique, mais au moins elle arrête de pleurnicher et retrouve de la détermination.

L’intrigue est, quant à elle, basique, mais plutôt bien construite.

Sur les 4 tomes, j’en ai aimé 2 : le premier et le quatrième. Les deux autres sont trop stéréotypé. A voir comme évoluent les personnages par la suite.

En tout cas, dans son ensemble, le manga est sympa, ça change des romances lycéennes. Un peu d’aventure au féminin, ça peut pas faire de mal.

Titre vo : 黎明のアルカナ

Auteur : Toma Rei

Type : shôjo

Genre : aventura, fantastique

Éditeur VF : Kaze, collection shojo

Éditeur VO : Shôgakugan

Nombre de volumes : 13/13

 

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Petit panier de manga # 7

Nouveau petit panier avec mes dernières lectures. Aujourd’hui c’est un panier bien garni. Il y en a pour tous les goûts.


Kid on the slope – T2 :

Quatrième de couverture : (je deviens vraiment feignante)

Été 1966, Kyûshû. Depuis qu’il a croisé la route du turbulent Sentarô, Kaoru vibre au rythme du jazz et son cœur bat pour la douce Ritsuko. Le lycéen introverti s’épanouit peu à peu à l’école, mais aussi dans la musique, oubliant presque l’absence de son père. Seulement, l’arrivée de la belle et envoûtante Yurika au sein du groupe d’amis va engendrer révélations et bouleversements dans la nouvelle vie du jeune pianiste…

Mon avis :

Vous aimez les triangles amoureux ? Et bien, ici vous allez être servi ! Du triangle, du tétragone et même du pentagone amoureux ! Les plus septiques commenceront peut-être à avoir peur… Mais pas de panique, Yuki Kodama ne nous fait pas du manga à l’eau de rose larmoyant. Ici les sentiments sonnent vrai, tout comme les personnages. C’est subtil et touchant, réaliste. Le scénario cependant n’est pas très original. C’est surtout l’ambiance qui se dégage du manga qui est agréable.

Kids on the slope

Titre VO : 坂道のアポロン

Auteur : Yuki Kodama

2007

Type : josei

Genre : Romance, tranche de vie

Éditeur VO : Shôgakukan

Éditeur VF : Kazé Manga, collection Seinen

Nombre de volumes : 4/9


Psycho Detective Yamato – T1 :

Résumé :

Après avoir visité un bâtiment, une amie de Haruka parait être possédée. Haruka décide de demander de l’aide a Yamato, un garçon qui semble avoir le pouvoir de voir les morts. Ensemble les deux étudiants vont découvrir ce qui s’est passé dans ce bâtiment. C’est ainsi que commence leur première enquête commune.

Mon avis :

Franchement, j’ai été un peu déçue. Ce n’est pas que le manga soit désagréable, mais, je ne sais pas pourquoi, je m’attendais à beaucoup mieux.

Certes, avec Psychic Detective Yamato, on est loin du shôjo à l’eau de rose, loin de la romance lycéenne et des « je t’aime, moi non plus » (quoi que, à cette dernière option on y a droit, un peu). Mais si j’oublie les clichés et à priori que je pouvais avoir sur le shôjo avant d’en lire, on se retrouve ici dans une intrigue qui sent le déjà vu. Les personnages manquent de profondeur. Ils sont sympathiques, mais pas très séduisants. Le mystère qui plane autour du héros n’est pas assez palpable, la tension ne monte pas. Le suspens ne nous prends pas aux tripes. C’est une lecture agréable, distrayante. Voilà tout.

Le cadre de départ, bien que pas si original que ça, est plutôt sympa : enquêtes et fantômes entre deux cours a l’université. D’ailleurs, le fait que ça se déroule dans une université est aussi un point positif, pour une fois que ce genre d’aventures ne se déroule pas dans un lycée… Les personnages sont de jeunes adultes et par conséquent, adoptent des comportements moins hystériques que les habituels collégiens et lycéens. Il sont plus posés et réfléchis, ce qui est agréable. Bien qu’il y est toujours un côté extraimement naïf et puéril, surtout du côté de l’héroïne.

Côté dessin, c’est un peu pareil : joli, bien fait, mais ça manque de personnalité. C’est assez banal.

