Archives par mot-clé : Yusuke Ochiai

L’île infernale saison 2, tome 1 et 2 [manga]

Je gardais un bon souvenir de l’île infernale de Ochiai Yûsuke, courte série de 3 tomes, que j’ai lu il y a 6 ans. Dans cette série, on suivait un homme qui, après avoir tué 5 hommes, se voit exilé sur une île où l’on envoie les pires criminels du Japon depuis l’abolition de la peine de mort. Si le héros est sur cette île, ce n’est pas parce qu’il est un criminel comme les autres. Il est là pour retrouver celui qui a tué sa famille, quitte à devenir lui-même un tueur.

voir ma chronique sur le tome 1 de l’île infernale

Ce qui m’avait plus dans le manga c’est la complexité de l’intrigue qui se cachait derrière une façade de testostérone, de bagarre et de lutte pour la survie.

Le thème de la lutte pour la survie sur une île où les lois de la société n’ont plus cours n’est pas très original, mais je trouvais que l’auteur s’était bien réapproprié ce thème classique pour en faire un bon thriller. J’avais eu plaisir à lire les trois tomes, même s’ils ne m’ont pas marqué au point de me souvenir parfaitement de l’histoire ( j’ai même oublié des événements clé de l’intrigue !).

Quand Komikku a sorti la saison 2 cette année, j’étais curieuse de voir ce que ça donnerait. Et aussi de voir l’évolution du mangaka entre les deux titres. Pour bien faire, j’aurais dû commencer par me rafraîchir la mémoire en relisant la saison 1, mais faute de temps et d’organisation j’ai directement attaqué avec la saison 2. Comme ça je pourrais vous dire si on peut les lire indépendamment l’une de l’autre ou pas. 😉

Manga - Ile infernale (l') Manga - Manhwa - Ile infernale (l') - Saison 2 Vol.1

On reste dans la lignée de la saison 1, comme on peut en juger dès la couverture. Tons verts pour la saison 1, tons violets pour la saison 2, mais même composition, sale tronche aux sourcils froncés avec profile de l’île maudite où se déroulera l’histoire.

Tout comme dans la saison 1, cette suite s’ouvre sur un homme,Jin Sunosaki, envoyé en exil sur une île réserve aux tueurs. Une nouvelle île crée par le gouvernement suite au scandale qui suit la fin de ma saison 1. Le décor n’est plus celui de la jungle, mais celui d’un froid polaire. L’île se trouve tout au nord du territoire Japonais. Les prisonniers vivent sous surveillance dans un bâtiment d’où ils peuvent sortir facilement, mais les conditions climatiques de l’île suffisent à dissuader quiconque de s’enfuir. Il n’y a aucun moyen de quitter l’île en vie. De premier abord, cette nouvelle prison-île semble plus humaine que la précédente île infernale. Ce n’est qu’une illusion, très vite dissipée. Le professeur qui faisait des expériences inhumaines sur l’autre île est là, et il ne compte pas traiter ces nouveaux prisonniers avec plus d’humanité. Un sale trafic se cache derrière cette prison.

Qui est vraiment Jin Sunosaki ? Pourquoi est-il sur cette île ? L’homme semble frappé d’amnésie. Dans le tome 1, c’est en même temps que lui que nous découvrons pourquoi il est ici. Une fois ses esprits retrouvés, Jin, a une mission à accomplir. Cette mission a un lien avec ce qui se passe dans la première saison, mais ne pas l’avoir lu ne sera pas vraiment un problème. Du moins pas avec ses deux premiers tomes. Ils nous resituent les choses suffisamment pour arriver à suivre. Moi j’avais oublié une très large partie de l’intrigue de la première saison, ça ne m’a pas du tout gêné pour comprendre cette nouvelle histoire. Car il s’agit bien d’une nouvelle aventure et pas d’une suite. On est dans le même univers, les personnages que nous suivons ont un lien avec les événements passé, mais tout se déroule sur une nouvelle île avec de nouveaux personnages principaux et de nouveaux problèmes à résoudre.

