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Le pacte des yôkai

Alors que je connaissez bien la série animée Natsume yuujinchou, j’hésitais à me lancer dans la lecture du manga à l’origine de l’anime et disponible en français sous le titre Le pacte des yôkai.

J’hésitais surtout parce que j’avais envie de me la procurer mais je ne voulais pas commencer une série si longue alors que j’en ai plein en cours. Finalement j’ai craqué en profitant de la bibliothèque (ce qui met fin à mon dilemme matérialiste !).

Je connaissais déjà l’histoire donc pas d’effet surprise mais j’ai vu l’anime il y a bien longtemps, ce qui me laisser tout le plaisir de la lecture et de la redécouverte de cet univers.

Commençons par le commencement ! Parmi vous il y en a surement qui n’ont pas encore entendu parler de ce manga, je vais donc en faire une brève présentation :

Natsume est un jeune orphelin introverti qui, toute son enfance, a été trimbalé d’une famille à une autre sans jamais trouver un foyer qui veuille de lui. S’il n’a jamais réussi à s’intégrer dans une famille ou une école c’est que Natsume a un drôle de don qui lui permet de voir les yôkai, créatures étranges parfois dangereuses et effrayantes. Ces visions font qu’il a un comportement étrange pour ceux qui l’entourent et ne voient rien. A force d’être traité de menteur, Natsume s’est de plus en plus refermé sur lui-même. Solitaire et taciturne, il ne facilite pas la tâche de ses nouveaux camarades de classe qui cherchent à sympathiser avec lui. Natsume vient d’être pris en charge par des parents éloignés particulièrement attentionnés. Il est bien déterminé à garder secret son don pour ne pas indisposer sa nouvelle famille et pouvoir ainsi rester auprès d’eux jusqu’à ce qu’il puisse prendre son indépendance.

Mais alors qu’il fait tout son possible pour rester loin des yôkai, il hérite du « carnet des amis », un carnet dans lequel sa grand-mère, qui partageait son don, a jadis noté les noms des yôkai qu’elle a soumis. Il se fait dès lors harceler par des yôkai de tout genre. Il y a ceux qui veulent le carnet pour le pouvoir qu’il renferme et ceux qui veulent récupérer leur noms et ainsi rompre le pacte qui les lie au détenteur du carnet. Parmi les yôkai qui l’abordent pour lui dérober son carnet d’ami, il fait la rencontre d’un puissant yôkai scellé dans une statuette de manekineko qui le rend visible pour tous les humains et lui donne l’air d’un drôle de gros chat. Natsume passe un pacte avec lui : il lui cédera le carnet à sa mort, d’ici là le yôkai, qu’il surnomme maître Griffou, devra le protéger. Contrairement à toutes attente une relation amicale s’installe entre le gros chat et le jeune homme qui, peu à peu, ouvre son cœur aussi bien aux humains qu’au yôkai.

Au fur et à mesure de l’intrigue, de nouveaux personnage apparaissent. Cependant l’histoire est construite de façon à ce qu’on puisse lire tous les chapitre indépendamment, chacun d’entre eux racontant une rencontre entre Natsume et un yôkai. Cette structure crée une certaine redondance entre les débuts de chaque chapitre puisque à chaque fois l’auteur prends quelques pages pour resituer le contexte, présenter Natsume, sa grand-mère et maître Griffou. A début j’ai trouvé cela agaçant, ça me coupait dans mon élan. Finalement j’ai compris que je ne suis pas obligée de lire toutes les bulles et que je peux très bien survoler ces introductions pour entrer dans le vif du sujet. Ma lecture en est devenue tout de suite plus fluide et plaisante.

Outre le fait que l’histoire nous plonge dans le folklore japonais en nous faisant voir des yôkai de toute sorte, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de ce manga où le focus est mis sur les relations qu’entretiens Natsume avec les autres plus que sur l’action. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’action. Il y a des échanges, des émotions, une perpétuelle remise en question de lui-même et de son rapport aux autres. Son passé lui pèse, mais il a acquis la maturité nécessaire pour comprendre qu’il doit maintenant laisser le passé derrière lui et s’ouvrir à un monde plein de possibilités et de belles rencontres.

Il y a énormément de nostalgie qui se dégage de ce manga. Chaque rencontre est aussi une nouvelle séparation et on se rends compte que la beauté d’une rencontre ne réside pas que dans l’échange mais aussi dans le souvenir qu’elle laisse.

C’est un très beau manga qui nous fait ressentir beaucoup d’émotion, tout en retenue, tel que son personnage principal, d’un charme discret.

Pour contrebalancer le caractère effacé de Natsume, le personnage de maître Griffou apporte un brin d’humour et de folie. Le gros chat ne pense qu’à boire et manger, envoie des piques dès que l’occasion se présente, il semble bien peu fiable et pourtant il sait protéger son ami (tout en niant tout lien affectif, comment un yôkai aussi puissant que lui pourrait éprouver de l’affection pour un insignifiant humain, voyons !).

⇒ lire un  extrait

série toujours en cours au Japon, 18/22 sortis en France chez Delcourt

à lire aussi : 

Le pacte des yokai : une quête initiatique dans un monde peuplé de yokai sur le Club Shôjo

le dossier de Manga News 


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Lettre à Momo

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Des yôkai, une île perdue du Japon, une mère et une jeune fille qui doivent apprendre à reconstruire leur vie après la disparition du père dans une accident, voile ce qui fait le charme du film dont j’ai envie de vous parler ce soir. Halloween donc, avec des créatures fantastiques, mais pas vraiment un film pour ce faire peur 😉

Tout commence avec l’arrivée dans l’île, où les deux femmes viennent s’installer à côté de leur oncle et tante. La mère veut être forte, cache son chagrin et se jette à corps perdu dans le travail. La fille, délaissée, se ronge de chagrin. Cela aurait pu durer et se cristalliser, mais c’était sans compter sur l’intervention de trois yôkai maladroits qui viennent veiller sur elles. Par un étrange concours de circonstance, Momo, la jeune fille, peut les voir et ça ne va pas être facile à gérer. Passée la peur des premières rencontres, une relation d’amitié s’installe entre le jeune fille et ces drôles de créatures.

J’aime beaucoup ce film. Si les yôkai sont drôles et attendrissants, c’est surtout l’évolution de la jeune fille qui, grâce à leur présence, va petit à petit s’ouvrir et faire son deuil, qui me touche le plus. Le film est long, mais je trouve qu’il est bien équilibré. On ne s’ennuie pas malgré ses deux heures. Il y a de l’humour, du drame. On rie, on pleure et on grandi un peu avec Momo.

Graphiquement il n’a rien de remarquable, mais c’est très agréable à regarder. Mon personnage préféré c’est Mame, l’un des trois yôkai, il est complètement à l’ouest. Je le trouve tellement drôle, toujours décalé.

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Lettre à Momo (ももへの手紙) a été réalisé par Hiroyuki Okiura en 2012. Il est disponible en dvd et en VOD chez Arte édition.

Je vous recommande vivement ce film qui aborde avec tendresse un sujet pas si facile.

