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Amazona [BD]

Quand je suis tombé par hasard sur cette bande dessinée à la bibliothèque, j’ai immédiatement été séduite par la couverture et je l’ai emprunté sans chercher en savoir plus.

Amazona par Cazinales

En l’ouvrant, une fois j’ai chez moi, j’ai été dans un premier temps un peu déçue par le dessin. Si je trouvais la couverture magnifique, j’ai été surprise par un dessin en nuances de gris. Trouvais que ça manquait de couleur. Mais j’ai commencé à lire et j’ai été séduite par l’histoire.

On suit Andrea, une Amérindienne qui a du fuir ses terres natales dans la forêt amazonnienne pour trouver refuge dans un quartier pauvre de la grande ville où elle doit s’entasser dans un petit appartement de 50 m² avec 38 autres personnes, sa famille, ses anciens voisins. Les enfants ont faim. Mais ils n’ont pas d’argent. Là d’où ils viennent, l’argent ne sert à rien, quand on a faim la forêt leur donne ce qu’il faut.

Andrea est déterminé, elle veut retourner sur ses terres ancestrales. Mais c’est très dangereux. Des hommes armés gardent l’ancien village et ont ordre de tirer sur quiconque tente d’entrer dans la zone. Les terres sacrées sont devenues une mine, le village a été saccagé et Andrea et les siens ne doivent leur vie qu’au sacrifice du mari d’Andrea, à la chance et à l’esprit du jaguar qui guide les pas de la jeune Andrea.

Cela fait un an que Andrea et les siens ont dû fuir, un an que des hommes sans scrupules ont usurpé les terres de son peuple. Aujourd’hui Andrea est déterminée, le jaguar, en rêve, lui a dit qu’elle seule pourrait aider son peuple, il guide ses pas, elle y croit, elle a peur, mais elle est décidée.

Pourra-t-elle trouver la solution ? Aider son peuple à retrouver ses terres ? Pourra-t-elle revenir vivante de se voyage dangereux ?

Amazona - BD, informations, cotes

La déception que j’ai ressentie dans les premières pages en voyant le dessin noir et blanc s’est vite envolée. Le manque de couleur colle parfaitement à la situation d’Andrea, arrachée avec violence à sa terre par la cupidité d’hommes sans scrupules, la vie d’Andrea a perdu ses couleurs. Sa vie est devenue triste, mais il lui reste une lueur d’espoir, un papillon, un jaguar, une touche de rouge dans ce monde gris.

J’ai été profondément touché par cette histoire. L’héroïne est touchante de force et de fragilité. Sur ses épaules elle porte l’histoire de tant d’Amérindiens dépossédés de leurs terres que ce soit en Colombie, au Brésil et dans bien d’autres pays . De vraies histoires qui trouvent leur écho dans cette fiction.

Un album aussi beau qu’intéressant pour ce qu’il raconte et la façon dont c’est raconté. Un titre que je vous recommande vivement.

 

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Amazona de Canizales 📚 Une lecture très touchante 📚 #BD #leslecturesdebidib

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aux éditions l’œuf 

Canizales

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le rendez-vous cette semaine est chez Stephie

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Commentaires

1 avril 2020 à 09:14

Je passe cette fois-ci. Ces illustrations ne m’attirent pas …



1 avril 2020 à 15:37

Original… mais je ne suis pas certaine d’accrocher au graphisme je dois dire… A feuilleter pour se faire une idée du coup 😉



1 avril 2020 à 17:12

Le dessin m’attire moins que toi mais ton avis fait mouche 😉



1 avril 2020 à 17:22

Les graphismes me plaisent mais ça semble tellement triste.



2 avril 2020 à 02:03

Tiens, j’aime bien ce mélange de gris avec des touches de rouge. Contrairement à toi, ça m’attire.



2 avril 2020 à 16:48

ce que tu en dis me rend curieuse, pourtant le dessin ne me parle pas plus que ça 😀



2 avril 2020 à 18:09

le dessin est original. à voir si je la trouve en bibliothèque



2 avril 2020 à 22:28

Je passe mon tour malgré ce que tu en dis ! Désolée!



4 avril 2020 à 15:12

L’histourdes amérindiens m’intéresse vraiment, je note cette bd.



9 avril 2020 à 23:10

Graphiquement, cela me plaït moyennement, et le sujet m’attire assez peu… Sauf s’il est à la bibliothèque, je crois que je vais passer…



11 avril 2020 à 12:23

C’est un sujet qui m’intéresse, alors si je tombe dessus à la médiathèque, pourquoi pas.



16 avril 2020 à 07:48

J’adore faire ça aussi en BD : me laisser surprendre en médiathèque. Ton billet est invitant et le graphisme me séduit. Nul doute que j’irai voir en médiathèque en mai, et que s’il n’y est pas, je leur en suggèrerai l’achat



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