Grands et petits écrans

Grands et petits écrans #36

Coucou. ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un petit billet séries TV. Aujourd’hui je vous propose une petite sélection séries policières.

Greco

Affiche Greco

Série de Philippe Setbon, France 2 (2007)

Voici une série qui avait tout pour me plaire, mais qui est un grand flop.

Greco est inspecteur de police, lors d’une intervention il est blessé par balle et tombe dans le coma. Quand il se réveille, il n’est plus le même. Il reçoit désormais la visite de fantômes qui viennent demander son aide pour que leur mort soit élucidée.

Le concept était pas mal. J’aime le mélange des genres et si l’inspecteur capable de voir des fantômes on a déjà vu (je pense notamment à 2 séries manga : Border et Psychic Detective Yamato), c’est une combinaison qui fonctionne bien.

Les idées d’enquête ne sont d’ailleurs pas mal trouvées. Le problème c’est le jeu d’acteurs. Vraiment. Si Philippe Bas est plutôt convaincant en tant que flic ténébreux et tourmenté, sa coéquipière est juste insupportable. Audray Lunati nous offre ici une performance assez épouvantable qui rend son personnage particulièrement antipathique. Non seulement la construction du personnage est bâclée, mais en plus quand elle est mal jouée c’est le pompon. Les autres personnages sont un peu moins pire, mais tous les acteurs ont tendance à surjouer et ça ne fonctionne pas très bien.

Il y avait de l’idée, mais le résultat est assez terrible (au sens premier du terme). J’ai poussé le vice jusqu’à regarder tous les 6 épisodes de la première saison, dans l’espoir que le jeu s’améliore, mais non. Rien à faire. C’est mauvais d’un bout à l’autre. J’étais super déçue. J’avais très envie d’une série policière fantastique.

Candice Renoir

Affiche Candice Renoir

Série de Brigitte Peskine, Robin Barataud et Solen Roy-Pagenault

Face au premier échec côté séries françaises, je ne me suis pas avouée vaincue et j’ai retenté l’expérience avec Candice Renoir. Et cette fois ça fait mouche. J’aime beaucoup l’ambiance de cette série et le personnage principal qui avec ses aires de poupée Barbie dans la cinquantaine, n’en ai pas moins perspicace et très bonne enquêtrice.

Candice, mère de quatre enfants fraichement divorcée, revient de 10 de mise en disponibilité qu’elle a passé à l’étranger. La reprise ne sera pas facile, surtout quand votre équipe vous pense inapte. Pourtant les méthodes peu orthodoxes et la perspicacité de Candice vont finir par séduire son équipe. Dans le sud, au bord de la Méditerranée, les crimes ne manquent pas. Candice et son équipe auront fort à faire.

Si l’on suit Candice dans ses enquêtes policières, on la suit également dans sa vie de famille et ses déboires amoureux qui seront nombreux. Au fait c’est ça ! Il faut des histoires de cul, enfin, d’amour et de cul, sinon les réalisateurs franaçais sont perdus. Je plaisant, mais c’est un peu ça. Les films français tournent toujours plus au moins autour du sujet, avec, de préférence, quelques bonnes histoires de cocufiage. Et c’est exactement ce que nous aurons ici.

Nous sommes finalement dans une série qui mélange les genres aussi, entre série policière et série romantique. Et cela fonctionne plutôt bien. J’aime le personnage de Candice, d’une féminité exubérante et parfaitement assumée, elle évolue dans un milieu plutôt viril avec une aisance qui fait du bien. Elle a vite fait de leur rabattre leur caquet à tous ces machos et avec le sourire et des bottes rose fuchsia en prime. J’adore. Et être une bonne flic ne l’empêche pas d’être une bonne mère avec une vie de famille un peu chaotique, mais très épanouie. (Je ne compte plus les séries avec les femmes flics dépressives incapables de s’occuper de leur enfant, pendant féminin de l’incontournable flic dépressif, ténébreux et alcoolique ayant perdu femme et enfant). Ici il y a la place pour tout, le boulot, mais aussi la famille et les amours.