L’avez-vous vu ? Qu’en pensez-vous ? Laissez nous vos impressions 😉

⇒à lire aussi l’avis de Lili 

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Manga, yôkai et douceur

Manga de démons, fantômes et yôkai… à cette annonce on ne pense pas vraiment à la douceur, à la poésie, à la contemplation… et pourtant !

Démons, fantômes et yôkai ne riment pas toujours avec horreur. Dans les manga que je vais vous présenter on rencontre toutes sorte de démons mais il y ai aussi question d’amitié, poésie, et douceur de vivre.

Commençons par un titre dont j’ai parlé déjà plusieurs fois : Le pacte des Yôkai de Midorikawa Yuki (Delcourt). Dans ce manga (aussi adapté en anime) on suit le quotidien de Natsume, un lycéen solitaire et orphelin qui a le pouvoir de voir les yôkai. En liant un pacte avec un drôle de chat, Natsume s’ouvre non seulement au monde des yôkai, qu’il apprend à connaître, mais aussi à la vie. Il sort petit à petit de sa coquille, apprends à prendre du recul vis à vis des blessures de l’enfance, se fait des amis… Il apprends à aimer la vie et à comprendre ce qu’elle a de beau. Au rythme plutôt lent, Le pacte de yôkai est une véritable tranche de vie, mettant en scène un jeune homme qui se cherche… au milieu des créatures folkloriques. Il y a dans le manga, comme dans l’anime, beaucoup de douceur, et un ton très mélancolique. Une sorte de nostalgie d’une harmonie perdue, surtout chez les yôkai qui peuvent être ici comme des représentations d’un autre temps, un temps où la spiritualité occupait une place plus importante, une époque qui peu à peu s’efface. Les yôkai perdent de leur magnificence, leur consistance, mais quand il faut partir ils n’ont plus de regrets. Lire le pacte des yôkai c’est comme faire un deuil. Est-ce le deuil de l’enfance, ce monde où tout est possible, même voir de drôles de créatures invisibles à tous ? Est-ce le deuil d’une époque où l’homme était plus proche de la nature et des ses esprits ? Je ne serais analyser ce manga, mais l’animé, comme les quelques tomes de cette longue série que j’ai lu m’ont fait éprouver une douce mélancolie qui rend à la fois triste et heureux.

à lire aussi l’avis de Carolus

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Je poursuit ce voyage avec un autre manga au rythme plutôt lent : Le cortèges des cent démons de Ichiko Ima. Cependant ici les yôkai sont peut-être plus effrayant et moins touchant que ceux de Natsume. Il y est encore question d’un jeune homme capable de les voir et de les maîtriser. Un don qu’y a rendu le jeune homme solitaire et distant. Il est touchant dans sa solitude. Ici aussi il y a une certaine tristesse, et peut-être aussi de la mélancolie. Il y a quelques drames qui ponctuent l’histoire mais on ne s’y attarde pas vraiment. Encore une fois le quotidien est mis en avant. On voit le jeune exorciste exécuter ses missions, vivre en famille et… les choses semblent se compliquer mais… je ne serais jamais la fin ! La série a été malheureusement interrompue en France T_T C’est un très joli manga, au trait fin. Il se dégage beaucoup de douceur du dessin alors même que ce qui est raconté est bien moins doux. Un titre intéressant que j’aurais eu plaisir à poursuivre.

à lire aussi l’avis de Bobo et Plumy

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Toujours dans un esprit jeunes gens sensibles, yôkai et tranche de vie, je vous conseille également Mokke de Kumakura Takatoshi (Pika éditions). Ici ce ne sont pas des garçons qui tiennent l’affiche, mais deux sœurs ayant elle aussi la capacité de voir ou attirer les yôkai. L’aînée peut les voir tandis que la cadette se fait posséder à chaque mauvaise rencontre. Pour faire face à ces dons particuliers, à cette grande sensibilité, elles sont envoyée vivre chez leur grand-père à la campagne. Le vieil homme est un exorciste un peu bourru mais plein d’affection pour ses petites filles. Outre l’aspect tranche de vie, le manga a un côté très pédagogique. Le grand-père prends toujours le temps de donner de nombreuses explications sur les créatures que les jeunes filles rencontrent, issues du véritable folklore japonais.

à lire aussi l’avis de Choco

Image associée

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On remonte dans le temps et on part à l’époque Heian, pour des histoires de yôkai pleines de poésie et d’humour. Le manga Onmyôji-celui qui parle aux démons de Yumemakura Baku (scénario) et Okano Reiko (dessin) s’inspire de contes et légendes traditionnels pour nous présenter une jolie fresque de l’époque Heian et des coutumes de la haute société. Le personnage principal est d’ailleurs autant un personnage historique qu’une légende : Abe-no-Seimei est un des onmyôji (qui pratique la voie du yin et du yang, cosmologie ésotérique traditionnelle japonaise)  le plus connus de l’histoire nippone. On a encore ici beaucoup de lenteur, de la contemplation, un sens de l’humour très particulier et un récit plus centré sur les jutes verbales de deux amis que sur les monstres inquiétants. Un beau manga, autant pour son dessin, que pour son ambiance très particulière, légèrement soporifique.

à lire aussi les avis croisé d’OliV, Lunch et Badelel sur K.BD (liens vers leur chroniques respectives dans l’article)

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Enfin je vous amène ailleurs, dans un ailleurs incertain où il n’est pas vraiment question de yôkai mais d’autres créature qui pourrait s’y apparenter. Mushishi de Urushibara Yuki (éditions Kana) est un manga contemplatif, offrant de magnifiques paysage, un herboriste nonchalant irrésistible, et des créatures fantastiques prenant vie de façon inopportune. J’aime ce titre pour son ambiance particulière et son dessin original. Le rythme est aussi très lent. Si les étranges créatures sont au centre de l’intrigue, c’est encore une fois la tranche de vie qui prévaut sur le fantastique. A la recherche de ces étranges apparition qu’il veut étudier, l’herboriste fait surtout de belles rencontres humaines. Ici encore on retrouve un ton nostalgique.


Les couvertures des premiers tomes

 Manga - Cortège des cent démons (le)  Manga - Mokke Manga - Onmyoji - Celui qui parle aux demons


Voilà pour ne partager que quelques titres mêlant yôkai et douceur. N’hésitez pas à laisser vos suggestions lectures

⇒ à lire aussi mes articles 


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Les yôkai de maître Hokusai

Pour bien débuter le mois o-bon, faisons un tour du côté des yôkai et esprits croqué par Hokusai.

⇒ pour savoir ce que sont les yôkai, je vous invite à lire cet article

On trouve de nombreuses créatures fantastiques dans les carnets de croquis d’Hokusai (les fameuses manga dont je parlerais bientôt).

J’aime beaucoup ces rokurokubi, yôkai au long cou.

Le douzième volume de la manga de Hokusai, qui fut le plus apprécié en occident, regorge d’illustrations fantastiques, on y trouve des yôkai, mais aussi des fantômes. La littérature fantastique illustrée était fort apprécié dans le Edo du XVIII – XIX siècle.

Mais dans le domaine des yôkai, se sont peut-être ses estampes tirée de la série Cent Histoire de fantômes (Hayaku monogatari – 1831/32) qui sont les plus célèbres.

