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FIBD 2018 – Mes pérégrinations, épisode 2

Le 7 février j’ai partagé quelques unes des photos que j’ai ramené du Festival de La Bande Dessinée d’Angoulême où j’étais (en bonne compagnie) fin janvier. Je vous ai parlé des expo de Alix, La nouvelle génération du bd arabe, Titeuf, Tezuka et Venise. Un programme déjà assez dense pour un premier épisode. Le temps est venu de partager les autres expos du féstival.

En remontant de l’expo Alix, le jeudi matin je m’était arrêté sur l’expo de Emmanuel Guibert. Je l’ai revu ensuite avec Yomu-chan dimanche midi. J’ai beaucoup aimé. Il y a avait beaucoup de planches originales, mais aussi d’autres travaux plus artistiques, c’était très varié et intéressant.

 

Avez-vous remarqué la petite intrusion en bas de la première planche ? 😀

Après quoi j’ai pris le temps de flâner dans la bulle des éditeurs indépendants avant d’aller (au bon moment, il y avait personne) profiter de l’expo dédié à Sonny Liew qui se tenait dans la cave du théâtre. J’aime beaucoup cet espace. L’expo était très sympa, il y avait beaucoup de planches originales et les styles graphiques étaient très différents d’une planche à l’autre. Si différents qu’à un moment j’ai cru qu’il s’agissait de dessinateurs différents. Mais non, toutes ces planches étaient de Sonny Liew dont la bd  Charlie Chan Hock Chye, Une vie dessinée est sortie en 2017 chez Urban Comics. Après avoir visité l’expo 2 ou 3 fois, j’ai fini par craquer et m’acheter le bouquin, mais je n’ai pas encore eu le temps de le lire. En revanche j’ai trouvé la démarche très intéressante. J’espère qu’il sera à la hauteur de mes espérances.

Autre expo visité deux fois c’est celle de Naoki Urasawa. J’adore ce mangaka, qui a selon moi un très bon sense de la narration. Si son dessin est particulier et se démarque dans la masse de production du manga, c’est surtout la façon dont il raconte des histoire que j’aime chez lui. Cette expo était très plaisant. Il y avait énormément d’originaux et c’est toujours intéressant de découvrir les planches originales et étudier la façon dont le dessin est crée. Nombreux détails de construction disparaissent une fois l’oeuvre imprimée. Il y avait aussi beaucoup à lire, et je regrette qu’il n’y ai pas eu un catalogue d’expo. J’aurais beaucoup aimé l’acheter. Je n’aime pas tellement prendre le temps de lire sur place les explications. Je lis beaucoup trop lentement et ça me demande beaucoup trop d’effort pour faire ça debout entre une planche et l’autre, mais j’aurais eu plaisir à y revenir tranquillement chez moi. Pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de voir l’expo à Angoulême, elle est visible à l’Hotel de ville de Paris jusqu’au 31 mars.

En revanche, moi qui n’ai pas encore fini la série Monster, je me suis fait grave spolier ! T_T

Ce qui était agréable, en revanche, c’était de découvrir ses travaux préparatoires ainsi que ces dessins de jeunesse.

J’adore la tronche des prof qu’il avait dessiné sur ses intercalaires XD

Le vendredi matin, dès l’ouverture, nous nous sommes dirigé vers d’expo dédié à Cosey, le grand prix 2017, qui se tenais dans l’hôtel Saint Simon. Choix pas très judicieuse selon moi, le lieu ne pouvant accueillir qu’un petit nombre de personnes à la fois, tu fais la queue pendant une plombe. M’enfin, passé la longue attende, l’expo était très sympa. Il y avait là encore un bon nombre de planches originales qui étaient très plaisantes à regarder, même si ça ne m’a pas vraiment donné envie de lire ses bd. Trop chargées pour moi. Et aussi un peu trop old school.

 

Voila pour ce qui est des expos officielles. J’ai aussi visité l’expo Marion Montaigne, mais je n’ai pas de photo. J’ai pas vraiment apprécié l’expo, tout comme celle de Gilles Rochier. Quant aux autres expo officielles, je ne les ai pas vues

Dans une troisième épisode, je vous parlerais des expo off que j’ai aussi visité.

 

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Histoires courtes de Naoki Urasawa

Kana, dans sa collection Sensei, nous offre un recueil de 568 pages regroupant les histoires courtes que Urasawa Naoki (浦沢直樹) a réalisé avant sa première série longue.

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 J’ai craqué pour sa couverture ! Ce crocodile est bien trop intrigant pour passer à côté sans le remarquer ! Cela faisait plusieurs fois déjà que je le regardé sans oser me l’offrir, alors quand mon chéri m’a amené dans le rayon manga pour mon anniversaire, je me suis laissée tenter.

Cet album réuni 28 histoires courtes, une préface Karyn Poupée et une interview de Urasawa. Sur les 28 histoires il y en a de plus ou moins réussi, de plus ou moins drôles. Les sujets traités sont très variés, ainsi que le ton, très léger pour certaines histoires (Take), plus grave pour d’autres (Shinjuku Luluby).  Bien que certaines histoires m’aient plues, je
suis assez déçue de l’ensemble. Après avoir lu deux ou trois histoires je me lassais et j’ai mis du temps à tout lire. Ceci dit, je dois garder à l’esprit que, d’un part ce sont ces premiers travaux, normal qu’il tâtonne et que tout ne soit pas de la même qualité, d’autres part ce sont des histoires qui ont été faites pour être lu séparément et non les unes à la suite des autres, leurs univers sont très différents les uns des autres et ne s’enchaînent pas toujours très bien.