Manga - Manhwa - Ile infernale (l') - Saison 2 Vol.2

Graphiquement c’est plus abouti. Il y avait des défauts dans le dessin qui m’avaient sauté aux yeux avec la première saison et que je ne retrouve pas ici. Le mangaka s’est nettement amélioré. Faut-il encore aime le genre, très viril, brut, trop peut-être. Ce n’est  pas le genre de dessin que moi j’aime. Mais il colle bien à l’ambiance générale. C’est cohérent. Intrigue, dessin, dialogues… tout est sur le même ton. On aime ou on n’aime pas. Moi, j’aime bien lire ce genre de manga, c’est comme les séries policières, je passe un bon moment et puis j’oublie.

Ile infernale (l') - Saison 2 - Manga

Avez-vous lu L’île infernale ? Et sa saison 2 ? Les avez-vous aimés ? Dites-nous pourquoi en commentaire . Si vous aimez ce type de manga, laissez-nous vos conseils lecture.

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Petit panier de manga # 7

Nouveau petit panier avec mes dernières lectures. Aujourd’hui c’est un panier bien garni. Il y en a pour tous les goûts.


Kid on the slope – T2 :

Quatrième de couverture : (je deviens vraiment feignante)

Été 1966, Kyûshû. Depuis qu’il a croisé la route du turbulent Sentarô, Kaoru vibre au rythme du jazz et son cœur bat pour la douce Ritsuko. Le lycéen introverti s’épanouit peu à peu à l’école, mais aussi dans la musique, oubliant presque l’absence de son père. Seulement, l’arrivée de la belle et envoûtante Yurika au sein du groupe d’amis va engendrer révélations et bouleversements dans la nouvelle vie du jeune pianiste…

Mon avis :

Vous aimez les triangles amoureux ? Et bien, ici vous allez être servi ! Du triangle, du tétragone et même du pentagone amoureux ! Les plus septiques commenceront peut-être à avoir peur… Mais pas de panique, Yuki Kodama ne nous fait pas du manga à l’eau de rose larmoyant. Ici les sentiments sonnent vrai, tout comme les personnages. C’est subtil et touchant, réaliste. Le scénario cependant n’est pas très original. C’est surtout l’ambiance qui se dégage du manga qui est agréable.

Kids on the slope

Titre VO : 坂道のアポロン

Auteur : Yuki Kodama

2007

Type : josei

Genre : Romance, tranche de vie

Éditeur VO : Shôgakukan

Éditeur VF : Kazé Manga, collection Seinen

Nombre de volumes : 4/9


Psycho Detective Yamato – T1 :

Résumé :

Après avoir visité un bâtiment, une amie de Haruka parait être possédée. Haruka décide de demander de l’aide a Yamato, un garçon qui semble avoir le pouvoir de voir les morts. Ensemble les deux étudiants vont découvrir ce qui s’est passé dans ce bâtiment. C’est ainsi que commence leur première enquête commune.

Mon avis :

Franchement, j’ai été un peu déçue. Ce n’est pas que le manga soit désagréable, mais, je ne sais pas pourquoi, je m’attendais à beaucoup mieux.

Certes, avec Psychic Detective Yamato, on est loin du shôjo à l’eau de rose, loin de la romance lycéenne et des « je t’aime, moi non plus » (quoi que, à cette dernière option on y a droit, un peu). Mais si j’oublie les clichés et à priori que je pouvais avoir sur le shôjo avant d’en lire, on se retrouve ici dans une intrigue qui sent le déjà vu. Les personnages manquent de profondeur. Ils sont sympathiques, mais pas très séduisants. Le mystère qui plane autour du héros n’est pas assez palpable, la tension ne monte pas. Le suspens ne nous prends pas aux tripes. C’est une lecture agréable, distrayante. Voilà tout.