Kohada Koheiji
O-Iwa-san
Warai-Hannya
Sara-yashiki
Shunen

En faisant quelques recherches, je suis tombée sur ce bouquin :

Le livre regroupes toutes (ou du moins une bonne partie) les illustrations de Hokusai mettant en scène yôkai et fantômes. Le livre à l’air superbe. Ile me fait très envie. Demage que je ne lise pas le japonais

sur le site de book wasabi vous pourrais découvrir diverses photo du livre. ça fait vraiment envie !!

Un autre livre me fait aussi envie :

Dans cet ouvrage japonais bilingue anglais sont regroupées des estampes de divers artistes parmi lesquels on retrouve Hokusai

Maintenant que j’ai bien bavé sur ces bouquin, je vous laisse. J’espère que cette première modeste immersion dans l’univers fantastique japonais vous a plu.

Sore jaa, mata 🙂

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Des yôkai et des anime

Hier je présentais plus en détails les manga ayant servi à illustrer mon article sur les yôkai, aujourd’hui je vais reprendre la liste des anime et films d’animation cité dans cet article. Bien d’autres film et séries auraient pu me servir à illustrer mon propos, n’hésitez pas à enrichir cette liste par d’autre références en me laissant un commentaire 😉

Séries :

Natsume yuujinchou

2008

3 saisons de 13 épisodes + OAV

studio Brain’s base

site officiel

réalisateur : Takahiro OMORI

adaptation du manga Le pacte des yôkai de Yuki Midorikawa

non disponible en France

résumé : Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est capable de voir les yôkai (créatures surnaturelles du folklore traditionnel japonais) depuis son enfance, un don qu’il n’apprécie guère. Un jour qu’il est poursuivi par un yôkai, il libère un drôle de chat scellé dans un temple. Ce dernier lui apprend que sa grand-mère, grâce à un carnet, a obtenu le noms de nombreux yôkai, lui octroyant le pouvoir de les faire obéir à ses ordres (et même de les tuer). Natsume a hérité de ce précieux carnet qui attise bien des convoitises… Il en apprendra plus sur sa grand mère et sur les yôkai et, contre toute attente, il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le même raison que le manga (présenté hier) : le titre et les nombreux yôkai qu’on y croise. J’ai découvert cette série d’abord par l’adaptation animé puis le manga que j’ai lu cette semaine 🙂

sur Ma petite Médiathèque : Un bol de douceur avec Natsume yuujinchou


Mononoke

2007

12 épisodes

studio : Toei animation

réalisateur : Kenji NAKAMURA

site officiel

spin-off de Aykashi : Japanese Classic Horror

non disponible en France

résumé : Mononoke est la suite de l’histoire du héros de l’arc « Bakeneko » de la série « Ayakashi – Samurai Horror Tales ». Cette série retrace les aventures d’un apothicaire-vagabond qui utilise sa connaissance du surnaturel pour combattre les Mononoké, créatures pouvant être nuisibles, en les poussant à révéler leur véritable forme ainsi que les raisons qui les poussent à agir… (source : Nautiljon)

Pourquoi ? Le titre qui est un synonyme de yôkai. Et le contenu : un exemple de ayakashi correspondant à la définition trouvée sur wikipedia : apparaissant sur un plan d’eau. Plus exactement j’ai utilisé l’exemple du umibozo. La série contiens bien d’autre yôkai. C’est un indispensable pour les amateur de folklore (et d’anime originales)

sur Ma petite Médiathèque : Mononoke, un ovni au royaume de l’anime japonais


Aykashi : Japanese Classic Horror

2006

11 épisodes

Toei Animation

réalisateur : IMAZAWA Tetsuo (arc 1), Hidehiko Kadota (arc 2), Kenji Nakamura (arc 3)

site officiel

licencié par Kazé

résumé : 3 histoires d’horreur issues du folklore japonais

pourquoi ? Je me suis servie de cette série (dont je ne connais que le spin-off Mononoke précédemment cité) pour en extraire un exemple de bakeneko (démon chat)


Naruto

2002

série en 220 épisodes + films + OVA

studio Pierrot

réalisateur : Hayato Date

licencié chez Kana

site officiel

adaptation du manga de Masashi Kishimoto

résumé : Naruto Uzumaki est un jeune garçon rejeté par tout le monde dans son village Konoha, parce que l’actuel Hokage (= grand maître du village) lui a donné naissance en scellant dans son corps un monstre renard très puissant à 9 queues. Son rêve est de devenir le futur Hokage du village, à condition qu’il obtienne d’abord le titre de ninja, ce qui ne sera pas aisé pour Naruto qui accumule les bêtises et qui désespère tout le monde. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le kyûbi bien sûr !


Gintama

2006

316 épisodes + OVA

studio : Sunrise

site officiel

licencié par Crunchyroll

adaptation du manga de  Hideaki Sorachi.

résumé : Cette anime nous plonge dans la ville d’Edo assaillie soudainement d’extraterrestres, les Amanto. C’est aussi l’époque où l’on décide d’abolir l’utilisation des épées, ce qui a pour résultat de faire disparaître les samouraïs. Gintama Sakata n’a pourtant pas renoncé à l’esprit du Bushido. Il se promène avec un sabre et même si celui-ci n’est qu’en bois, il lui attire des problèmes. Il est accompagné de son apprenti Shinpachi et d’une jeune fille nommé Kagura avec lesquels il mène de petites enquêtes. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? C’est la faute à Yomu-chan 😉 Elle m’en a parlé pour son personnage rappelant le kappa


La filles des enfenrs

2005

26 épisodes

stutio Deen

réalisateur : Takehiro Oumori

site officiel

licencié par Kaze

résumé :  Trahis et maltraités par les personnes envers qui ils avaient confiance, des hommes et des femmes de tous ages contactent la mystérieuse Fille des Enfers pour qu’elle les libère de leurs tortionnaires. Mais le prix à payer est lourd : à la fin de sa vie, le commanditaire doit rejoindre sa victime en Enfer et subir en sa compagnie les affres des tourments éternels. Et tous se retrouvent devant un choix difficile : vendre leur âme au diable en échange d’un nouveau départ ou subir l’Enfer sur Terre jusqu’à la fin de leurs jours… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? encore une fois c’est Yomu-chan qui m’y a fait penser pour illustrer un exemple de wanyûdô.


Films :

Lettre à Momo

2012

réalisateur : Hiroyuki Okiura

studio : Production I.G.

licencié chez Arte éditions

résumé :  Trois gouttes d’eau tombent du ciel et rebondissent sur l’épaule de Momo qui tient dans sa main une lettre inachevée écrite par son père, océanographe, disparu en mer. Cette lettre, qui commence par « Chère Momo », est restée blanche. Après ce décès, Ikuko, la mère de Momo, décide de quitter Tokyo avec sa fille et de rejoindre son île natale, l’île de Shio, située dans la mer intérieure de Seto. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? 3 yôkai sont au centre de cette histoire, des yôkai bienveillants pour changer. Un très beau film.