Je pense que cet album s’adresse en priorité aux connaisseurs, aux fans de Urasawa. Ce recueil n’a pas grand intérêt en tant que qualité de manga, les histoires sont sympa mais sans plus. Alors qu’il se relève sans doute très intéressant pour les fans de Urasawa, curieux de découvrir ses premiers travaux. Quant à moi, j’ai abordé le manga de Urasawa avec se recueil et je pense que c’est une erreur. On parle de lui comme d’un génie, et je n’ai rien trouvé de génial dans ces histoires courtes. Sans doute aurais-je du commencer par un de ses grands succès…

Quelques mot sur Urasawa Naoki :

Urasawa est né en 1960 à Fushu, dans la préfecture de Tokyo. Depuis son enfance il dessine des manga, mais il n’envisage pas d’en faire son métier et, après le lycée, il étudie l’économie à l’université. Finies ses études, il postule chez Shogakukan pour un poste d’éditeur. Il se rend à l’entretien avec quelques unes de ses planches. On lui conseille de participer à un concours de jeunes auteur. Il suit le conseil et reçois le prix de meilleur jeune mangaka pour son histoire Return (1981).

On retrouve cette histoire courte dans le recueil Histoires courtes de Naoki Urasawa, page 203. Je trouve que c’est une des les plus touchantes du recueil.
Un jeune homme vole pour manger dans une ville appauvrie par une guerre. Il rencontre un robot-soldat ennemi endommagé qui à perdu la mémoire. Ce dernier se prend d’affection pour le jeune garçon et le suit partout.

Suite au prix remporté, il est engagé comme assistant. En 1983 il publie sa première histoire courte dans un supplément de Big Comic dédié à Golgo 13 : Beta !

On retrouve Beta ! dans le recueil sous le titre Trop classique ! Cette histoire m’a laissé un peu perplexe.

En 1986 il commence sa première histoire longue en collaboration avec Kazuya Kudô : Pineapple Army pré-publié jusqu’en 1988 dans Big Comic Original. La série compte 8 volumes au total. Le premier volume de la série a été publié en version française par Glénat. Mais la publication a été stoppé.

Cette même année il commence une nouvelle série : Yawara ! pour Big Comic Spirits, où la série paraîtra durant 7 ans. Elle compte 29 volumes au total, elle a été adapté en anime, film et même jeu vidéo. Grâce au succès de cette série il publira 2 one-shot : Dancing policeman ( 1987) et N.A.S.A. (1988) dont les chapitres avaient été pré-publié dans Big Comic en 1984.

On retrouve Dancing Policeman dans le recueil Histoires courtes en 7 chapitres, de Take : 1 – singing policeman (p.21) à Take : 7 swimmxing Policeman (p.153).  Urasawa y met en scène un jeune policier plus intéressé par les jolies filles et son groupe de rock que par son travail. C’est amusant et très léger. On retrouve dans le recueil également N.A.S.A. divisé en 2 parties , partie 1 page 315 et partie 2 page 337. Dans cette histoire on fait la rencontre d’un étrange retraité qui qui rêve de faire un voyage dans l’espace. Il entreprend de construire avec ses compagnons une navette spatiale privée.

De 1988 à 1994 il publie également dans Big Comic Original la série Master Keaton. Cette série fera au final 18 volumes. En 1998 elle a été adapté en anime de 39 épisodes. La VF de l’anime est disponible chez IDP Home video, collection Taïfu Video.

Pressé par ses éditeurs de faire une série sur le sport, il commence en 1993 Happy !. Cette série sera pré-publié dans Big Comic Spirits jusqu’en 1999. 23 volumes seront publié au total au Japon. La version française est en cours chez Panini Manga, 10 tomes sont déjà disponibles.

Parallèlement il publie dans Big Comic Original la série Monster (1994 – 2002). Cette série qui compte 18 volumes en tout remportera de nombreux prix dont un en France au Festival d’Angoulême en 2003. La version française est publié chez Kana. En 2004 la série a été adapté en anime (VF dispo chez Kaze).

C’est en 1999 qu’il commence son plus grand succès : 20th Century Boys (22 tomes) suivi de 21th Century Boys (2 tomes). Il recevra le prix de meilleure série au Festival d’Angoulême en 2004. La version française du manga est publié chez Panini Manga. La série a été adapté en film live par Tsutsumi Yukihiko en 2008.

Urasawa, grand fan de Ozamu Tezuka se lance dans l’adaptation d’une aventure de Astro boy : Pluto, série qui sera pré-publié dans Big Comic Original de 2000 à 2009 et compte 8 tomes au total. La version française de Pluto est publié par Kana.

Depuis 2008 il travaille sur la série Billy Bat pour la maison éditrice Kodansha. La série est pré-publié dans Mornig magazine. Aujourd’hui, la série, toujours en cours, compte déjà 8 tomes. La version française sera proposé par Pika, le tome 1 sortira en mars 2012.

Urasawa a toujours dessiné pour un public adulte, il n’a jamais fait de shônen. Ceci dit, le classement des manga par âge et sexe qui est très directif au Japon, est plutôt récent, tel n’était pas le cas dans les années 60-70. Lui même a grandi en lisant des manga destiné à un public plus adulte alors qu’il était encore écolier, c’est ce type de manga qui l’ont le plus marqué, c’est dans ce sens qu’il travaille comme il nous le dit dans l’interview que l’on trouve à la fin de Histoires courtes.

Me voilà bien instruite sur sa bio maintenant ! Dès que possible, je m’attaquerais à Monster. Suite au prochain rendez-vous (^_^)

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