Le cadre de départ, bien que pas si original que ça, est plutôt sympa : enquêtes et fantômes entre deux cours a l’université. D’ailleurs, le fait que ça se déroule dans une université est aussi un point positif, pour une fois que ce genre d’aventures ne se déroule pas dans un lycée… Les personnages sont de jeunes adultes et par conséquent, adoptent des comportements moins hystériques que les habituels collégiens et lycéens. Il sont plus posés et réfléchis, ce qui est agréable. Bien qu’il y est toujours un côté extraimement naïf et puéril, surtout du côté de l’héroïne.

Côté dessin, c’est un peu pareil : joli, bien fait, mais ça manque de personnalité. C’est assez banal.

Bref, un titre avec des atouts, mais qui, dans ce premier tome n’a pas réussi a me faire vibrer. À noter qu’il s’agit du premier manga pro de l’auteure et pour une première œuvre, ce n’est pas si mal. À voir si elle améliore son style et sa narration dans les tomes suivants.

Psychic Detective Yamato

Titre VO : 心霊探偵八雲

Auteur : Oda Suzuka

D’après l’œuvre originale de Kaminaga Manabu

2009

Type : shôjo

Genre : fantastique

Éditeur VO : Kodokawa Shoten

Éditeur VF : Panini, collection shonen

Nombre de volumes : 5/10 (toujours en cours)


Ludwig Révolution – T1

Résumé :

Ludwig est un très beau prince. Son père l’envoie chercher une épousé digne de son rang à travers le monde. C’est ainsi que débute la quête du prince, accompagne de son fidèle serviteur. Ensemble ils vont parcourir le monde a la recherche de la princesse parfaite. Il y croiserons tous les contes de fée classiques, tires des recueils des frères Grims.

Mon avis :

Cette réinterprétation de nos contes de fée est très amusante. Les jolies princesses en détresse deviennent de perverses manipulatrices, le prince est tout sauf charmant, avec son look de chanteur visual kei, ses penchants sadiques et, tenez-vous bien, sa nécrophilie ! En y pensant bien, on n’est pas si loin que ça des versions originales. Après tout, qui voudrais embrasser des princesses endormies depuis 100 ans ou enfermées dans des cercueils en verre ? Faut être tordu !

Ici l’auteur va jusqu’au bout et nous propose des personnages plus tordu les uns que les autres.

Ce premier tome reprend les contes les plus classiques : Cendrillon, la belle au bois dormant, le petit chaperon rouge et barbe bleu. J’ai hâte de voir quel contes un peu plus originaux Kaori Yuki a choisi pour la suite.

Ludwig révolution

Titre VO : ルードヴィッヒ革命

Auteur : Kaori Yuki

2004

Type : shôjo

Genre : fantastique, conte

Éditeur VO : Hakusensha

Éditeur VF : Tonkam, collection shôjo

Nombre de volumes : 4 (terminé)


Flowers for Seri – T1

Résume :

Yuzuki partage un curieux destin avec son amie Seri qui se voit embringuée dans un mariage arrangé avec le jeune homme. Cette dernière, croyant en l’amour, résiste face à l’enthousiasme général qui selon elle n’est qu’une question d’argent et de réputation. En effet, la famille de Seri est riche et a besoin d’un nom. Quant à la famille de Yuzuki, famille renommée japonaise, elle est plutôt sur la paille et aimerait bien profiter de la fortune de la fiancée ! Et pour couronner le tout, Yuzuki, qu’elle connaît depuis l’enfance, est un garçon boudeur, toujours de mauvaise humeur et particulièrement désagréable. Pourtant, alors qu’elle visite la magnifique maison de famille de son potentiel futur mari, elle entre en contact avec le seigneur Haruhisa, l’esprit d’un ancêtre du jeune homme qui lui révèle une terrible vérité : par une malédiction inconnue, tous les hommes de cette famille meurent jeunes et jusqu’ici, aucun n’a pu y échapper ! Les fantômes de Yuzuki vont alors commencer à hanter la pauvre Seri afin de l’inciter à se marier !
Mais la responsabilité de la jeune femme est encore plus grande qu’il n’y paraît, au-delà d’apporter la fortune ou la descendance, elle pourra peut-être lui sauver la vie…