Princesse Mononoke

1997

réalisateur Hayao Miyazaki

Studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Blessé par un sanglier rendu par les démons, le jeune guerrier ASHITEKA doit quitter les siens et partir à la recherche du Dieu-cerf qui, seul, pourra défaire le sortilège. Au cours de son voyage, ASHITAKA rencontre Lady EBOSHI, une sacrée femme à la tête d’une communauté de forgerons, qui doit se défendre contre ceux qui lui reprochent de détruire la forêt pour alimenter ses forges. (source : Manga News)

pourquoi ? pour son titre où l’on retrouve le mot mononoke, synonyme de yôkai. Je vous avoue que je n’ai vu ce film qu’une seule fois et que c’était il y a très longtemps. Je ne m’en souviens plus du tout.


Pompoko

1994

réalisateur : Isao Takahata

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : A la fin des années 60, la ville de Tokyo commence à s’étendre dans la zone de Tama, qui est habitée par de nombreux Tanuki (chien viverrin). Ceux-ci s’affrontent tout d’abord pour le territoire, puis décident de s’associer pour chasser les humains. Mais la tâche s’avère très difficile, et les talents de transformistes de nos joyeux fêtards devront se développer pour faire face aux envahisseurs des chantiers de construction… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Un titre indispensable pour illustrer le cas du tanuki et, un de mes Ghibli préféré. J’adore ce film.


Yobi le renard à 5 queues

2007

réalisateur : Sung-gang Lee

studio : Sunwoo Entertainmant

licencié par Editions Montparnasse

résumé : Yobi est un renard à cinq queues qui vit dans la colline depuis des millénaires. Au fur et à mesure, la ville s’est développée au pied de la colline. Cependant les humains sont effrayés par les renards à cinq queues qui peuvent dérober leur âme pour devenir humains. Pour les approcher, Yobi met à profit son aptitude à se transformer en jeune fille. Elle se lit d’amitié avec le jeune Geum-Ye lorsqu’un chasseur de renards fait son apparition… (source : Manga News)

pourquoi ? autre exemple de yôkai renard venu cette fois-ci de Corée et non du Japon


Le royaume des chats

2002

réalisateur : Hiroyuki Morita

Studio Ghibli

distribué par buena Vista

résumé : Haru est une jeune fille de 17 ans qui n’a aucune volonté dans la vie. Un jour, elle mets sa vie en péril pour sauver un chat d’un accident de la route. Elle ne sait pas encore qu’elle vient de sauver la vie du fils du roi des chats et que cette rencontre va lui faire découvrir un monde parallèle dont elle ne pourra plus sortir… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? dans ce film il n’y est pas vraiment question de yôkai mais de chat qui parlent, ces chats ont bien des choses en commun avec les bakeneko même s’il ne sont pas aussi malveillants.


Mon voisin Totoro

1988

réalisateur : Hayao Miyazaki

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Deux petites filles viennent s’installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l’hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l’existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros. Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains. (source : Manga News)

pourquoi ? J’ai utilisé le chat-bus du film pour illustrer les bakeneko mais en réalité c’était une excuse pour pouvoir caser le film quelque part. En dehors du chat-bus, dans ce très joli film on voit comment les croyances shintô persistent dans le Japon contemporains.


Un été avec Coo

2009

réalisateur : Keiichi Hara

 studio : Shochiku films

licencié par Kaze

résumé : Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le lit asséché d’une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu’il décide de laver ce précieux trophée, un étrange animal en sort. Surprise, c’est un kappa, un esprit de l’eau. La famille de Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d’en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet d’ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L’aventure de Coo à la recherche d’autres kappa commence. (source : Manga News)

pourquoi ? comme vous pouvez le deviner à la jaquette, pour parler du kappa.


⇒ retrouvez les bandes d’annonce dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga


Et voilà c’est fini pour aujourd’hui. J’espère que vous aurez aimé cette petite série d’article dédié aux yôkai. Dans les semaine qui vont suivre je présenterais sans doute quelques uns des manga et des film dans des articles dédiés.

Sore jaa, mata !

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Des yôkai et des manga

Hier je vous proposais une « petite » présentation des yôkai, ces créatures étranges qui peuplent le folklore japonais. J’illustrais mon propos avec de nombreux exemples issus de manga et animes, je vais les reprendre ici les manga utilisés pour vous les présenter avec plus de détails.

Le pacte des yôkai

Yuki Midorikawa

2005

shôjo

éditions Delcourt

série toujours en cours au Japon – 16 tomes sur 20 paru en France

résumé :  Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est traqué depuis son enfance par les yôkai, ces êtres surnaturels du folklore japonais qui ont pour passe-temps de taquiner ou d’effrayer les humains.Héritier d’un carnet qui lui donne droit de vie et de mort sur ces créatures étranges, Natsume est soumis aux persécutions de la communauté des yôkai, prête à tout pour récupérer l’objet ! Il décide alors de s’associer à un chat magique pour se défendre des ruses de ces derniers. Contre toute attente il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sactuary)

Pourquoi ? Le titre du manga fourni la réponse à lui tout seul. Dans ce manga on découvre de nombreux yôkai mais on ne nous donne aucune explication folklorique. On ne peut pas faire la distinction entre yôkai populaires et yôkai inventé de toute pièce, néanmoins on perçoit la nature du yôkai dans la tradition japonaise.


Onmiyôji – celui qui parlait au démons

Reiko Okano

1994

josei

éditions Delcourt

8 tomes sur 13 traduits en français (série terminée au Japon)

résumé : Faut-il croire aux anciennes légendes, aux récits mythiques, aux personnages fantastiques ? Encore enfant, Abe-no-Seimei fait ses premiers pas en compagnie de son maître Kamo Tadayuki sur les chemins fréquentés par les esprits malins et les âmes courroucées des ténèbres aux mille sortilèges. Seimei ayant senti approcher une entité maléfique avant tous, Tadayuki reconnaît en lui un don exceptionnel pour les pratiques du Yin et du Yang. De ce jour, il en fait son principal disciple et lui enseigne tous ses secrets. (source : Manga News)

Pourquoi ? Abe no Semei est un onmyôji, maître du yin et du yang, cosmologue ésotérique de l’époque Heian ayant réellement existé. Ce manga reprend ce personnage devenu légende et lui attribue des pouvoirs magiques lui permettant de battre les yôkai venu tourmenter la capitale. Grâce et ce très beau manga, on en apprends plus sur le folklore japonais mais aussi sur l’époque Heian (794 – 1185), la cour impériale et ses coutumes. Une période historique du Japon bien moins exploité par le manga que l’époque Edo, plus récente.

sur Ma Petite Médiathèque : mon avis sur les tome 1 à 3 dans le petite panier de manga – spécial shôjo


Mokke

Takatoshi Kumakura

2002

seinen

éditions Pika

terminé en 9 tomes

résumé : Mizuki et Shizuru sont deux sœurs qui possèdent respectivement le don d’attirer les yôkai et celui de les voir. Elles sont envoyées chez leur grand-père, expert en exorcisme, vivant à la campagne. Cependant, leurs talents particuliers n’ont pas que des avantages. Non seulement elles ont l’interdiction de parler à leurs camarades de leurs pouvoirs, mais elles sont aussi confrontées à de nombreux phénomènes surnaturels… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi : Tout comme dans les deux précédents manga, les yôkai sont au centre de l’intrigue de Mokke. Contrairement au Pacte de Yokai, on trouve de nombreuses information folkloriques dans Mokke, rendant peut-être la lecture moins fluide mais très intéressante pour les amoureux de folklore.