Bref, un titre avec des atouts, mais qui, dans ce premier tome n’a pas réussi a me faire vibrer. À noter qu’il s’agit du premier manga pro de l’auteure et pour une première œuvre, ce n’est pas si mal. À voir si elle améliore son style et sa narration dans les tomes suivants.

Psychic Detective Yamato

Titre VO : 心霊探偵八雲

Auteur : Oda Suzuka

D’après l’œuvre originale de Kaminaga Manabu

2009

Type : shôjo

Genre : fantastique

Éditeur VO : Kodokawa Shoten

Éditeur VF : Panini, collection shonen

Nombre de volumes : 5/10 (toujours en cours)


Ludwig Révolution – T1

Résumé :

Ludwig est un très beau prince. Son père l’envoie chercher une épousé digne de son rang à travers le monde. C’est ainsi que débute la quête du prince, accompagne de son fidèle serviteur. Ensemble ils vont parcourir le monde a la recherche de la princesse parfaite. Il y croiserons tous les contes de fée classiques, tires des recueils des frères Grims.

Mon avis :

Cette réinterprétation de nos contes de fée est très amusante. Les jolies princesses en détresse deviennent de perverses manipulatrices, le prince est tout sauf charmant, avec son look de chanteur visual kei, ses penchants sadiques et, tenez-vous bien, sa nécrophilie ! En y pensant bien, on n’est pas si loin que ça des versions originales. Après tout, qui voudrais embrasser des princesses endormies depuis 100 ans ou enfermées dans des cercueils en verre ? Faut être tordu !

Ici l’auteur va jusqu’au bout et nous propose des personnages plus tordu les uns que les autres.

Ce premier tome reprend les contes les plus classiques : Cendrillon, la belle au bois dormant, le petit chaperon rouge et barbe bleu. J’ai hâte de voir quel contes un peu plus originaux Kaori Yuki a choisi pour la suite.

Ludwig révolution

Titre VO : ルードヴィッヒ革命

Auteur : Kaori Yuki

2004

Type : shôjo

Genre : fantastique, conte

Éditeur VO : Hakusensha

Éditeur VF : Tonkam, collection shôjo

Nombre de volumes : 4 (terminé)


Flowers for Seri – T1

Résume :

Yuzuki partage un curieux destin avec son amie Seri qui se voit embringuée dans un mariage arrangé avec le jeune homme. Cette dernière, croyant en l’amour, résiste face à l’enthousiasme général qui selon elle n’est qu’une question d’argent et de réputation. En effet, la famille de Seri est riche et a besoin d’un nom. Quant à la famille de Yuzuki, famille renommée japonaise, elle est plutôt sur la paille et aimerait bien profiter de la fortune de la fiancée ! Et pour couronner le tout, Yuzuki, qu’elle connaît depuis l’enfance, est un garçon boudeur, toujours de mauvaise humeur et particulièrement désagréable. Pourtant, alors qu’elle visite la magnifique maison de famille de son potentiel futur mari, elle entre en contact avec le seigneur Haruhisa, l’esprit d’un ancêtre du jeune homme qui lui révèle une terrible vérité : par une malédiction inconnue, tous les hommes de cette famille meurent jeunes et jusqu’ici, aucun n’a pu y échapper ! Les fantômes de Yuzuki vont alors commencer à hanter la pauvre Seri afin de l’inciter à se marier !
Mais la responsabilité de la jeune femme est encore plus grande qu’il n’y paraît, au-delà d’apporter la fortune ou la descendance, elle pourra peut-être lui sauver la vie…

(source : Manga News)

Mon avis :

La couverture donne l’impression d’un travail très chiadé. Alors, à la lecture du premier chapitre, j’ai été surprise par la simplicité du dessin et le côté comique, presque grotesque, de certaines cases. En y regardant de près, on découvre un dessin très inégal d’une case à l’autre. Certaines planches sont très travaillées, alors que dans d’autres même les proportions de base ne sont pas respectées. Le travail d’un assistant ? Peut-être. En tout cas, moi, j’ai trouvé ça dérangeant, surtout dans le premier chapitre, quant on est pas encore entré dans l’histoire.