Un “cosy mystery” à la française avec une héroïne drôle, dynamique et touchante.  J’ai regardé 4 saisons et j’entame la cinquième. Il y en a de plus réussis que d’autres, je préfère les saisons plus légères à celles qui sombrent dans le drame et la dépression. Mais je trouve ça intéressant d’avoir les deux, car finalement la vie c’est ça aussi. Il y a des moments où tout va bien et on est heureux et des moments où on est au fond du trou.

Aurora Teagarden : trois chambres et un cadavre

Affiche Aurora Teagarden : À vendre : trois chambres, un cadavre

Après le cosy mystery à la française, en voici un à l’américaine, avec un nouvel épisode de Aurora Teagarden. Encore une femme qui sait s’imposer dans les enquêtes policières. Bon, on est en Amérique, donc c’est beaucoup plus lisse, trop peut-être. Aurora aussi allie histoires de crimes et histoires de coeur, mais pas d’histoires de cul. Ah ! non ! Ici on boit des verres de vin pendant des mois avant le premier baiser, et sans doute encore quelques mois à attendre avant de dormir l’un chez l’autre. Bref une romance à l’américaine, version bonne morale protestante. C’est assez drôle et incongru à observer, des adultes qui se comportent comme s’il avait 15 ans dès qu’il s’agit d’histoires de coeurs (et encore, chez nous, même à 15 ans on est plus dévergondé que ça). J’ai beau avoir l’habitude, ça me fait toujours rire, surtout quand je compare avec les séries françaises.

Mais revenons à nos moutons. Ce n’est pas une histoire de coeur, mais bien une histoire de meurtre qui nous attend. Alors qu’Aurora remplace sa mère pour une visite immobilière (et fait ainsi la rencontre d’un bel homme qui ne serait pas insensible à ses charmes et à son goût pour l’enquête), elle tombe sur le cadavre d’une agente immobilière. L’une des employées de sa mère est retrouvée morte et Aurora, craignant pour la sécurité de sa mère, décide de mener sa propre enquête.

C’est le troisième téléfilm de la série, dont j’ai vu pour le moment 4 épisodes, dans le désordre. L’ordre importe peu, puisque chaque épisode (d’une heure et demie) développe une intrigue indépendante. L’ordre permettra seulement de mieux voir l’évolution des relations entre les personnages. Plusieurs épisodes plus loin, on en est encore au rendez-vous galant ou chacun rentre chez soi, vous ne serez cependant pas trop perdu.

FondantGrignotte qui a découvert la série il y a pas longtemps, faisait remarquer que le décor était trop propre faisant maison témoin plus que cadre de vie. Et elle a parfaitement raison. Je n’avais pas trop fait attention, mais maintenant qu’elle le dit ça me saute aux yeux, surtout dans cet épisode puisqu’une part de l’intrigue se déroule dans une maison qui est vide depuis des années et à vendre. Tout y est parfaitement décoré, trop décoré pour une maison qui est censée être vide depuis des années. Ce n’est pas très réaliste. La maison d’Aurora est toujours parfaitement impeccable aussi. Avec rien qui dépasse.

J’aime bien regarder ce genre de téléfilm pour me tenir compagnie quand je cuisine. Un seul oeil et une seule oreille suffiront à suivre l’intrigue.

Avec ces trois séries, je participe au challenge Polar et Thriller

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Commentaires

12 février 2022 à 21:07

Il faut que je pense à regarder les épisodes d’Aurora Teagarden que je n’ai pas encore vus ! Merci pour la piqûre de rappel.



    13 février 2022 à 11:03

    j’en ai encore plein aussi. Faut que je me programme une petite après midi pâtisserie 🙂 c’est mon moment préféré pour regarder ce genre de téléfilm 🙂



13 février 2022 à 15:10

J’avais tenté de regarder Candice Renoir mais je suis pas super fan. Par contre, de temps en temps j’aime bien Aurora Teagarden, même si je préfère les livres =)



14 février 2022 à 21:50

Dommage pour le côté incongru (et agaçant, j’ai l’impression ><) de Aurora Teagarden , ça aurait pu me plaire dans ce format vu que j'ai eu du mal avec ma rencontre en version papier avec le genre ^^!



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