sur Ma petite Médiathèque : mon avis sur le tome 1 dans le petit panier de manga # 11


Cortège des cent démons

Ichiko Ima

1995

shôjo

éditions Doki Doki

malheureusement stoppée après 6 tomes, toujours en cours au Japon

résumé : Élevé par son grand-père écrivain fasciné par l’occulte et le fantastique, Ritsu a la faculté de percevoir les êtres surnaturels qui peuplent notre quotidien sans que le commun des mortels n’en soupçonne l’existence. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? les yôkai de toute sorte sont au centre de l’intrigue de se très bon manga qui ne méritait surement pas d’être interrompu après 6 tomes seulement . Le titre du manga n’est pas sans rappeler celui d’un recueil d’estampes de Toriyama Sekien : Cortège nocturne des cents démons


Mon copain le kappa

Shigeru Mizuki

1980

shonen

éditions Cornelius

terminé en 3 tomes

résumé : Le kappa est un yôkai japonais assez dangereux et qui vit dans l’eau. Il a un crâne creux rempli d’eau, ce qui lui confère des pouvoirs magiques. Dans la légende, les kappas attiraient les jeunes filles et les enfants dans les rivières pour les violer et les tuer au fond de l’eau…
Un monstre pas très sympathique donc…
Sanpeï est un petit garçon qui vit à la campagne et qui ressemble étrangement à un jeune kappa. Un jour, ces derniers le prennent pour un des leurs et l’entraînent dans leur monde…
Mais, soucieux de revenir dans le monde des humains et aidé de jeunes camarades kappas, Sanpeï parvient à s’échapper.
Secondé de ses nouveaux amis, le jeune garçon qui est un piètre nageur parvient à gagner moultes compétitions ! Jusqu’au championnat national de Tokyo où le garçon bat tous les records devant les yeux de l’empereur du Japon, rien que ça ! Bien sûr, une telle réussite n’est pas sans embûches et les kappas, peu habitués à un tel choc culturel, ne cessent de faire des bêtises… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Tout d’abord parce qu’il a un kappa pour personnage principal et que le kappa et l’un des yôkai les plus connu, puis parce que c’est l’un des manga de Shigeru Mizuki, mangaka connu et reconnu pour son travail autour des yôkai. Il est entre autre l’auteur d’un encyclopédie des yôkai traduite en français


Le clan des Tengu

Iô Kuroda

1994

seinen

éditions Casterman

terminé en 4 tomes

résumé : Sous son apparence ordinaire, Shinobu n’en est pas moins un Tengu, une créature fabuleuse dotée de pouvoirs magiques. Évoluant dans le Japon contemporain, la jeune femme et son Maître côtoient d’autres Tengu, dont la collégienne Yukina, où tous vivent en marginaux… Une fable fantastique née de l’imaginaire fécond de Iô KURODA, le talentueux auteur d’un Eté andalou et autres aubergines, qui revisite la mythique figure japonaise du Tengu.

Pourquoi ? Parce que les personnages principaux sont des tengu, autre yôkai très connu.

sur Ma petite Médiathèque : Le clan des Tengu


Kabuto Le Dieu Corbeau

Buichi Terasawa

1986

shonen

éditions Taïfu Comics

terminé en 3 tomes

résumé : Il y a 500 ans au Japon, lors de l’ère Tensho, un homme est apparu, accompagné des dieux du Bien, pour déjouer les plans d’un démon, Kuroyasha Dôki. Le nom de cet homme était Kabuto. Malheureusement le terrible démon de la Nuit Noire s’est échappé de sa prison en enfer et est réapparu sur terre pour se venger de la lignée des Kabuto. Les dieux du Nord, de l’Est, de l’Ouest et du Sud décident alors de se regrouper afin d’aider Kabuto, 2ème du nom, ce dernier ayant désormais pour arme Hiryû, une épée
diabolique douée de parole, forgée par son père. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? le personnage principal est un tengu

sur Ma petite Médiathèque : mon avis à lire dans petit panier de manga # 1


Black Bird

Kanoko Sakurakouji

2007

shôjo

éditions Pika

terminé en 18 tomes

résumé : Pas facile de vivre comme les autres quand on possède la capacité de voir les esprits et que ces derniers ont décidé de s’amuser à vos dépens. Misao Harada a appris à supporter cet étrange quotidien en se remémorant Kyô, un petit garçon qui voilà dix ans la protégeait de ces créatures. Un premier amour qui réapparaît dans sa vie sans crier gare le jour de ses 16 ans avec une révélation pour le moins surprenante : le sang de la jeune fille accroît la longévité des monstres tandis que sa chair leur octroie la jeunesse éternelle! Afin d’échapper aux créatures prêtes à tout pour la dévorer, une seule solution s’offre à Misao : épouser Kyô! Le jeune Tengu (démon corbeau), quelque peu possessif, tentera par tous les moyens de convaincre la jeune fille, allant même jusqu’à devenir le nouveau professeur de mathématiques de sa classe… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? pour donner une version shôjo du tengu et contrebalancer le trop plein de testostérone de Kabuto XD

sur Ma petite Médiathèque : mon avis sur le tome 1 dans le petit panier de manga #8


Le voleur d’estampes

Camille Moulin-Duprès

2016

global manga

éditions Glénat

série en cours, prévue en 2 tomes

résumé : Japon, fin du XIXe siècle. Dans une société en crise, le Voleur mène une double vie. Le jour, il œuvre dans le restaurant portuaire de son père. La nuit, il dévalise la colline aux palais. Ce qui le guide : le frisson de l’aventure, la sensation de liberté, le sentiment que le monde lui appartient. Jusqu’au jour où il cambriole le gouverneur. Jusqu’au jour où sa fille découvre son visage. Entre l’héritière, promise à un destin qu’elle refuse, et le Voleur, piqué dans son orgueil, se noue alors un étrange chassé-croisé…
Inclassable, poétique et artistique, Le Voleur d’estampes saura vous inviter au voyage dans une histoire dessinée et racontée comme un recueil d’estampes japonaises… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? toujours le tengu

sur Ma petite Médiathèque : Le voleur d’estampes


Naturo

Masashi Kishimoto

1999

shonen

éditions Kana

70 tomes sur 72 (terminé au Japon)

résumé : Naruto est un garçon un peu spécial. Solitaire au caractère fougueux, il n’est pas des plus appréciés dans son village. Malgré cela, il garde au fond de lui une ambition: celle de devenir un « maître Hokage », la plus haute distinction dans l’ordre des ninjas, et ainsi obtenir la reconnaissance de ses pairs mais cela ne sera pas de tout repos… Suivez l’éternel farceur dans sa quête du secret de sa naissance et de la conquête des fruits de son ambition! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? A cause du kyûbi, le renard à 9 queues et aussi parce que c’est un manga très populaire qui touche un très large lectorat, pas seulement les adeptes du folklore et de l’occulte.


La fille des enfers

Miyuki Eto

2008

shojo

éditions Pika

terminé en 9 tomes

résumé : Le  » Courrier des Enfers « . un site Internet accessible quand sonnent les douze coups de minuit. Si on y entre le nom d’une personne que l’on déteste, la Fille des Enfers vient la punir… C’est la dernière légende urbaine à s’être répandue dans les collèges et lycées. Mais la rumeur disait vrai. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? j’y ai puisé un exemple de wanyûdô. La série mélange occulte à l’occidentale et à la japonaise avec légendes urbaines moderne.