(source : Manga News)

Mon avis :

La couverture donne l’impression d’un travail très chiadé. Alors, à la lecture du premier chapitre, j’ai été surprise par la simplicité du dessin et le côté comique, presque grotesque, de certaines cases. En y regardant de près, on découvre un dessin très inégal d’une case à l’autre. Certaines planches sont très travaillées, alors que dans d’autres même les proportions de base ne sont pas respectées. Le travail d’un assistant ? Peut-être. En tout cas, moi, j’ai trouvé ça dérangeant, surtout dans le premier chapitre, quant on est pas encore entré dans l’histoire.

Côté histoire, le pitch est sympa. Le côté fantastique, avec fantômes et malédiction, amène de la fantesie et donne envie d’en savoir plus. Les personnages ne sont pas désagréables, mais cela manque un peu de développement. Les sentiments de Seri évoluent trop vite, donnant l’impression que l’auteur est pressé. Cela ne nous laisse pas le temps de nous attacher aux héros et l’histoire en perd en vraisemblance.

Malgré ses nombreux défaut, ce titre a su piquer ma curiosité et j’ai bien envie de savoir ce qui va se passer.

Flowers for Seri

Titre VO : あなたに花を捧げましょう

Auteur : Tomu Ohmi

2010

Type : Josei

Genre : Romance, fantastique

Éditeur VO : Shôgakukan

Éditeur VF : Soleil manga, collection Gothic

Nombre de volumes : 4 (terminé)


L’Ile infernale – T2

Résume :

Attention spoiler, à lire seulement si vous avez lu le tome 1 !

Le tome 1 se termine dans une arène. Mikoshiba doit s’y battre contre 5 autres homme. Combat à mort dont un seul sortira vivant. Alors que le combat commence, il découvre une jeune fille considérée comme une déesse par les habitants de la cite. Qui est-elle ? Voila ce qu’on va découvrir dans ce deuxième tome, qui ouvre sur un combat sanglant.

Mon avis :

Si le premier tome m’avait impressionné par son excès de testostérone, c’est surtout la violence qui marque le début de ce deuxième tome. Passées les premières pages, uniquement composées de sueur et de sang, on retrouve l’intrigue assez complexe qui se dessine dès le premier tome. Très vite on découvre qui est cette jeune fille, on retrouve Sasaki, l’ami dont Mikoshiba est venu se venger et… Surprise ! Enfin, une surprise qui n’en est pas une car on s’en doute dès le début.

L’intrigue se complique même en ajoutant une touche de complot politique au mystère qui plane sur l’île infernale. Encore une fois le tome se termine sur un moment clé rendant inévitable la lecture du tome 3.

L’île infernale

Titre VO : 天獄の島

Auteur : Ochiai Yusuke

2009

Type : seinen

Genre : suspense, action

Éditeur VO : Nihon Bungeisha

Éditeur VF : Komikku

Nombre de volumes : 3 (terminé)

avis sur le tome 1 >> ICI

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En route vers l’île infernale

J’avais repéré ce manga dès sa sortie. Je l’avais même feuilleté dans une librairie, mais ça ne m’avait pas vraiment attiré. Il dégageait un peu trop de testostérone à mon goût. Du « gros seinen qui tache », sang et baston, c’est pas pour moi, me suis-je dit.

Il y a quelques semaines je tombe sur un concours organisé par les éditions Komikku, en partenariat avec le Journal du Japon. Ayant ententu bien parler du manga, j’ai eu envie de participer et, qui sait, avoir ainsi l’opportunité de me faire ma propre idée sur ce titre. Incroyable mais vrai : j’ai gagné ! Me voilà donc en route pour l’île infernale. Préparez-vous, je vous amène.

