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Déjà-vu ~ L’amour est éternel

La couverture est magnifique… j’aurais dû lire le sous-titre…

La couverture si elle est belle, elle n’en reste pas moins très mystérieuse et ne donne absolument aucun indice sur ce qui nous attend à l’intérieur. Malheureusement le contenu n’est ni aussi beau, ni aussi original que sa couverture.

Déjà-vu est une histoire d’amour qui se poursuit à travers les siècles et les réincarnations. Le scénario de Youn In-Wan démarre sur une idée assez sympa : un chapitre une saison et une époque différente. Et, pour chaque saison, un dessinateur différent. L’idée est originale. Mais j’ai été un brun déçu par l’ensemble, chaque chapitre reste assez superficiel. Certes les chapitres sont courts, mais il y a des auteurs qui en 2 pages seulement savent nous toucher (certains y arrivent même en 2 cases) ici cela manque de quelque chose.

Au printemps nos deux tourteaux se rencontre et ils s’aiment… on ne voit pas bien pourquoi à part le fait que… le destin ? Il n’y a personne d’autre ? Cela est assez flou et pas très émouvant. Et c’est un assez gros problème de départ puisque toute la suite va dépendre de la force de ce premier amour, or si on n’y croit pas ça gâche le reste. Le premier chapitre est dessiné par Yang Kyung-Il.

L’été se passe pendant la guerre cino-japonaise et là, c’est le manque de crédibilité qui m’a frappé. Quand on choisit un cadre si grave pour ses histoires, on ne peut pas le traiter à la légère. Le médecin à l’air d’une gamine écervelée, ça ne marche pas du tout. Ce chapitre est dessiné par Yoon Sung-Ki.

En automne nous sommes à l’époque contemporaine. Si le côté love story est vite bricolé, j’ai beaucoup aimé le dessin. Il n’est pas particulièrement original, mais je l’ai trouvé beau, agréable et plein de peps, à la croisé entre comics et manhwa. Un chapitre que j’aurais aimé voir durer plus longtemps. Encore une fois c’est trop court, trop superficiel. Le côté tragique de l’histoire ne m’a pas du tout touché. Ce chapitre est dessiné par Kim Tae-Hyung.

L’hiver, c’est le futur. Peut-être une des histoires les plus touchantes. Là aussi cela aurait mérité un plus large développement, néanmoins l’auteur arrive à rendre ses personnages assez touchants. Le côté SF du récit est assez intéressant, il nous offre une jolie réflexion sur l’amour. Ce chapitre est dessiné par Park Sung-Woo.

Finalement le seul intérêt de cet album est de nous faire découvrir 4 manhwaga différents et nous donner un aperçu de leur style respectif. Le trop-plein d’éloge des présentations m’a agacé. Un peu plus de modestie aurait été la bienvenue surtout quand le résultat final n’apporte rien de très spécial.

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Commentaires

11 août 2015 à 12:47

Je serai curieuse de voir ce que ça donne…



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