Secret Service Maison de Ayakashi

Cocoa Fujiwara

2009

shonen

éditions Kurokawa

série terminé en 11 tomes

résumé : Ririchiyo Shirakiin a un gros défaut : elle ne peut pas ouvrir la bouche sans dire des choses désagréables aux gens. Sous ses airs revêches, la jeune lycéenne a pourtant un cœur en or, mais après des années passées à n’exister qu’à travers son statut d’héritière d’une riche famille, elle s’est construit une carapace qui l’étouffe. Bien décidée à changer de vie, Ririchiyo vient d’emménager dans la « Maison de Ayakashi », une résidence réservée aux descendants de créatures surnaturelles et d’humains. Avec ses étranges voisins, la jeune fille n’est pas au bout de ses surprises… surtout lorsqu’elle découvre que son mystérieux garde du corps a le pouvoir de se transformer en renard démoniaque ! (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour le titre où l’on retrouve le terme ayakashi, synonyme de yôkai ainsi que pour son renard à 9 queues assurément plus charmant que le kyûbi de Naruto.


Furari 

Jiro Taniguchi

2010

seinen

éditions Casterman

résumé : Dans un esprit très proche de L’Homme qui marche, Furari retrace les déambulations d’un cartographe humaniste dans le Japon de l’époque d’Edo. Son personnage, Tadataka Inô, célèbre géomètre, établit au début du XIXe siècle la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. On le suit ici au hasard de ses intuitions et de sa curiosité lorsqu’il arpente les différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Pour la référence à l’estampe d’Hiroshige représentant le feu du renard, une de mes estampes préférées. Et aussi parce que c’est un très beau manga où le réel et l’immatériel se trouvent parfois mêlé comme souvent dans la culture japonaise

sur Ma petite Médiathèque : Furari, le cartographe qui marche


Kanojo wa rokurokubi

Nieki Zei

2015

shonen

pas disponible sur le marché français

résumé : histoire d’amour d’une rokurokubi au lycée

pourquoi ? j’ai trouvé l’idée assez amusant pour être citée même s’il n’est pas disponible en français, les hors-la-lois pourront le trouver en scan 😉


J’aurais aussi pu citer Nura Le Seigneur des Yokai, Blue Exorcist, Docteur Yôkai, Kitaro le repoussant, le dictionaire des yôkai de Mizuki et bien d’autres manga. N’hésitez pas à citer d’autres titres, je les regrouperais tous dans une future petite liste 😉


Rendez-vous demain pour retrouver les anime cités dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

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Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

Aujourd’hui j’avais envie de faire un petit article pour parler des Yôkai, ces créatures étranges qui peuplent le folklore japonais et que l’on retrouve régulièrement dans les manga et les anime. Si l’envie d’en parler est présente, ma connaissance du sujet est loin d’être parfaite, alors n’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice 😉 Je vous propose ici un petit aperçu, une entrée en matière qui ne demandera qu’à être complétée par plus de lectures 🙂

 Des yôkai et des mots :

The Heavy Baske (1892) de Tsukioka Yoshitoshi

Yôkai s’écrit 妖怪, le kanji signifie « attractif », « séduisant » tandis que le kanji  signifie « apparition ». Sous ce terme générique on nomme toutes sortes de créatures surnaturelles diverses. Certaines issues d’anciennes légendes, d’autres plus modernes crées de toutes pièces par des artistes de l’époque Edo (1600-1868) ou encore par des mangaka contemporains tel que Mizuki Shigeru. Sous ce terme on peut aussi trouver des créatures issues du folklore occidental. Il existe des yôkai bienveillants et d’autres très dangereux, entre les deux une multitude de yôkai s’amusent à jouer de mauvais tours aux humains.

rassemblement de yôkai dans Natsume Yuujinchou

On retrouve des yôkai dans nombreux manga et anime qu’ils en soit les personnages principaux ou de simples figurants. Par exemple dans le film d’animation Lettre a Momo ils jouent un rôle principal et sont bienveillant.

D’autres mots désignent ces créatures surnaturelles : ayakashi, mononoke ou mamono.

Ayakashi (妖) semblerais désigner des yôkai ayant la particularité d’apparaître sur une surface d’eau (lu sur wikipedia…). On retrouve en effet un ayakashi dans l’épisode Umibozo de la série Mononoke (si vous ne l’avez pas vu faut absolument vous la procurer c’est génial !). Dans cet épisode  l’apothicaire est sur un bateau et c’est en mer que l’ayakashi apparaît. Cet ayakashi est le fruit de la rancune éprouvée par une humaine en mourant (caractéristique que l’on retrouve chez de nombreux yôkai, mais nous y reviendrons plus tard).

ayakashi (umibozo) dans la série Mononoke

Pour la petite histoire Umibozo (海坊主) est le nom d’un yôkai marin naufrageur. Son nom signifie « moine de la mer ». Son aspect varie selon les sources. Il est tantôt représenté comme une énorme silhouette noire avec de grand yeux, tantôt comme un vieil homme.

le marin Tokuso rencontrant un umibōzu, par Utagawa Kuniyoshi

Si l’ayakashi de la série Mononoke semble correspondre à la définition de wikipedia, dans d’autres séries le terme ayakashi est utilisé pour désigner des apparitions qui se matérialisent aussi bien sur terre que sur l’eau. Je pense notamment à Noragami (manga anime) où ce nom est employé pour désigner toutes les créatures nées des amertumes, tristesses et autres émotions négatives humaines. Dans cette série Yato, un dieu mineur, utilise des armes spirituelles pour détruire les dits ayakashi et ainsi libérer les humains de leur emprise.

ayakashi dans la série Noragami

A noter que la série Mononoke est un spin-off d’une série intitulée Ayakashi : Japanese Classic Horror, série animée composé de 3 arcs indépendants réalisés par 3 réalisateurs différents et mettant en scène des histoires de fantômes (si vous savez pas quoi m’offrir pour mon anniversaire… 😛 ).

On trouve encore le mot ayakashi dans le titre du manga Secret Service Maison de Ayakashi de Cocoa Fujiwara où les personnages principaux sont mi-humain mi-yôkai.

Secret Service
Secret Service

Les yôkai sont encore appelés mononoke (物の怪), autre terme générique utilisé pour parler de monstres ou esprits.  signifie « chose », « objet » et on retrouve le kanji 怪 de yôkai qui signifie « apparition », « mystère ».

Ce terme donne son nom à la série dont je vous parlait plus haut (Mononoke – モノノ怪) mais aussi à l’un des film de Miyazaki : Princesse Mononoke (もののけ姫)

Je n’ai pour ma part jamais rencontré appellation mamono mais on pourrait ici citer le terme yurei (幽霊) qui désigne lui les fantômes en général à ne pas confondre avec les yôkai qui seraient plutôt des monstres. Les yurei sont les âmes des défunts qui n’ont pas trouvé le repos après leur mort à cause d’une rancune ou autre.