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De quoi parle ce manga :

Mikoshiba est à la recherche de l’assassin de sa famille. Pour le retrouver il va jusqu’à tuer cinq hommes, ce qui lui voudra la peine maximale : le bannissement sur l’île infernale, zone sans foi ni loi où l’on déporte les pires criminels depuis que la peine de mort à été abolie au Japon.

Et alors, j’en pense quoi ?

Une chose est sûre : c’est viril à souhait. Mais là où je croyais avoir à faire à un bête manga de baston entre mâles alpha j’ai trouvé une intrigue plus complexe.

Le postulat de départ est assez classique. Le thème de l’île où l’on rejette ceux qui n’ont plus leur place dans la société est assez récurent. On prétend que c’est un lieu sans foi ni loi, mais finalement ce lieu déserté par les autorité d’Etat est régie par ses propres règles, sa propre hiérarchie. Ce point de départ m’a de suite fait penser à Suicide Island. Les raisons pour lesquelles les protagonistes se retrouvent exilées dans une île différent (c’est bien plus original dans Suicide Island) mais on y retrouve des thématiques communes. Je pense également à l’anime Jyu Oh Sei.

Bien que le thème ne soit pas d’une grande originalité, Yusuke Ochiai réussit à créer un scénario intéressant. Plus que les péripéties de Mikoshiba sur cette île infernale, c’est son passé qui nous intrigue. Pourquoi Sasaki, son ancien ami, a assassiné sa famille ? Nous sommes aussi intrigué par la personnalité de Mikoshiba qui n’a pas hésité à tuer cinq innocents pour se faire envoyer sur cette île infernale. Et pour ne rien gâcher, le tome se termine sur un cliffhanger donnant envie d’ouvrir de suite le tome 2.

Côté forme, je ne suis pas fan de ce type de dessin que je trouve trop brut. Ceci dit, il est plutôt bien réalisé et colle parfaitement au récit, lui donnant une dimension plus sauvage encore, plus cruelle aussi. Un peu trop parfois, ce qui nuit au réalisme de l’histoire, mais ça c’est un défaut récurant dans la manga en général qui en fait souvent trop. Dans l’esthétique de Ochiai, ce que j’ai le plus apprécié, ce sont ces paysages. Si nous somme parfois frappé par le précision quasi photographique des décors de certains mangaka, j’ai apprécié le côté esquisse des décors dans l’île infernale, et plus particulièrement la forêt. On retrouve cette particularité dans la couverture avec une île tout en dégradé de vert. Quant aux traits du héros, je les trouve exagérément agressifs. Tête qu’il trimbale tout du long du manga, à se demander comment il fait pour ne pas avoir de crampes à force de froncer les surcils. Mais dans l’ensemble les visage des personnages sont plutôt bien dessiné et très expressifs.

ile-infernale-mikoshiba.jpg

C’est sûr qu’après  Le loup de Hinata, ça me change ! On est loin du joli
minois efféminé de Hijikata. Dans l’île infernale, même le héros n’est pas un beau gosse. Comme quoi, dans le seinen, on trouve de quoi sattisfaire tous les goûts.

Verdict :

Un tome 1 qui ne revèle pas de réelles surprise mais qui sait nous donner envie de lire la suite et, vu que la série se termine en trois tomes, j’ai bien l’intention de m’acheter le tome 2. A voir si le manga tient ces promesse.

Fiche technique :

l'île infernale T1

Titre VO : 天獄の島 (Tengoku no shima)

Auteur : Yusuke Ochiai

2009

Type : seinen

Genre : suspense, drame, action

Editeur VO : Nihon Bungeisha

Prépublication : Comic Break

Editeur VF : Komikku éditions

nombre de volumes : 3/3 (terminé)

EXTRAIT

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