Côté histoire, le pitch est sympa. Le côté fantastique, avec fantômes et malédiction, amène de la fantesie et donne envie d’en savoir plus. Les personnages ne sont pas désagréables, mais cela manque un peu de développement. Les sentiments de Seri évoluent trop vite, donnant l’impression que l’auteur est pressé. Cela ne nous laisse pas le temps de nous attacher aux héros et l’histoire en perd en vraisemblance.

Malgré ses nombreux défaut, ce titre a su piquer ma curiosité et j’ai bien envie de savoir ce qui va se passer.

Flowers for Seri

Titre VO : あなたに花を捧げましょう

Auteur : Tomu Ohmi

2010

Type : Josei

Genre : Romance, fantastique

Éditeur VO : Shôgakukan

Éditeur VF : Soleil manga, collection Gothic

Nombre de volumes : 4 (terminé)


L’Ile infernale – T2

Résume :

Attention spoiler, à lire seulement si vous avez lu le tome 1 !

Le tome 1 se termine dans une arène. Mikoshiba doit s’y battre contre 5 autres homme. Combat à mort dont un seul sortira vivant. Alors que le combat commence, il découvre une jeune fille considérée comme une déesse par les habitants de la cite. Qui est-elle ? Voila ce qu’on va découvrir dans ce deuxième tome, qui ouvre sur un combat sanglant.

Mon avis :

Si le premier tome m’avait impressionné par son excès de testostérone, c’est surtout la violence qui marque le début de ce deuxième tome. Passées les premières pages, uniquement composées de sueur et de sang, on retrouve l’intrigue assez complexe qui se dessine dès le premier tome. Très vite on découvre qui est cette jeune fille, on retrouve Sasaki, l’ami dont Mikoshiba est venu se venger et… Surprise ! Enfin, une surprise qui n’en est pas une car on s’en doute dès le début.

L’intrigue se complique même en ajoutant une touche de complot politique au mystère qui plane sur l’île infernale. Encore une fois le tome se termine sur un moment clé rendant inévitable la lecture du tome 3.

L’île infernale

Titre VO : 天獄の島

Auteur : Ochiai Yusuke

2009

Type : seinen

Genre : suspense, action

Éditeur VO : Nihon Bungeisha

Éditeur VF : Komikku

Nombre de volumes : 3 (terminé)

avis sur le tome 1 >> ICI

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Petit panier de manga # 1

Il y a un endroit où je me rends régulièrement pour y glaner quelques manga. S’agissant d’une solderie, je n’y trouve pas les séries que j’ai choisi de suivre. Mais, à 1€ le tome, il y a de quoi se faire plaisir. Je prends, un peu à l’aveuglette, ce que je trouve. Il m’arrive de tomber sur des petites perle et des auteurs intéressant auquel je ne me sevrais sans doute jamais intéressé autrement. Voici un premier compte rendu de ces trouvailles, bonnes et moins bonnes.

Si la plupart du temps je tombe sur des tomes isolés, il m’arrive de trouver de courtes séries complètes. C’est le cas de Kabuto, le Dieu Corbeau, série en 3 tomes de Buchi Terasawa, paru dans la collection Seinen de Taifu.

Kabuto.jpg

L’auteur dédie cette série à Osamu Tezuka, j’avoue que je vois pas trop le rapport entre Kabuto et ce dernier….

La série tourne au tour de Kabuto, le Dieu Corbeau, qui, génération après génération, se bat contre Kuroyasha Dôki, un puissant démon qui entend reigner sur la terre.

Graphiquement cette série flore bon les années 90, au point de nous faire sourire avec ses héroïnes en bas résille et leur tenues excessivement échancrée. Le scénario, quant à lui, n’est pas particulièrement original, mais la série a un bon rythme et se laisse lire avec plaisir. Petit point négatif : la transition entre deux générations de Kabuto dans le tome 2 est assez mal ficelé et pendant un petit moment on se demande ce qui se passe.

Parmi mes découvertes, 2 manga de Kei Tôme :

Déviances, deuxième volume d’un recueil d’histoires courtes, publié par Taifu dans sa collection Seinen.