Yūrei par Sawaki Sūshi (1737)

Des yôkai et des formes

Les yôkai sont de formes et de natures très variées, animaux magiques, humains ayant perdu leur humanité à cause d’émotions négatives, objets prenant vie… il n’y a aucune limite à la yôkai’attitude !

des animaux à vous faire peur

Nombreux sont les animaux magiques que l’on pourrait trouver sous le terme de yôkai. Je ne vais pas m’amuser à tous les reprendre, je n’en citerai que quelques uns des plus connus.

Tanuki

Commençons avec le tanuki. Tanuki est le terme désignant en japonais le chien viverrin, petit canidé originaire de l’Asie de l’est. Ce terme est utilisé en occident pour désigner le bake danuki (化け狸) esprit de la forêt ayant la forme d’un tanuki. Il est souvent représenté avec un chapeau de paille et une gourde de sake. Il a le ventre bien rebondi et de gros testicules. Il est généralement considéré comme un symbole de bonne fortune. Les tanuki (tous comme les renards) sont des o-bake (お化け – aussi appelé bakemono 化け物 du kanji 化 « se transformer », « se métamorphoser ») soit des esprit métamorphes. Ils peuvent changer de forme à loisir et prendre une apparence humaine. Mais la caractéristique la plus étonnante du tanuki est ce qu’il fait de ses testicules ! Il peut les grossir et les utiliser à des fins diverses.

On ne peut pas parler de tanuki sans mentionner Pompoko (j’adore ce film !) de Isao Takahata (studio Ghibli). Dans le film on les voit se métamorphoser de plus belles.

J’avais été surprise dans le film de voir les transformations faites avec des testicules. J’ai découvert plus tard que ce n’était pas une invention de Takahata mais un fait reconnu de cet animal dans le folklore japonais.

estampe de Kutagawa Kuniyoshi

Kitsune

Au côté du tanuki on trouve le kitsune, le renard. Ici c’est le même terme qui est employé à la fois pour désigner l’animal réel et la créature légendaire : 狐. Tout comme le tanuki, le renard est un yôkai métamorphe et peut prendre forme humaine.

Les renards peuvent être bienveillants, ils sont alors associés au dieu Inari (dieu des céréales et du commerce… tiens ça me fait penser à une certaine Holo qui n’est pas une renarde mais une louve mais partage avec le renard sa malice et son pouvoir métamorphe, lire Spice and Wolf).

Les kitsune peuvent être malveillant. Ils jouent des farces aux humains et peuvent  même les posséder (Kitsunetsuki), la victime est toujours une jeune femme qui prends alors des trait rappelant ceux du renard.

On retrouve également des renards dans Pompoko, ils y sont particulièrement espiègles et opportunistes par opposition aux tanuki qui sont bon enfant.

On représente souvent les renards avec plusieurs queues, le nombre de queues augmente avec l’âge et la puissance de l’esprit renard. Le plus célèbre renard dans le manga est sans doute le kyûbi de Naruto, ce renard à neuf queues qui est scellé dans son corps.

Kurama le « kyûbi no kitsune » (renard à 9 queues) de Naruto

Autre renard autre style, on retrouve ce yôkai dans le film d’animation coréen Yobi, le renard à 5 queues. Ici le renard s’amuse à prendre forme humaine pour rejoindre un camp d’enfants.

(« une oeuvre de la même veine que celle de Miyazaki » si Miyazaki avait fumé un gros pétard mais… malgré le côté wtf du film Mimiko a beaucoup aimé)

On retrouve en effets des légendes de renards à plusieurs queues aussi dans la mythologie chinoise et coréenne.

Je me souviens également d’un renard dans Natsume Yuujinchou (Le pacte des Yôkai dans la version manga en français).

Un tout petit renard qui se prends d’affection pour Natsume.

Je ne me souviens plus dans quel épisode il apparaît.

Rien à voir avec le Kyûbi de Naruto ! XD

renard à 9 queues dans Secret Service
renard à 9 queues dans Secret Service

L’esprit renard prend souvent la forme d’une femme-renard qui séduit les hommes. Elle peut parfois se révéler être une bonne épouse. Selon la légende, Abe no Semei était le fils d’une femme-renarde (Kuzunoha) qui lui aurait légué une part de ses pouvoirs. Pour savoir qui est Abe no Semei je vous conseille la lecture de Onmiyôji, un manga de Okano Reiko. On y rencontre d’ailleurs pas mal de yôkai.

Kuzunoha quittant son enfant par Yoshitoshi

Autre yôkai lié au renard le kitsunebi (狐火) « feu du renard » magnifiquement représenté par Hiroshige. On retrouve cette estampe dans Furari, un manga de Taniguchi.

Hiroshige – New Year’s Eve Foxfires at the Changing Tree, Ōji (1857)

bakeneko

Autre animal réputé pour ses pouvoirs magiques (chez nous aussi !) le chat. Appelé bakeneko (化け猫) « monstre chat », on retrouve le kanji 化 de la métamorphose. Tout comme le tanuki et le kitsune c’est un bakemono.

bakeneko par Hiroshige

Le bakeneko n’est pas une créature charmante, il peut dévorer son maître pour prendre ça place ou faire revenir les morts à la vie. On retrouve ces chats monstrueux dans de nombreuses légendes notamment dans La danse des chats, un joli conte dont j’ai déjà parlé.

« Ume no Haru Gojūsantsugi » (梅初春五十三駅) by Utagawa Kuniyoshi

On retrouve un bakeneko vengeur dans le dernier épisode de Mononoke ainsi que dans le dernier  arc de la série Ayakashi.

bakeneko dans Ayakashi – Japanese classic horror

Autre yôkai chat, le nekomata se caractérise par une double queue :

Nekomata par Gojin Ishihara
nekomata dans Naruto

Mais il n’y a pas que des chats malfaisants, il y a aussi le chat porte-bonheur : le maneki-neko (招き猫), ce chat à la patte levé qui vous invite à entrer.

J’ai découvert récemment la légende à l’origine du maneki-neko sur Vivre livre, je n’ai pas encore lu l’album qui la raconte mais en attendant je vous invite à faire un tour chez Blandine pour en apprendre plus sur ce charmant chat.

Les références aux maneki-neko dans les manga et anime sont nombreuses. Je citerais avant tout Natsume Yuujinchou où Madara, un puissant yôkai, se voit affublé la forme d’un maneki-neko après avoir été scellé dans une statuette.

Natsume Yujinchou

On retrouve des chats peu ordinaires dans un autre film de Ghibli : Le royaume des chats

J’allais oublier le chat-bus de Totoro

 Okuri-inu

Après les chats, les chiens, avec le okuri-inu (送り犬) « le chien qui accompagne », aussi appelé okuri-ôkami (le loup qui accompagne). Il peut être bienveillant, il suit le voyageur pour le protéger d’autres yôkai ; ou malveillant, attendant que le voyageur chute pour le dévorer. Le mot okuri-ôkami serait aussi utilisé pour désigner un homme malintentionné qui propose de raccompagner les jeunes fille pour les agresser.

okuri-ôkami par Mathiew Meyer

On trouve la version agressive de ce yôkai dans le manga Mokke de Takatoshi Kumakura.

okuri-ôkami dans Mokke
okuri-ôkami dans Mokke

Kappa

kappa – Toriyama Sekien

Le kappa (河童), ce yôkai très connu ressemble beaucoup à une tortue anthropomorphe. Le haut de son crâne est creux et plein d’eau.