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J’ai beaucoup apprécié le coup de crayon de l’auteur, la finesse de son trait, ainsi que la sensibilité et l’humour subtil de ses histoires.

Kuro Gane, premier tome d’une série dont la publication française a été stoppé dès le tome 2 (elle compte 5 tomes en tout). Ce premier volume, proposé par Glénat en 1997, est imprimé dans le format BD franco-belge : grand format, couverture cartonnée, sens de lecture français.

Kero Gane est une histoire étrange et assez intéressante : un samouraï récupère le corps mourant d’un redoutable tueur. Grâce à un savoir-faire étonnant, il en fait une sorte d’homme machine qui ne peut plus mourir. Celui-ci parcourra désormais le Japon avec une épée doté de parole. J’ai beaucoup aimé cet album et son ambiance.

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Je reviendrais plus en détail sur ces album et le travail de Kei Tôme que j’apprécie beaucoup.

Dernier manga de ce petit marché : un one-shot de Kita Konno, Montrez-moi le chemin, publié par Taifu dans sa collection Josei. Et c’est la première fois que je vais vous parler d’un josei !!

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Ce tome regroupe 6 histoires courtes, très différentes les unes des autres. Le dessin de Kita Konno est très simple, doux et expressif.

Dans la première histoire, qui fait 2 chapitres, on retrouve une de ces sempiternelles histoires d’amour incestueux. Ici, une jeune lycéenne est amoureuse de son beau-père. À la mort de sa mère, elle décide de continuer à vivre avec celui-ci et sa petite soeur. Bouleversement hormonal aidant, elle tombe amoureuse de son jeune et beau beau-père. Une histoire banale, mille fois traitée et qui franchement me tape sur les nerfs. Cependant Kita Konno traite le sujet avec sensibilité et évite de trop tomber dans le cliché, faisant de l’héroïne un personnage somme toute assez lucide. Les autres histoires sont toutes plus courtes. Certaines ont un côté fantastique : on y trouve sirènes, extra-terrestre (cella est ma préféré) ou encore souvenir de vies antérieures…

Je ne suis pas prête à me convertir au josei, mais j’ai pris plaisir à lire ce manga.

Il ne me reste plus qu’à vous parler des 2 derniers volumes de mon panier : un manhwa (coréen) et un manhua (chinois).

Començons par le manhwa ! Il s’agit d’un sunjung, soit l’équivalent du shôjo japonais, c’est à dire destiné aux jeunes filles : Palais de Park So Hee (éditions Soleil, collection Gochawon).

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C’est une histoire banale à souhait : elle, elle vient d’une famille plus que modeste. Lui, il est beau, riche et prince héritier (tant qu’à faire). En d’autre terme, l’histoire typique du genre, et qui ne m’emballe pas du tout. Mais Park So Hee s’en sort assez bien grâce à son humour et une bonne dose d’autodérision. On voit souvent le personnage principal dire « si j’étais l’héroïne d’un manhwa, ça se passerais comme ça » et là on à une belle parodies de scène à l’eau de rose avec fleurs et yeux brillants à vous donner la nausée. Ce côté autodérision sauve la mise et rend ce premier tome amusant. Quoi que l’auteur ait un peu tendance à abuser des caricatures des personnages en style grotesque. Maintenant, j’apprends que la série compte 23 tomes en Corée, franchement ça fait beaucoup trop !!

Et le pire pour la fin !! J’ai acheté le troisième tome de Claws of Darkness, un manhua en 3 tomes de Josev et Jerry Cho (éditions Soleil, collection Hero). Il n’y avait pas les autres et le dessin de la couverture était sympa…

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Le dessins, tout en couleur, avait l’air pas mal, original… Oui, mais, à y regarder de plus près, il est très inégal d’une page à l’autre. Certaines cases sont impeccables, et d’autres vraiment pas terrible. La coloration, dans l’ensemble, est plutôt réussie.

Niveau scénario, évidemment, n’ayant pas lu les deux premiers tomes, il me manque des éléments de compréhension. Ceci dit, parfois ça ne tient vraiment pas la route. Ce n’est pas vraiment réfléchit. Une vrai déception !!

Et voilà ! Le premier panier manga s’achève. Bientôt d’autres emplettes (^_^)

またね

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