Le kappa vit près de l’eau et attire les humains pour leur jouer de mauvais tours. Ils raffolent de concombre. Pour leur échapper on doit s’incliner pour qu’en vous saluant en retour l’eau au sommet de son crâne se vide et qu’ils perdent ainsi ses pouvoirs.

Les kappa sont très populaires et on en trouve dans de nombreux manga/anime. On en croise d’ailleurs  dans Le pacte des Yokai, mais si je ne devais citer qu’un seul manga je parlerais de Mon copain le kappa de Mizuki Shigeru.  Dans ce manga un jeune garçon qui ressemble à s’y méprendre aux kappa est enlevé par 2 d’entre eux avant de revenir chez lui avec un jeune kappa.

Il y a aussi le très joli (mais un peu long) film Un été avec Coo

Dans Gintama aussi on rencontre une sorte de kappa :

Gintama

Tengu

Autre yôkai aux formes d’un animal anthropomorphe très connu, le Tengu à l’allure d’un rapace. Pourtant le nom tengu (天狗) signifie « chien céleste ». Initialement représenté avec un bec, cette caractéristique a été peu à peu remplacée par un très long nez. Dangereux guerrier, démons ou protecteurs de la forêt, il  y a de très nombreuses variantes du tengu. On dit même que c’est au près d’eux que les yamabushi, sorte de moines guerrier des montagnes, tireraient leur savoir.

Tengu par Hokusai
An elephant catching a flying tengu, by Utagawa Kuniyoshi

Ce yôkai est au centre du manga le clan des Tengu de Iô Kuroda où des tengu ayant pris forme humaine tentent de rétablir leur ancienne puissance. Un manga assez étrange mais très intéressant.

le clan de Tengu de Iô Kuroda

Les tengu sont aussi au centre de l’intrigue de Kabuto Le Dieu Corbeau de Buichi Terasama.

Kabuto Le Dieu Corbeau
Kabuto Le Dieu Corbeau

Dans un tout autre style on retrouve les tengu au centre de l’intrigue de Black Bird, un shôjo où l’héroïne est éprise du maître des tengu, un beau et ténébreux jeune homme revenu dans sa vie après une longue absence.

On rencontre un tengu aussi dans le global-manga de Camille Moulin-Duprès Le voleur d’estampes (si vous aimez comme moi les estampes japonaises je vous conseille vivement ce manga très atypique qui m’a séduit surtout pour son esthétique)

Le voleur d’estampes – Camille Moulin-Duprès

Oni

Les oni (鬼) sont des yôkai à l’allure de démons qui vivent dans les montagnes. Ils ont habituellement la peau rouge, bleu, marron ou noire et sont armés de grosses massues. Je pense tout de suite au conte Momotaro où le jeune Momotaro va se battre contre des oni.

oni par Hokusai

On aperçois des oni dans le premier tome du très bon manga de Ima Ichiko : Le cortège des cents démons.

Le cortège des cents démons
Le cortège des cents démons

Tsukumonogami

Les tsukumonogami (付喪神) sont des yôkai ayant la forme d’un objet. Ceux-ci prennent vie à leur centième anniversaire. Toutes sortes d’objet peuvent devenir des yôkai. Certains d’entre eux sont particulièrement connu.

Kasa-obake

Le kasa-obake (傘おばけ) est un yôkai parapluie très populaire. Il est également appelé karakasa-obake (から傘おばけ) et karakasa kozō (唐傘小僧).

Kasa-obake par Utagawa Yoshikazu

Je l’ai rencontré plusieurs fois. Le plus connu est sans doute celui de Mizuki que vous avez du déjà apercevoir.

kasa-obake par Shigeru Mizuki

Dans le pacte des yôkai on en croise 2 différents dans le même tome. L’un d’eux est accompagné d’une kameosa (vieille jarre à sake) autre tsukumonogami.

2 kasa-obake dans Le pacte des Yôkai
2 kasa-obake dans Le pacte des Yôkai

Biwa-bokuboku

Biwa-bokuboku in Toriyama Sekien’s Hyakki Tsurezure Bukuro

Le biwa (琵琶) est un instrument de musique japonais utilisé depuis le VIII° siècle, dérivé du pipa chinois. Le biwa-bokuboku (琵琶牧々) serait un biwa ayant pris vie.

Tout de suite je pense au biwa farceur présent dans Onmiyôji de Reiko Okano.

extrait de onmiyôji

Chôchin-obake

Le chôchin-obake (提灯お化け) est un yôkai lanterne en papier. Je le connais surtout pour les nombreuses estampes le représentant à commencer par celle d’Hokusai que vous avez sans doute déjà vu.

Chôchin-obake, série Hyaku monogatari de Hokusai

Chôchin-obake ou fantôme vengeur d’Oiwa, ces lanternes font vraiment peur !

Portrait d’Oiwa selon Utagawa Kuniyoshi

Des humains devenus yôkai

Après les animaux magiques, les créatures légendaires, les objets qui prennent vie, il y a une autre sorte de yôkai, ceux qui étaient humains avant de se transformer en horribles monstres à cause de leur trop fortes émotions négatives (à ne pas confondre avec les humains qui deviennent des fantôme à leur mort).

Les oni hannya sont par exemple des femmes devenues démons à cause de leur trop grande jalousie.

Warai Hannya de la série Hyaku monogatari – Hokusai

Autres yôkai d’origine humaine le rokurokubi (ろくろ首), est yôkai pouvant allonger le cou.

manga de Hokusai

J’ai même trouvé un manga dont le personnage principal est une rokurokubi : Kanojo wa rokurokubi, mais ne l’ayant pas lu je ne peux pas vous en dire grand chose.

kanojo wa rokurokubi
Le pacte de Yôkai
Le pacte de Yôkai

wanyûdô

Le wanyûdô est un yôkai en forme de roue de char à bœuf avec un visage entouré de flammes. Selon la légende c’est l’âme d’un daimyo tyrannique qui se serait transformé en yôkai.

wanyûdô par Toriyama Sekien

On retrouve ce yôkai dans le manga/anime La filles des Enfers

wanyûdô dans la fille des enfers

yôkai interdit aux moins de 16 ans

Bon, jeunes puceaux et pucelles vous aurez été avertis, je décline toute responsabilité pour les images qui vont suivre XD

Mais c’est trop drôle ! Je peux pas faire l’impasse : je vous présente tête de gland

par Utagawa Kuniyoshi

Il existe bien d’autres yôkai, je ne pourrais pas tous les citer mais si vous en connaissez un qui vous a particulièrement marqué et que je ne présente pas, n’hésitez pas à me donner quelques infos, je l’ajouterais à cette présentation avec plaisir 🙂

Je voulais reprendre plus en détails tous les manga cités dans cet article mais je pense que ce sera un peu trop long. J’opte donc pour un deuxième article que vous pourrais lire sur Ma petite Médiathèque dès demain.

Sore jaa, mata 


annexe 1 : Des Yôkai et des manga

annexe 2 : Des Yôkai et des anime

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